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A la une / Vie de maman

Tu n’es pas encore là

Cet article, j’ai envie de l’écrire depuis longtemps. Encore plus depuis que ma condition professionnelle a changé.

Je préfère prévenir dès le début : ce n’est pas une annonce de grossesse !!

Tu n’es pas là. Pas encore.

Tu ne viendras pas tout de suite. Pas aussi rapidement que je l’aurais voulu.

Je ne te connais pas, tu n’existes même pas encore. Et pourtant tu me manques. Terriblement.

Crédit photo (creative commons) : webdesignprof0

Je pense à toi depuis quelques mois maintenant.

Dans mes projets idéaux, ton père et moi préparerions ton arrivée vers les deux ans de ta sœur. Pour que tu arrives vers ses trois ans. Pourquoi ?

Parce que je ne veux pas avoir deux enfants en couches en même temps, parce que je ne veux pas avoir deux enfants qui dorment mal en même temps. Parce que je ne veux pas qu’il y ait trop d’écart non plus pour que vous soyez quand même assez proches dans les années qui suivront.

Si tout se passait comme prévu, tu arriverais quelques mois après l’entrée à l’école de ta sœur. Elle n’aurait pas ainsi l’impression d’avoir été chassée par son petit frère ou sa petite sœur.

Tu n’es pas encore là mais pourtant , tu fais partie de tous nos projets futurs (voyages, déménagement, activités,…).

Tu n’es pas encore là mais quand on pense à acheter ou préparer quelque chose, ce n’est pas seulement pour ta sœur Petite Fleur, c’est pour vous deux, pour nos enfants.

Tu n’es pas encore là mais on réfléchit déjà à la musique qu’on te fera écouter pendant la grossesse et dès que tu pleureras, comme pour Petite Fleur. Je réfléchis déjà à la comptine que je vais t’inventer, comme pour Petite Fleur.

Parce que tu fais partie intégrante du futur de notre famille. Notre famille ne sera pas complète tant que tu ne seras pas là.

Mais malgré notre envie de t’accueillir, il nous faut retarder ton arrivée. Parce qu’on vit dans un deux-pièces. On a laissé la chambre à ta sœur et on dort dans la salon. On ne peut pas être plus dans cet appartement, ou on va étouffer.

Et on ne peut pas quitter cet appartement pour l’instant, tu comprends, je suis au chômage. On ne peut pas acheter une maison, il faut que les deux parents aient un travail pour ça (oui c’est compliqué la vie d’adulte).

Et puis, le jour où je trouverais un travail, en espérant que ce soit un CDI (je t’expliquerais ce que c’est quand tu seras grand), il faudra attendre encore un peu. Qu’on trouve une maison et qu’on déménage. Et que je m’installe dans ce nouveau travail.

Je suis désolée mon tout-petit, mais tu ne nous rejoindras pas tout de suite. Et ça me rend triste.

J’ai tellement envie de cette famille à quatre, je vois tellement de mes copines tribulettes arriver à cette étape, que je n’atteindrais pas avant plusieurs années.

Mais je me fais une raison. Nous n’avons aucun problème de fécondité. Ta sœur nous rend très heureux. Cette attente ne rendra que meilleure ton arrivée. Et puis, une partie de toi est nichée en moi en attendant que la partie de ton papa la rejoigne.

Alors, je te dis à bientôt mon doux bébé.

Et toi, as tu des envies de bébé retardées par des éléments extérieurs ? Ou au contraire, tu te lances malgré la situation ? Raconte !

A propos de l’auteur

Je suis une passionnée d'histoire, de dessins animés et de pâtisserie. Après avoir quitté la région parisienne, je vis dans une maison en province avec mon mari, nos deux chats et Petite Fleur. C'est une petite fille gentille et malicieuse qui illumine chacune de nos journées.