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A la une / Récit de grossesse

Un troisième trimestre entre zénitude et impatience


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Je t’ai laissée il y a quelque temps à la fin de notre échographie du deuxième trimestre, qui avait révélé un souci aux reins pour notre Choupette.

Deux semaines d’attente et de questions

Le lendemain de cette échographie, on part à New York pour six jours. Ce voyage nous permettra peut-être de penser à autre chose et d’éviter de tourner en rond. À l’aéroport, dans la salle d’embarquement, Mr Pithiviers sent, pour la première fois, un coup de Choupette ! Il n’en revient pas et me dit : « Tu es sûre que c’est elle et pas ton estomac qui gargouille ? » « Oui oui, je suis sûre, elle te fait coucou ! »

Mais toute cette semaine est en demi-teinte. D’un côté, je découvre New York, il fait super beau, je sens ma Choupette donner des coups, c’est génial. D’un autre côté, je suis très inquiète pour elle : que va-t-il se passer ensuite ?

Dès que j’ai un peu de temps libre, je cherche des informations sur le net. Non, ne crie pas au scandale tout de suite ! Je ne cherche pas sur les forums ou sites non médicaux (ce que je déconseille absolument à tout le monde : il n’y a globalement que les gens avec des problèmes ou qui ne sont pas contents qui viennent raconter leur vie sur ces forums). En bons scientifiques, avec mon mari, on épluche la littérature médicale, on cherche des informations, des statistiques sur ce problème. Ces études répondent à certaines de mes questions, mais m’en apportent beaucoup beaucoup d’autres. Je crois que j’aurais pu écrire une thèse sur le sujet à la fin de la semaine…

J’alterne les phases de « Ça va bien, elle va bien » et les phases de « Est-ce que c’est viable ? ». On ne sait plus si on doit prendre des photos avec mon bidon naissant dessus, ou pas, alors on fait les deux.

De plus, la veille de l’échographie, j’avais eu une baby shower surprise organisée par mes copines expats. Et forcément, je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’on n’aurait pas dû faire ça tout de suite, qu’on aurait dû attendre… Et s’il arrivait un malheur ? Mais en même temps, c’était génial, et je suis super contente de l’avoir faite !

Les deux semaines passent comme ça, entre articles scientifiques, espoirs et inquiétudes.

Deux semaines plus tard…

Enfin, arrive le jour de la nouvelle échographie et de l’IRM. On va enfin en savoir plus, on va enfin pouvoir en discuter avec les médecins. J’ai l’échographie le matin, et cette fois-ci, c’est directement un spécialiste en néphrologie qui nous la fait.

À la fin, quelques premières bonnes nouvelles tombent : le souci semble gérable, et moins important que prévu. On peut aussi poser toutes nos questions (quarante-cinq mille environ) au néphrologue. Il est très calme : pour lui, les images sont rassurantes. Il nous dit : « Ne vous inquiétez pas, elle sera en bonne santé. » Un demi-sourire s’affiche alors sur notre visage, on se détend un peu.

Grossesse ventre 7eme mois

Crédits photo : Photo personnelle

7 mois de grossesse

L’après-midi, c’est au tour de l’IRM. Je ne savais même pas que l’on pouvait faire un IRM à une femme enceinte… On me donne un comprimé pour me détendre et aider bébé à ne pas trop bouger. Ben oui, je ne dois pas bouger pour l’IRM, ça c’est facile, mais comment dire à bébé de ne pas bouger ?

On me met un casque « cinéma », j’ai un film de mon choix (« Libérééééééeeeee, délivrééééeee… ») qui défile dans ces espèces d’énormes lunettes. Et ça, c’est vraiment top, ça évite de s’ennuyer et surtout de voir que l’on est à moitié enfermé dans un tunnel (je ne suis pas claustrophobe, mais quand même). Je sens ma Choupette qui donne des coups…

Au bout de quarante-cinq minutes, on me dit que c’est bon, l’examen est terminé. Il devait durer vingt minutes à la base, mais Choupette avait décidé de faire sa gymnastique à ce moment-là. Le comprimé m’aura donc endormie moi, mais elle pas du tout (ça promet pour la suite…) !

Après l’IRM, on a re-rendez-vous avec le néphrologue, qui nous confirme tout ce qu’il avait vu à l’examen. Le pronostic est donc bon, elle aura un rein et demi, pas d’autres complications, et elle vivra sans souci comme ça. On ressort rassurés et heureux de savoir qu’elle va bien ! Mais on va quand même faire une échographie par mois pour surveiller que ça évolue bien.

Le reste du troisième trimestre

Mon troisième trimestre est aussi marqué par notre départ des États-Unis et notre retour en France. On vend donc tous nos meubles et objets aux USA, on commence à regarder les appartements et les démarches à faire à notre arrivée en France. J’ai hâte de revenir, j’en ai marre de vivre au milieu des cartons, de vendre assiette après assiette et de me battre pour que le maximum parte.

On finit donc par préparer nos valises de retour (quatre fois vingt-trois kilos quand même… et encore, il reste un carton de trente kilos chez une amie expat, que l’on récupérera au prochain voyage de Mr Pithiviers aux US), et on prend notre avion (coucou les quatorze heures de vol et les neuf heures de décalage horaire !).

retour avion France

Crédits photo : Photo personnelle

Notre arrivée en France

Jusque fin septembre, je ne vois pas le temps passer. Entre les visites à la famille et aux amis, les démarches administratives, le déménagement/emménagement, le re-meublage de notre appart, l’aménagement de la chambre de bébé et le mariage de ma sœur, on n’a pas une minute à nous (oui, j’ai eu de la chance de pouvoir me bouger et de faire tout ça dans le huitième mois de grossesse !).

Je commence aussi les préparations à l’accouchement (c’est le moment, tu vas me dire…), ça devient tout de suite plus concret. J’ai beaucoup aimé ces cours (standards) : on n’était que trois futures mamans, la sage-femme était super, elle nous a donné plein d’infos pratiques et d’explications anatomiques (mon côté scientifique était satisfait : j’aime bien savoir comment ça se déroule à l’intérieur, comprendre ce qui se passe). J’en ressors un peu moins perdue face à ce qui nous attend, et notamment l’accouchement.

Et puis, on arrive dans le dernier mois, les dernières semaines, les derniers jours avant le terme. Quinze jours avant, Choupette n’a pas l’air pressée. Une semaine avant, toujours rien, aucun signe annonciateur. Deux jours avant, pareil. Jour J pour les Américains (oui, rappelle-toi, il y a quelques jours de décalage entre le terme US et le terme français), rien du tout. Nos mères et mes sœurs commencent à me demander tous les jours si ça va, à chercher n’importe quelle excuse pour appeler et voir si je suis toujours à l’appartement.

Ces deux dernières semaines d’attente sont un peu longues. J’ai hâte de voir sa bouille, hâte de passer à la suite. Et puis, je commence à tourner en rond chez moi, ayant un peu peur de partir toute seule en voiture ou en ville alors qu’elle peut se décider à tout moment.

Mais en même temps, on en profite pour faire quelques restos avec des amis et bien dormir la nuit, en se disant : « On est encore tranquilles pour quelques jours avant le grand chamboulement. » Je n’ai pas forcément peur de l’accouchement, je me demande juste : « Et en vrai, ça se passe comment ? »

Et puis, un dimanche matin à 6h11 (oui, c’est précis !)…

Et toi, comment as-tu vécu ton troisième trimestre ? Tu avais hâte d’arriver au terme, ou au contraire tu le redoutais ? As-tu vécu de grands bouleversements ? Raconte !

A propos de l’auteur

Mariée depuis 2 ans, en couple depuis 8 ans, expatriée en série. J'expérimente ma première grossesse à cheval entre deux pays : les USA et la France. Bébé numéro 1 est prévu pour Octobre 2016! La devise qui me correspond le mieux : "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué." Sinon j'adore les voyages, la photo, la pâtisserie, les blogs (oui je suis une geekette!)!