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A la une / Vie de maman

Prendre soin de sa cicatrice de césarienne

Si tu n’as pas eu de césarienne, cet article peut te sembler totalement inutile. Mais si tu as eu une césarienne (ou peut-être te prépares-tu à en avoir une…), voici les précieux conseils et astuces que j’ai glané au cours des mois qui ont suivi mes accouchements.

On a souvent tendance à croire qu’une fois l’opération terminée, cette cicatrice on l’oublie. Quelle grosse erreur ! Au même titre que de la rééducation du périnée ou abdominale, « l’entretien » de la cicatrice est très important.

Le premier mois qui suit l’accouchement

Juste après l’opération, tu as des agrafes ou des points. Je ne peux pas m’étendre sur le sujet des points car j’ai eu des agrafes après chacun de mes accouchements. Elles m’ont été retirées au cinquième jour et ce, sans la moindre douleur.

Il faut commencer par surveiller la cicatrice : préviens ta sage-femme si elle suinte, gonfle, rougie ou devient douloureuse. Pour le coup, je pense que c’est le même principe que pour une cicatrice d’épisiotomie mais l’avantage avec la voie haute, c’est la simplicité de la surveillance ! Pas besoin d’utiliser un miroir ou te contorsionner !

Le premier mois, il faut prendre des douches : pas de bains trop longs, de piscine ou de mer. Sèche ta cicatrice avec une serviette propre en tamponnant doucement. Personnellement, j’utilisais un sopalin doux. Il ne faut pas frotter sinon tu peux arracher quelques croûtes et c’est douloureux !

J’avais reçu comme conseils de laisser tranquille la cicatrice le premier mois. Ne pas chercher à la masser immédiatement.

Après deux mois

Normalement, ton gynécologue ou ta sage-femme t’a donné une ordonnance pour pratiquer des séances de rééducation abdominale. Ne les néglige pas ! La rééducation permet de faire travailler la cicatrice.

J’ai eu deux kinés différents pour ma rééducation. Pour mon premier accouchement, il se contentait de me faire pratiquer des exercices de respiration visant à « remonter » les organes et libérer la cicatrice du poids. Pour mon second accouchement, ma kiné a remarqué que ma cicatrice était très pénétrante et qu’il y avait de nombreuses adhérences. En plus des exercices de respiration que j’avais appris trois ans avant et que je devais reproduire, elle s’est attelée à retirer les adhérences en mettant des puissantes ventouses sur ma cicatrice pour la faire « ressortir ». Je pleurais à chaque séance. C’était tellement douloureux, mais tellement bénéfique ! Le résultat était épatant !

Les adhérences sont à supprimer le plus rapidement possible car si on les laisse s’installer trop longtemps, elles accrochent à l’intérieur du ventre et, années après années, on se tient de moins en moins droite, ce qui cause des scolioses ou problèmes de dos. Mes deux kinés différents disaient que c’était incroyable le nombre de femmes d’une cinquantaine d’années qui venaient pour des douleurs de dos et ils s’apercevaient que ces femmes avaient des grosses adhérences suite à des césariennes passées.

Et toujours pour faire travailler la cicatrice, il faut la masser. Alors moi, je massais ma première cicatrice tout délicatement avec du savon sous ma douche. Ce qui a bien fait rire ma kiné ! Elle m’a montré le « vrai » massage : elle attrape la cicatrice en profondeur et tire dessus ! Comme j’étais (et je suis encore) incapable de faire ça, j’ai pris quelques séances par moment pour qu’elle me le fasse.

Ma sage-femme m’a dit que certaines mamans utilisaient des pompes d’aspivenin pour retirer les adhérences. Personnellement j’étais déjà incapable de toucher ma cicatrice alors la triturer comme ça, non merci !

Bref, tu l’auras compris, si tu ne te sens pas de travailler ta cicatrice toi-même, demande des conseils à ta sage-femme, ton gynécologue ou ton kiné !

crédit photo : Foodie Actor (pexels)

tu l’as comprise la métaphore de cette photo ? 😉

L’aspect visuel

Au début, on ne vas pas se mentir, ce n’est pas très reluisant une cicatrice de césarienne. Ma première avait été parfaitement réalisée : fine et symétrique. Ma seconde par contre, est franchement ratée : longue, remontant sur un côté et complètement asymétrique.

Les premières semaines, la marque est rouge, peut-être boursouflée par endroits (ce qu’on appelle les chéloïdes), avec des résidus de croûtes (sang ou lymphe). Pas jojo donc…

Elle blanchie et s’aplatie lentement mois après mois.

Ma première cicatrice a pris son aspect définitif environ un an et demi après l’accouchement. A l’heure où j’écris cet article, ma seconde césarienne date de dix mois et certains endroits sont encore rouges : ceux où les adhérences ont été les plus importantes. Mais comme elle est bien plus longue que ma première, je pense qu’elle mettra plus de temps à trouver son aspect définitif.

L’aspect moral

J’ai eu beaucoup de mal à regarder ma première cicatrice. Elle me dégoûtait, marquait cet accouchement que j’avais raté. Je t’en parle plus longuement ici. Je refusais de la toucher, même de la regarder.

Si c’est ton cas, sache qu’il existe plusieurs méthodes pour comprendre et t’aider à accepter ta césarienne : psychologue, sage-femme, gynécologue mais aussi l’association Césarine qui prodigue pleins d’excellents conseils sur les césariennes.

J’ai mieux accepté ma seconde cicatrice malgré son aspect d’affreuse balafre. J’arrive à accepter que c’est une marque qui fait désormais partie de ma vie. Sur les conseils de Rigel, une super chroniqueuse, j’ai téléphoné à un médecin esthétique pour tenter de dissimuler la cicatrice.

Mais plus le temps passe, moins j’en ai envie. Je crois avoir enfin accepté cette marque, avoir enfin compris qu’elle représente mon histoire, celle de la naissance de mes enfants, celle ma façon de donner la vie.

Je comprends et comprendrais toujours les mamans qui se sentent déçues et tristes après avoir eu une césarienne. Je dirais que le chemin est parfois long pour accepter un tel accouchement. Pour ma part, j’ai fais ce chemin et je suis arrivée au bout : de toute façon on ne peut pas revenir en arrière !

Et toi ? As-tu eu une césarienne ? Si oui, prends-tu soin de ta cicatrice ? Au contraire, n’es-tu pas à l’aise avec ? Dis-nous tout !

A propos de l’auteur

Salut moi c'est Doupiou ! Je suis mariée, maman d'une PetitePerle née à l'été 2015 et d'un petit Barbouille né peu avant le printemps 2018. Tatouée, motarde, fan de foot mais aussi très coquette, addict aux robes et aux talons : je suis pleine de contradictions ! Je viens ici te raconter mon quotidien avec mes deux enfants et mes expériences de la parentalité. J'essaie toujours de positiver !