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A la une / Témoignage

Hommes-Femmes, génération à l’envers : et si on retrouvait les codes ? mon parcours initiatique

Comme peut être certaines ou certains d’entre vous, j’ai cherché sans vraiment savoir pourquoi à poser ma vie amoureuse vers l’âge de 20 ans.
A un âge et une époque où si tu n’étais pas « en couple » tu avais un problème et où tu sortais en boîte pour trouver ta moitié. Oui oui, je suis sûre que je n’étais pas la seule dans ce cas. Quand j’y repense, je me vois tel un petit programme cherchant frénétiquement sa solution.
Bref, un jour, à force de vous chercher les uns et les autres, vous vous trouvez. Pas vous-même non, ça, c’est plus tard ! Je vous reparlerai du jour où le Moi a fait surface sans crier gare…

L’élu (e) croise votre route, celui ou celle qui à ce moment là, par je ne sais quelle fréquence, onde delta, énergie qui vous dépasse, croise votre route et où un écho invisible se fait. Vous vous accrochez l’un à l’autre et vous voilà partis sur une sorte de chemin tout tracé. Enfin, ce que vous pensez être vos désirs et vos envies.
Les mois et les années passent. Premiers jobs, premiers revenus. Vous passez des week-ends de sorties aux repas à la maison avec les amis. Vous avez sans doute entre 25 et 30 ans à cette époque.

Autour de vous, certains deviennent parents, de votre côté vous priorisez peut être déjà un achat immobilier avec une certaine idée d’un ordre pour faire les choses.
C’est ce qui s’est passé pour moi. Dans la quête mutuelle de stabilité, dans l’idée inconsciente projetée par nos aînés et les schémas incrustés au plus profond de nous que la vie ne peut être autrement et que ça doit se faire comme ça !
Que le bonheur c’est avoir un job, une maison, se marier et avoir des enfants ! Voilà ce qui vivait en moi et dans le nous de l’époque et on s’est acharnés dans cette voie. Inconsciemment, évidemment.
J’ai mis longtemps (par rapport à mon entourage) pour avoir mon premier enfant. Ça n’allait déjà plus en fait lorsque nous avons décidé d’avoir un enfant : dans « l’ordre des choses » s’est ajouté « l’appel du ventre », cet instinct inné de reproduction et de survie. Cela peut paraître rude et dénué de sentiment mais c’est aussi cela qui est arrivé pour bon nombre de ma génération je crois.

Ce n’était fort heureusement pas dénué de sentiment ni si rude que cela non plus, bien sûr.

C’est un peu l’envers du décor qu’on ne peut pas voir à ce moment là d’ailleurs, tout obnubilé que l’on peut être par « le chemin tout tracé qui ne peut être autrement » et la part « d’instinct » qui vit en nous.

Je parlerai ailleurs de ce défi de devenir parents. Dans mon cas, cela a scellé la fin d’un couple qui ne fonctionnait plus. Ce n’est pas triste je l’accepte, il devait sans doute en être ainsi pour que je puisse évoluer. Que chacun puisse évoluer.

Devenir Maman reste la plus belle expérience qui me soit arrivée à mon sens et je ne regrette pas ma fille ni de l’avoir eue avec son père. J’ai grandi et j’ai appris, j’ai beaucoup appris sur moi, sur le couple, sur ces schémas en nous, et sur la nécessité de peut être apprendre à nos enfants que l’idée du bonheur est en eux, et qu’il y a peut-être d’abord à se connaître soi-même pour faire les choix de vie les plus éclairés et les plus durables !

A propos de l’auteur

La quarantaine fraîchement cueillie, en crise existentielle sous contrôle et que je tiens à l’oeil depuis 10 ans, je suis maman d’une fille de 10 ans, séparée depuis 8 ans, recomposée depuis 2 ans, nous sommes ici 5, une semaine sur 2 Je suis un peu touche à tout quand il s’agit de réfléchir sur ce qu’on vit et sur soi. Formée en coaching, en cours d’apprentissage Reïki, j’essaie de comprendre ce qu’on vit pour bien le vivre, mais c’est pas facile tous les jours !