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A la une / Récit de grossesse

Mon deuxième trimestre

Je t’avais laissée à la fin du mois de janvier, en pleine forme physiquement, mais assez épuisée moralement. En route maintenant pour le deuxième trimestre !

Examens, santé et boulot

Après la frénésie du premier trimestre, les choses se calment un peu côté examens de santé.

Comme je suis immunisée contre la toxo, j’échappe à la prise de sang mensuelle. J’ai juste ma petite visite de contrôle chez le gynéco, qui est toujours l’occasion de voir bébé ou d’entendre son cœur.

La deuxième écho arrive, et alors qu’on nous avait annoncé une petite fille à 80%, bébé se révèle finalement être un garçon. C’est L’Amoureux qui s’en rend compte en regardant l’écran : “Mais, euh, vous êtes sûr que c’est une fille, parce que j’ai comme l’impression qu’il se passe un truc entre ses jambes, là, non ?” Le docteur rigole et nous confirme que oui, bébé est bien un garçon.

Je suis ravie, car j’avais une préférence pour un baby boy, mais ce n’est rien comparé à la réaction de L’Amoureux, à qui l’on avait annoncé qu’il aurait très peu de chances d’avoir des garçons, compte tenu de ses problèmes. Il est aux anges, et sort du cabinet en sautant littéralement partout !

Deuxieme trimestre

Crédits photo (creative commons) : Benjamin Thompson

Côté boulot, les choses se mettent en place progressivement avec mon équipe. Je prends mes marques en tant que manager, j’apprends à me faire confiance, et les liens commencent à se tisser. Mais les mauvaises nouvelles s’enchaînent, et je dois faire face à de grosses difficultés qui ne sont pas de mon fait, mais qui impactent fortement mon équipe.

Je continue à enchaîner les grosses journées, et à la visite de contrôle du sixième mois, mon gynéco tique un peu : j’ai une tête de zombie, ma tension est en chute libre et je suis complètement anémiée (ce qui est très fréquent à ce stade de la grossesse). Il propose de m’arrêter, mais je ne me sens pas prête à tout lâcher, et je sais que rester seule chez moi ne sera pas une solution. Petit Viking est en pleine forme, donc pas d’inquiétude de ce côté-là.

Je continue donc à travailler, mais je décide de lever le pied. Terminées les journées de douze heures et les semaines de six jours : je me force à partir plus tôt, quitte à rallumer mon ordi le soir, et je négocie également une journée de télétravail par semaine.

Et surtout, j’arrête de culpabiliser et je profite. Je profite de mon boulot que j’adore, sans me dire que j’en fais trop. Et je profite aussi de tous les moments où je ne bosse pas et où je ne pense qu’à moi, à mon couple et à notre bébé. Je trouve progressivement mon équilibre, et ça me fait beaucoup de bien.

Côté petits désagréments, les problèmes de digestion vont et viennent, mais je découvre surtout mes nouvelles meilleures amies, qui ne me lâcheront plus jusqu’à la fin de la grossesse : les douleurs ligamentaires. J’ai l’impression d’avoir 150 ans, je mets deux heures à me « dérouiller » le matin, mes jambes me font un mal de chien, et j’ai littéralement l’impression que mon bassin s’ouvre en deux. Sur les conseils des sages-femmes, je prends du magnésium et je fais quelques séances d’ostéopathie. Ça aide un peu, mais rien de mirifique.

Au cinquième mois, nous commençons les cours de préparation à l’accouchement, avec un cabinet de sages-femmes conseillé par mon gynéco, juste à côté de la maison. Lors du premier entretien avec l’une des sages-femmes, je sens qu’on est sur la même longueur d’onde sur la grossesse, la naissance, l’allaitement, et ça me rassure.

J’adore les cours. L’Amoureux vient avec moi à chaque fois, c’est vraiment “notre moment”. Ça nous oblige à partir tôt du boulot, on y va à pied et on enchaîne souvent sur un resto. Des parenthèses hors du temps où l’on se concentre uniquement sur nous et sur l’accueil du bébé.

Le contenu des cours est très rassurant, et même avec tout ce que j’ai déjà lu sur la grossesse, j’apprends encore plein de choses. Je retiens surtout la règle d’or numéro 1 : se faire confiance et croire en soi. Que ce soit tout au long de la grossesse, pendant l’accouchement, et surtout après. En plus des cours, les sages-femmes sont hyper disponibles : je les appelle lorsque j’ai de petits doutes.

Couple, bébé et moral !

Alors que mon bidou s’était fait vraiment discret au premier trimestre, il pousse d’un coup à la fin du quatrième mois, et j’en suis ravie. Cette fois, plus de doute possible : je suis enceinte, et ça se voit !

Mais surtout… bébé commence à bouger ! Nous avons la chance d’avoir un petit bonhomme très actif, et je le sens dès la fin du troisième mois. Au quatrième mois, il commence à donner de vrais coups… et il ne s’arrête plus. J’ai l’impression qu’il bouge vingt-quatre heures sur vingt-quatre ! (Et ce n’est pas qu’une impression.)

Il tisse un lien très particulier avec son papa, j’adore les voir interagir ensemble. Lorsque L’Amoureux touche mon ventre, qu’il “appelle” le bébé et que celui-ci vient se blottir contre sa main, je craque complètement.

Côté couple, c’est l’osmose total. Nous qui sommes plutôt du genre indépendants en temps normal, voilà que nous ne pouvons plus nous décoller l’un de l’autre. Nous partons une semaine en Espagne au mois d’avril, et ça nous fait un bien fou de n’être que tous les deux loin du reste.

Côté “vie sociale”, les choses évoluent dans le bon sens. Si au premier trimestre, je m’étais sentie un peu isolée dans ma grossesse car je manquais de personnes à qui me confier, je me rends compte qu’en fait, les gens qui ont des enfants ne demandent qu’à en parler.

Je me rapproche de certaines collègues, je renoue avec des cousins un peu éloignés, et j’appelle plus souvent les amis déjà parents. Je réalise également que mes copines qui n’ont pas encore d’enfants, et que j’avais peur de saouler, sont en fait très demandeuses d’avoir de mes nouvelles et de savoir comment je vis ma grossesse.

Tu l’auras compris : ce deuxième trimestre aura donc été celui de l’équilibre. J’arrête de culpabiliser, je trouve mon rythme, et surtout, je profite à fond : de ma grossesse, de mon bébé qui est en plein forme, de mon couple, de mes amis, de mon boulot que j’adore et de tout le reste !

Et toi ? Comment as-tu vécu ton deuxième trimestre ? As-tu eu de petits désagréments de santé ? As-tu trouvé un certain équilibre travail/couple/vie sociale ? Raconte !

A propos de l’auteur

Lilloise d'adoption, j'ai 27 ans, un poste à responsabilité dans le domaine de la culture et une légère tendance à l'hyperactivité ! En couple avec L'Amoureux, Petit Viking nous a rejoints en juillet 2016. J'aime les journées bien remplies, l'automne, la pluie, faire ma valise et les films de zombies !