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A la une / Témoignage

Le sommeil en trois ans

La première question qui vient à la bouche des personnes quand on parle bébé c’est : il/elle fait ses nuits ? La douce pression de l’acquisition du sommeil… Cette grande roulette russe dans laquelle aucun parent n’est logé à la même enseigne.

Je suis sûre que tu as déjà entendu le fabuleux discours du « oh moi il a fait ses nuits dès la sortie de la maternité » et son penchant diabolique « elle a commencé à dormir cinq heures d’affilées à un an passé… »

Alors comment cela se passe chez moi ?

La notion de faire ses nuits

Déjà il faut qu’on parle de la même chose. Pour certains parents, un enfant qui fait ses nuit dort de 20h à 8h, alors que pour d’autres, un 22h – 6h est suffisant.

C’est la raison pour laquelle je trouve que c’est un exercice périlleux de comparer les nuits de sommeil avec d’autres parents car la notion de nuit peut différer. Ici mes enfants se lèvent à 6h et c’est parfait pour moi car on doit quitter la maison à 7h30. Alors que pour d’autres parents qui partent plus tard, un levé à 6h peut être considéré comme une nuit incomplète…

Pour ma part, ma notion de nuit c’est dix heures d’affilées (suivant l’âge de l’enfant). PetitePerle, trois ans et demi, s’endort vers 20h30 et se réveille vers 6h30, quand Barbouille, dix mois, dort à 19h30 pour un réveil à 6h.

La première année

Ici je vais généraliser car mes deux enfants ont eu le même rythme de sommeil la première année. Jusqu’à six semaines, ils se réveillaient à 3h et 6h du matin pour un coucher vers 22h. Après six semaines, ils ont tous les deux supprimé le réveil de 3h et nous avons progressivement avancé l’heure du coucher.

Oui, on peut dire que j’ai de la chance : à un mois et demi mes deux loulous faisaient des nuits très correctes.

Le rituel du coucher n’était pas très programmé la première année : un bisou, dans la gigoteuse, la veilleuse, la tétine et ils roupillent. PetitePerle m’a fait une seule fois une grosse crise de pleurs de décharge le soir et parfois, Barbouille ne s’endort que calé sur mon oreiller avec mon odeur.

Mais globalement, la phase d’endormissement et de sommeil se passaient vraiment bien. Bien entendu, je généralise : je t’épargne les nuits plus compliquées avec les petits rhumes ou les couches qui débordent ! Mais cela est le lot de tout parent !

Je ne peux pas dire que la première année de PetitePerle était difficile niveau sommeil, bien au contraire. Même si Barbouille est sur le même schéma, je suis quand même bien plus fatiguée car les nuits de PetitePerle se sont dégradées vers ses deux ans…

Parce que le sommeil n’est pas acquis

Je pensais naïvement : c’est bon, ma fille fait ses nuits c’est plié ! Quelle idiote ! Vers ses deux ans, le sommeil de PetitePerle a commencé à devenir plus compliqué. Elle retardait l’heure du coucher et ne s’endormait que lorsqu’on était à côté d’elle dans la chambre. J’en ai passé des longues minutes à lui chanter des berceuses ou à relancer sa veilleuse.

À cette période, je suis devenue enceinte de Barbouille. Nous ne l’avions pas annoncé immédiatement à PetitePerle, mais le sentait-elle ? Sûrement…

Les périodes d’endormissements relevaient parfois de l’enfer, j’en allais jusqu’à appréhender l’heure de coucher. J’ai perdu patience, j’ai hurlé, j’ai laissé ma fille s’endormir dans les larmes. Tu sais quoi ? Tout cela a eu l’effet inverse : elle m’appelait dans la nuit car elle avait peur que je sois en colère.

Vers ses un an et demi, nous avons sérieusement ritualisé la phase de pré-sommeil : un livre, un bisous, un câlin et bonne nuit. Mais à ses deux ans, ce rituel ne convenait plus.

Je l’ai donc laissé choisir une veilleuse, elle s’est endormie seule pendant une semaine puis de nouveau le cirque.

Je lui ai acheté un « doudou du sommeil », cela a aussi fonctionné une semaine et c’est reparti pour la galère.

J’ai essayé d’être patiente et de comprendre. Je me suis mise à son niveau et j’ai analysé son environnement du moment. Entre ses deux ans et ses deux et demi (en l’espace d’à peine six mois donc) : elle a fait une violente chute sur la bouche (= suppression de la tétine du jour au lendemain), elle a pris l’avion pour la première fois, on a déménagé et on lui a annoncé l’arrivée prochaine d’un bébé dans la famille. Tu penses comme moi hein ? Il y en a des changements à ingurgiter !

J’ai donc pris mon mal en patience et tant pis si le rituel du coucher rogne quelques minutes sur mon temps de repos personnel mais je me suis promis que plus jamais PetitePerle n’irait se coucher dans les pleurs.

crédit photo : ddimitrova (pixabay)

 

Et de trois ans à maintenant ?

Les six mois qui ont suivis sa troisième année, ont été tellement étranges !

Au début de la naissance de son frère, le sommeil de PetitePerle semblait serein. Elle ne réclamait plus que je reste auprès d’elle pour le coucher parce qu’elle avait intégré que le bébé avait besoin de maman. Elle s’endormait paisiblement et les pleurs de Barbouille ne la réveillaient pas.

Et puis, certainement avec l’entrée à l’école, les couchers se sont à nouveau dégradés. Elle veut que je reste auprès d’elle et si je quitte sa chambre trop tôt, se relève pour boire, faire pipi, boire encore, demander un câlin, boire à nouveau…

Elle fait très souvent des épisodes de somnambulisme et commence à avoir peur des monstres, du noir ou de certains bruits. Je me suis renseignée et j’ai appris que le sommeil d’un enfant n’est acquis que vers l’âge de quatre ans !

On conserve toujours le même rituel du coucher : une tasse de lait chaud, le pipi, un livre, un câlin et je reste dans le lit à côté d’elle le temps de la berceuse de sa veilleuse soit dix minutes. La plupart du temps, elle s’endort avant. Ou parfois c’est moi qui m’endors avant ! Il faut que je te dise que PetitePerle à un lit une place et demie ! Alors on rentre facilement à deux dedans !

Je sais que le sommeil est capital pour les petits, je sais aussi que mieux que je l’accompagne maintenant dans un endormissement serein et paisible, plus elle se sentira en sécurité dans son lit plus tard. Maintenant je croise les doigts pour que Barbouille soit moins difficile à son âge !

Un des gros points noirs que j’essaie aussi de résoudre : il n’y a que moi qui peut la coucher. Si Mari Barbu veut l’emmener au lit, elle hurle et n’accepte que moi… Des idées ?

Et toi ? Comment se passe le coucher de ton enfant ? Et ses nuits ? Toi aussi tu dois rester allongé(e) près de lui ? Ou même dans son lit ? Dis-nous tout !

A propos de l’auteur

Salut moi c'est Doupiou ! Je suis mariée, maman d'une PetitePerle née à l'été 2015 et d'un petit Barbouille né peu avant le printemps 2018. Tatouée, motarde, fan de foot mais aussi très coquette, addict aux robes et aux talons : je suis pleine de contradictions ! Je viens ici te raconter mon quotidien avec mes deux enfants et mes expériences de la parentalité. J'essaie toujours de positiver !