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A la une / Récit de grossesse

Mon troisième trimestre de grossesse : plus court que prévu !

Je t’ai laissée la dernière fois à la fin de mon second trimestre.

Nous voici en décembre, avec les fêtes de fin d’année et les soldes de début d’année qui s’annoncent… et qui annoncent surtout la fin imminente de cette grossesse ! Ça occupe bien de devoir chercher des cadeaux, des bonnes affaires pendant les soldes…

Enceinte à Noël

Crédits photo (creative commons) : Jazmine Lopez

Ainsi, ce trimestre passe assez vite. Surtout qu’il est ponctué par les réunions de préparation à l’accouchement.

J’attendais ces moments avec impatience. Pas pour connaitre le déroulement de l’accouchement, mais surtout pour apprendre comment gérer la douleur. Vois-tu, j’aimerais vraiment accoucher sans péridurale, et je sais que ce n’est pas une partie de plaisir. Alors, je veux mettre toutes les chances de mon côté pour ne pas avoir recours à cette piqûre.

J’ai de la chance, ma sage-femme ne fait pas de cours collectifs, mais individuels. Je préfère ça : je peux rester plus longtemps sur certaines parties et en zapper d’autres.

Pendant une vingtaine de minutes à chaque fois, nous abordons différents thèmes : le départ à la maternité, le déroulement de l’accouchement (avec un bassin en vrais os en plastique et un poupon taille réelle pour bien comprendre le chemin et les mouvements que le bébé va faire), l’allaitement…

Nous restons un peu plus longtemps sur les différentes positions d’accouchement. Des plus « naturelles » (j’entends par là celles qui facilitent le mieux la descente du bébé : à quatre pattes, debout, allongée sur le côté, accroupie accrochée à une corde), aux plus habituelles (les pieds dans les étriers, allongée sur le dos ou semi-assise). La sage-femme m’explique bien que le jour J, je pourrai essayer toutes les positions, et surtout opter pour celle qui me paraît la plus confortable, que ce soit debout, ou sur la table gynécologique habituelle !

La séance consacrée à la gestion de la douleur me laisse vraiment sur ma faim. Je n’apprends pas grand chose. Je sors de là assez déçue, mais je décide de faire confiance à la sage-femme. Je me dis que le jour J, elle fera ce qu’il faut pour m’aider.

Tous ces cours me font prendre conscience que l’accouchement est de plus en plus proche. J’ai hâte qu’il arrive, je n’ai pas peur. Je sais que quoi qu’il advienne, mon bébé sortira. Et je me dis régulièrement que je vais peut-être demander la péridurale, avoir une césarienne d’urgence…

Un épisode de l’émission Baby Boom me fait prendre conscience que l’accouchement ne se passe jamais comme prévu ! Il y a toujours des petites ou grandes surprises, bonnes ou mauvaises. Cette émission m’aide vraiment à relativiser par rapport à mon accouchement idéal. L’idéal, en fait, c’est que j’aie mon petit bout en bonne santé et qu’on ne reste pas trop longtemps à la maternité !

Le marathon de Noël arrive sans que je ne m’en rende compte, et c’est avec la famille de Superman que nous ouvrons les cadeaux. Pendant ce petit séjour, toutes ses petites cousines tentent par tous les moyens de nous faire dire le sexe et le prénom du bébé, mais nous résistons. Malgré une ou deux bourdes de Superman, le secret est bien gardé !

J’ai aussi le plaisir de papoter avec les mamans de ces petites cousines, et je me rends compte qu’il y a pas mal de femmes qui n’ont pas aimé leur grossesse ! (Bon, tu vas peut-être me contredire en commentaire, en me disant que des femmes épanouies par cet état, il y en a plein. Je suis entièrement d’accord avec toi. Mais il y a aussi plein de nanas qui n’ont pas aimé ça et qui n’ont pas toujours trouvé une oreille attentive pour en parler…)

Et puis ça y est, 2015 arrive !

À moins de deux mois de mon terme, je peux enfin me lâcher pendant les soldes et tout acheter ! Car nous n’avions rien, à part deux bodys et deux gilets tricotés par mes soins…

Poussette, lit, pyjamas, couffin, écharpe de portage, siège auto… Ma salle de couture devient petit à petit une chambre pour bébé, et je trouve ça sympa. Superman ne m’est pas d’une grande utilité pour toutes ces dépenses, mais il me laisse quand même quelques indications : pas trop cher et qui ne prend pas trop de place.

Critères à peu près respectés pour les trois quarts des achats avec : une poussette canne utilisable dès la naissance (la Connect Up de Red Castle), un siège auto 0+/1 (marque inconnue au bataillon), un lit de cododo pour les premiers mois (le Next 2 Me de Chicco) et l’écharpe de portage de ma mère (vintage garanti !). Pour les autres achats, comme les jeux ou le transat, je préfère attendre d’avoir le coloc en chair et en os pour voir ce qui va nous être utile ou non.

Mi-janvier, nous faisons le rattrapage de Noël avec mon beau-frère et sa famille. Nous surprenons tout le monde en acceptant de venir sur Paris en train (deux heures aller).

Ma belle-famille me croit trop fatiguée pour me déplacer, mais pendant ces derniers mois de grossesse, je me sens plutôt bien : je peux rester debout pendant assez longtemps, marcher, danser… J’ai pris vingt kilos, mais ça ne se voit pas, et je ne le ressens pas. C’est simple : à part un tour de taille plus que conséquent, je n’ai pas de souci physique. Bon, pour ne rien te cacher, j’ai du mal à dormir, car je ne peux dormir que sur le ventre et là, ça devient impossible. Mais à part ça, RAS !

Nous voilà donc à Paris. On en profite pour sortir, voir des copains, faire les magasins… Je crois que je surprends toute ma belle-famille avec ma forme olympique ! Nous profitons de ce weekend pour tirer les rois et fêter avec une semaine d’avance les 1 an de mon neveu. Je plaisante avec sa mère en lui disant qu’en cadeau d’anniversaire, je lui offrirai un bébé tout neuf, un cousin ou une cousine né(e) le même jour ! En vrai, cette date est à quatre semaines de mon terme, et je n’ose y croire.

Une semaine plus tard, un vendredi soir, nous recevons une dizaine d’amis à dîner. Ce jour-là et le lendemain, je suis prise d’une sorte de frénésie : il faut que je fasse tout très vite, que ce soit manger, coudre ou ranger la maison. Je vis ces deux journées à toute allure, un peu dans un univers parallèle. Je ne sais pas trop comment te décrire ça, mais on peut dire que je suis toute chose.

Le samedi soir, au moment d’aller nous coucher, Superman me fait remarquer que mon ventre est très, très bas. Signe que le coloc se prépare doucement à sortir !

Et toi ? Un troisième trimestre en pleine forme ou plutôt sans énergie ? Plus court ou plus long que prévu ? Raconte-moi tout !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Jeune trentenaire et jeune maman des trois garçons les plus fantastiques de l'univers. Quand je ne m'extasie pas sur eux, je couds, je tricote, je brode. Et de temps en temps, je passe du temps avec mon mari !