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A la une / Vie de maman

Choupinette et la nourriture

Depuis sa naissance, il y a un peu plus de deux ans, Choupinette est une « petite » mangeuse. A la maternité, déjà, on m’encourageait à tenter de la gaver, à coup de chantage « tant qu’elle ne reprend pas son poids de naissance, vous ne sortirez pas ». Heureusement, la pédiatre en a décidé autrement, parce qu’elle a finit par récupérer son poids au bout de plus de 2 semaines ! Elle a toujours été en dessous de la quantité de lait recommandée sur les boites (les fameuses indications à 2 mois x mL, à 6 mois y mL, etc… quantités à ajuster avec votre médecin).

La diversification

Lors de la diversification, elle picorait, acceptait de goûter, refusait les choses qu’elle n’aimait pas (combien de cuillères ont atterri dans son oreille !). Nous avons pris le parti de lui faire tester rapidement un peu de tout, dans nos assiettes à chaque fois qu’elle semblait éprouver de l’intérêt pour un plat. Nous nous sommes rapidement rendus compte qu’elle n’aimait pas du tout les biscuits spécialement conçus pour les bébés, mais qu’elle adorait manger des gros quignons de pain. Au final, nous nous sommes un peu éloignés des recommandations nutritionnelles inscrites sur son carnet de santé. Et nous nous sommes assis sur nos principes. Oui parce qu’avant sa naissance : pas de sucre raffiné avant 3 ans, donc pas de gâteaux ni de chocolat, ni d’ajout de sucre dans les yaourts… Ahhh l’utopie ! Au final, elle va elle-même récupérer la boite à biscuits en disant « gâteau, gâteau ! Chocolat ! ».

Crédit photo : avitalchn

Les repas à la maison

Pour lui servir ses plats, nous sommes rapidement passés à des couverts (fourchette et cuillère) en métal (et plus de cuillère en silicone), dont elle se sert seule depuis ses un an environ. Elle a également un petit couteau à bout rond (mais qui coupe quand même un peu), qu’elle utilise pour tartiner du fromage ou du beurre. Nous lui servons son repas dans une assiette en céramique, et elle boit dans un verre en verre (elle n’est pas passé par l’étape gobelet d’apprentissage). Bien évidemment, il y a eu quelques accidents avec de la nourriture renversée mais seulement une assiette cassée sur la période. Et visiblement, elle est contente de partager les mêmes ustensiles que nous. Nous prenons tous nos dîners ensemble à table, ainsi que les déjeuners le week-ends. Pour les petit-déjeuners, nous sommes un peu plus des loques et nous le prenons sur le canapé devant les dessins-animés (que celle qui ne l’a jamais fait me jette la première tartine !). Nous servons à Choupinette les mêmes plats que nous, depuis l’abandon des petits pots tout prêts (oui, je suis dans la team Grosse Feignasse, je n’ai pas eu de baby cook, et les rares purées maison que j’ai faites avaient bien moins de succès que les trucs industriels tout prêts). Choupinette a une tour d’apprentissage fabriquée par son grand-père, qui lui permet de participer à la préparation des repas (elle casse les œufs en mettant de la coquille, mélange les appareils des tartes aux poireaux avec un fouet en arrosant copieusement le plan de travail, et pèle et coupe des légumes avec de l’aide, évidemment !). Mon objectif est qu’elle ait plus envie de manger ce qu’elle a elle-même contribué à préparer (bon, c’est pas gagné, souvent elle grignotte pendant la préparation et ne veut plus rien manger une fois que tout est prêt !).

Quelles étaient (sont) nos inquiétudes ?

Je trouve ça extrêmement stressant de ne pas voir Choupinette dotée d’un solide appétit. M. Tad et moi aimons beaucoup manger. Pourquoi Choupinette ne mange pas ? Déjà, je pense que les quantités que nous lui proposons sont inadaptées à son âge et à son appétit. Ensuite, la grande question que je me suis posée, c’était celle d’un trouble de l’oralité, voire une anorexie infantile. Après observation attentive de son attitude par rapport à la nourriture, rien de tout ça. Choupinette porte la nourriture, quelque soit la texture à sa bouche, avec des cuillères et des fourchettes (ou ses doigts).  Nous l’encourageons à manger, mais ne la forçons pas. Si elle ne veut plus se nourrir, elle sort de table. Et parfois, elle revient nous voir pendant que nous finissons notre repas, pour quémander un bout de pomme ou une tranche de clémentine. Nous ne faisons pas de chantage à la nourriture, et nous interdisons nos proches de le faire. Choupinette fait toujours partie des petits gabarits. Vers 9 mois, elle a eu une grosse gastro, qui a durablement entamé sa courbe de poids. A deux ans, elle reste vraiment dans le bas des courbes (à peine 11kg). A chaque poussée dentaire, c’est grève de la faim. Au début, nous étions très stressés « mais pourquoi elle ne mange plus du tout? ». Maintenant, nous avons appris à lâcher du lest. A chaque maladie (rhino, virus quelconque qui traine…), encore une grève de la faim. Nous la laissons durant ces périodes manger exactement ce qui lui fait plaisir et à l’heure qui lui convient. Dans le genre éducation laxiste, on est les champions. N’empêche qu’on préfère la voir se bourrer de yaourt et biscuits que de se coucher le ventre vide.

On se dit que dans quelques années, elle mangera de tout, et saura exactement repérer son point de satiété (ce qui n’est clairement plus le cas pour moi, par exemple !). Tant que ma petite fille continue à grandir et à avoir la pêche, je me dis qu’elle doit absorber ce dont elle a besoin.  Mais  soyons honnête, j’espère que Numérobis aura meilleur appétit et que je me ferai moins de soucis !

Tes enfants sont-ils dans le camp « gros mangeurs » ou « petits grignoteurs » ? Est-ce que ça te stresse ou tu n’accordes que peu d’importance à la nourriture ?

A propos de l’auteur

Je suis Rigel, mariée, maman d'une Choupinette née début 2016, et de Numérobis, de début 2018. Je n'aime pas le matin et le dimanche soir. J'aime les plannings bien organisés, le sport et le chocolat.