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A la une / Témoignage

Le choix de mettre notre fils en maternelle privée

Je reviens avec un sujet un peu différent aujourd’hui : je viens t’expliquer pourquoi nous avons décidé de mettre Petit Prince en école privée et catholique dès la maternelle. En effet, je crois que je suis la seule ? ou une des seules chroniqueuses ? à avoir mis mon enfant en école privée si tôt.

Allez, je t’explique notre cheminement qui avant d’être religieux, provient d’un concours de circonstances.

Pixabay – ReadyElements

Notre déménagement dans une ville que nous ne connaissons pas

Six mois avant l’entrée en maternelle de Petit Prince, nous avons déménagé dans une nouvelle région. Si nous étions restés en région parisienne, notre fils aurait été dans l’école publique à côté de notre domicile, sachant qu’à l’époque, nous avions fait une demande dans une école Montessori. C’est une école dite « nouvelle » sous contrat avec l’Etat qui existe depuis des décennies avec autant de classes qu’une école classique et non une école Montessori toute récente avec de petites sections comme il en fleurit de plus en plus dans de nombreuses villes de France. Notre demande avait été à l’époque refusée (oui, il y avait beaucoup de demandes).

Avant même notre déménagement, nous avions donc déjà en tête de proposer à notre fils une éducation peut-être un peu différente de l’école publique. Pourquoi ? J’aimais beaucoup apprécié sa micro-crèche basée sur les pédagogies Pickler & Montessori en particulier l’ouverture, la bienveillance et l’opportunité de laisser à l’enfant de se développer à son rythme. Je voulais une certaine continuité. Bref, dans tous les cas, notre dossier n’a pas été accepté, et nous avons abandonné l’idée de le faire rentré en Montessori. Il faut l’admettre que cette école, nous avez aussi intéressé par sa proximité et son coût relativement correct. Par contre, à aucun moment, nous avions songé à le mettre en privé catholique dans notre ville de région parisienne. Définitivement « trop catholique » à notre goût pour mon mari et moi.

Quand nous avons appris notre déménagement, nous nous sommes reposés la question avec mon mari. Public ? Privé ? Difficile d’arriver dans une ville et un quartier que nous ne connaissons pas.

Nous nous sommes donc documentés sur les écoles privées de la ville et surtout sur le budget à prévoir. Il y a ici 4 écoles maternelles privées : 2 catholiques, 1 protestante et 1 école Montessori bilingue français / anglais. Nous avons vite éliminé la protestante étant une famille catholique et 1 des écoles catholiques qui nous semblaient ne pas être « à taille humaine » sur le papier. Après avoir demandé de la documentation aux deux autres écoles, nous avons mis de côté l’école Montessori. Le côté bilingue était vraiment intéressant et étant dans une ville avec pas mal d’expatriés, cela nous paraissait intéressant pour Petit Prince, mais d’une part le budget était plutôt conséquent (même si il aurait été possible de l’assumer), et d’autre part, il y avait trop de contraintes à notre niveau : déjeuner à préparer, fin de garderie à 17H et surtout école à l’autre bout de la ville. Trop compliqué avec nos rythmes de cadres… Nous avons donc déposé un dossier uniquement dans la petite école catholique privée à 10 minutes de chez nous.

Nos motivations et les conditions d’admission

Ce qui nous a motivé en premier lieu, a été la taille humaine de l’école. C’est une toute petite école de ville qui accueille les enfants de maternelle et de primaire (les primaires étant dans des bâtiments distincts). Il y a aussi un jardin d’enfants dès deux ans.

En lisant le projet pédagogique disponible sur internet, j’ai beaucoup aimé l’approche et bizarrement, ça m’a plus parlé que l’école Montessori qui me paraissait « trop ». Oui, déjà, je n’avais pas aimé l’école « trop » catholique en région parisienne. C’est une école qui nous a paru bienveillante, très ouverte, dynamique religieusement mais sans imposer aux enfants de participer aux activités religieuses, et j’ai trouvé ce point très intéressant. Nous voulons élever notre enfant dans une culture religieuse « mais en restant soft ».

En fouillant sur le site, j’ai aussi pu voir les activités extra-scolaires proposées aux enfants (jardinerie, balade en forêt, spectacles, etc…). L’école m’a paru très active à ce niveau. En outre, les activités périscolaires sont possibles dès la moyenne section et ont lieu sur les heures de garderie. En outre, l’anglais est enseigné dès la petite section à un rythme d’environ 4 heures par semaine. Bref, je crois qu’on s’est senti bien avec mon mari sur ce qu’on a lu et vu. Une pédagogie ouverte et tolérante, du religieux mais pas trop et une école dynamique.

Après avoir déposé notre dossier, la directrice nous a fait personnellement visité l’école, et nous avons eu notre entretien d’admission en différé par rapport aux autres familles. En effet, la directrice rencontre individuellement chaque enfant et ses parents avant de confirmer l’admission définitive, sachant que les places sont attribuées généralement en fonction de la date du dépôt de dossier. J’avais déposé le dossier « à distance » en janvier et j’ai eu un très bon feeling avec le secrétariat qui nous a bloqué volontairement la place. Une gentillesse incroyable sachant que l’école est souvent complète et sans cette personne de l’administratif, nous aurions sans aucun doute du faire un aller retour en train avant notre déménagement pour espérer avoir notre place ! Le feeling lors de l’entretien s’est très bien passé et nous avons donc confirmé notre désir d’y mettre Petit Prince.

Au quotidien, comment ça se passe ?

D’un point de vue financier, nous avons bien sûr des frais qui nous paraissent très correctes et qui sont calculés en fonction du quotient familial. On les paie une fois par mois en prélèvement. L’école nous parait très abordable (mais en même temps en arrivant de Paris, nous avons peut-être une vision un peu erronée?). La cantine est classique. Rien d’exceptionnel, mais elle a le mérite d’intégrer de plus en plus de bio et les menus sont équilibrés.

Au niveau éducation et encadrement, l’école est sous contrat avec l’Etat : Petit Prince a donc les mêmes programmes que le public mais avec quelques aménagements (anglais, temps d’éveil à la foi en particulier lors des grandes fêtes religieuses). Nous sommes ravis de l’encadrement et nous nous entendons très bien avec sa maitresse et les ATSEMs. A chaque fois que nous avons eu un soucis (perte d’un vêtement par exemple), elles ont toujours remué ciel et terre. On se sent vraiment écouté, et on hésite pas à échanger de manière transparente (notamment sur les soucis de prononciation de Petit Prince liés à ses otites à répétition ou lorsqu’un copain l’embête). La maitresse de Petit Prince a eu des soucis de santé et a été immédiatement remplacée par une très bonne remplaçante et c’est très agréable. Nous n’avons jamais connu de grèves ou problème de garde : l’école arrive toujours à gérer les imprévus.

D’un point de vue environnement et copains, les bâtiments sont spacieux avec une cours et une aire de jeu spécifique pour les maternelles. Les infrastructures sont impeccables globalement et bien entretenues. Sinon notre fils est dans une classe de 25 enfants très diversifiée : enfants d’expatriés et enfants de confessions différentes. J’aime beaucoup cette diversité et ça fonctionne bien 🙂

Enfin d’un point de vue religieux, j’aime beaucoup la façon dont l’école gère. Dans le contrat que nous signons avec l’école, uniquement des messes « aménagées » pour les enfants et relatives aux grandes fêtes chrétiennes sont « imposées » aux élèves telles que Pâques & Noël, et il est demandé aux familles de respecter les valeurs chrétiennes (cela va de soi). Il y a bien sûr des activités et des temps religieux complémentaires mais ceux-ci sont proposés et non imposés. Petit Prince dans tous les cas, semblent appréciés et est demandeur. « Maman, ce sont les cloches de mon Eglise qui sonne » me dit-il le weekend lorsque nous nous promenons ! Je suis très surprise de sa réceptivité, car nous ne sommes pas très pratiquants, même si je lui ai appris à faire de petites prières et que j’ai quelques livres de base comme une petite bible pour les enfants.

Malheureusement je ne peux pas comparer avec le public et il y a sans aucun doute d’excellents écoles publiques. De plus pour toi lectrice, il y a sans aucune doute certaines choses où tu dois te dire que c’est la même chose que le public ! Quoiqu’il en soit, cela nous rassurait de mettre notre enfant dans cette école ne connaissant pas notre nouvelle ville, en nous disant que c’était un gage de sécurité et de qualité. Mon mari et moi avons aussi été tous les deux en école catholique, ce qui a sans doute motivé notre choix. Aujourd’hui quand nous disons à nos collègues que notre fils est dans cette école, tout le monde est unanime : c’est une bonne école, bienveillante, à taille humaine et sécurisante. Et c’est parfait. Au delà de l’aspect religieux, c’est ce que nous recherchions avant tout pour notre fils (même si mon mari et moi sommes vraiment ravis de lui donner une éducation religieuse dès son plus jeune âge !).

J’espère que cet article a pu t’éclairer si tu te poses la question d’une école privée ou publique. Soyons réaliste, il y a des écoles privées qui sont aussi très très chères pour pas grand chose, et mon article reflète avant tout notre cheminement en fonction de nos attentes et d’un concours de circonstances lié à notre déménagement. Je pense aussi que c’est une question de feeling, et que ça ne sert à rien « d’aller dans le privée pour aller dans le privée ». Il faut se poser la question si l’école privée peut apporter vraiment quelque chose en plus dans l’éducation de ton enfant et si c’est en adéquation avec tes propres valeurs.

Et toi, envisages-tu le privé pour ton enfant ? Que penses-tu des éducations alternatives et des écoles nouvelles ?

A propos de l’auteur

Je suis la maman de Petit Prince né en 2015 et de Petit Poussin né au printemps 2019. Après deux grossesses bien surveillées, j'assume pleinement ma vie professionnelle avec le soutien sans faille de mon mari et beaucoup de flexibilité & d'organisation. Depuis un peu plus d'un an maintenant, nous avons quitté la région parisienne pour vivre dans l'Est de la France suite à une opportunité professionnelle. Bref beaucoup de changements pour notre famille en très peu de temps !