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A la une / Vie de maman

Quand la lueur teste pour toi les différents modes de garde

Juste après que tu as clamé : « Je suis enceinte ! » et que tous les proches bien intentionnés t’ont répondu : « Félicitations ! », arrivent les questions gênantes : « C’était voulu ? » (non mais c’est trop tard) « Ce sera quoi ? » (un bébé !) « Tu vas le nourrir ? » (bah nan, il va se démerder), puis très vite : « Tu t’es inscrite à la maternité ? » (hein ??? DÉJÀ ???), et enfin : « Comment vous allez le faire garder ? ».

Et là, commence le difficile parcours de la maman-pas-encore-vraiment-maman qui va devoir trouver un mode de garde pour la chair de sa chair, pendant qu’elle ira vaillamment gagner de quoi remplir ses petits pots (non, aujourd’hui, ce n’est plus QUE Monsieur qui gagne la pitance familiale !) (mais ce n’est quand même pas souvent Monsieur qui s’occupe de trouver un mode de garde… mais bon, on a le congé mat’ pour ça, hein !).

Trouver un mode de garde

Crédits photo (creative commons) : Chris Parfitt

Les démarches

Ça commence bien, on te dit : « Han la la, en région parisienne, si tu veux une place en crèche, inscris-toi dès que le test est positif ! » Mais moi, je savais que j’allais déménager avant que la Lueur voie le jour ! Du coup, dans quelle crèche étais-je censée m’inscrire, hein ? J’ai donc attendu que nous soyons installés dans NouvelleVille pour me rendre à la mairie. Enceinte de 6 mois. Oui, c’était un peu tard.

J’ai rencontré la secrétaire du service petite enfance de ma mairie (je ne sais pas si ça se passe pareil partout, je te raconte juste comment ça a marché pour moi !). Nous avons rempli ensemble un petit document : DPA, noms et prénoms des parents, nom du futur enfant (pas son prénom, ça reste secret s’il n’est pas né), mode de garde envisagé (crèche familiale ? Municipale ? Micro-crèche ? J’ai dit oui à tout !), et planning « idéal ».

Nous avons regardé quels jours et à quels créneaux la Lueur aurait besoin d’être gardée. Et à partir de quand : « Alors, c’est un bébé de décembre 2015, donc idéalement… Enfin bon, je reprends le travail au 1er mars 2016, quoi… » « Ah ben, je peux vous le dire d’office : les commissions se font pour septembre, donc de toute façon, ce ne sera pas avant septembre 2016. Et vu le nombre d’inscrits, faudra peut-être même attendre 2017 ! »

OK, super rassurant.

Je suis repartie avec un numéro de dossier, et je devais juste déposer le certificat de naissance à la mairie pour que l’inscription sur les listes soit confirmée. Et j’ai commencé à envisager la piste « nounou ».

Je me suis rendue au RAM (Relais Assistantes Maternelles) de ma ville. C’est bien sympa, cet endroit : les assmats de la ville se réunissent au moins une fois par mois pour faire des activités avec leurs loulous, qui en profitent pour rencontrer de nouveaux copains (et échanger les microbes qu’ils n’auraient pas eu l’idée d’attraper tout seuls). Les nounous échangent des conseils et astuces… Bref, c’est bien pour tout le monde.

La responsable du RAM m’a reçue : elle connaissait bien toutes les nounous puisqu’elles passaient toutes très souvent ! Nous avons fait le point ensemble et elle a pu d’office me donner une liste d’assistantes maternelles agréées, en rayant dessus celles qui ne pouvaient pas accueillir mon bébé (une histoire d’âge des enfants accueillis et de nombre de places disponibles, tout ça tout ça). Elle m’a expliqué aussi TOUT ce que je devais savoir en tant que futur employeur, les démarches à effectuer auprès de la CAF et de Pajemploi, etc. Je t’expliquerai ça par la suite.

Elle m’a aussi dit que comme nous étions en septembre et qu’il me fallait une nounou pour mars, c’était un peu tôt pour s’en occuper : elles avaient leurs petits depuis le début du mois, donc trop tard pour une place, et celles qui étaient encore dispo ne le seraient sûrement plus six mois plus tard ! Elle m’a conseillé de commencer à appeler les différentes nounous à partir de la naissance de la Lueur.

À la recherche de Mary Poppins

Alors bon, la Lueur est née. Et il a fallu du coup reprendre ces histoires de nounou à trouver. J’ai repris ma jolie liste, et j’ai procédé par élimination : Monsieur Loup n’a pas le permis, donc il nous fallait une nounou accessible à pied. Idéalement, il fallait qu’elle soit sur le chemin de chez nous à la gare (on part travailler en train tous les deux). Et c’était tout. En soi, ce n’est pas la mer à boire, si ?

J’ai sorti mon ami Google, j’ai saisi les adresses des différentes nounous… et là, stupeur et damnation : elles habitaient TOUTES dans un quartier de l’autre côté de la gare. Mais genre loin, genre vingt minutes de marche pour s’y rendre, puis dix pour revenir prendre le train, quoi… Ah non, attends, il y en avait une là, qui n’était pas trop loin, ça pourrait se faire (et une autre qui était dans notre résidence, mais évidemment, elle, elle n’avait plus de place !!).

Je me suis saisie de mon téléphone et j’ai donc appelé cette Madame Sakura (oui, elle est japonaise, non, ce n’est pas son vrai prénom, c’est juste un clin d’œil à mes lointaines années CLAMP). Petite voix adorable au téléphone. En substance, voici sa réponse : « Si vous ne trouvez personne, je peux m’occuper de la Lueur jusque fin juin, mais pas après car je garde déjà un petit garçon et je me suis engagée auprès de sa maman à prendre sa petite sœur à partir de juillet. »

Bon, c’était déjà ça. Je l’ai remerciée et lui ai dit que je la rappellerais très vite. Je voulais essayer de trouver une nounou « fixe » quand même. En vain. Pas une place de disponible en mars. Certaines me disaient que non non, pas avant 2017, d’autres me proposaient de rappeler vers mai pour une place en septembre. J’ai donc rappelé Sakura, qui m’a proposé de nous rencontrer.

À ce moment-là, j’ai harcelé tous mes contacts (Facebook, famille, sage-femme… tribulettes !) pour savoir comment se faisait le choix d’une nounou. Bon, on n’avait pas vraiment beaucoup de choix, mais en gros, comment je savais, moi, qu’elle était parfaite ? Je devais lui poser quoi comme questions ? Quels étaient les signes qui craignaient ?

La réponse quasi unanime en premier lieu, ça a été : « Fais-toi confiance, c’est une question de feeling ! » (Super précis, merci les copines !) Je me suis fait une petite liste de questions que je voulais absolument aborder, puis j’ai embarqué Mr Loup pour un entretien d’embauche (parce qu’il s’agit de ça ! Tu deviens employeur !) « au feeling ».

Voici les points que je voulais tout de même mettre au clair :

  • activités proposées aux enfants
  • « politique » vis-à-vis des écrans
  • sorties proposées
  • possibilité d’utiliser les couches lavables

On m’avait aussi donné quelques astuces, comme mettre l’enfant dans les bras de la nounou pour voir leurs réactions, ou demander comment elle gérait les conflits et/ou situations de crise.

Finalement, on s’en fait beaucoup pour pas grand-chose. Sakura nous a accueillis chez elle, avec son mari et ses deux fils (7 et 10 ans à peu près). C’est la particularité de ce métier : tu travailles chez toi, tu reçois ton employeur chez toi, tout doit donc être irréprochable. De mon point de vue d’employeur, j’ai trouvé ça chouette, et en fait très parlant, de voir l’endroit où vivait ET travaillait cette personne. Tout était très bien rangé, optimisé, et PROPRE !

Sakura nous a fait asseoir, son mari nous a proposé un café. On était très détendus, parce que son mari avait une bonne bouille et nous faisait penser à un de mes guignols de cousins, et elle était toute mignonne, et issue d’une culture qui nous plaisait beaucoup.

Puis, l’entretien a commencé. Sakura nous a présenté son CV, nous a raconté comment elle en était venue à être assistante maternelle, quelles formations elle avait faites, etc. Elle nous a parlé du petit garçon de 15 mois qu’elle gardait depuis qu’il en avait 5, et nous a montré des photos des activités qu’elle faisait avec lui.

Elle nous a donné un petit livret avec ses obligations en tant qu’assistante maternelle (elle ne peut pas faire de portage, par exemple), et un autre avec une semaine « type » (Sakura va au RAM ou à la ludothèque au moins une fois par semaine, emmène les enfants en promenade tous les matins, et parfois l’après-midi quand il fait beau et que la sieste a été expédiée, etc.).

Elle m’a spontanément parlé du lait maternel, qu’elle pouvait tout à fait gérer pour que je prolonge mon allaitement le plus longtemps possible. Les écrans ? Toujours éteints ! Et celui de l’ordinateur qu’elle utilise pour diffuser « Radio Doudou » est tourné vers le mur pour que les enfants ne soient pas tentés. Pour les couches lavables, elle n’y voyait aucune objection, il fallait juste que je lui montre comment s’en servir et c’était bon.

Nous sommes ressortis ravis, avec une Lueur qui roupillait comme une bienheureuse contre moi. Nous avons « réfléchi » (bon, ça a été vite fait, on est sortis, on a dit : « On la prend ? » et on était contents). Et on l’a rappelée. Elle voyait une autre famille après nous, mais ses fils ont demandé à ce qu’elle prenne « la petite fille parce que les garçons, y’en a marre ! » On avait de toute façon bien plus sympathisé avec elle que les autres parents, alors c’était décidé, on travaillerait ensemble !

Je te raconte la suite un peu plus tard si ça te convient, avec au programme :

  • comment je suis devenue employeur (et les démarches qui vont avec),
  • les journées de la Lueur avec Sakura,
  • les coûts… et les aides (ouais, en mode « pas de tabou » !).

Et toi ? Comment t’es-tu organisée pour la garde de ton petit ? As-tu tenté la crèche ? Avec quel résultat ? As-tu rencontré des nounous ? Viens nous raconter !

A propos de l’auteur

Bretonne de cœur, Normande de racines, Parisienne d'adoption. Mariée à Monsieur Loup, mon prince Charmant, depuis juin 2012, et maman d'une petite Lueur depuis décembre 2015. Dessinatrice, fan de Disney, gamine dans l'âme, je suis une éternelle positive... et c'est pas toujours facile ! Tu peux désormais me retrouver sur www.bribesdevies.fr, et me suivre sur instagram @chaperonrouge_et_cie