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La césarienne, nos conseils pour bien la vivre


Publié le 13 décembre 2017 par Camille

Aujourd’hui, les chroniqueuses Doupiou, Mlle Mora, Chacha d’Avril, Two Love et Mme Indécise te donnent quelques conseils si tu te prépares (ou pas) à accoucher par césarienne.

La césarienne est un accouchement qui a malheureusement mauvaise presse – les mauvaises langues diront que ce n’est même pas un « vrai » accouchement.

Voici les petits conseils (personnels) des chroniqueuses qui ont accouché par la grande porte !

Pour une césarienne programmée

Doupiou : Je pense que tout dépend si c’est une première ou une deuxième césarienne. Dans mon cas, celle programmée sera ma seconde, je suis donc bien plus relax. J’aimerais faire un projet de naissance à préparer avec ma sage-femme. L’article sera prévu pour bientôt !

Mlle Mora : Si j’avais pu avoir une césarienne programmée, j’aurais vraiment posé toutes les questions possibles et imaginables pour savoir à quoi m’attendre.

Chacha d’Avril  : Pour ma part, je te conseillerais d’essayer de relativiser le plus possible. Oui, c’est un acte chirurgical important mais ça reste la naissance de ton enfant.  Alors, essaie de ne penser qu’à ta rencontre avec ton bébé et dis toi que tout le reste n’est pas effrayant ou stressant mais simplement que ça fait partie de cette merveilleuse journée que sera l’arrivée de ton bébé. Tu as le droit d’être impressionnée ou effrayée mais respire calmement, doucement, fait abstraction de la température glaciale de la pièce, des six personnes qui te voient toute nue et des sensations bizarres dans ton corps et ne garde qu’une seule chose à l’esprit : ton bébé arrive, ton bébé est en train de naître !

Sinon, de manière plus pragmatique : tu vomiras peut-être prépare-toi à cette idée. Tu passeras du temps en salle de réveil loin de ton bébé, mais ton mari sera avec lui tout ce temps, il ne sera pas seul pour ces premiers moments, promis. Et c’est une chance pour ce bébé de passer autant de temps avec son papa dès le début. Tu vas avoir très mal les jours qui vont suivre, forcément dès que tu bougeras ça tireras sur ton ventre. Ce n’est pas drôle du tout.  Mais tu n’y penseras pas tant que ça, tu auras l’esprit tellement occupé par ton bébé et tout ce que tu dois apprendre que tu oublieras la douleur.

Two Love : Je crois que même préparé, on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre malgré tout. Il faut savoir que l’intervention n’est pas douloureuse mais que tu peux ressentir des pincements ou des tiraillements. Pour ma première césarienne, mon mari était là, cela m’a permis de me concentrer sur autre chose que ce qui était en train de se passer (j’avais un peu l’impression qu’on « fouillait  » dans mon ventre. Les bruits, les médecins, cela peut être assez déroutant et très loin de l’image de l’accouchement dont on avait rêvé.

Mme Indécise : J’avais la chance de travailler dans le milieu, du coup le bloc, les bruits  les produits tout ça m’était familier. Si j’ai un conseil est de bien dire ou lister ce que l’on souhaite. C’est très difficile de savoir à quoi s’attendre quand c’est la première mais raconter comment on s’imagine les choses permet d’échanger avec le professionnel et de se confronter à ce qui ne sera pas possible et ce qui peut l’être si tout le monde est bien au courant et préparé. Et par conséquent on limite les déconvenues. Malgré tout ça une chose m’a surprise c’est la sensation. Je le sais pourtant mais je ne pensais pas sentir à ce point les mouvements qui allaient avoir lieu au niveau de mon abdomen. Et c’est très étrange cette sensation sans douleur, un peu comme quand tu touches un membre engourdie. C’est bizarre mais faut le savoir.

Pour une césarienne en urgence

Doupiou : Je me suis complètement laissée porter par l’équipe médicale qui m’expliquait geste par geste ce qu’il se passait derrière le champ opératoire. Je regrette de n’avoir pas pu trouver un juste milieu entre le lâcher prise (puisque de toute façon tu ne maîtrise rien) et un minimum d’implication : je n’ai pas eu l’impression d’avoir accouché. Dans le cas d’une césarienne en urgence, la plupart des hôpitaux n’acceptent pas la présence du papa. Toujours bon à savoir. Enfin, j’aurais aimé qu’on me parle de la salle de réveil ! Je suis tombée dans les pommes après l’accouchement et me suis réveillée seule dans une chambre noire (en salle de réveil donc !). J’ai eu peur et surtout, je n’avais pas de nouvelles de ma fille. Je crois que ça a été l’événement le plus difficile pour moi.

Mlle Mora : Le plus dur, je trouve, c’est de voir le personnel médical commencer à « paniquer » sans prendre le temps de t’expliquer ce qui se passe. Mon mari a dû demander explicitement s’ils allaient me faire une césarienne ! Tout s’enchaîne très vite, on n’a vraiment pas le temps de réfléchir à ce qui nous arrive, et personnellement, je n’avais absolument pas envisagé que ça se passerait comme ça. Tu sais, quand tu fais tes préparations à l’accouchement et que tu écoutes d’une oreille distraite tout ce qui touche à la césarienne, parce que ça ne te concerne pas… Bah, non, écoute, car ça peut arriver, et on est vraiment désemparée quand on ne sait plus du tout ce qui se passe. Pour ma part, mon mari a pu rester avec moi, heureusement, mais clairement, d’un coup, tu es un peu dépossédée de ton accouchement, l’équipe médicale prend le relais pour « sortir le bébé » ! L’acte en lui-même est assez rapide, tu ne sens absolument rien à part qu’il fait froid.

Si ton bébé va bien, tu pourras le voir dès sa naissance, mais il va vite partir avec son papa (je me suis consolée en me disant qu’au moins le lien père-fille s’est construit entre eux, dès la naissance). Et ensuite, il y a le temps où ils remettent tout en place et te referme, parce que, oui, tu étais littéralement les tripes à l’air (tu ne vois rien rassure-toi!). J’ai trouvé ce temps très long parce que j’avais envie de voir mon bébé, et les discussions des médecins autour de moi, c’était assez irréaliste.

Chacha d’Avril : Je reprendrais les mêmes conseils que donnés plus haut même si j’imagine que ça doit être beaucoup plus dur à mettre en pratique. Tu n’as que quelques minutes pour te faire à l’idée de la césarienne ET tu dois faire le deuil de ton accouchement par voie basse mais ton bébé arrive, le reste ce n’est pas vraiment important. Ton enfant, une fois adulte, n’en aura rien à faire d’être né par voie basse ou par césarienne. C’est pour toi que c’est difficile, et c’est compréhensible. Je ne veux pas te donner l’impression que je suis insensible, je voudrais juste te faire comprendre  que quel que soit la manière dont ça se passe, la naissance de ton enfant restera un beau moment.

Mme Indécise : Je vais me permettre ici de faire un méa culpa parce que des départs aux blocs en urgence, j’en ai fait. On fait un maximum pour ne pas être trop déshumanisant mais c’est dur pour nous aussi. La peur ne me quitte jamais dans ces moment-là, alors on peut être ailleurs, moins présent, moins à l’écoute, n’hésite pas à t’imposer à parler, à nous rappeler que tu es là. C’est ridicule tu ne devrais pas avoir à le faire, mais des fois on en a besoin parce qu’on est noyé par la quantité d’informations à gérer.

crédit photo : pexels

A destination de l’entourage

Doupiou : Une césarienne reste une opération où tu auras plus ou moins de mal à récupérer. J’étais épuisée le lendemain et voir les gens de ma famille débarquer m’avait encore plus fatiguée. Pour cet accouchement, Mari Barbu et moi avons déjà prévu de ne laisser venir la famille qu’au minimum deux jours après, suivant comme je me sentirais bien sûr.

Mlle Mora : J’ai eu l’impression que seules les femmes ayant vécu une césarienne comprenaient dans quel état je pouvais être dans les semaines suivants l’opération. Les autres me parlaient des douleurs d’épisiotomie, je compatissais, mais honnêtement, pour l’avoir vécu à l’accouchement suivant, pour moi c’était peanuts par rapport aux suites de couche de la césarienne. Alors, il faut vraiment que l’entourage soit patient, on ne se remet pas du jour au lendemain d’une telle opération.

Chacha d’Avril : Soyez gentil. Ce n’est pas drôle, on a mal partout, on ne peut pas bien marcher les premiers jours. On met plusieurs jours à s’en remettre au contraire d’un accouchement par voie basse. Alors, ne vous imposez pas à la maternité sauf si la maman vous a demandé de passer. Ne faites pas de remarques désobligeantes sur sa façon de marcher ou ses grimaces de douleur. Ne comparez pas avec votre accouchement ou la césarienne de la voisine Géraldine. Soyez gentil, la maman vient d’accoucher, elle a besoin de calme et de bienveillance.

Mme Indécise : A toi l’amie, qui crie : « Oh ma pauvre, une césarienne ! »,  à toi la voisine et ton petit air dégouté, à toi la sœur qui avec ton petit air supérieur me rappelle que je n’ai pas vraiment accoucher, à toi la copine de copine qui me dis « Au moins tu n’auras pas eu mal ! », à toutes , je dis stop on remets les pendules à l’heure :
Oui on choisit rarement une césarienne mais ton « oh ma pauvre » ne fait qu’accentuer le deuil que j’ai peut-être du mal à faire. Quand Madame A te dit qu’elle a accouché par voie basse, tu ne lui réponds pas ma pauvre nan (pourtant c’était pas non plus une partie de plaisir…) ? Bah là c’est pareil, j’ai besoin de ton soutien et qu’on valorise plutôt le courage dont j’ai fait preuve plutôt que de me réduire à mon non choix sur mon mode d’accouchement. Ton « Oh ma pauvre »  me rend passive dans cet acte, et non je ne l’ai pas été, mon courage ne s’est pas exprimé dans la force de mes poussées mais dans la maitrise de moi et l’abnégation dont j’ai fait preuve durant mon accouchement. Une césarienne c’est douloureux psychologiquement mais aussi physiquement donc oui ça fait mal, oui c’est dangereux, oui c’est risqué, donc oui c’est bravo pour ta force lors de la césarienne et pas ma pauvre.
Oui j’ai accouché, et oui j’ai le droit de dire que j’ai accouché. Accoucher c’est mettre au monde un enfant. Ça ne précise pas le mode d’accouchement, donc no complexes les filles, on a bien accouché.
Pour finir, à toi qui comme moi t’es sentie envahie par un immense sentiment d’incompétence parce que tu vois, tu n’as pas été capable d’accoucher comme la nature l’aurait voulue. À toi, à qui tatie Georgette a répondu que sans la médecine actuelle ni toi ni ton bébé ne serait là : « Screw Tatie Georgette », si elle est encore là pour dire de telles âneries c’est aussi grâce à la médecine, et on ne la voit pas remercier la médecine tous les matins. Un parent, c’est cet homme ou cette femme qui malgré la difficulté, la douleur, la fatigue, est là au chevet de son bébé à 3h du matin pour le énième biberon/tétée. Et c’est bien ce que tu fais. Aucune étude n’a encore mis en lien le fait d’être un meilleur parent avec un mode d’accouchement donc là aussi « screw ce sentiment d’imposture ». Tu es là chaque jour auprès de ce petit être et c’est la seule chose qui peut-être la définition d’un parent.

 Le petit conseil pratique

Doupiou : Les slips filets demandés par la maternité n’étaient absolument pas pratique car ils s’accrochaient dans les agrafes de la cicatrice.  Je ne les ai porté que les deux premiers jours et j’étais contente de pouvoir mettre mes culottes en coton !

Mlle Mora : Il faut vraiment faire confiance à l’équipe médicale, lâcher prise (le mieux c’est d’avoir le papa à côté qui pose toutes les questions utiles parce qu’il te connaît par cœur!). Tu auras sans doute l’impression d’être un corps mort juste après l’opération, à cause de l’anesthésie (de toute façon, tu ne pourras pas bouger…), mais garde à l’esprit que c’est temporaire, tu vas retrouver toutes tes facultés, mais il ne faut pas vouloir aller trop vite. La première fois que tu te lèveras, demande de l’aide, et vraiment, ne force pas, ça va revenir. Et surtout, ne culpabilise pas de ne pas pouvoir t’occuper tout de suite pleinement de ton bébé. Tu as besoin de récupérer pour pouvoir bien t’occuper de lui au retour à la maison.

Chacha d’Avril : Pas facile, il y a tellement de choses à dire. N’ai pas peur de la piqûre anésthésiante (la grosse dans le dos, je trouve plus le terme exact), la perfusion dans la main est plus douloureuse. C’est dire à quel point c’est indolore ! Prépare toi à devoir certainement laisser ton bébé en nursery pour sa première nuit. Tu sors d’une intervention chirurgicale importante, tu ne seras sûrement pas en mesure de t’en occuper seule. Tu auras les 7 300 nuits suivantes pour te rattraper 😉 N’ai pas peur de nettoyer ta cicatrice dans les jours qui suivent. Ca ne fait pas mal, c’est juste froid !  Mais si tu as vraiment peur de nettoyer quelque chose que tu ne voies pas, demande à ton mari de le faire pour toi.

Two Love : Doupiou parle des agrafes mais tous les chirurgiens ne les utilisent pas. De plus en plus, ils utilisent le surjet. Ce sont des points qui sont à l’intérieur, donc ça tire bien moins et on n’a pas besoin de les enlever. Tu sortiras de la maternité avec une cicatrice fine et assez jolie. Il faut aussi que tu sois préparée au fait que tu vas avec des piqûres d’anticoagulant pendant quelques semaines.Il est conseillé de masser la cicatrice quand elle est bien refermée afin de l’assouplir et limiter les adhérences.

Mme Indécise : Je veux juste te donner de quoi te projeter un minimum :

Il y a trois temps dans le processus de la césarienne : la préparation (plus ou moins rapide quand c’est en urgence, l’acte chirurgical et anesthésique en parallèle et la salle de réveil. La préparation : Tu vas bien souvent te retrouvée sur un brancard à plat dans une salle froide, les gens vont s’afférer autour de toi, souvent l’anesthésiste ou l’infirmier(e) anesthésiste t’accompagnera et t’expliquera la procédure. On risque de t’y poser une sonde urinaire, de te coller des patchs pour surveiller tes paramètres vitaux, et il y a de fortes chances qu’on te colle un brassard qui gonflera au début  toutes les 15 min si ce n’est plus. On va te perfuser également si cela n’a pas été fait avant.
La phase de l’acte chirurgical sera probablement marquée pour toi par l’installation d’un grand champ bleu qui va te couper un peu la vue. Souvent une de tes mains sera attachée mais si ce n’est pas le cas, essaye au maximum de ne pas le touché. Il est censé être stérile et si tu le touches faut souvent tout recommencer. L’obstétricien va s’installer et démarré l’incision. Une fois le bébé sorti, s’il crie de lui-même on lui établira rapidement son score d’AGPAR et, on te le présentera. Tout ça peut varier si ton loulou a besoin d’un peu plus de stimulation ou d’une aide plus soutenue. Mais dans tous les blocs, on choisit souvent de les sortir rapidement car il fait froid dans un bloc et les petits n’ont pas la capacité à maintenir leur température. J’ai eu la chance de pouvoir le mettre au sein au bloc avec une couverture chauffante, demande ça ne coûte rien. Une fois que ton loulou est là, malgré la foule de gens qui s’agglutine autour pour lui prodiguer des soins, tu(vous) es(êtes) le(les) parents, tu as donc le droit de refuser ou de différer certains soins. Je refusais par exemple l’aspiration si mon bébé criait et avait une bonne saturation en oxygène. Là encore parles en avec le personnel qui t’accompagne avant l’intervention mais aussi pendant (la piqûre de rappel ne fait de mal à personne!).
Pour finir je dirais la salle de réveil, je trouvais ça long avant l’accouchement, je trépignais d’en sortir. Aujourd’hui je bénis ce moment, car il a aussi permis à mon mi-ours de mari, de se retrouver porte fermée seul avec notre haricot. Aucune échappatoire en vue, aucune possibilité de se reposer sur moi, et l’équipe n’avait pas que lui dont il fallait s’occuper. Cela a pour ma part fortement autonomiser mon homme dans la gestion de notre enfant, et au moins  pour ça je dis merci.

Et toi ? As-tu d’autres conseils pour bien vivre une césarienne ? Est-ce un accouchement qui te fait peur ? Ou au contraire qui te rassure ? Dis-nous tout !

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Commentaires

17   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame C

Ahhh… qu’est ce que je m’y retrouve.
La cesarienne en cours d’accouchement… une oreille distraite… et bam, la césarienne d’urgence (après 31 heures de travail).

Pas eu le temps de stressée, équipe médicale au top, discussions suréalistes (les soldes), le papa avec moi (le musut). Par contre, et differament à vos témoignages : j’ai eu mal pendant l’acte. De façon brève mais très intense, l’impression d’avoir une mêlée de rugby sur moi.

Le côté positif de la cesarienne : le papa est obligé de s’occuper de bebe de suite (bain, soin du cordon…).

Pour les douleurs, je crois que vous les expliquez bien.

Un conseil : pour le retour à la maison, faites appel à la sage femme à domicile : soin du bebe et de la cicatrice pour le moment.

le 13/12/2017 à 08h45 | Répondre

PINEAU Virginie

Merci pour cet article ! Un « douloureux » souvenir que la césa en urgence. Non pas physiquement, J’ai étonnement réussi à récupérer très vite…mais psychologiquement…ce deuil que l’on doit faire. Et toutes ces personnes te disant « ma pauvre ».
Et d’ici 2/3 semaines (2 ans presque tout pile après ma césa), j’espère avoir un AVAC réussi…

le 13/12/2017 à 10h13 | Répondre

Titine

Merci pour cet article. Accouché par césarienne programmée en début d’année. Césarienne sous anesthésie générale donc impression de n’avoir pas été « active ». Suite de couches extrêmement douloureuses pour ma part. Oui on se dit que notre bébé va bien et on se raccroche à ça mais perso ce fût douloureux pendant très longtemps. Difficile de l’expliquer aux proches.
Mais aujourd’hui que du bonheur évidemment 😃

le 13/12/2017 à 10h23 | Répondre

Audrey

La phrase qui m’énerve le plus et que l’on retrouve souvent chez les « idéalistes » de l’accouchement c’est que la césarienne n’est pas un vrai accouchement….. Ces gens ne méritent même pas qu’on leur réponde. Un accouchement est le fait de mettre un enfant au monde c’est tout.
Personnellement, j’ai plutôt bien vécu ma césarienne d’urgence. J’étais plutôt rassurée que l’équipe sorte mon bébé le plus rapidement possible alors qu’elle souffrait.le moyen de le faire m’importait peu, seul le fait de savoir qu’elle allait bien m’importait. L’équipe médicale qui s’est occupée de moi était au top et je pense que ça a beaucoup joué dans la balance. L’anesthésiste qui m’a accompagné tout le long m’a expliqué tout le déroulement avec des pointes d’humour pour détendre un peu l’atmosphère. Alors oui, il y a les douleurs d’après (merci les impressions de coups de poignard dans le ventre à chaque mouvement 🙂 ) . Le plus douloureux a été pour moi les piqûres anti coagulantes. Mais je voyais à la maternités des filles qui avait vécu une épisio qui semblait souffrir beaucoup plus que moi (merci les anti douleurs 😉 lol). Attention, je ne dis pas que je suis une warrior, mais chacune est différentes face à la douleur et les comparaisons de douleur pour savoir qui est la plus méritante dans l’accouchement m’énerve aussi grandement!!

En plus de tous les conseils (très justes) que vous apportez pour l’après césarienne, je voudrais rajouter le « ressenti du père ». Je parle surtout pour les césariennes en urgence. (Pour les césariennes programmée, l’opération se déroule différemment il me semble). Cela peut être aussi traumatisant pour eux. Pour nous la césarienne finalement, malgré tout ce qu’elle engendre, on la vit de l’intérieur et on sait ce qui se passe, on sait si tout va bien ou pas. Mais eux ils assistent déjà assez impuissants à l’accouchement en faisant ce qu’ils peuvent pour nous soulager, mais lorsque que toute l’équipe médicale déboule dans la chambre et emporte leur femme et leur futur bébé, en le laissant de coté,sans la moindre explication, avec comme seule mission attendre gentiment dans un coin le retour de la sage femme qui va leur rendre leur bébé, Les quinze vingt minutes qui passent sont à mon avis trèèès longues. Après en avoir parlé à mon mari, il m’a avoué qu’il n’avait vraiment pas bien vécu cet accouchement et avoir eu très peur pour moi, pour notre fille. Certains peuvent culpabiliser, certains peuvent aussi s’éloigner de l’enfant car la peur de perdre leur femme est trop forte. Leur laisser la parole est aussi important il me semble pour l’équilibre de cette nouvelle vie. Un accouchement finalement il ne faut pas l’oublier trop vite on le vit à trois (ou quatre si c’est des jumeaux 😉 ).

le 13/12/2017 à 10h32 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

C’est marrant car finalement, je me retrouve assez peu dans les récits de vos césariennes.
Comme je le raconte sur mon blog, j’ai eu une césarienne en semi-urgence (code orange). Je suis allée au bloc à pied (bon on repassera pour les explications…), le papa a pu être avec moi et l’anesthésiste et l’IADE ont été top avec moi. Bien plus que la sage femme. Une fois ma petite Tess née, on me l’a présentée et elle est partie quelques minutes avec son papa pour les premiers soins. Pour mon grand bonheur et ma surprise, elle est vite revenue au bloc avec moi pour un peau à peau et une tétée de bienvenue! Un souvenir merveilleux! On était ensuite tous les 3 en salle de réveil. Bon bien sûr tout ça a été permis car mon état et celui du bébé le permettait. Mais les maternités ont vraiment des pratiques différentes en terme de césarienne donc il ne faut pas hésiter à se renseigner lors de l’inscription par exemple. Il y a aussi l’association césarine qui répertorie sur son forum les expériences de césarienne selon les maternités, ça peut aider à faire un choix 😉
Et puis bon, les suites de couche, je n’en ai pas un souvenir traumatisant ni très douloureux mais ça n’avait vraiment rien d’agréable…

le 13/12/2017 à 11h13 | Répondre

Marina

J’ai eu une césarienne programmé il y a 1 an et je l’ai très bien vécu. J’avais pu établir un projet de naissance qui a été respecté a la lettre : J’avais demandé à ce qu’on me donne des médicaments pour ne pas être malade ( vomir ) a cause de l’anesthésie ( car j’ai la phobie de vomir ) et je n’ai pas été malade; dans le même genre j’ai demander pas de morphine dans ma perfusion que des anti douleurs classique. J’ai demander a ce que mon bébé et moi ayons un temps de peau a peau au bloc ( si la santé de mon bébé le permettais ) ce que j’ai eu mon fils est venu directement sur moi et je l’ai eu pendant tout le temps où ils m’ont recousu. Nous sommes rester en salle de réveil tous les 3 pendant 2h puis remonter dans la chambre.
Je ne garde pas non plus un souvenir exécrable des suites de couches ( et pourtant je suis douillette ^^ ) mais rien d’agréable non plus.
Tout ça pour dire que c’est bien de prendre conscience que ça peut être compliqué et douloureux mais que ça peut aussi très bien se passer. Avant ma césarienne j’ai chercher beaucoup de chose sur la césarienne et je n’ai lu que des scenarios catastrophe j’aurais aimé lire que ça peut aussi bien se passer 😊

le 13/12/2017 à 11h58 | Répondre

Madame Yoga

Ahlala quel sujet sensible pour moi. J’ai eu une césarienne en urgence suite à un déclenchement qui a mal tourné dans le cadre d’une pré éclampsie (déjà le tableau est dressé!). J’étais tétanisée avant même l’annonce de la césarienne car je ne contrôlais plus mon corps et le coeur du bébé avait déjà lâché 2 fois… L’annonce de la césarienne a été la goutte d’eau. Je ne me souviens quasiment de rien car j’étais juste occupée à essayer de survivre. L’arrivée de toute l’équipe dans la salle de naissance a été traumatisante comme tout ce qui a suivi. Mon mari n’a pas pu suivre bien évidemment mais la sortie du bébé n’aura pris que 8 minutes. Et ensuite? Bébé a été embarqué sans que je puisse le voir (mais honnêtement j’en avais rien à faire sur le moment). On m’a dit que je le verrai en sortant sauf qu’il a été en détresse respiratoire et qu’ils l’ont emmené de suite en néonat. Le reste a été du même acabit, j’ai passé 5h en salle de réveil mais en compagnie de deux supers aides soignants! Mon mari était tellement paniqué qu’il a été autorisé à venir me rendre visite. Pour finir cette nuit catastrophe, la pédiatre de néonat a réussi à obtenir que je vois mon bébé 2 minutes avant qu’ils le transfèrent dans un autre hôpital.
Pour moi ce n’est pas la césarienne en soit qui m’a choquée mais la peur de perdre mon bébé avant même de l’avoir vu. Je suis tombée sur une équipe au top et les suites de couche n’ont pas été trop douloureuses, j’ai pu arrêter rapidement les anti douleurs. Bien entendu j’ai eu les 2 ou 3 jours suivants cette sensation que mon corps allait se diviser en deux parties! Et vive le fauteuil roulant pour se rendre en néonat!

Si j’ai un conseil à donner : faire sa visite post natale avec l’obstétricien qui a fait la césarienne (quitte à avoir un rdv avec son gynéco habituel après) car cela permet vraiment de poser toutes nos questions à froid.

le 13/12/2017 à 12h13 | Répondre

Madame Yoga

Ah oui et dans le genre phrase énervante j’ai eu l’inverse de la plupart des commentaires puisqu’on m’a dit « t’as eu de la chance d’avoir une césarienne »! grrrrrrrrrr!

le 13/12/2017 à 12h15 | Répondre

Lilicorne

J’ai eu une césarienne en urgence (code rouge) à laquelle le père n’a pas pu assister et je n’ai pas pu garder mon loulou avec moi. Je l’ai à peine aperçu quelques secondes avant qu’il soit emmené en peau à peau avec son papa.
Cependant, je l’ai bien vécue et bien acceptée. Je te résume les points cruciaux à mon sens :

– Comme mentionné dans l’article, il faut se préparer psychologiquement à la possibilité d’une césarienne, même si on veut accoucher par voie basse, même s’il n’y a à priori pas de problèmes, même si on veut un accouchement physiologique… Cela peut arriver quand même. Et l’avoir admis en tant que possibilité peut grandement t’aider à le vivre et à l’accepter.

– Lâche prise. Au moment où la césarienne est décidée, tu ne peux que t’en remettre à l’équipe médicale. Personnellement, je me suis dis « J’ai fait le maximum, mais là ce n’est plus de mon ressort. Tout ce que je peux faire c’est rester calme et continuer de bien respirer pour bien oxygéner mon bébé et ne pas le stresser ». Ca peut paraître idiot, mais j’ai ainsi eu la sensation de tout de même faire quelque chose.

– Pendant l’acte, se dire qu’on accouche pour réaliser. Personnellement, je me répétais en boucle « je suis en train d’accoucher, ça y est, il va arriver, je suis en train d’accoucher… » Et même si je n’ai pas senti le passage, je n’ai pas eu de « manque » ou de sensation incomplète de mon accouchement.

– Juste après, se préparer à la possibilité de devoir attendre des heures en salle de réveil avant de revoir ton bébé, même si je sais que c’est différent selon les établissements. Personnellement, j’ai accouché à 10h02 et j’ai retrouvé mon fils vers 13h30. On m’a donné de ses nouvelles, mais c’est très, très long. Profite-en pour dormir et te reposer, tu n’en auras pas l’occasion de sitôt par la suite 😉

– Être consciente des suites de la césarienne. Ca a été le plus dur pour moi, je n’avais pas du tout appréhendé « l’après » :
o Tu auras une sonde urinaire qui sera enlevée si tout va bien quelques heures après l’intervention
o Tu devras porter des bas de contention pendant 2-3 semaines (glamour +)
o Tu devras te faire des injections d’anticoagulants à la maison pendant plusieurs jours (et supporter tes cuisses pleines de bleus, glamour ++)
o Dans les jours qui suivent, tu marcheras pliée en deux et tu ne pourras pas porter immédiatement ton bébé. Les douleurs sont supportables mais la sensation de tiraillement persistes plusieurs semaines.
o Et surtout, surtout, surtout : la césarienne coupe tes abdominaux (ben oui, ils sont devant…). Donc, tu n’auras plus aucune force pour te relever ou te redresser, pendant plusieurs semaines ! Tant que j’étais à la maternité, je ne m’en étais pas rendue compte (avec la poignée au-dessus du lit), mais le retour à la maison a été dur. Je n’arrivais pas à me redresser dans mon lit, ni à prendre le bébé de son cododo et à le « tirer » jusqu’à moi (pourtant à quelques centimètres) pour l’allaiter, ni à monter les escaliers avec le bébé dans les bras. Cette impuissance est le point que j’ai le plus mal vécue par rapport à ma césarienne.
J’ai ensuite fait de la rééducation abdominale avec une sage-femme afin de reconstruire tout ça.

Enfin, un dernier conseil : prend soin de ta cicatrice, dès ta sortie de la maternité. Mieux, aime-la ! Bichonne-la, masse-la, met-lui de la crème, n’en ai pas peur. Elle fait partie de toi, c’est une de tes « blessure de guerre de la vie » et c’est un souvenir merveilleux, celui de la naissance de ton enfant. A chaque fois que je la regarde, je me dis que c’est par là que mon fils est sorti, je souris et me dis que si j’avais accouché par voie basse je n’aurais pas de « signes-souvenir » aussi visible 🙂

le 13/12/2017 à 12h42 | Répondre

Flora

Il ne me viendrait jamais à l’idée de qualifier la césarienne comme moins courageuse tellement j’en ai peur ! A quelques jours de mon terme c’est sur le top de la liste de mes craintes… A choisir je préfère douiller avant d’avoir bébé qu’après.
Bref merci pour cet article qui m’aide à relativiser un peu et à savoir à quoi m’attendre au cas où. Je suis déjà bien rassurée d’être dans un hôpital qui favorise la présence du papa et le peau à peau en cas de césarienne tant sue possible.

le 13/12/2017 à 14h41 | Répondre

Mme Coati

Pour moi, césarienne en urgence dans une maternité type 3 parisienne, que j’avais choisie exprès pour avoir une grossesse médicalisée. Je n’étais pas préparée (mes cours de préparation devaient commencer la semaine suivante), mais je savais que ça pouvait arriver, et que selon la méthode utilisée les abdominaux étaient plus ou moins coupés. La seule phrase que j’ai prononcée à destination du chirurgien c’est « faites attention à bien me recoudre ». Ça peut paraître drôle, mais j’ai honte d’avoir dit ça. Je n’ai pas eu peur une seconde pour mon bébé alors que c’est parce qu’il avait des arythmies qu’on a dû le sortir vite. Encore une fois j’ai honte. J’ai su après que le médecin avait dit « on a 15 minutes pour le sortir », si je l’avais entendu j’aurais pu mieux prendre conscience qu’il était en danger.
J’ai pleuré sans pouvoir me contrôler entre la salle de naissance et le bloc, déçue de devoir en passer par une opération, et un peu choquée par la surprise et l’agitation autour de moi, mais je n’ai pas ressenti de déception de ne pas accoucher par voie basse. Je suis habituée au médical, pas de problème avec ça. Et la césarienne s’est très bien passée. Mon mari n’a pas pu venir, mais cela ne m’a pas dérangée, j’étais bien entourée par le personnel médical et il m’aurait juste vue pleurer et trembler sur la table d’opération de façon incontrôlable, ça lui aurait fait plus de peur que nécessaire. Une des anesthésistes m’a beaucoup parlé, et l’interne m’a apporté des photos de mon bébé sur son portable, dès qu’il a fini ses tests.
Ensuite, j’étais épuisée et j’avais froid, la salle de réveil était quasi vide, et je m’endormais sous la couverture chauffante. Seul l’infirmier qui venait me faire des soins parvenait à me faire ouvrir un oeil… Mon mari est venu seul une fois, je n’arrivais pas trop à parler tellement j’étais prise par le sommeil. Plus tard, il est revenu avec notre bébé, que j’ai pris dans mes bras. J’étais contente, mais j’avoue que je n’ai pas ressenti l’émerveillement que je pensais ressentir. J’étais trop fatiguée, et rétrospectivement je suis vraiment déçue de ne pas l’avoir vécu. J’espère que mon bébé ne s’est pas senti rejeté, je n’avais juste plus de forces, le sommeil était plus fort que moi.
Les suites de couches ont été bien gérées par la maternité, et nous étions contents d’y rester 5 jours (pas d’autre enfant à la maison, je précise) pour tout découvrir. Je n’ai pas eu d’injections d’anti-coagulant après la maternité.
J’ai eu mal pendant environ 2 mois, je pense parce que je ne faisais pas assez attention à me relever sur le côté pour ne pas solliciter mes abdos, et le ventre autour de la cicatrice a été insensible pendant de longs mois (plus d’un an) mais cela revient doucement à la normale.
Désolée pour ce pavé, mes conseils sont donc: se renseigner à fond sur la césarienne d’urgence, s’imaginer le déroulé pas à pas, préparer le papa (et lui dire comment habiller bébé sinon il choisit un peu au hasard dans la valise 🙂 ), prendre tous les anti-douleurs nécessaires, faire très attention aux mouvements pendant plusieurs semaines, en parler autour de soi! (en racontant mon expérience, j’ai découvert qu’un grand nombre d’amies avaient vécu une césarienne d’urgence et je n’en avais rien su!)

le 13/12/2017 à 14h43 | Répondre

Madeleine

J ai bcp aimé mon accouchement par césarienne. J avais déjà assisté à de nombreuses césariennes qd j étais étudiante donc je savais très bien à quoi m attendre et pour moi, c était un accouchement à part entière. Je n’idéalisais pas l accouchement par voie basse.
Ma césarienne était programmée (du jour pour le lendemain: ça fait bizarre, « madame, bah vous allez accoucher demain à 09h30 »)
Le papa était là. J ai pleuré et rigolé. Ils ont baissé le champ qd il est sorti. C était top. Et ils me l ont apporté. En salle de réveil, comme bébé allait bien, on est resté tous les 3 ensemble. Je n ai pas du tout eu mal pdt l intervention. Je pensais même que ça serait plus impressionnant que ça.
On est resté 6 jours à la maternité, très bien. Mon bébé a toujours été avec moi. Le papa pouvait dormir là. Les douleurs étaient plutôt supportables, et pourtant je n avais que du paracetamol et ibuprofene. Pour les anticoagulants, je n en avais plus rapidement.
J ai eu des complications plus tard, assez graves, mais liés à ce qui a motivé la césarienne, pas à la césarienne en elle-même. Ça, je m en serait bien passé. En particulier une endometrite (infection de l utérus) et j ai eu bien mal…
Si pour une prochaine grossesse, c est encore une césarienne, je n en ferai pas une histoire, même si une voie basse est préférable, bien sûr.
Bébé est né il y a 4 mois. Je me sens très bien depuis deux mois. Et j ai repris le sport sans problème.
Une astuce pour se sentir active: il faut bien respirer, surtout pour les césarienne en urgence, pour oxygéner au maximum le bébé.
Je ne regrette rien:
Pour celles qui doivent avoir une césarienne, il y a quelques avantages à se rappeler:
-mon bébé etait une petite merveille qui n a pas souffert de tout cela. Et en plus, il était tout beau à la naissance, comme il n a pas eu à passer par voie basse, son visage était tout lisse, moins rouge et tuméfié que mes neveux par exemple.
-J ai un périnée de championne selon la sage-femme.
-pratique de savoir le jour et l heure. Le papa était certain d être là.
-le papa met direct la main à la pâte, car au début, on ne peut rien porter.
Courage à toute.

le 13/12/2017 à 15h37 | Répondre

CAM

La césarienne reste un moment très douloureux pour moi, mais c’est certainement dû au contexte de mon accouchement. J’ai fais de la pré-éclampsie à 29 semaines et j’ai été transférée en hélicoptère dans une maternité type 3.
Merci Mme Breizh d’avoir témoigné sur le sujet, car ça nous a peut-être sauvé la vie à mon bébé et à moi!
Après 4 jours aux urgences (dont beaucoup de temps en salle de réveil pour être surveillée de près par l’équipe médicale), mon corps lâchais et on m’a dit: « on doit intervenir maintenant et sortir le placenta, donc le bébé, et ce sera une anesthésie générale, car on n’a plus le temps pour une rachi, Hellp syndrome oblige ».
Je n’ai donc rien vu de mon « accouchement » et j’ai encore du mal à dire que j’ai mis un bébé au monde, vu que j’étais totalement passive, et que c’est le trou noir.
Mon bébé est parti en couveuse avec les pédiatres et mon mari était désemparé dans le couloir sans qu’on le tienne informé. C’était une urgence évidemment, mais il a bien douillé aussi. Je suis d’accord que c’est difficile aussi pour le papa et il est souvent mis de côté. En tout cas, là où on était.
En salle de réveil, il a pu venir me voir et surtout me rassurer car j’avais très peur qu’on m’annonce que mon bébé n’avait pas survécu ou qu’il n’allait pas bien. Mon fils est donc né grand prématuré à 1,180kg et 30SA. Il parait que c’est un « gros » bébé pour les équipes de néonat, mais c’est dur de le voir si petit et de se dire qu’il était bien au chaud et qu’on a dû le déloger car les échanges maman/placenta ne se faisaient plus bien.
J’ai vu quelques photos, mais j’étais sous l’effet de l’anesthésie, je ne me rendais pas compte. Je n’ai pu le voir que le lendemain soir, quand mon mari m’a emmenée en fauteuil roulant en réanimation néonat. Il faut alors accepter être impuissante et ne pas pouvoir s’en occuper comme on le souhaiterait et ne pas être effrayée par les machines, les alarmes, le personnel médical qui s’affaire autour de son bébé.
Malgré la douleur, les jours suivants, je me suis forcée à me lever pour aller le voir, car être séparée de lui était terrible. Le fait de remarcher et d’avoir un but m’ont aidée pour me remettre de la césarienne.
C’était un contexte particulier bien évidemment, mais 2 mois de bas de contention et de piqûres pour les phlébites, et quand j’ai pu sortir de l’hôpital au bout de 12 jours sans mon bébé, les trajets en voiture étaient difficiles. ça tiraille bien dans le ventre et je maudissais les dos d’ânes et les rond-points, même si mon mari faisais attention.
J’ai eu du mal à accepter et appréhender ma cicatrice et encore aujourd’hui, c’est parfois douloureux car ça me rappelle beaucoup de moments difficiles.
Mon bébé va bien maintenant et ne devrait pas avoir de séquelles de tout ça, mais je crois que c’est le choc et la brutalité des évènements, plus que la césarienne en soit qui sont pour moi durs à surmonter.
J’aimerais connaître un jour un accouchement voie basse pour comparer. Avec la césarienne, il n’y a peut-être pas la douleur des contractions, mais on ne s’en remet pas comme ça, il faut plusieurs semaines après l’accouchement pour retrouver son corps.
J’espère ne pas vous avoir effrayée, j’idéalisais peut-être mon accouchement. Alors savoir que tout ne se passe pas toujours comme prévu, que ça peut basculer du jour au lendemain et surtout qu’on ne décide pas de ce qu’il va se passer vous aidera peut-être à vous préparer en cas d’urgence.
Bon courage à toutes

le 13/12/2017 à 22h23 | Répondre

Madame Yoga

Bonjour CAM, comme tu peux voir dans mon commentaire j’ai vécu une expérience un peu similaire. Le conseil que je peux te donner c’est d’en parler à un professionnel (la psy de la PMI dans mon cas) car l’entourage est souvent démuni dans ce genre de cas et a tendance à minimiser voir à éluder le sujet à base de « mais maintenant ça va ». Comme si on pouvait oublier en qq semaines/mois…

le 14/12/2017 à 07h32 | Répondre

Croco

J’aurais un conseil à donner, au moins pour les césariennes programmées : prévoyez qu’une personne (de confiance) puisse rester la nuit avec vous à l’hôpital. Je n’ai passée qu’une nuit seule à la maternité, et c’était la cinquième, je commençais donc à me remettre, mais j’ai trouvé très dur de devoir appeler sans arrêt pour avoir de l’aide, et d’attendre parfois un bon quart d’heure pour que quelqu’un vienne (euh, mon bébé à faim, et je n’arrive ni à le prendre dans son berceau depuis mon lit, ni à me remettre au lit en l’ayant dans les bras…)

le 14/12/2017 à 12h21 | Répondre

Madame Nuage

Merci pour cet article…

Ici, bébé en siège mais volonté d’accoucher par voie basse quand même. Malheureusement un accouchement qui s’est très mal passé, avec césarienne d’urgence, bras en croix durant l’intervention, grosse hémoragie et équipe en panique au moment de gérer ça, mari qui doit sortir du bloc avec bébé en raison des complications et qui n’aura plus de nouvelles de moi pendant près de 3h, péridurale qui ne fait plus effet au moment de me recoudre, certitude que s’en est fini… Bref, un gros traumatisme lié à cet accouchement et des douleurs physiques durant l’intervention et bien des semaines après. J’ai aussi très mal vécu le fait de ne pas pouvoir m’occuper de mon bébé comme je le voulais les jours suivants; je me sentais complètement nulle, tant pour l’accouchement que pour mon rôle de maman les jours d’après.

Même si entre temps j’ai accepté cet accouchement et qu’il fait partie de notre histoire, 17 mois plus tard je suis encore très sensible par rapport à ce sujet et les césariennes de manière générale. J’ai l’impression que les césariennes sont très mal comprises. Le fait qu’on puisse penser que cette intervention soit plus facile pour la maman qu’un accouchement par voie basse m’insupporte.

Alors courage à toutes les mamans qui sont passées par là/qui doivent y passer. Même si c’est très dur, on s’en sort, on cicatrice tant de l’intérieur que de l’extérieur et pour certaines on n’hésite pas à recommencer 🙂

le 14/12/2017 à 15h49 | Répondre

Liliwed

N’ayant pas eu de césarienne, mais un accouchement musclé, le point peut être à compléter serait de faire un débrief pour comprendre pourquoi il y a eu une césarienne (et pouvoir intégrer l’évènement, surtout lorsqu’il y a eu urgence). Pour un déclenchement sur col pas mature par exemple, le risque de césarienne est d’une chance sur 2. Ca peut aider à comprendre, si cela n’a pas été dit avant. Concernant les soins, le soutien et autres, l’association césarine est vraiment bien : https://www.cesarine.org/

le 20/12/2017 à 15h05 | Répondre

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