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A la une / Récit de grossesse

Ma seconde grossesse, avec l’option diabète gestationnel

Je t’avais dit que j’étais prête, et mon mari aussi, à avoir un deuxième enfant. Eh bien, sitôt le stérilet retiré, nous avons conçu ce bébé. Du premier coup. Je ne pensais pas que ça irait aussi vite, mais il faut croire que Chouchou et moi sommes parfaitement compatibles pour faire des bébés !

J’ai donc commencé ma deuxième grossesse de façon sereine, en étant assez confiante sur la suite des événements. Après tout, je l’avais déjà fait une fois, ça ne devait pas être si différent la deuxième fois !

Pas de nausées pour cette seconde grossesse, comme pour la première. Mais au bout d’un mois, une fatigue immense, une baisse de tension, de la déprime… Bref, mon médecin décide de m’arrêter une semaine pour que je reprenne des forces.

Je suis beaucoup plus fatiguée que la première fois. Déjà, parce qu’il y a l’aînée en pleine opposition. Et ensuite, parce que tout simplement, c’est une grossesse différente, donc mon corps ne réagit pas de la même façon que la première fois.

Une fois passée la première échographie, nous commençons à annoncer à notre entourage que nous attendons un bébé. C’est toujours agréable de recueillir la joie des personnes, même s’il faut admettre que les effusions de joie sont moindres par rapport à celles de ma première grossesse. C’est un peu « normal » qu’on attende un deuxième enfant, surtout que tout le monde autour de nous en est au même stade. (Et même ici, sur le blog, on est plusieurs à attendre ou à envisager un bébé 2 ! Coucou les filles !)

Tout aurait pu continuer ainsi dans le meilleur des mondes, mais c’était sans compter la détection d’un joli diabète gestationnel.

Diabète gestationnel deuxieme grossesse

Crédits photo (creative commons) : Victoria Rachitzky Hoch

Avec du diabète si tôt dans la grossesse, et parce que j’ai eu un très gros bébé la première fois, je suis tout de suite orientée vers un diabétologue. Super, me voilà à lui expliquer tout ce que je mange, et à me sentir honteuse parce que je mets de la confiture sur mon pain le matin et que je bois du jus d’orange.

Le généraliste ne trouve pas qu’il faille s’alarmer, mais la diabétologue, bien sûr, estime qu’il faut me surveiller de près. Elle me prescrit un régime (pour le coup, j’ai vraiment l’impression d’être mise au régime pendant ma grossesse, super…) spécial et me fait surveiller mon taux de glycémie six fois par jour.

Oui, oui, six piqûres par jour.

Je t’avoue que sur le moment, j’ai écouté sans me rendre compte de ce qu’il se passait. Mais en sortant du cabinet, j’ai appelé Chouchou et j’ai fondu en larmes. « Injuste » était le seul mot qui me venait.

Je ne suis pas un palais particulièrement sucré. J’ai des kilos en trop, mais plutôt parce que je ne bouge pas beaucoup que parce que je mange des sucreries. Donc me voir supprimer le peu de sucre que je mange, je trouve ça un peu dur. Mais c’est pour la santé du bébé, donc je m’exécute, même si le moral en prend un coup. J’ai relu les conseils de Madame Indécise pour mieux comprendre et traquer le sucre.

Je pensais vivre une grossesse aussi sereine que la première, et finalement, elle va être beaucoup plus contraignante. Je sais que je ne suis pas la seule à être confrontée à ce diagnostic, et je me dis qu’au moins, puisque ce diabète a été détecté assez tôt, j’évite à bébé d’être diabétique plus tard (je l’espère vraiment, du moins !).

Après, le coup du « Vous avez des chances de développer un diabète de type 2 d’ici vingt ans », ça m’a pas mal refroidie aussi. Car si j’accepte de me surveiller et de faire attention pour mon bébé, je sais que c’est temporaire, le temps de la grossesse. Mais si dans vingt ans, on m’annonce que ça y est, maintenant, il faut que je fasse attention jusqu’à la fin de ma vie… Moi qui me voyais petite vieille à manger des sucreries avec Chouchou, en rigolant et en disant : « À mon âge, je peux bien faire ce que je veux ! », ben j’ai l’impression que ce beau tableau est un peu foutu…

C’est tout ça qu’il faut assimiler et accepter quand on nous annonce ça. La diabétologue n’étant pas spécialement fine psychologue, elle n’a pas cherché à savoir si ses annonces me faisaient chaud ou froid. Heureusement, la sage-femme qui me suit est vraiment très à l’écoute, et je pense qu’on en parlera beaucoup lors de notre prochaine rencontre. Et mon mari est aussi à l’écoute, et comprend très bien mon désarroi.

Pour la super fête d’anniversaire de ma meilleure amie, j’ai bu de l’eau toute la soirée et je n’ai pas eu la possibilité de goûter son gâteau d’anniversaire. Globalement, les gens autour de moi se montrent compréhensifs et ne me forcent pas à manger quoi que ce soit – je me dis que comme j’ai quelques kilos en trop, peut-être qu’ils pensent que je me gavais comme une oie auparavant, alors que ce n’est pas le cas du tout…

En tout cas, j’espère que notre bébé sera en bonne santé, et qu’une fois qu’il sera là, le diabète ne sera plus qu’un mauvais souvenir… pendant vingt ans, au moins.

Et toi ? As-tu vécu une grossesse avec du diabète gestationnel ? Comment as-tu géré cette période ? Est-ce difficile pour toi de limiter le sucre ? Raconte !

A propos de l’auteur

Trentenaire (eh oui !) mariée, maman d'une géniale Little Girl et d'une ravissante Poupoune, j'aime écrire, lire et commenter mes séries TV et films préférés. J'adore voyager, d'ailleurs, avec Chouchou, nous avons fait un tour du monde d'un an : que nous rêvons de réitérer, avec notre tribu !