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Comment gérer sereinement la jalousie entre frères et sœurs ?

La jalousie de votre enfant et sa demande d’attention constante peuvent vous épuiser. Il attendait son petit frère ou sa petite sœur même lorsque vous étiez enceinte. Mais, comme vous pouvez le penser, il n’aimait pas beaucoup le nouveau bébé.

Vous pensiez que ce temps passerait, mais le lien que vous aviez prévu d’établir reste enfoui derrière la jalousie qu’il éprouve pour sa sœur ou son frère, et ce, après plusieurs années. Ils se comportent convenablement dans tous les autres domaines, mais lorsqu’il s’agit de rivalité fraternelle, les deux enfants se disputent votre attention. 

L’heure du bain, le brossage des dents et les jeux sont tous devenus des moments précieux avec maman que les enfants attendent avec impatience. Voici 7 conseils pour vous aider à gérer la jalousie entre vos enfants.

1. Félicitez votre enfant plus âgé pour avoir été un bon grand frère ou une bonne grande sœur

N’est-il pas vrai que nous voyons ce sur quoi nous concentrons nos pensées et notre attention ? Si le comportement de votre enfant semble corroborer sa jalousie, vous serez plus susceptible de remarquer d’autres comportements liés à la jalousie. Le problème, c’est que vous êtes moins susceptible de remarquer les moments où il se comporte normalement.

Le secret est de remarquer consciemment quand il se comporte comme un grand frère ou une grande sœur gentil(e)… et de le complimenter. Les félicitations, pour son bon comportement, le motivent à continuer. Il obtient plus de reconnaissance pour avoir traité ses frères et sœurs avec gentillesse que pour son mauvais comportement.

Il est plus facile d’encourager un comportement positif chez votre enfant en le félicitant que de réprimander un mauvais comportement.

2. Encouragez la coopération, pas la concurrence

Encouragez-les à coopérer et non à rivaliser. Moins ils verront leurs frères et sœurs comme des adversaires, plus ils comprendront l’intérêt d’en avoir un.

Comment pouvez-vous encourager la coopération ? Vous pouvez leur demander :

  • d’accomplir une tâche contre la montre, et non les uns contre les autres (par exemple, ranger les jouets avant une certaine heure, et non en fonction de celui qui le fait le plus vite) ;
  • de travailler en équipe (un enfant peut associer des chaussettes pendant que l’autre roule les paires ensemble) ;
  • de jouer à des jeux qui les placent du même côté (les jeux de société mettent moins l’accent sur la victoire et la défaite).

3. Faites en sorte que vos enfants se sentent intégrés

Lorsqu’un enfant se sent exclu, cela peut conduire à la jalousie entre frères et sœurs. Lorsque vous allaitez le bébé, que vous assistez au cours de gymnastique de sa sœur le week-end ou que vous luttez contre ses caprices alimentaires, il se sent mis à l’écart.

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Même de la plus petite façon, trouvez des méthodes pour qu’il se sente impliqué. Invitez votre enfant à vous aider à déballer les feuilles de salade ou à préparer la table, au lieu de cuisiner pendant que les enfants jouent (ou se disputent). Jouez à des jeux ou lisez avec les enfants pendant que ces derniers attendent leur cours de gymnastique.

De cette manière, même si l’attention est portée sur sa sœur ou son frère, votre enfant se sentira inclus. En l’intégrant autant que possible, vous lui montrez qu’il n’est pas négligé, mais qu’il est un membre important de votre équipe.

4. Parlez de ce qui rend vos enfants spéciaux

Votre enfant se sentira mal dans sa peau s’il voit les autres recevoir de l’attention. Peut-être que son frère ou sa sœur est le centre d’attention des membres de la famille en raison d’une occasion spéciale à l’école. 

Si votre enfant semble en vouloir à son frère, rappelez-lui toutes les choses qui lui sont favorables. Faites-lui une confidence et dites-lui que vous aimez ses dessins ou qu’il est un frère ou une sœur responsable.

Il a de la valeur simplement parce qu’il est qui il est, même si sa sœur reçoit toute l’attention. Son statut, dans la famille, ne dépend jamais de l’attention que ses frères et sœurs reçoivent.

Trouvez des rituels ou des sorties spécifiques que vous pouvez effectuer ensemble à cette occasion. Il peut s’agir d’une phrase de bonne nuit que vous dites le soir ou d’une activité extérieure hebdomadaire que vous entreprenez ensemble.

5. Ne comparez pas vos enfants

Les enfants entendent et comprennent ce que nous disons, ainsi que notre langage corporel. Ils sont conscients que nous nous demandons qui a été le premier à marcher ou que nous pensons que l’un d’entre eux pique plus de crises de colère que l’autre. Ces comparaisons peuvent exacerber la rivalité entre frères et sœurs et mettre en péril la relation que vous essayez de maintenir.

Plutôt que d’établir des comparaisons, mettez l’accent sur les réalisations d’un enfant sans mentionner l’autre. Évitez de nommer l’un d’eux d’une manière qui lui fasse croire qu’il est coincé avec ce trait de personnalité.

Ne faites pas d’hypothèses sur ce qu’un autre jeune aurait fait dans cette situation, comme si son frère ou sa sœur l’aurait mieux fait. Ce que fait son frère ou sa sœur n’a aucune incidence sur l’amélioration de sa conduite et ne fait que renforcer ce sentiment de colère.

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6. Encouragez l’empathie

Les enfants ne commencent pas par comprendre ce que les autres ressentent. L’empathie se développe avec le temps et c’est pendant l’enfance qu’elle est le mieux cultivée. Après tout, comment les enfants peuvent-ils corriger leur comportement s’ils ne savent pas comment il affecte les autres ?

Encourager l’empathie est un processus continu. Vous pouvez utiliser des phrases comme « Comment te sentirais-tu si… ?  » ou  » N’aimerais-tu pas que quelqu’un d’autre… ? « .

Vous pouvez également faire le lien entre une de ses expériences passées et ce qu’il voit au moment présent. S’il voit sa sœur ou son frère pleurer, vous pouvez lui dire :  » Nous sommes tous tristes, nous aussi. Tu te souviens comme tu étais triste quand nous avons dû quitter le parc ? Elle ressent la même chose. » 

Ces réponses aident votre enfant à se mettre à la place des autres et à imaginer ce qu’ils ressentent. Plus il pourra prédire les résultats de son comportement, mieux il pourra décider si celui-ci est gentil ou non.

7. Renforcez votre amour inconditionnel

Nous avons tous, et en particulier les jeunes, une peur profonde du rejet. Ils ont peur que leurs actions nous fassent fuir ou qu’ils perdent leur statut unique dans notre cœur.

Rassurez votre enfant en lui disant que vous l’aimerez toujours, que vous l’acceptez précisément telle qu’il est et qu’il n’a rien à faire pour obtenir votre affection.

Occupez-vous de son comportement, pas de sa personne

Si votre enfant se comporte mal, ne le traitez pas de mauvais garçon ou de mauvaise fille, mais dites plutôt qu’elle a pris une mauvaise décision. Même s’il commet des erreurs, il reste une personne merveilleuse. De cette façon, vous pouvez vous concentrer sur la correction du comportement plutôt que d’insinuer qu’il a un problème.

Soyez à 100% présent dans vos gestes et vos interactions

Donner une petite accolade le matin est une chose, mais que se passerait-il si vous commenciez la journée par un grand sourire ou un câlin chaleureux ? Faites comme si vous ne l’aviez pas vue depuis longtemps et que vous aviez hâte de voir votre enfant. Laissez sa présence illuminer votre visage pour que celui-ci puisse vraiment sentir votre amour et votre gentillesse.

Passez du temps seul avec votre enfant

Lorsque vous entendez parler de temps en tête-à-tête, ne vous découragez pas. Ce n’est pas une affaire de beaucoup d’heures. Quelques minutes par jour à lire ensemble ou à se blottir, après que son frère ou sa sœur soit allé se coucher, peuvent suffire à votre enfant. Donnez-lui l’occasion de vous avoir pour lui tout seul.