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A la une / Vie de maman

Soigner mon bébé : difficile de trouver les professionnels qui nous conviennent !

 À 1 mois de vie, bébé a eu un « petit rhume ». Rien de très grave, ni de très spectaculaire… Néanmoins, nous nous sommes mis, son papa et moi, au mouche-bébé. Très honnêtement, ce n’est pas mon « dada », et j’essaye d’éviter autant que possible.

C’est à cette période que je me suis posé la question du suivi de bébé. Qui a donné lieu à un long parcours du combattant. Allez, je te raconte le premier round !

Trouver le bon pédiatre

Crédits photo (creative commons) : Matt Montagne

Pédiatre ou médecin traitant ?

J’emmène mon bébé à sa première visite chez le pédiatre à 1 mois. Il fait tous les examens classiques : poids, taille, tonus, nous pose des questions sur ses habitudes, etc. Et il nous prescrit aussi les premiers médicaments de bébé, notamment pour un petit muguet et pour ses coliques. J’ai détecté que son petit nez était encombré, mais pour le pédiatre, ce n’est rien du tout. Ça traîne néanmoins plus de deux semaines.

Pour être rassurée, je décide alors de consulter mon médecin traitant. Et là, surprise, la consultation est très complète : plus que chez le pédiatre. En outre, il remet en cause la façon du pédiatre de traiter le muguet (quand même trois semaines de traitement !), ainsi que le médicament donné contre les coliques, à base d’huiles essentielles, qui peuvent créer des allergies, d’après lui.

De plus, je découvre un médecin qui n’est pas pour la « sur-médicalisation » : il me déconseille vivement le vaccin contre la gastro (surtout que mon fils n’est pas en crèche), contrairement au pédiatre. Il y a trop de conséquences intestinales graves sur certains nourrissons. Enfin, il me conseille de laver bébé « au naturel » : pas de lingettes ou de produits. Vive le savon de Marseille ! Il m’explique qu’il y a trop de perturbateurs endocriniens dans les produits industriels et que certains composants peuvent provoquer des allergies.

Pour être honnête, je suis ultra convaincue quand je sors du cabinet, et son discours correspond bien à ma façon de penser.

Je préfère choisir un pédiatre, finalement, mais est-ce le bon choix ?

Mais, bien que mon médecin traitant m’ait dit des choses pleines de bon sens, pour les pathologies un peu spécifiques des nourrissons, je préfère voir un pédiatre. Ça me rassure, même si je ne doute pas de la capacité de mon médecin traitant à soigner les pathologies courantes d’un tout-petit.

La consultation du deuxième mois a donc lieu chez le premier pédiatre rencontré, que nous allons nommer Pédiatre 1. Précisons que lors de la première consultation, celui-ci a détecté un torticolis congénital à notre Petit Prince et nous a prescrit des séances chez un kinésithérapeute qu’il nous a conseillé.

Lorsque Pédiatre 1 nous revoit le deuxième mois, il est très contrarié de voir que le torticolis n’est toujours pas résolu : Petit Prince a un début de tête plate. Pour lui, nous ne le stimulons pas assez du côté opposé…

Je suis vraiment déçue par sa réaction. Nous stimulons notre bébé énormément, car nous voyons bien les conséquences sur sa petite tête, qui commence à s’aplatir. J’estime aussi qu’il nous a mal orientés, d’une part en ne nous donnant pas de bons conseils pour éviter la tête plate de s’installer, et d’autre part en nous envoyant vers un kinésithérapeute peu professionnel, qui décale les rendez-vous et ne voit pas l’urgence de traiter rapidement le torticolis.

Bref, sur le carnet de santé de bébé, lors de la visite des 2 mois, la sentence (que je sentais bien arriver) tombe : « plagiocéphalie droite ». C’est le terme technique pour parler d’une tête plate d’un côté du crâne.

À la recherche du bon pédiatre…

Nous décidons de changer de pédiatre, et nous portons notre choix sur Pédiatre 2, en espérant avoir de meilleurs conseils et aussi un meilleur feeling, car c’est important !

Pour la consultation du troisième mois, nous le rencontrons et avons plutôt une bonne impression. Il remarque la plagiocéphalie, mais n’estime pas nécessaire de nous redonner des séances de kinésithérapie, car ça se remettra « tout seul ». Heureusement, j’ai encore des séances grâce à une ordonnance de Pédiatre 1. Il nous conseille de faire dormir bébé sur le côté. Voici un conseil en plus par rapport à l’autre pédiatre (mais que je n’appliquerai pas, par peur de la morte subite du nourrisson : je surélèverai uniquement une partie du matelas, afin que la tête de bébé bascule plus facilement du côté voulu) !

Lors de la consultation du quatrième mois, les choses se dégradent. La plagiocéphalie s’est aggravée, et les séances de kinésithérapie commencent seulement à régler le torticolis. Eh oui, c’est difficile de stimuler son enfant si celui-ci ressent une gêne pour tourner la tête. Les choses seront plus simples lorsque le torticolis sera réglé !

Mais là, c’est la douche froide : Pédiatre 2 dit que c’est « de notre faute » si les choses se sont aggravées et estime toujours que la kinésithérapie n’est pas nécessaire. C’est à nous de stimuler notre bébé. Vive le dialogue de sourds ! Il faudra attendre le cinquième mois pour qu’il reconnaisse enfin qu’il serait temps de nous redonner des séances de kinésithérapie. Bref, c’est une histoire sans fin.

Nous tentons quand même un Pédiatre 3 pour le sixième mois de Petit Prince… Tu sens à quel point c’est compliqué, cette histoire ?

Un soutien trouvé auprès d’autres professionnels que les pédiatres de quartier

Face aux difficultés que nous rencontrons pour faire soigner correctement notre fils, nous avons quand même le soutien indéfectible de notre ostéopathe et de Kinésithérapeute 2. Si tu te souviens, le premier conseillé par Pédiatre 1 n’était pas top !

Le torticolis est enfin éradiqué après plus de trois mois de séances régulières d’ostéopathie (tous les quinze jours) et de kinésithérapie (deux par semaine). Sauf que le mal est fait : la plagiocéphalie de Petit Prince est maintenant sérieuse.

La solution : prendre le taureau par les cornes, et consulter un pédiatre spécialisé sur le sujet. Eh oui, le problème de tête plate est minimisé en France, et on dit souvent aux parents que ça « passera ». Certes, c’est le cas pour beaucoup de bébés (et heureusement), mais dans certains cas spécifiques, les choses sont plus compliquées.

Nous avons vu ce problème s’installer sur notre fils sans soutien des pédiatres de quartier, alors que si nous avions fait les démarches plus tôt pour voir ce pédiatre spécialisé, le traitement aurait pu être différent…

Conclusion de toutes ces péripéties

Les pédiatres de quartier sont bien pour les petites pathologies classiques, mais je ne saurais trop te conseiller de t’orienter vers des médecins spécialisés en cas de pathologie un peu spécifique, ou si le pédiatre refuse de prendre au sérieux un problème.

Il ne faut pas culpabiliser d’avoir un avis sur la santé de son bébé, et aussi de changer de praticien si nécessaire, car je pense qu’il est important de se sentir bien avec les personnes qui soignent son enfant (oui, j’adore notre super Kiné 2).

De plus, certains médecins se permettent de nous juger, nous « jeunes parents », et je trouve ça très limite. Où est le soutien, l’aide que nous sommes en droit d’attendre ? Pédiatre 2 a quand même dit à mon mari qu’il ne le prendrait pas comme assistant…

Mon article témoigne finalement aussi de notre inexpérience de jeunes parents. En effet, la fatigue aidant, on ne se pose pas trop de questions au début, et on « fait confiance » aux médecins. Maintenant, je sais prendre du recul, et ne garder que ce qui m’intéresse pour la santé de mon fils.

C’est juste dommage de devoir changer sans cesse. J’espère enfin trouver le bon pédiatre ! Si ce n’est pas le cas, eh bien, je ferai avec, et j’irai voir un spécialiste si nécessaire. Bonne chance en tout cas à toutes les mamans dans mon cas : ne perdez pas espoir de trouver des professionnels qui vous comprennent et qui vous soutiennent !

Et toi ? Tu as eu des soucis avec ton pédiatre ? Tu as dû te battre pour faire soigner correctement ton enfant ? Quelles solutions as-tu trouvées ? Viens en parler…

A propos de l’auteur

Je suis la maman de Petit Prince né en 2015 et de Petit Poussin né au printemps 2019. Après deux grossesses bien surveillées, j'assume pleinement ma vie professionnelle avec le soutien sans faille de mon mari et beaucoup de flexibilité & d'organisation. Depuis un peu plus d'un an maintenant, nous avons quitté la région parisienne pour vivre dans l'Est de la France suite à une opportunité professionnelle. Bref beaucoup de changements pour notre famille en très peu de temps !