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A la une / Vie de maman

Mon image de la famille idéale

Je ne sais pas toi, mais moi, j’ai toujours eu cette petite image dans ma tête de ce que je voudrais être plus tard. Et dans cette vision, je voyais une famille. Cette famille que j’idéalisais et que je rêvais d’avoir. Une famille avec deux enfants qui seraient arrivés peu de temps après un mariage. Cette image s’est construite au fil du temps avec ce que j’avais connu.

Mon schéma de famille idéale

Crédits photo (creative commons) : Medicine Army

Mon enfance et la construction de cette image

Je me revois face à mon amie d’enfance il y a quelques années. Et cette phrase de sa part : « Oui mais toi, tu le sais que tu vis dans une famille parfaite, idéale. La famille que j’aurais rêvé d’avoir… »

Franchement, à l’époque, je ne voyais pas ma famille comme idéale. Je me disais juste qu’on faisait super bien illusion. Il faut l’avouer : toutes les familles ont leurs squelettes dans les placards. Certaines les cachent juste mieux que d’autres (ou ont plus de facilité pour les cacher). Il m’a fallu quelques années pour comprendre ce qu’elle entendait par là.

J’ai de la chance, j’ai une famille aimante. On a toujours su se dire ce que l’on ressentait, on est très proches, et même si l’on se tape souvent parfois sur les nerfs, on s’aime et on le sait. J’ai eu des parents très présents, et je m’entends bien avec ma sœur.

J’ai donc au fur et à mesure construit dans ma tête cette image de la famille que je voulais. Un mari (note que je l’appelle déjà « mari », preuve que dans ma tête, le mariage était antérieur aux enfants : encore un schéma hérité de mes parents !) impliqué dans l’éducation, qui sache se rendre présent pour ses enfants. Et bien évidemment, deux filles (là encore, je me rattachais à ce que je connaissais) pas trop éloignées en âge (j’ai trois ans et demi de décalage avec ma sœur, c’était pour moi l’écart maximal).

Voici donc le plan que j’avais en tête : un mariage, neuf mois plus tard, une première fille, et environ deux ans plus tard, une seconde fille…

La réalité, cette petite farceuse

Tu le sais peut-être déjà (ou pas), j’ai trouvé Monsieur Génial à l’école d’ingénieurs, et nous nous sommes mariés fin août 2014. Mari : check !

Mais il n’y a pas eu de premier bébé neuf mois après le mariage, puisque j’ai fait une GEU en août 2014 et qu’on a dû respecter un temps de convalescence où je n’avais pas le droit de tomber enceinte, en plus du temps des essais. Et surtout, grosse blague de la vie, un an et trois mois après mon mariage, ce n’est pas une petite fille que nous avons accueillie, mais un petit loulou d’amour.

Eh oui, j’ai eu un petit mec. Moi qui ne m’imaginais pas du tout élever un garçon. Je viens d’une famille avec deux filles. Les cousines dont j’ai été super proche et dont je me suis occupée adolescente étaient des filles. Les enfants que j’ai gardés lors de mes premiers jobs étudiant étaient des filles. Bref, les filles, je savais gérer et je connaissais sur le bout des doigts, mais les garçons, non, j’étais perdue ! Ce n’était pas du tout ce que j’avais prévu. Ah oui, c’est vrai, on me glisse à l’oreille qu’on ne choisit pas !

Mais du coup, j’avais quand même mon début de famille : mon mari, mon fils. L’image était déjà pas mal, mais mon ventre me criait que nous n’étions pas au complet. Et bonheur : les entrailles de Monsieur Génial lui criaient la même chose. Mais alors, du coup, le deuxième, oui, mais quand ?

Un enfant, ça se fait à deux…

… mais pas que. Ça se saurait si on pouvait commander un bébé quand on veut. Mon mari a plus de sept ans de décalage avec son frère. Il a donc une image de la famille bien différente de la mienne.

Au début, nous n’étions pas du tout d’accord sur l’écart que nous souhaitions entre nos deux bébés. Et nos proches avaient tendance à avoir leur avis sur la question aussi… (Aaaah, le bonheur de devoir justifier l’écart qu’on veut mettre entre nos enfants… Urbanie a même écrit un article pour te prévenir que non, elle ne voulait pas d’un bébé programmé deux ans après « comme tout le monde » !)

Et puis, au final, on a réfléchi à notre situation actuelle, au fait que j’aimerais beaucoup progresser dans ma carrière plus tard, et qu’une grossesse, c’était quand même handicapant. Donc il valait mieux les faire rapprochés, ces loulous.

Oui, mais rapprochés comment ? Trois ans ? Deux ans ? Moins ? Finalement, dix-huit mois, c’était pas mal. On s’est lancés… ou pas. Dix-huit mois d’écart entre Petit Habitant et un hypothétique second, ça me menait à terme pour le mariage de ma sœur. Mince. Du coup, c’était soit avant, soit après.

Cette discussion sur l’écart idéal, avec Monsieur Génial, on l’a finalement eue juste après mon accouchement. Autant te dire que vu l’état de mon anatomie et ma grossesse qui n’avait pas été facile tous les jours, tout me faisait pencher pour plutôt plus de dix-huit mois d’écart.

Et puis, on a vu Petit Habitant évoluer, et mon ventre a commencé à réclamer très rapidement un deuxième bébé. Juste deux mois après l’accouchement. Bon, c’était décidé : on commençait les essais, et entre huit et dix mois avant le mariage de ma sœur, on ferait une pause pour éviter que je sois à terme le jour J.

Octobre est arrivé, les mois de pause aussi, et là…

Et toi ? Avais-tu aussi en tête un schéma familial précis ? La vie t’a-t-elle permis de le réaliser ? As-tu commencé les essais pour un deuxième bébé peu après l’accouchement ? Viens nous raconter !

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !