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Mes indispensables de parent pratiquant le maternage proximal

Ces derniers mois, tu as pu voir fleurir sur la toile pas mal d’articles à propos de « mes 10 indispensables pour mon bébé » ou « ma liste de naissance idéale ». Peut-être que ces articles t’ont été très utiles. Ou peut-être que, comme moi, tu as pensé que ces listes étaient plutôt ta liste d’objets inutiles ou superflus. Peut-être parce que, comme moi, tu pratiques une forme de parentalité proximale.

Parentalité proximale, kesako ? Il n’y a pas vraiment de définition officielle, mais voilà ce que j’y inclus : cododo, allaitement exclusif, diversification menée par l’enfant, portage, éducation bienveillante, motricité libre, congé parental de 1 an… Tu as compris le concept je crois ! Pour mon mari et moi, ça a toujours été une évidence de fonctionner de cette manière. Je dirais que notre objectif principal est d’accompagner notre enfant dans son désir d’autonomie, tout en respectant la physiologie de son petit corps tout neuf. L’avantage de pratiquer cette forme de parentalité, c’est que c’est plus économique et bien moins encombrant ! Et je vais te montrer ça tout de suite.

Le sommeil

Ah, commençons par le nerf de la guerre : le sommeil ! Nous avons pratique le cododo avec Peluche de sa naissance à ses 5 mois, puis de nouveau à partir de ses 15 mois.

De la naissance à ses 5 mois, elle a dormi dans un petit lit adapté au cododo : c’est un petit lit qui s’attache au lit des parents et dont un côté se rabat pour permettre un accès au bébé hyper facile en pleine nuit : tu tends un bras et hop, tu ramasses un bébé encore à moitié endormi. Le top quand tu allaites et que tu n’as pas besoin de sortir de ton lit ! Pour le sommeil de jour, je voulais garder mon bébé au rez-de-chaussée avec moi, donc on avait un couffin souple qu’on pouvait transporter facilement (et qu’on pouvait bercer au bout du bras pendant des heures aussi, hum…).

Je te disais plus haut qu’on avait repris le cododo à 15 mois : effectivement, c’est à ce moment que je suis tombée enceinte de Pioupiou, et Peluche a bien senti qu’il se tramait quelque chose. Pendant le premier mois, elle n’a pas voulu s’endormir autrement que dans mon lit, collée à moi. Les six mois suivants, elle venait dans notre lit quand elle se réveillait la nuit, et puis un jour, elle a bien voulu se rendormir dans son lit même la nuit.

A partir de 5 mois, on a transféré Peluche dans sa chambre, dans un lit à barreaux classique. Puis à 18 mois, elle est passée dans un lit de grand (mais pas trop grand non plus : 70x140cm). Ça a été un miracle pour nous : Peluche, depuis ses 9 mois, avait régulièrement des périodes avec endormissement très compliqué (larmes et hurlements déchirants). Du jour où on l’a passée en lit de grand, les soucis ont disparu. Il est apparu très clairement que l’effet « cage » du lit à barreaux ne lui convenait absolument pas. Pour Pioupiou, nous passerons au lit de grand dès qu’il saura marcher et monter lui-même dans son lit (motricité libre, autonomie, tout ça).

Si c’était à refaire, nous pratiquerions le cododo au moindre souci de sommeil, plutôt que de nous torturer l’esprit entre 9 et 15 mois à se demander pourquoi parfois c’était si difficile de la coucher.

La liste shopping :

  • Le meilleur berceau cododo du monde (au moins) : Chicco Next2Me, suffisamment grand pour aller jusqu’aux 6 mois de l’enfant. En plus, il est facilement transportable dans sa housse à anses fournie, et il a des petites roulettes si tu habites de plain-pied et que tu veux promener le lit du salon à la chambre.
  • Le couffin souple : celui de VertBaudet ou celui de Phil&Teds, qui est plus petit mais peut se mettre dans la poussette en position allongée au lieu d’acheter une nacelle
  • Le lit de grand : un lit de grand pas trop grand, et assez bas pour que ce soit facile de monter dessus, comme le modèle Loan de La Redoute par exemple

Le repas

Ah, la bouffe, le nerf de la guerre ! Bon ok, je ne vais pas te faire la blague à chaque paragraphe, mais c’est vrai que les premiers mois dodo/manger sont les principales activités de ton bébé !

Jusqu’à 6 mois, comme préconisé par l’OMS (au niveau mondial) et le PNNS (au niveau France), c’est allaitement exclusif au sein et à la demande. Coucou les économies : il n’y a rien à acheter, à part deux ou trois soutien-gorges adaptés pour pouvoir dégainer du téton plus vite que ton ombre. Bouts de sein, coussinets d’allaitement, coquilles d’allaitement… ne sont pas indispensables, il vaut mieux attendre d’en avoir réellement besoin avant d’acheter. Par contre, la crème Lansinoh est réputée comme étant ultra efficace et c’est la marque recommandée par La Leche League, donc je la classe dans les indispensables pour soigner les mamelons meurtris après les premières tétées ou après les pics de croissance. D’ailleurs, en parlant de La Leche League… Les réunions sont gratuites, les animatrices sont bénévoles : profite-en et arrange-toi pour en rencontrer une avant la naissance pour poser toutes tes questions. Et surtout, va la voir en sortant de la maternité, pour qu’elle vérifie avec toi si ta position est bonne, si ton bébé a un frein de langue ou un torticolis, si tu as un réflexe d’éjection fort qui demandera des ajustements par rapport à un allaitement classique, si l’équipe de la maternité t’a fait flipper en te disant que tu affamais ton bébé, etc.

A partir de 6 mois, nous nous sommes lancés dans la diversification menée par l’enfant (DME pour les intimes). Pour faire simple, c’est l’enfant qui se nourrit lui-même, pas le parent qui nourrit l’enfant, avec des aliments en gros morceaux au début puis la même chose que les parents (attention à cuire sans sel). Chez nous, pour te donner une idée, Peluche a mangé des aliments cuits spécialement pour elle de 6 à 9 mois, puis à 9 mois elle a voulu manger comme nous. Honnêtement, ça a aussi changé notre manière de manger : plus possible de sortir une pizza à l’arrache du congélo un mardi soir de galère ! Nous avons donc vite pris le réflexe de faire des repas équilibrés à manger tous ensemble. En effet, la DME c’est aussi génial pour partager les repas en famille et impliquer les enfants dans la vie de la famille ! L’idéal est donc une chaise haute sans plateau qui se glisse sous ta table, pour que l’enfant participe au même repas que vous. Il vaut mieux mettre un petit coussin dans le dos pour l’aider à se tenir droit plutôt qu’utiliser une chaise haute inclinée, c’est indispensable pour éviter l’étouffement. Ce qui nous a particulièrement attiré dans la DME, c’est surtout l’enfant qui se nourrit lui-même, en continuité de l’allaitement à la demande : il mange les quantités dont il a besoin, ressent les textures et les goûts, et améliore sa dextérité. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas plus complique de faire à manger pour lui. De base, il était hors de question de donner des petits pots à nos enfants (nous ne mangeons pas de plats tout prêts, pourquoi devraient-ils ?). Quand nous sortions manger dehors, nous préparions toujours un petit pique-nique avec une tomate en entrée, une aubergine ou une courgette rôtie au four ou une pomme de terre bouillie en plat, des dés de fromage et des quartiers de pomme ou une banane en dessert. Si tu veux plus d’information sur la DME, je te conseille le très bon site Bébé mange seul.

La liste shopping pour l’allaitement :

La liste shopping pour la DME :

  • Un plateau blanc pour poser les aliments sans les mélanger au début
  • Un tablier pour ton enfant, car oui, ça sera un peu plus salissant que nourrir ton enfant à la cuillère
  • Une chaise haute : la référence c’est la chaise Tripp Trapp de Stokke, mais tu peux trouver des alternatives bien moins chères, comme celle-ci

Crédit photo : Photo personnelle

La balade

Chez nous, pas de poussette : c’est portage physiologique uniquement. Le top du portage physio, ce sont les écharpes de portage. Elles existent en version tricotée (extensible) et en version tissée (non extensible). Je n’ai jamais utilisé d’écharpe tissée, mais une écharpe longue extensible et un sling extensible. Echarpe/sling, quelle différence ? L’écharpe fait entre 4 et 6 mètres de long, et se noue autour de toi pour accueillir ton enfant. C’est très confortable. Le sling est un portage d’appoint : c’est une petite écharpe munie d’anneaux qui se pose sur une seule épaule. Ici, nous avons utilisé le sling uniquement les 6 premières semaines de Peluche, pour avoir les mains libres à la maison et se balader à l’extérieur. Apres ses 6 semaines, nous sommes passés à la grande écharpe. Mais nous avons utilisé le sling souvent à la maison pour du portage d’appoint (tu sais, ces moments où ton enfant veut absolument être dans tes bras alors que tu dois faire à manger ou répondre à un mail urgent ?).

A partir de ses 6 mois, le papa m’a remplacée en congé parental, et il a préféré utiliser un porte-bébé préformé (ce sont les porte-bébés en forme de sac à dos). Nous avons un modèle Ergobaby acheté sur Vente-privée, qui nous convient très bien. Nous avons la chance d’avoir un enfant poids plume que nous pouvons toujours porter sur l’avant, mais tu peux aussi mettre ton enfant dans ton dos. Notre dernier achat, utilisé à partir de ses 18-20 mois, a été un porte-bébé « bambin », adapte à la morphologie des enfants de 1 à 4 ans. Attention au choix de ton porte-bébé : vérifie bien qu’il soit « physiologique », c’est-à-dire que ton bébé doit être assis avec les jambes remontées comme une grenouille. Les porte-bébés du style Babybjorn, où l’enfant est suspendu par les parties génitales, sont à proscrire absolument. Tu trouveras ici un article court mais assez complet sur le portage physiologique, et ici pourquoi il faut éviter les porte-bébés style Babybjorn.

La liste shopping :

L’éveil et la motricité libre

Toujours dans la continuité de laisser notre Peluche autonome et libre de ses choix, nous avons pratiqué la motricité libre. Pas de parc, pas de youpala, pas de transat, pas de calage de dos avec des coussins… Simplement, on met l’enfant sur le dos ou sur le ventre et on le laisse gigoter sans entraves, avec des jouets à attraper au-dessus de lui ou sur les côtés. Je précise que la motricité libre s’applique aux temps d’éveil, pas aux temps de repas ou de promenade où une position particulière est requise, comme par exemple être assis à table ou dans la poussette. Tu trouveras ici quelques illustrations sur les grands principes de la motricité libre. Plus grand, on le laisse explorer son environnement, en le surveillant d’un œil mais sans lui dire « Attention tu vas tomber ! » : on peut le penser bien sûr, mais essayons de lui faire confiance, il vous épatera sûrement ! Une petite anecdote à ce sujet : Peluche aime bien se mettre debout sur sa chaise pendant le repas. Quand nous recevons des invités, ils passent leur temps à répéter « Attention tu vas tomber ! » et nous leur expliquons ceci : ça fait environ 6 mois qu’elle se met debout 10 fois par repas, soit 6 x 30 jours x 10 fois = 1500 à 2000 fois où elle s’est mise debout les 6 derniers mois. Elle est tombée… 3 fois. Trois petites bosses sur 2000 tentatives, c’est rien par rapport à sa fierté de nous montrer comme elle tient bien en équilibre, tu ne trouves pas ?

Crédit photo : Photo personnelle (Peluche à 7 mois)

Je fais une petite digression pour te parler du bain : fidèles à la motricité libre, nous n’avons pas utilisé de baignoire pour bébé où tu dois tenir ton enfant par la tête et où il est assez vite limite dans ses mouvements par les bords de la baignoire. A la place, nous avons juste posé Peluche dans un fond d’eau dans notre baignoire. Jusqu’à ses 3-4 mois, avec un bain par semaine, l’un de nous venait avec elle dans le bain pour qu’elle sente notre présence, mais dès qu’elle a commencé à comprendre qu’elle pouvait gigoter ses bras et ses jambes par sa propre volonté, on l’a laissée seule. Quand elle a découvert les aliments solides, elle s’en mettait tellement partout qu’on est passés à un bain quotidien le soir pour pouvoir la rincer à grande eau, mais sans savon pour ne pas dessécher sa peau (même maintenant à 2 ans, on ne la savonne qu’une fois tous les 15 jours… et encore).

Dans la même veine que la motricité libre, nous préférons les jouets « ouverts », c’est-à-dire les jouets qui peuvent s’utiliser de mille façons différentes (l’exemple-phare : les Lego), ou les jouets type Montessori (qui se trouvent facilement chez Oxybul ou Nature&Découvertes). Une des marques phares est la marque Grimm’s et leur fameux arc-en-ciel. Parce qu’on tient à nos oreilles et nos rétines, on privilégie les jeux en bois plutôt que les jouets en plastique multicolore et/ou électroniques.

La liste shopping :

  • Un tapis d’éveil, que tu peux acheter, ou coudre toi-même, ou même utiliser un plaid
  • Une arche de jeu, celle de chez Ikea par exemple, ou inspiration scandinave sur Etsy
  • Des jeux ouverts comme dit plus haut, et avant 1 an tu peux te limiter à des bidules qui traînent dans la maison (un gros pinceau à maquillage, une cuillère en bois,un morceau de papier sulfurisé…)

Voilà donc ma liste « d’indispensables » pour parent proximal. J’espère que ça t’aura donné des idées, pas seulement si tu pratiques le même genre de parentalité, mais aussi si tu as un petit appartement ou que tu suis la tendance minimaliste.

Et toi, tu as d’autres d’indispensables ? Tu penses que j’en ai oublié, ou que j’en ai déjà trop mis ? Dis-moi tout !

A propos de l’auteur

Hello ! J'ai 28 ans et j'habite en Angleterre avec mon mari Loulou et nos deux enfants dingos Peluche (2,5 ans) et Pioupiou (6 mois). La vie à quatre, c'est l'éclate !