Menu
A la une / Récit de grossesse

La dernière ligne droite

Voilà, je suis en congé maternité. Pour Choupinette, c’était pépère, j’avais pu faire du gras me reposer sereinement pendant les 4 semaines avant la DPA (j’avais prolongé le temps de travail pour pouvoir en profiter plus après). Je me levais à l’heure à laquelle je voulais, je piochais allègrement dans le chocolat, et j’allais me vautrer devant les programmes de Noël. Mes objectifs étaient de me trainer aux cours de préparation à la naissance, aux rendez-vous de monitoring, et faire 2-3 courses (rapport au renouvellement du stock de chocolat). Ça, c’était avant.

Et maintenant ?

Maintenant, c’est différent. Choupinette se lève en même temps que M. Tad, à 06h45. Elle a un détecteur. Dès qu’elle l’entend, elle bondit de son lit en s’écriant « papaaaa !!! » (oui c’est mignon mais c’est très bruyant). Moi, si elle m’entend me lever, elle dit « nooooooon », en plantant sa tête dans l’oreiller (oui, ça n’a rien à voir avec le sujet, mais je tenais à le dire : c’est TRÈS vexant !). Bref, M. Tad s’occupe un peu d’elle, le temps que je roule hors du lit (15-20min plus tard…). Ensuite, M. Tad part sauver le capitalisme, tandis que je reste telle Caroline Ingalls à m’occuper de la maison. Bon, sauf qu’en vrai, on ne vit pas dans le Grand Ouest, et je dois aller déposer Choupinette à la crèche. Depuis le début du congé maternité, et jusqu’à ma reprise, elle bénéficie d’horaires aménagés : 09h00 -16h30. Je pensais que ce serait moins la course. Que nenni. Le jeune individu, n’en fait qu’à sa tête. Et que fait-on, enceinte de 9mois, face à une petite fille qui galope toute nue et qui refuse de se laisser habiller ? Et bien on ne fait rien. Trop fatiguant de se battre. Donc on est en retard à la crèche ! Au final, je rentre à la maison vers 09h45. Matinée bien entamée.

Le temps de ranger la salle de jeu que Choupinette, dans son immense mansuétude, nous autorise à utiliser comme salon, lancer une machine, nettoyer ce qui doit l’être, faire du petit bricolage, … Il est facilement 11h30. Je traine un peu sur internet, je bouquine, jusqu’à l’heure du déjeuner vers 12h45-13h00. Ensuite, sieste, préparation du repas du soir (en le faisant dans l’après-midi, je gagne plein de temps). Et il est bientôt l’heure de repartir chercher Choupinette. Voilà. Je n’ai RIEN fait de ma journée, et ça m’a pris tout mon temps ! Et le pire ? Je suis cre-vée !

Crédit photo : ArtsyBee

Les trucs à préparer

Ma préparation à moi (et à la naissance)

Je ne referai pas les cours de préparation à la naissance. Pourquoi ? Parce que déjà, les horaires proposés à la maternité ne sont pas compatibles avec ceux de Choupinette. Ensuite, je n’avais pas trop aimé les cours de préparation. J’avais trouvé que ça manquait terriblement de pratique (ah ah ah. Attention, teasing : la vraie pratique, c’est le jour de l’accouchement). Et puis les sessions de sophrologie que les sages-femmes nous faisaient pratiquer me faisaient m’endormir. Oui, même pour 10min. Du coup, je repartais la tête dans le pâté. Mais du coup, est-ce que je ne vais pas regretter de ne pas avoir de rappel ? En plus, je pourrai tout à fait faire ces cours de préparation avec ma sage-femme libérale adorée. Je pourrai. Flemme, quand tu nous tiens…

La préparation des sacs

Pour une raison absolument inexplicable, qui échappe totalement à M. Tad et que je ne peux pas justifier moi-même (Y at-il un psychologue dans le coin ?), je déteste faire un sac. Que ce soit un sac de sport, un sac de voyage, même un sac à main pour aller me promener. Ce n’est pas rationnel. Du coup, je traine des pieds, je repousse, je tente de déléguer… Je me suis prise en main, et le sac de Numérobis est prêt. Résultat de s’y prendre en avance au lieu de faire raisonnablement ça au dernier moment ? Je dois retirer une partie des vêtements suite à la dernière échographie : Numérobis ne rentrera pas dans le 0 mois. Donc je dois maintenir le 1 mois, et ajouter du 3 mois « parce qu’on ne sait jamais ». Raaaahhhh !!! Voilà ! Si je n’avais pas écouté les injonctions diverses de mon entourage, je me serai épargné un travail inutile. Je le savais ! Du coup, mon sac à moi n’est pas prêt. Et je le ferai probablement juste avant de partir à la maternité. On sera encore largement dans les temps. Et si ce n’est pas le cas, M. Tad fera mon sac (avec la liste que je lui communiquerai).

Crédit photo : keulefm

C’est quand même bien le congé pré-natal

On ne va pas mentir, je trépigne. J’ai hâte de rencontrer Numérobis et j’ai hâte de retrouver ma mobilité, et la possibilité de rouler dos-côté-ventre-côté-dos dans mon lit. Hâte de pouvoir sortir de nouveau avec un vrai manteau et pas l’équivalent d’une tente Quechua en volume. Au moment où j’écris, j’en suis à 37sa+3j. La sage-femme m’a dit il y a deux jours « bon, à partir de maintenant, le bébé peut venir quand il veut ». Pour Choupinette, j’avais compris « elle nait demain ». Quelle erreur ! Maintenant, je sais exactement ce que ça veut dire. Ça signifie « quand le bébé veut » et pas « quand la maman veut » ! Je m’ennuie un peu, j’envoie des messages à mes collègues (et je suis rassurée de voir que je leur manque mouahahah). Mais je sais à quel point j’ai de la chance de pouvoir profiter de ce congé maternité. Profiter, c’est le mot. Je ne suis pas coincée dans mon lit, j’ai le droit de faire ce dont j’ai envie (sauf grignoter, ce qui est tout de même frustrant). Certes, je me déplace à la vitesse d’une tortue asthmatique. Mais en fait, je ne suis pas si pressée. Et M. Tad savoure les derniers moments à trois avec des nuits presque complètes, parce qu’il a raison : quand Numérobis sera là, on ajoutera de la fatigue à notre dette de sommeil actuelle !

Et toi, comment as-tu vécu les dernières semaines avant ton accouchement ? Comment envisages-tu occuper ton congé pré-natal ? As-tu préparé les sacs pour la maternité en avance ? 

A propos de l’auteur

Je suis Rigel, mariée, maman d'une Choupinette née début 2016, et de Numérobis, de début 2018. Je n'aime pas le matin et le dimanche soir. J'aime les plannings bien organisés, le sport et le chocolat.