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A la une / Récit de grossesse

Ma seconde grossesse : en attendant le congé maternité

Comme promis, je reviens te raconter la suite de ma grossesse. Mais avant tout, je te prie de m’excuser pour le côté un peu plan-plan de cette chronique. Il faut dire qu’il ne s’est pas passé grand chose en dehors de ce qui était extérieur à la grossesse.

Crédit photo (creative commons) : egor105

Le deuxième trimestre

Lors de ma précédente grossesse, ce trimestre avait été particulièrement épanouissant, j’avais donc beaucoup d’attente. Et bien, je n’aurais pas dû ! La fatigue ne m’a pas quitté, bien au contraire. Mon ventre s’est mis à grossir de manière exponentielle (et moi aussi). Et pour ne rien arranger, nous sommes bien occupés, voir même un peu trop à mon goût. 

La rentrée nous a permis de déménager, d’avoir plus d’espace, mais cela ne s’est pas fait sans difficultés. Le déménagement a été particulièrement éprouvant avec de nombreux imprévus qui nous ont laissé lessivé. Pour tout te dire, durant la première semaine, j’ai presque regretté ce déménagement. On en voyait pas le bout, il y avait des cartons qui traînaient partout, j’étais épuisée et donc particulièrement irritable (les hormones, tout ça tout ça). Heureusement, j’ai pu compter sur le soutien sans faille de nos amis et de ma sœur et son mari.

Physiquement, je n’ai pas eu le regain d’énergie sur lequel je comptais. Non, ce fut même plutôt l’inverse, je me suis sentie lourde très rapidement. Pour ne rien arranger, les douleurs ligamentaires et les problèmes de symphyse pubienne qui m’avaient bien fait souffrir lors de ma première grossesse, ont démarré bien plus tôt que je ne l’aurais souhaité. Malheureusement, rien n’y a fait malgré les séances d’acupuncture ou d’ostéopathie. Il a fallu que j’apprenne à vivre avec.

Au cours de ce deuxième trimestre, j’ai commencé à avoir des contractions de Braxton Higgs. J’ai reconnu tout de suite ces contractions qui m’avaient tellement angoissé lors de ma première grossesse. J’en ai parlé très rapidement à ma gynécologue qui m’a donné de la progestérone en traitement de fond (je te passe ma surprise en constatant qu’on peut les utiliser par voie vaginale ou orale) et prescrit un prélèvement vaginal pour vérifier qu’aucune bactérie n’était responsable de ces contractions.

Le prélèvement a été un moment de torture. Déjà, il s’agissait d’un homme ce qui m’a mise mal à l’aise (mais je n’ai pas osé demander à changer), mais en plus j’ai eu très très mal. En sortant de là, j’ai juré que c’était la dernière fois que je faisais un prélèvement vaginal dans ce laboratoire (tu verras, cela aura son importance plus tard).

Heureusement, il n’y avait rien et le traitement à base de progestérone m’a bien aidé. J’ai continué à avoir des contractions jusqu’à la fin de ma grossesse, mais j’ai fini par m’y habituer d’autant qu’elles ne modifiaient pas mon col (ce que vérifiait ma gynécologue lors de chaque rendez vous de suivi).

Et alors que se profilait le troisième trimestre et la perspectives joyeuses des fêtes de fin d’année, les grèves et les tempêtes sont venues ajouter un peu de stress et de trouble, à ce début de dernier trimestre.

Le troisième trimestre

J’ai beaucoup stressé, beaucoup pleuré. Je me suis beaucoup énervée, j’ai passée énormément de temps à chercher des alternatives et puis j’ai complètement lâché prise par la suite. Cela a été pénible, mais au final cela a rendu ce dernier trimestre beaucoup plus serein.

J’ai eu la chance de pouvoir télé-travailler quand cela me chantait, afin de ne pas trop forcer. Que ce soit dans mon entourage professionnel ou familial, tout le monde était aux petits soins pour moi. J’ai trouvé que c’était bien agréable quand même. Les contractions sont restées bien présentes, mais cela ne m’inquiétait plus.  

Au final, je me suis sentis beaucoup plus en forme pour ce dernier trimestre que pour le reste de ma grossesse. Bien sûr, mon ventre était encombrant (doux euphémisme) et j’ai commencé à avoir de sérieuses difficultés à me mouvoir et à dormir, mais je me suis sentie épanouie comme jamais dans ma vie ! Je me suis donc payée le luxe de continuer à travailler et de décaler mon congé maternité pré-natal. Je suis très heureuse de l’avoir fait, mais j’ai sans doute un peu trop tiré sur la corde. La dernière semaine a donc été extrêmement compliquée physiquement. 

Je débute donc ce congé maternité fatiguée, mais parfaitement sereine. J’espère que ma fille va squatter jusqu’au bout afin d’avoir un petit mois de repos bien mérité et un petit mois pour ne penser qu’à elle (enfin, plus que jusqu’à maintenant).

Comment as tu vécu ta grossesse ? Est-ce qu’elle a été plutôt tranquille ou mouvementée ?

A propos de l’auteur

Je suis une jeune femme trentenaire, mariée qui vit à Paris par nécessité professionnelle. Depuis juin 2017, je suis la maman comblée d'une adorable petite fille. Je suis quelqu'un de dynamique (mais pas pour le sport). J'aime les séries télé surtout américaines (même les plus débiles), la lecture, les mangas, la musique sous toutes ses formes (et là encore même les plus débiles !) et les jeux de société.