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A la une / Récit d'accouchement

Mon accouchement absolument parfait !

La dernière fois, je t’ai laissée un peu sur ta faim, ne sachant pas moi-même quand notre Princesse Kate allait se décider à arriver. Aujourd’hui, je peux te le dire : notre fille est bel et bien parmi nous, et en prime, je garde un excellent souvenir de mon accouchement !

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Crédits photo (creative commons) : Travis Swan

L’attente du Grand Jour

En ce dernier mois, je m’affaire tant bien que mal à boucler ma valise de maternité et à fignoler ce qui doit l’être pour l’arrivée du bébé. Je suis absolument persuadée que notre chère princesse arrivera rapidement, avant le terme. Je ne stresse pas, et je me réjouis d’avance à l’idée de passer nos premières semaines tous les trois avec mon Jean-Mi, en vacances à ce moment-là.

Bon. Bon bon bon bon bon… Moi et la grossesse qui-se-déroule-tout-bien-comme-dans-mes-plans, tu l’auras compris, c’est pas vraiment ça. Non seulement rien ne se passe, mais à deux semaines du terme, je vais voir mon obstétricien qui me le confirme : RAS.

En prime, les nausées ont fait leur grand retour, et j’avoue que je commence à en avoir sacrément ras le pompon (pour rester polie). Cet accouchement, je le veux, et je l’attends de pied ferme !

Je n’ai, il faut bien le dire, strictement aucune inquiétude à ce sujet ! Après cette grossesse très éprouvante, et un accouchement dans des circonstances pas très drôles l’année dernière, je n’attends qu’une chose : mettre au monde Princesse Kate. Une fois la demoiselle sortie, je pourrai enfin tourner la page d’une grossesse que (je peux le dire aujourd’hui) j’ai plutôt détestée. Césarienne, forceps, ventouse, épisiotomie ? Même pas peur ! Qu’elle sorte en bonne santé, je m’arrange avec le reste !

Sauf que la demoiselle ne manifeste toujours aucune envie de rencontrer le vaste monde.

Crainte de ne pas reconnaître « les signes »…

J’ai bien des douleurs similaires à des douleurs de règles de temps à autre, mais je n’arrive jamais à savoir s’il s’agit de contractions.

Quand je me renseigne auprès de copines jeunes mamans, ou que je me documente, je réalise en effet que toutes les contractions ne se ressemblent pas : certaines femmes disent avoir eu mal « dans les reins », d’autres ont ressenti comme de simples crampes menstruelles un peu violentes, d’autres encore ont bien eu la sensation de vraies contractions au niveau du ventre.

Je commence ainsi à craindre de ne pas reconnaître les premiers signes de l’accouchement le jour J. Mes copines essaient de me rassurer : « Ne t’inquiète pas, le jour J, c’est la douleur qui te dira s’il faut partir à la maternité ! » (Je préfère te prévenir tout de suite : dans mon cas, ça n’a pas été vrai du tout, et heureusement que je me suis écoutée, sinon j’aurais accouché dans mon salon !)

On m’explique aussi que, la veille de l’accouchement, je vais sans doute (à l’instar de nombreuses femmes) être prise d’une frénésie de ménage pour préparer l’arrivée imminente du bébé. Je passe ainsi mes journées à regarder mon balai Swiffer dans l’espoir fou d’être prise d’une irrésistible envie de faire briller mon parquet… (Là aussi, autant te le dire tout de suite : quand je suis partie à la maternité, le parquet avait toujours la même tête.) (Pas très reluisant, donc.)

… et crainte d’être déclenchée

Arrive ma date prévue d’accouchement : toujours aucun signe à l’horizon. Je me rends à la maternité pour un petit examen : oui, le col a commencé à travailler, il est ouvert à 2, mais rien d’autre pour le moment. La sage-femme qui m’examine m’explique qu’en accord avec mon obstétricien, je reviendrai le lendemain pour un nouveau contrôle et serai très certainement déclenchée à ce moment-là.

Arf. Alors certes, je n’ai pas peur de l’accouchement, mais j’aurais tout de même aimé que notre Princesse arrive naturellement. Ça peut sembler idiot, mais je ne peux m’empêcher de me dire que, si elle ne s’est pas encore décidée à sortir, c’est que ce n’est pas encore le moment pour elle. D’un autre côté, j’ai conscience aussi que tout dépassement comporte des risques, et ma seule priorité, c’est la santé de notre fille.

Je retourne donc chez moi, un peu déçue, dans l’attente du lendemain.

L’arrivée de Princesse Kate

Et puis dans la soirée, je commence à ressentir quelques douleurs menstruelles. Rien de grave, ni de méchant. Sauf que, contrairement aux fois précédentes, les crampes reviennent, encore et toujours. Comme elles ne sont pas très douloureuses, je ne m’inquiète pas du tout : il s’agit sans doute de mon corps qui travaille un peu.

Nous allons nous coucher, mais je ne parviens pas à dormir : non pas que les douleurs deviennent fortes, mais leur régularité commence à m’interpeller. Je dégaine mon smartphone, sur lequel j’ai téléchargé une application qui mesure la régularité des contractions, histoire de me donner bonne conscience.

Les douleurs reviennent toutes les quinze minutes… puis toutes les dix minutes… puis toutes les sept minutes… Or, je n’ai toujours pas si mal que ça. Certes, les crampes ne sont pas agréables, mais je n’en suis pas non plus à me rouler par terre. Du coup, que faire ? Aller à la maternité et prendre le risque de m’être déplacée « pour rien » ?

Nous sommes le soir de ma DPA, je décide malgré tout de réveiller Jean-Mi et d’aller prendre une douche bien chaude, pour voir si ça agit sur les crampes (pas vraiment). Il est environ 2 heures du matin, ça fait trois heures maintenant que les douleurs sont là, je décide qu’il s’agit d’un délai suffisamment raisonnable pour aller à la maternité.

À 2 heures 30, je re-réveille Jean-Mi (le premier « Chéri, je crois qu’il faut aller à la maternité ! » n’ayant visiblement pas porté ses fruits) (moi qui étais persuadée qu’au moment fatidique où je prononcerais ces mots, il sauterait illico presto dans la voiture, complètement paniqué… un mythe s’effondre !). Enfin sorti des limbes de son sommeil, il décide aussitôt de… se faire réchauffer les pâtes de la veille et couler un café.

Alors, une petite chose à savoir sur mon Jean-Mi : oui, il est très impliqué, et très heureux à l’idée de devenir papa. Mais, lors de la visite de la maternité quelques mois plus tôt, il est resté très marqué par un conseil en apparence anodin : un accouchement, ça peut être long, et il vaut mieux que les papas se préparent un petit casse-croûte, afin de garder des forces. Et ça, on peut dire que ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

Donc Jean-Mi se prépare son repas, pendant que je m’affaire à récupérer ce qui manque encore dans la valise de maternité. Les douleurs ne sont toujours pas insupportables, loin de là, donc je le laisse faire (en le taquinant un peu, tout de même !).

Nous nous mettons en route, et les douleurs ont beau s’intensifier, je suis persuadée qu’il s’agit d’un faux travail, et qu’on va nous renvoyer dans nos pénates sitôt arrivés. Je me sens même un peu « piteuse » de déranger une équipe médicale sans aucun doute pour rien.

Premier coup de bol : la nuit est calme à la maternité, je n’ai donc pas à attendre avant d’être examinée par une sage-femme.

Il est 4 heures et demi, et quand cette dernière m’annonce : « Vous êtes à 3, on passe en salle d’accouchement ! », j’avoue, j’ai un moment de blocage total. Quoi ? Je vais accoucher ? Là maintenant tout de suite ? Ce n’était donc pas un faux travail ? Oui, j’ai beau rêver de cet accouchement depuis des semaines, je suis un peu hébétée : je vais enfin rencontrer ma fille ! Et ça, c’est quand même une sacrée annonce !

On m’installe en salle d’accouchement. Coup de bol numéro 2 : l’anesthésiste est disponible, on peut donc me poser la péridurale immédiatement (les douleurs ont beau rester modérées pour le moment, je ne suis pas folle : je sais que ce n’est qu’une question d’heures avant que je ne me mette à faire regretter à Jean-Mi d’avoir pris le temps de se faire un repas avant de partir !).

Il est 5 heures 30 : on me périduralise, on m’installe confortablement, et… il ne reste plus qu’à attendre !

Vers 10h, je suis à dilatation quasi complète : mon obstétricien arrive et commence à préparer tranquillement ses petites affaires. En trois petites poussées, Princesse Kate est là.

C’est un beau bébé, de près de 3 kilos 800 grammes : on est loin, très loin, du « petit bébé » annoncé quelques mois plus tôt, avec craintes de retard de croissance à la clef. Sur le moment, d’ailleurs, j’avoue avoir complètement bloqué sur sa taille : point de « bouffée d’amour intense » (dont tout le monde me parlait) au moment de sa sortie, mais plutôt un « Elle est énooooorme ! » pensé très fort (je me suis abstenue de le dire tout haut, sous peine de passer pour la -mauvaise- mère de l’année devant l’équipe médicale !).

Je te rassure cependant : j’ai tout de suite adoré ma fille, et je n’ai rencontré absolument aucune difficulté à m’attacher à elle par la suite.

En prime : pas d’épisiotomie, pas d’instruments qui font peur. Un accouchement très simple, presque sans aucune douleur. Un accouchement comme je n’aurais osé en rêver ! Aujourd’hui, je peux ainsi dire que j’ai détesté ma grossesse… mais adoré mon accouchement.

Je reviens très vite te raconter notre premier mois ensemble et notre nouvelle vie à trois !

Et toi ? Avais-tu peur de passer à côté des « signes » ? Qu’attendais-tu de ton accouchement ? Comment s’est-il passé ? En gardes-tu un bon souvenir ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Je m'appelle Julie, executive woman le jour, blogueuse/ instagrammeuse la nuit. Passionnée de littérature et de séries TV, je suis aussi et surtout maman d'une petite fille absolument adorable (#zéroobjectivité), mais aussi de deux bébés qui n'auront pas pu vivre. Tu peux me suivre sur mon blog perso (La Marmotteuse) et mon compte instagram spécialement dédié au deuil périnatal : à nos étoiles