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Mon séjour à la maternité : au secours, sortez-moi de là !


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Comme le titre de l’article le laisse penser, mon passage à la maternité n’a pas été un moment de félicité pour moi. J’étais bien loin de demander à rester un peu plus longtemps, et ceci pour plusieurs raisons.

Durant ma grossesse : ce que j’imaginais

Je te l’ai déjà raconté : pendant mon troisième trimestre, j’ai été hospitalisée deux fois pour menace d’accouchement prématuré.

Je pense que beaucoup de monde est dans le même cas que moi : à la base, je ne supporte pas les hôpitaux. L’ambiance qui y règne, les odeurs caractéristiques de désinfectant, vraiment, ça me donne juste envie de fuir loin, très très très loin.

En plus, mon cerveau a la capacité de m’aider à faire des rapprochements top dans les meilleurs moments. Et j’ai décidé d’accoucher là où j’avais précédemment été opérée pour ma grossesse extra-utérine.

Non pas pour le plaisir de souffrir en facilitant cette capacité bien nulle de mon cerveau, mais juste parce que c’était la meilleure maternité de la région et qu’elle était à cinq minutes de chez moi en voiture. J’aurais été bête de l’exclure de mes choix, alors que je pouvais y accéder super facilement en transports en commun, en moins de dix minutes.

Bref, j’avais prévu que j’aurais quelques difficultés à rester à la maternité après l’accouchement, et que j’atteindrais vite le moment où j’aurais envie de m’enfuir en pyjama avec mon fils sous le bras.

Du coup, prévoyante, je m’étais inscrite au service de retour rapide à la maison proposé par la Sécurité Sociale. Il permet de rentrer un peu plus vite en cas de suites de couches sans problèmes, sous réserve de bénéficier d’un suivi à domicile avec une sage-femme libérale.

L’après-accouchement : la réalité

Je te l’ai aussi raconté, mon accouchement n’a pas été idyllique. La fin a été un peu sportive, et mon petit habitant a dû être sorti très rapidement : il ne supportait plus la longueur du travail. Du coup, je n’ai pas eu de moment magique à sa sortie : je n’ai pas pu faire de peau-à-peau et je n’ai pas pu le mettre au sein.

En effet, quand j’ai enfin revu mon fils, trois heures après sa venue au monde, on m’a tout naturellement annoncé qu’on lui avait donné une seringue de lait artificiel, parce qu’il avait faim et que son taux glycémique était limite.

Pour celles qui se demanderaient : oui, j’avais bien précisé maintes et maintes fois que je souhaitais allaiter. Mais apparemment, personne n’a jugé bon de venir me le mettre au sein, au lieu de lui donner une seringue. Première déconvenue. Raté pour la tétée de bienvenue : mon fils dormait comme un bienheureux quand je l’ai enfin eu contre moi.

Après un temps interminable dans cette salle d’accouchement, on m’a enfin montée dans ma chambre. Je me disais que j’allais enfin respirer et pouvoir profiter de mon fils, de mon mari et de ce nouveau bonheur à trois.

Un début d’allaitement très compliqué

Lors de mon accouchement, pendant le pré-travail et le travail, j’étais tombée sur des sages-femmes top, vraiment gentilles et à l’écoute. Je me sentais bien, l’encadrement me convenait.

Mais une fois l’accouchement terminé, j’ai été mise dans une des chambres du service de néonatalogie (à cause de ma fin d’accouchement sportive et de la nécessité qu’il y avait eu d’aider petit habitant à respirer les deux heures suivant sa naissance).

Et les équipes du service de néonatalogie ont malheureusement affaire à des bébés pas forcément faciles à gérer, je pense. Pas de temps à perdre avec une mise au sein trop longue ! Mon fils allant très bien, il n’était pas une priorité.

En fonction des équipes, j’ai parfois été « jetée avec l’eau du bain ». Les visites étaient expéditives, on ne prenait pas vraiment le temps de m’expliquer ce qu’on faisait. De plus, ce service étant plus médicalisé, avec des protocoles plus stricts, on persistait à vouloir nourrir mon fils avec du lait artificiel enrichi, au lieu de me laisser le mettre au sein.

J’ai quand même eu droit à cette réflexion de la part d’une sage-femme de l’équipe de nuit : « Si on continue à le gaver toutes les deux heures avec du lait enrichi, il ne va jamais réclamer et se fatiguer à prendre le sein ! » Sans blague ? Mais alors pourquoi à chaque fois, l’équipe de jour recommençait à lui donner du lait à la seringue avant même de tenter une mise au sein ??!! Grrr…

Bref, j’étais très défaitiste quant à la réussite de mon allaitement, et je pleurais souvent à cause de ça.

Un peu de rab ??

J’avais donc très envie de rentrer chez moi, afin de pouvoir enfin lancer mon allaitement correctement (j’avais réussi à le commencer laborieusement à J3, grâce à la visite d’une animatrice de la Leche League) et dormir à nouveau avec mon mari, qui me manquait énormément (c’était systématique : à chaque fois qu’il partait le soir, je fondais en larmes) !

Mais surprise ! À J3, une auxiliaire a trouvé mon fils un peu jaune… Le verdict est tombé : il faisait une jaunisse et avait besoin de faire un tour dans le tunnel pour la soigner.

dans le tunnel

Crédits photo : Photo personnelle

Bon… J’avais accouché samedi matin, on était lundi matin, et j’ai donc compris que je ne sortirais pas le soir même. Du coup, j’espérais pouvoir sortir le mardi, et je m’accrochais à cette idée pour tenir.

Comment te décrire mon état d’esprit quand, le mardi à 11h, on m’a dit sans ménagement et avec un ton super détaché : « Bon, vu qu’il a fait du tunnel hier, vous savez que vous ne pourrez pas sortir aujourd’hui ? » Euh, non, comment aurais-je pu le savoir ? (Je pense que si ma vie était un dessin animé, à ce moment-là, on aurait vu ma mâchoire tomber sur le sol.)

Bon, il fallait se reprendre. Plus qu’un tout petit jour à manger du poisson au court-bouillon et du riz (oui, les plateaux-repas de l’hôpital quand on est intolérante au blé et au lait font rêver…).

2015-11-10 18.32.25.Modif

Crédits photo : Photo personnelle

Avis d’expulsion

J’ai vu arriver le mercredi avec bonheur !! Chouette chouette chouette, normalement, aujourd’hui, on sortait !

Oui, « normalement », parce qu’à la visite de 8h, on m’a bien précisé au moins quatre fois que ma sortie dépendait de trois choses :

  • le taux de sucre de Monsieur,
  • son taux de bilirubine (pour savoir si la jaunisse était bien contrôlée),
  • et l’examen physique du pédiatre…

(Je pense que vu ma tête de mardi quand elle m’avait annoncé que je ne sortais pas, la sage-femme avait décidé de parer à toute éventualité, pour éviter que je ne pète un plomb si je ne sortais pas le jour même !)

À 10h, j’ai eu le go, avec en prime cette petite phrase magique de la sage-femme (quand je lui ai dit que je partirais dès l’arrivée de mon mari) : « Ce serait bien si vous pouviez être partie avant midi, parce que le service est surchargé… » Voilà voilà. Comment te dire… Dès que mon mari est arrivé, on est partis en dix secondes chrono.

Nouvelle vie à trois, nous voilà !!

Et toi ? Tu n’aimes pas les hôpitaux non plus ? Tu désirais une sortie anticipée ? Est-ce que tu as dû te résoudre à faire du rab ? Raconte !

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !