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A la une / Récit d'accouchement

Mon deuxième accouchement : une bonne surprise !

Je t’avais laissée à mon départ pour l’hôpital… J’ai de plus en plus mal et je suis pressée qu’on me dise : « Vous êtes à 5 ! C’est pour dans deux heures ! » Et en même temps, j’ai très peur de revivre la même chose que la première fois

On arrive donc à la maternité vers minuit et demi, la sage-femme m’examine. Et là, bam ! Même bilan que le matin par ma sage-femme libérale : 1 et demi. Je me mets presque à pleurer, je vois le scénario d’il y a deux ans et demi se réitérer… Ma plus grande hantise ! Moi qui étais si contente que ça se mette en route naturellement…

Elle nous installe dans une salle pour le monitoring. Seulement, la douleur augmente franchement vite et devient assez intense : je ne suis bien dans aucune position. Je m’assieds au bord du lit, je demande le ballon à mon mari, je perds les capteurs, je les remets, je me tortille.

J’essaie les exercices de ballon du matin, mais ça ne marche pas du tout. J’ai hyper mal et je le fais savoir, je pleure même par moments en pensant ne jamais y arriver. Pour le côté zen, on repassera ! Dire que j’avais préparé une playlist « relax » ! Là, je n’ai qu’une envie, c’est qu’on m’arrache les terminaisons nerveuses pour ne plus sentir cette douleur atroce (primigeste que tu es, ne me lis pas).

À 2h, la sage-femme me réexamine, mais je me doute qu’elle va me dire : « Rien n’a changé… » Toutefois, elle m’a dit que si c’était comme la première fois, elle me garderait et me mettrait sous morphine pour me soulager, et cette idée me rassure un peu.

Elle m’examine et fait une grimace, la même que faisait la sage-femme lors de mon premier accouchement à chaque fois qu’elle devait me redire : « Madame, toujours à 1, je suis désolée… » Donc là, je suis à la limite de fondre en larmes. Mais elle dit : « Non… vous êtes en travail quand même. » Je suis à 5 !

Je me mets presque à pleurer de joie et je lui dis : « On fait quoi, alors ? » « On va en salle d’accouchement ! » me répond-elle. J’ai toujours l’impression que ce n’est pas vrai, et je demande : « Mais à 5, je peux avoir la péridurale ? » « Oui oui !! »

AAAAAAAAAH, gros soulagement dans ma tête, car j’ai vraiment vraiment mal !!! Mais j’ai du mal à y croire, et une partie de moi continue de penser que ce n’est pas pour maintenant, tellement ça me semble improbable que cette fois, ça se passe « normalement ».

Un deuxième accouchement rapide

Crédits photo (creative commons) : Lars Plougmann

N’étant pas la première sur la liste de l’anesthésiste, je dois attendre un moment. Franchement, je trouve ça super long, et j’ai très mal. Je commence à paniquer à l’idée de devoir accoucher sans péridurale. J’ai mal comme jamais, et je me redemande si vraiment, ça valait le coup de recommencer tout ça pour quoi, un bébé à la fin ?

L’anesthésiste arrive enfin, et prend un temps fou pour me poser la péridurale. Je ne me rappelle pas avoir eu mal lors de la pose la première fois, mais là oui. Je hurle même quand il met le cathéter (enfin, je pense que c’est ça). Je me fais en plus enguirlander, car je bouge trop, mais mes contractions sont quasi continues à ce stade, et très fortes (pour mon seuil de douleur tout du moins). J’ai un meilleur souvenir de la première pose, mais pour l’aîné, la péridurale était latéralisée. Là, la pose a été plus douloureuse, mais ça fonctionne parfaitement ensuite.

Je suis enfin sous péridurale à 4h environ, et perfusée dans les deux bras pour mon protocole d’insuline. On m’ajoute un peu d’ocytocine par la suite. Mais le protocole ne marche pas trop : mes glycémies sont tout le temps mauvaises, alors que j’ai peu mangé la veille au soir. Il paraît que c’est le stress. Le souci : mon bébé risque de faire des hypoglycémies (et c’est d’ailleurs ce qui va lui arriver).

Vers 6h, on me propose une dose supplémentaire de péridurale : je refuse car pour mon aîné, on m’en avait remis peu avant la naissance et je ne sentais pas mes contractions.

Enfin vient le moment tant attendu, il est temps de pousser ! À ce moment, je regrette amèrement de ne pas avoir accepté la dose de péridurale, car je recommence à sentir mes contractions (mais elles ne sont pas aussi violentes que sans péridurale, quand même) et je sens le bébé. Je sens tout passer, contrairement à la première fois. Comme c’est un deuxième, ça se passe un peu mieux : en environ vingt-cinq/trente minutes, mon fils est là.

Mon fils est enfin né, à 6h58, et il ressemble TELLEMENT à son frère que j’ai une impression de retour dans le passé, c’est assez déstabilisant avec la fatigue. Des sensations nouvelles mêlées à du déjà-vécu. On le garde longtemps, nous sommes tranquilles, car beaucoup de mamans accouchent ce jour-là et le personnel est très demandé.

Comme pour mon premier fils, je ressens immédiatement cet amour maternel, naturel, fort et indescriptible. Comme une évidence. Je me sens à nouveau maman, maman de ce petit être. J’étudie ses traits, je vois le même nez que son frère (je l’avais déjà vu aux échos !), mon nez ! Les beaux cils de son papa et de son frère aîné, la petite bouche bien dessinée, plein de cheveux…

Ce qui est également surprenant, c’est que sans compter la ressemblance, mon second fils a presque exactement les mêmes mensurations que mon aîné : même périmètre crânien, même taille, et 55g seulement de différence. Un magnifique petit garçon de 3,495kg et 50cm. Nous sommes comblés.

Et pour ma part, il n’y a pas de différence du fait que ce soit une deuxième naissance. J’éprouve autant d’émotions que la première fois, c’est tout aussi magique. Je n’avais pas vraiment peur de ça, mais je le précise au cas où tu te poserais la question classique : « Mais est-ce qu’on l’aime autant ? » Oui, cent fois oui, dès la première seconde pour moi, et pour tout le reste de ma vie.

Au final, mes craintes se sont révélées infondées. J’ai accouché spontanément, et en six ou sept heures si je compte à partir des contractions vraiment douloureuses. J’espère redonner espoir aux mamans ayant malheureusement connu un très long accouchement pour leur premier !

À l’heure où j’écris, mon bébé a 2 mois et les débuts ont été plutôt faciles côté bébé (mais côté aîné, c’est une autre histoire, bien que ça se passe plutôt bien à présent). Si ça t’intéresse, je reviendrai te raconter ça une prochaine fois !

Et toi ? Redoutes/ais-tu ton deuxième accouchement ? Quelles sont/étaient tes peurs ? As-tu eu une bonne surprise, au final ? Raconte !

A propos de l’auteur

Trentenaire, mariée, maman, propriétaire en campagne, cadre (pas trop) dynamique, sportive (à mes heures), coquette, gourmande..... et j'en passe! Je suis mariée depuis début 2013 et maman depuis début 2014 pour la première fois. J'adore manger, cuisiner, tricoter, lire, me promener, jouer du piano .... et les chats! Je jongle entre ma vie de femme et de maman, en incluant le boulot là dedans. Pas facile tous les jours mais quel bonheur :-) Au point que nous avons récidivé: nous avons accueilli notre deuxième fils tout récemment! Et je suis évidemment totalement folle de mes deux enfants :-)