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A la une / Vie de maman

Le terrible two et l’arrivée de Numérobis

Choupinette a un peu plus de deux ans. Depuis quelques semaines, elle est franchement chiante un peu pénible. Et en parallèle, elle est adorable. Elle me rend folle et me fait rire. C’est dur d’avoir deux ans et un petit frère !

Le pouvoir du non

Choupinette n’a pas commencé à parler très tôt. Par contre, le premier mot intégré et maitrisé « NON ! ». Elle a bien compris ce qu’il signifiait, et l’a très vite employé. Pour s’opposer à la nourriture, à être transportée en poussette, à s’habiller. Scène matinale classique : « Choupinette, viens t’habiller s’il-te-plait » « NON !!! » Et ladite Choupinette, qui s’enfuit à travers l’appartement, au mieux en pyjama, éventuellement juste en couche, voire toute nue (dans ce dernier cas, ma jolie petite fille éclate de rire et galope partout en répétant à tue-tête « tounu, tounu, tounu ! »). Après avoir menacé « tu vas aller au coin », négocié « si tu me laisses enfiler ton body, tu pourras enfiler toute seule tes chaussettes ! », parlementé « mais siii, il est top ce sweat, il a des poches ! », Choupinette est prête (je passe sur l’épisode dans la salle de bain, pour t’épargner une scène pénible, lectrice !).  Il est temps de partir pour la crèche « Choupinette, vient pour que je t’installe dans la poussette ! » « NON ! ma’cher ! » « Non, Choupinette, tu vas dans la poussette, nous sommes en retard, tu ne marches pas encore assez vite » « NON, NON, NON, NON !!!!!!! » Deux scénarios en fonction de l’humeur du jour : bouderie intense, manifestée par une proéminence marquée de la lèvre inférieure et menton rentré dans la poitrine ou hurlements de coyote avec jambes chamallow (l’enfant refuse alors de tenir sur ses jambes, et lorsque je la soulève pour la mettre debout, elle se laisse mollement tomber au sol). Dans 50% des cas, Choupinette fait le trajet posée dans sa poussette, les jambes par dessus l’arceau (dans les 50 autres %, elle s’est enfouie dans la chancelière, merci le temps froid !). Je suis  rouge, échevelée et… en retard ! Nota : comme nous passons devant la gare à l’heure de pointe, j’ai au choix droit à des regards compatissants (les déjà-parents) ou consternés (les pas-encore-parents. J’étais comme eux, avant !), lorsque Choupinette est posée comme un paquet de linge sale, ou lorsqu’elle hulule sa désapprobation.

Crédit photo : amarpreet25

L’arrivée de Numérobis

L’arrivée de Numérobis a un peu modifié le quotidien de Choupinette. Elle n’est plus le centre de la maison (ses jouets sont par contre toujours au centre de notre salon). Elle est très gentille avec son petit frère (j’ai à peine paniqué quand elle a tenté de remettre la tétine de Numérobis en lui appuyant fermement sur la fontanelle). Par contre, elle m’a bien dit plusieurs fois « poser bébé ! » pour que je vienne jouer avec elle. Numérobis prend beaucoup de place même s’il mesure seulement un demi mètre. Choupinette passe ses journées à la crèche (est-ce que j’ai dit « ouf heureusement » à voix haute ?) et j’essaie de me consacrer à elle le soir lorsque je vais la chercher (oui, la maman désespérée avec un porte-bébé qui dit pour la 1000ème fois « c’est le dernier tour de toboggan », alors qu’il bruine et qu’il fait à peine 5°c, c’est moi ! La maman qui vient de passer 3/4 d’heure à pousser sa fille sur la balançoire en plein soleil « enco’e p’u haut maman ! pousse fo’t ! » alors qu’il fait à peu près 35°C et que tout le monde ne rêve que d’une limonade bien fraîche, c’est moi aussi). La jalousie vis-à-vis de son frère s’exprime par des petites choses, elle se comporte un peu plus comme un bébé. Elle ne veut plus aller sur le pot ou sur les toilettes, et attend de salir sa couche, pour nous demander de la changer. Elle veut que je lui donne le biberon le matin, alors que ça fait au moins 6 mois qu’elle se débrouillait seule. Elle réclame mes câlins alors que jusqu’ici, elle ne jurait que par M. Tad (ça, je suis d’accord pour que ça continue !), mais uniquement quand j’ai Numérobis dans les bras. Elle nous montre qu’elle n’est pas très contente. Et c’est tant mieux ! Je préfère qu’elle exprime ses sentiments, même si c’est parfois maladroit, plutôt que de laisser cela enfouit, et qu’elle se venge sur son petit frère. Ce n’est pas facile pour Choupinette, d’avoir deux ans, d’être un bébé qui devient une petite fille, d’être souvent incomprise du monde entier et surtout de devoir partager ses parents !

As-tu un enfant qui est en plein terrible two ? Ou dans l’une des étapes du dessus (le Fuc**** Four ? ou en crise d’ado ?) ? Tu gères ça avec talent ou tu crises tout le temps ? Raconte moi !

A propos de l’auteur

Je suis Rigel, mariée, maman d'une Choupinette née début 2016, et de Numérobis, de début 2018. Je n'aime pas le matin et le dimanche soir. J'aime les plannings bien organisés, le sport et le chocolat.