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Conseils / Vie de maman

Laisser son bébé pleurer : bonne ou mauvaise idée ?

Le temps passe, mais il y a certaines controverses qui ne se démodent jamais, et l’une des plus populaires est de savoir si laisser un bébé pleurer est une bonne ou une mauvaise chose. Accordons-nous trop d’attention à nos enfants, ou sommes-nous trop froids pour créer des liens ?

À cause de cette crainte, nous choisissons parfois de laisser nos bébés pleurer au lieu de les tenir dans nos bras, afin d’éviter de trop les « gâter ». Nous avons tous entendu des phrases comme « si vous tenez vos enfants tout le temps, vous les gâtez ; laissez-les pleurer pour qu’ils ne deviennent pas dépendants ».

Cependant, au fil du temps, nous constatons que cette idée est plus biaisée qu’autre chose. Il a été possible d’analyser si le fait de laisser un nouveau-né crier est sain ou mauvais grâce à des recherches physiologiques et émotionnelles et à leur influence sur le développement.

C’est mal de laisser le bébé pleurer ?

Il est important de se rappeler qu’un nouveau-né a un besoin très fort d’être tenu par sa mère. Physiquement, la mère offre l’environnement le plus sûr pour le nouveau-né. Elle lui permet d’observer et d’analyser son environnement sans prendre de risques.

Le processus d’extériorisation fait référence à la capacité d’adaptation et à la conscience de l’environnement. Le bébé compte sur sa mère pour lui enseigner les compétences qui lui permettront de devenir autonome plus tard. Le contact physique entre la mère et l’enfant facilite ce processus.

En revanche, d’autres spécialistes estiment que le fait de laisser pleurer un enfant est bénéfique. On dit que le fait de laisser pleurer un enfant n’a aucun effet sur le système nerveux central.

Cependant, dans le domaine de la pédiatrie, on dit que les pleurs ne génèrent pas de stress du système nerveux, mais que ce stress existe déjà lorsque le nouveau-né pleure. Par conséquent, les pleurs ne font que prolonger l’état de stress du bébé.

Les différents régimes de sommeil pour bébé

En poursuivant sur ce thème, la confrontation avec les régimes de sommeil les mieux établis et les plus connus nous permettra d’avoir une perspective plus objective. Ici, nous allons nous intéresser aux méthodes Estivill et González.

Eduard Estivill privilégie l’approche behavioriste, tandis que Carlos González prône la parentalité d’attachement. Selon Estivill, la parentalité doit consister à laisser le nourrisson pleurer, mais González plaide pour une approche émotionnelle et physique cohérente.

Estivill s’est fait connaître en 1996, lorsqu’il a publié le best-seller « L’enfant dormira bientôt ». Il s’agit d’un guide pour résoudre l’insomnie des enfants. Sa technique propose une stratégie pour faire dormir la famille et l’enfant d’un bout à l’autre en sept jours après sa mise en œuvre.

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La méthode Estivill consistant à laisser pleurer le bébé

La méthode Estivill suggère de laisser l’enfant pleurer la nuit. Il est essentiel de garder un œil sur son enfant pendant la journée pour s’assurer qu’il se porte bien. Et cela ne signifie pas qu’il faille le garder dans ses bras tout le temps.

Le Dr Estivill recommande de se tenir à un calendrier :

  • Nous ne prenons pas le bébé dans nos bras lorsqu’il se réveille pour essayer de l’apaiser.
  • Nous allons lui parler pendant 10 secondes pour établir le contact et lui montrer que tout va bien.
  • Nous partons, et trois minutes plus tard, nous recommençons.

Il s’agit d’une méthode qui consiste à laisser le nourrisson pleurer afin d’améliorer son sommeil nocturne.

L’attachement parental de Carlos Gonzalez

Le pédiatre Carlos Gonzalez, quant à lui, estime que les enfants qui dorment avec leurs parents ont et auront moins de problèmes. Il affirme que les pleurs du bébé sont instinctifs, comme ils le sont depuis des milliers d’années en réaction aux menaces environnementales.

Il ne s’agit pas d’insomnie ou de mauvaises habitudes, mais d’une réaction parfaitement normale au cours des premières années. Ainsi, lorsque les parents tendent la main à un enfant qui sanglote, cela lui donne confiance. Si vous ne le faites pas, l’enfant apprendra que ses problèmes sont sans importance et deviendra de plus en plus dépendant d’un soutien émotionnel qu’il ne pourra pas obtenir.

Pleurs contrôlés : Que faire avec un bébé qui pleure ?

La colique est un terme utilisé pour décrire les bébés qui pleurent constamment ou à intervalles réguliers tout au long de la journée. Il s’agit plus d’une caractérisation que d’un diagnostic. Nous ne savons pas exactement pourquoi certains bébés souffrent de coliques et d’autres non. Mais ce n’est pas un phénomène inconnu.

La colique est décrite comme un bébé qui sanglote pendant plus de trois heures par jour, trois fois par semaine. Cela concerne un nouveau-né sur cinq dans le monde. Donc que faire face à ce comportement ?

Vérifiez son alimentation

Il est possible que des allergies alimentaires, une intolérance à des préparations spécifiques ou des problèmes gastro-intestinaux soient la cause des pleurs de votre enfant. Pensez donc à consulter votre pédiatre si votre enfant pleure beaucoup.

Soyez patient et calme

Que vous l’appeliez colique ou non, il est peu probable que votre bébé gémisse ainsi pendant plus de trois mois si toutes les causes médicales ont été vérifiées.

À 2 heures du matin, quand il a pleuré toute la nuit, cela peut sembler une éternité, mais tant qu’il reste dans le cadre d’un comportement infantile « normal », vous devez prendre votre mal en patience et laisser votre enfant se développer à son rythme.

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Tenez-les pour calmer leurs pleurs

Dans les communautés où les nouveau-nés sont constamment tenus par un parent, les bébés crient rarement, et s’ils le font, c’est rarement pour longtemps. Il est possible que les régimes alimentaires de ces sociétés diffèrent et contribuent à cette disparité. Le contact étroit, ou une combinaison de ces facteurs et d’autres événements, pourrait en être la cause.

Quoi qu’il en soit, nous savons que les nourrissons qui sont tenus dans les bras depuis leur naissance jusqu’à ce qu’ils soient prêts à explorer le monde crient moins. Notre culture a perdu l’habitude de porter les bébés. Il est peut-être temps de réintroduire l’écharpe de portage et de reprendre l’habitude de porter votre enfant.

Construire une base solide

On ne peut pas « gâter » les bébés avec de l’amour. L’amour ne rend pas les gens détestables, égocentriques ou arrogants. En revanche, un enfant qui reçoit beaucoup d’amour apprend non seulement à l’accepter, à se sentir à l’aise et en sécurité dans son acceptation, mais aussi à offrir de l’amour.

L’estime de soi des enfants, ainsi que leur capacité à faire preuve de sympathie et d’affection, s’améliorent lorsqu’ils nouent des relations stables avec les personnes qui s’occupent d’eux. Tous ces facteurs contribuent à la capacité de l’enfant à apprendre et à grandir.

 

Envisagez les habitudes de sommeil de votre enfant

Au cours des premiers mois, certaines familles font dormir leur enfant avec elles. Il y a des avantages et des inconvénients à avoir son enfant dans son lit. Nous vous conseillons vivement d’éviter de mettre votre nourrisson dans votre lit si vous avez le sommeil léger. Un berceau devrait être placé dans la chambre.

Si vous avez suffisamment d’espace pour que l’enfant ait sa propre chambre, il est essentiel de discuter avec votre médecin du moment opportun pour que l’enfant puisse dormir seul. Vous pouvez aussi faire dormir votre bébé dans votre chambre dans un premier temps, puis déplacer le berceau dans l’autre pièce le moment venu.

Certains enfants s’y habituent très vite. D’autres auront besoin d’un peu plus de temps. Cependant, comme pour beaucoup d’autres questions concernant les nouveau-nés, il semble que les jeunes qui passent beaucoup de temps dans les bras ou dans un porte-bébé apprennent plus rapidement à dormir correctement et à dormir seuls.

Une autre raison d’investir du temps et des efforts dans les premiers mois pour développer cette intimité et cette confiance.