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A la une / Témoignage

Comment j’ai découvert ma grossesse après huit mois de traitements

Huitième mois de traitement pour faire un bébé, mai 2012, mes règles ne se présentent pas.

Je ne suis pas plus inquiète que ça, après tout j’avais toujours des problèmes avec les anglais bien avant le traitement, même si, justement toutes ces piqûres étaient là pour faire en sorte que tout fonctionne normalement, du moins à peu près.

Une de mes collègues de travail venait juste de m’annoncer qu’elle attendait un heureux événement, et comme toute nullipare, je ne savais pas trop ce qui pourrait me mettre la puce à l’oreille. Alors oui, bien sûr, il y a les conseils de celles qui sont passées par là avant, les forums sur internet… Mais je me disais : « c’est encore du psychotage ».

Pourtant (et je m’excuse pour Monsieur Lifeiscool de dévoiler ce qui va suivre !), j’avais déjà quelques signes avant coureurs.

Premièrement, j’étais aussi épuisé que si j’avais fais le marathon de Manhattan, je ne supportais plus l’odeur de mon camembert bien fait dans mon frigo, et surtout… l’haleine de mon cher et tendre (tu comprends maintenant pourquoi je demande pardon !).

Mais non, pour moi rien de bien inquiétant.

Puis, j’ai fini par demander à ma collègue comment elle s’était doutée qu’un changement s’opérait en elle. Elle m’a tout simplement dit « je me suis rendue compte que ma poitrine était très douloureuse même sans la toucher ». Tiens tiens ! Je n’avais pas prêté attention à ça, étant donné que je fais partie des femmes qui ont les seins très sensibles avant les règles.

Bien, il était temps de vérifier tout ceci.

photo de grossesse mains maman et papa coeur

Crédits photo (creative commons) : nanny snowflake

Le lundi 14 Mai 2012, j’ai demandé à mon homme s’il pouvait acheter un test de grossesse. Bizarrement cette fois, il n’a pas rechigné pas et semblait même confiant. En rentrant chez moi, j’ai foncé dans les toilettes et fait pipi sur ce bâton test.

Pendant ce temps, M. Lifeiscool patientait, ou plutôt s’impatientait dans le salon en tirant sur sa cigarette, les jambes tressautantes, et me pressant de finir ma petite affaire. Je suis retournée m’asseoir auprès de lui, le test dans la main. « Alors ? » « Attends, il faut attendre cinq minutes ! »

Il a écrasé sa cigarette nerveusement, et terminé son verre de sirop de grenadine. Il allait pour se servir un autre verre de sirop, quand je lui ai dit : « Tu ne veux pas te servir un whisky plutôt ? » (M. Lifeiscool est grand amateur de whisky.)

« Pourquoi ? J’ai encore mauvaise haleine ? » me dit-il… Au fond de moi, je ris, je ris tellement fort ! Et mon cœur tambourine tellement dans ma poitrine que je ne peux le faire marcher plus longtemps.

« Non, parce que tu vas être papa ! »

Je vois dans ses yeux une lumière qui brille, ils deviennent brillants, mais il tient bon et ne pleure pas. Il ne me croit pas, du moins fait semblant de ne pas me croire.

« C’est vrai ? » Je lui répond « Oui ! », en lui tendant le petit bâtonnet. Il me sauta au cou et m’embrassa, sur ses lèvres son sourire ne s’évanouissait pas. Voilà, enfin, nous allions être parents.

A mon travail tout le monde était au courant, il faut dire qu’ils suivaient mes péripéties depuis quelques temps et forcément ont tenu à savoir le résultat de test le soir même. Mais je m’en fichais, au contraire : si ça pouvait me permettre de ne pas trop forcer pendant les rushs, ça m’arrangeait !

Le 2 Juin, je me rends toute fière et impatiente chez mon gynécologue, sans le futur papa qui travaillait. Dans la salle d’attente, je vois des ventres bien ronds, des sourires de futures mamans, des jeunes femmes qui attendaient sûrement aussi d’avoir une réponse à leur attente.

Le gynécologue me pose tout un tas de questions et estime le jour de fécondation au 2 mai. Je m’installe dans la salle d’échographie et là, ça y’est je le vois.

Ce petit haricot, tout minuscule mais avec déjà un petit cœur qui bat, et qui bat vite et fort. J’ai envie de pleurer mais je me retiens, je ne veux pas pleurer maintenant, je veux attendre d’être avec Monsieur Lifeiscool.

Puis le gynécologue fait une drôle de tête et me dit : « Madame, mettez vos poings bien serrés sous vos fesses s’il vous plait, et remontez un peu le bassin. ». Ah ? Bon, je m’exécute sans trop comprendre, je me dis que c’est peut-être normal… Et puis comme je suis très ronde, c’est probablement plus simple pour lui comme ça.

Il tourne son écran et avec son curseur pointe sur bébé haricot. « Regardez Madame, là nous en avons un, et… juste là voici le deuxième ! »

« Hein ?! Quoi ?! Comment ça, le deuxième ? Des jumeaux ? »
« Oui Madame, des jumeaux ! Enfin, des faux jumeaux. »

Là, je n’ai pas pu me retenir, j’ai laissé couler cette larme qui roula le long de ma joue. Deux bébés ! Merveilleux !

C’était un don du ciel ! Monsieur Lifeiscool et moi n’espérions pas trop voir notre rêve se réaliser un jour, et là, là, sous mes yeux se trouvait notre bonheur, notre plus grand rêve : des jumeaux, des faux jumeaux !

Je n’écoutais plus le gynécologue, je me fichais totalement de ce qu’il avait à me dire. J’ai pris les échographies, les ordonnances, les papiers sur la toxoplasmose, la salmonellose et tout ce qui s’en suit, et suis et ressortie du cabinet plus heureuse que jamais.

Il fait beau, il fait chaud, je suis enceinte et de faux jumeaux. La vie ne m’a jamais paru aussi belle !

J’envoie un SMS à Monsieur Lifeiscool : Coucou Papa, je vais bien, je suis aussi grand qu’un haricot mais mon cœur bat très fort et je t’aime déjà très fort.

À la maison j’attends M. Lifeiscool devant les fourneaux. Ce jour-là je ne travaille pas, je suis en weekend et le temps me paraît long jusqu’à son retour. Il rentre enfin, m’embrasse sur le front et me demande : « Alors tu as une photo ? ».

Je lui tend les quatre feuilles A4 et lui sourit. Monsieur Lifeiscool regarde longtemps les images, mais ne comprend rien. Il me regarde complètement perdu et me dit demande finalement : « Mais qu’est-ce qu’il y’a d’écrit là ? Ça vaut dire quoi bichoriale biamniotique ? ».

Je ne voulais pas lui dire, je voulais qu’il trouve tout seule alors je l’ai regardé et j’ai répondu : « Eh bien… Regarde bien, et relis bien. ». Il a froncé les sourcils, m’a regardé, a regardé les clichés, m’a regardé à nouveau et m’a sourit : « Il yen a deux, c’est ça ? ».

J’ai hoché la tête et j’ai ris. Monsieur Lifeiscool s’est levé, m’a embrassé avec passion, a posé sa main sur mon bidon et a dit : « Coucou les enfants, c’est papa ! ».

En écrivant ces derniers mots, j’ai envie de pleurer… Toi aussi, tu trouves que ça fait un beau scénario pour un film ? Et pourtant tout s’est exactement passé comme ça. Un véritable scénario, un joli film dramatique, tu verras pourquoi bientôt…

Et toi, tu espérais secrètement attendre des jumeaux ou un sexe en particulier, et tu as eu ce que tu souhaitais, ou bien c’est le contraire qui s’est produit ? Comment le prendrais-tu si tu découvrais être enceinte de jumeaux ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Mlle Stressée c'est moi. 25 ans, bientôt mariée à Mr Lifeiscool Mamange de jumeaux et bien évidemment stressée en permanence pour tout et pour rien. (Imagine, même pour la cuisson des pâtes j'arrive à angoisser. Si si c'est pas une blague!)