Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

L’annonce de l’infertilité : tous ces questionnements…


Publié le 30 avril 2015 par Ventre Creux

J’ai décidé de me lancer à l’eau pour partager avec toi mes (més)aventures. Ces temps, il nous arrive un truc pas cool. Et j’ai besoin de le partager avec des gens… L’anonymat aidant, et ayant aussi envie d’avoir des retours de personnes ayant vécu ça… me voilà ! (J’attends donc tes commentaires !)

Je me présente : j’ai une trentaine d’année. Je suis – paraît-il – rigolote, curieuse, très optimiste, gourmande, amoureuse de la vie et des découvertes en tout genre… Mariée avec mon homme idéal (en tout cas pour moi), nous essayons depuis 2 ans environ d’agrandir notre famille. Mais… ça ne marche pas !

Les médecins se penchent sur notre cas, nous prescrivent des tests peu glamours (spermographie) et parfois même terriblement douloureux (hystérosalpingographie et j’en passe)… Et le diagnostic tombe : mon chéri a des problèmes (une tératozoospermie sévère), et moi, j’ai de l’endométriose (ce que je savais déjà depuis un moment). À nous deux, nous gagnons des chiffres et des lettres, mais nous ne faisons pas prospérer le taux de natalité de notre pays.

Bref, nous devons nous rendre au Centre de Procréation Médicalement Assistée de la région pour investiguer plus en avant… (Déjà là, je peux te dire que rien que prendre rendez-vous, c’est un sacré effort psychologique…). Le rendez-vous est pris, on a de la chance, on a une place suite à un désistement, ce qui nous évite d’attendre 6 mois. On s’y rend… et le Centre en question est situé…. OH ! Dans la maternité. (Je peux comprendre pour le côté pratique du corps professionnel, mais il faut avouer que niveau délicatesse, ce n’est pas ce qu’on fait de mieux !)

infertilité la décision de prendre les décisions

Crédits photo (creative commons) : Martina Photography

Un médecin adorable nous accueille et nous reçoit pendant 1h30 (ce que j’ai énormément apprécié). Il se penche sur notre cas et nous explique tout. Bref, je t’épargne le laïus médical – celles qui s’intéressent à ce genre de choses trouveront leur bonheur sur Doctissimo. Le médecin nous dit cash : l’insémination est absolument impossible, il y a 0% de chance que ça fonctionne… Il nous reste (éventuellement) la FIV ou l’ICSI… mais avant cela, nous allons devoir subir toute une batterie de tests supplémentaires.

Mis à part avoir appris un tas d’acronymes, nous sommes ressortis de ce rendez-vous complètement sonnés. Le médecin était super gentil, et du coup, la nouvelle est presque passée trop gentiment. Ce n’est que 2 jours plus tard où je me suis dit : mais en fait… il nous a dit qu’on ne pouvait pas avoir d’enfants ?!? (Du moins, jamais d’enfants naturellement…)

Les jours qui suivent sont difficiles. Je déprime…. Mon chéri moins, mais le résultat est encore tellement flou.

On ne sait pas ce qu’on doit faire… Si on doit l’annoncer à nos proches. Si on doit attendre que les résultats tombent définitivement d’ici 2-3 mois. D’un autre côté, ça se voit que nous n’allons pas fort.

J’avoue avoir très peur de décevoir et d’attrister mes parents qui se réjouissent beaucoup à l’idée d’être grands-parents. Et j’ai aussi du mal avec l’idée de sangloter tous ensemble dans leur salon… Du coup, je ne sais pas ce que je dois faire, quand est-ce que je dois leur dire, et surtout… comment.

C’est difficile à gérer. D’autant plus que dans ma famille, une naissance a eu lieu entre-temps, et deux de mes cousines nous annoncent leur grossesse. De plus, 4 de mes amies sont enceintes. Difficile de faire bonne figure ! Et en même temps, je ne veux pas le leur dire pour le moment, tant que rien n’est sûr… Et je me dois de rester sympa – c’est une bonne nouvelle tout de même !

Les petites phrases du genre : « Et alors, vous vous y mettez quand ? » ou encore « Ah, vous verrez quand vous aurez des enfants… » sont encore plus difficiles à avaler. Surtout que certains sont vraiment insistants.

De plus… nous nous interrogeons beaucoup sur la FIV. Beaucoup de points nous effraient. J’ai peur que tout ceci nous éloigne, mon chéri et moi. Il paraît que c’est long et difficile, et que c’est une réelle épreuve pour le couple. Le traitement autour de la FIV me fait peur (les piqures d’hormones, etc.). Mon amoureux a peur pour moi, que je ne supporte pas les traitements ou que ça soit nocif pour ma santé.

Et j’ai peur aussi pour le potentiel futur bébé à venir : si nous ne pouvons pas avoir d’enfants, n’est-ce pas dû à un mauvais capital génétique ? La nature n’a-t-elle pas souvent raison ? Comment savoir s’il y a zéro risque pour l’enfant ? J’ai lu les statistiques… J’ai entendu des témoignages, mais c’est une ombre que je n’arrive pas à effacer du tableau.

C’est compliqué.

On pense à l’adoption, mais tout se mêle et s’entremêle dans notre tête, sans que nous arrivions à nous poser et calmer nos émotions. De vraies montagnes russes.

On pèse aussi dans la balance le côté financier. C’est cher… Vraiment… et ce n’est pas remboursé. Pouvons-nous nous le permettre ? Comment réagirons-nous si ça ne marche pas ? Il n’y aurait que 20% de réussite par FIV… Ça me donne un peu l’impression d’acheter mon futur bébé. C’est idiot, je le sais. Mais mes sentiments se mélangent, et tout se bouscule. Je n’arrive pas à avoir une seule pensée claire et chaque matin, le disque dur est effacé et mes pensées recommencent à tourner.

Bref… pour le moment, voilà où nous en sommes. C’est-à-dire… nulle part. On est perdus. On va à nos rendez-vous, on effectue nos tests et on attend nos résultats… le temps passe si lentement.

Je te raconterai quand on aura eu le « verdict », et comment se déroulera la suite (nos réflexions etc.). On ne risque pas de beaucoup rigoler. Mais bon, c’est la vie, n’est-ce pas ?

Et toi ? Tu as découvert que tu ne pourrais pas avoir d’enfants naturellement ? Est-ce que tu as connu ces nombreux questionnements ? Qu’as-tu décidé finalement ? Viens en parler…

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !

Commentaires

20   Commentaires Laisser un commentaire ?

Doudou Lardon

Je ne suis peut être pas la mieux placée pour réagir à ton témoignage, peut être même n’ai-je aucune légitimité à le faire. J’ai en effet la chance d’être maman, et je mesure la chance que j’ai car la procréation n’est pas si simple qu’on pourrait le croire…
En te lisant, voilà ce que je pense: tu devrais tenter, si vous pouvez vous le permettre financièrement. Si c’est votre seule chance d’avoir un enfant, il ne faut pas passer à côté. Imagine que vous ne le fassiez pas, que le temps passe et qu’un jour, vous regrettiez de ne pas l’avoir fait ? Il sera trop tard, vous aurez des regrets et vous vous demanderez toujours si ça aurait pu marcher.
Si c’est trop difficile, alors vous arrêtez et vous changez de plan. Si ça ne marche pas, au moins vous aurez tenté et vous passerez à autre chose sans regret.
Pour ce qui est d’en parler à l’entourage, j’aurais tendance à te dire d’en parler car tu auras besoin de soutien durant ton parcours. Ton entourage ne vous mettra pas la pression puisqu’il connaîtra vos difficultés. Et puis ça peut faire du bien de parler de ça librement plutôt que de le garder au fond de soi. Mais tout dépend de vos personnalités et de vos relations avec vos proches.
En tout cas je vous souhaite plein de courage dans votre parcours!

le 30/04/2015 à 08h57 | Répondre

Madame D

Je rejoins completement ce que Doudou Lardon vient de t’écrire.
Et je te souhaite beaucoup de courage et de chance.

le 30/04/2015 à 09h17 | Répondre

princesse

Salut,
Etant passée par là, même si nos histoires sont différentes, je dirai : pourquoi ne pas tenter ta chance? c’est une possibilité que nous offre la science aujourd’hui, pourquoi se la refuser ? même si tu te sens privilégiée financièrement, tout cela est difficile … Donc non ça dépend ce qu’on appelle privilégiée …
Pour l’adoption, ça peut être long du coup, il faut anticiper et y réfléchir au plus tôt. Et se marier. Il y a de belles histoires à écrire comme ça aussi … Nous craignions un peu les démarches mais avons été agréablement surpris de l’accueil des équipes des services d’adoption.
Courage pour ton ou tes parcours

le 30/04/2015 à 09h09 | Répondre

Two Love

Bonjour à toi,
j’ai moi-même mis 2 ans à tomber enceinte alors je vais essayer de t’apporter ma vision de la chose.
Je pense qu’il faut que tu en parles maintenant que tu vas rentrer en parcours de PMA. Tu vas certainement avoir besoin de tes proches. Et puis, cela permettra de mettre un terme à toutes les questions indélicates que tu peux entendre.
Ma soeur est tombée enceinte alors que je n’y arrivais pas. Elle ne comprenait pas pourquoi je ne posais pas de question, pourquoi je ne m’intéressais pas à cette grossesse. Elle ne savait pas mais elle est compris quand nous avons tout expliqué.
Et puis, cacher un tel secret est dur surtout quand tu rentres dans la l’âge où les copines sont toutes enceintes. Cela me parait important.Tu verras que tu n’es peut-être pas seule à rencontrer des difficultés, tu as peut-être une copine/cousine qui n’ose pas non plus en parler.
Ensuite, je comprend ton questionnement sur le couple, j’ai eu le même. Je crois que l’important est de toujours dialoguer, continuer à vous accorder du temps à 2, loin de la PMA (je sais que c’est facile à dire), vous êtes tous les 2 dans la même galère alors il faut absolument que vous puissiez compter l’un sur l’autre. Mes parents ont mis 7 ans à avoir des enfants, ils disent que ça les a renforcé!
Ensuite quand à l’adoption, je crois que c’est un long cheminement mas cela peut être une solution si tu te sens d’accueillir un enfant que tu n’as pas porté (je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde), je trouve pour ma part que c’est une belle façon de devenir maman, nous l’avions d’ailleurs évoqué avec mon mari. Mes parents avaient fait aussi les démarches, quand ma soeur et moi sommes nées, ils ont reçu un appel pour les prévenir qu’un enfant était prêt à être adopté. Ils venaient d’avoir des jumelles alors ils n’ont finalement pas adopté.
Quand au capital que tu vas transmettre à tes enfants, ne t’inquiète pas. Mes parents avaient tous les 2 des problèmes: ma soeur est tombée enceinte du 1e coup et moi, j’ai mis 2 ans mais finalement, le problème a pu être facilement réglé.
Voila, je te souhaite beaucoup de courage dans votre parcours, j’espère que tu viendras bientôt avec un nouveau pseudo!!

le 30/04/2015 à 09h34 | Répondre

Madame Trilingue

Bonjour Ventre creux, ton pseudo est tellement fort!
J ai partage mon témoignage sur ce même blog http://www.dans-ma-tribu.fr/parcours-pour-tomber-enceinte-quand-medecine-mele/
L année dernière.

Je ne peux que vous soutenir dans votre parcours. Je me suis faite aidée par une psychologue pour digérer la nouvelle de l infertilité.

Même si j ai trouvé beaucoup de réconfort dans mon entourage (car nous avions fait le choix d en parler pour arrêter les questions du « à quand votre tour ?), j ai vraiment apprécié son écoute et de mettre des mots sur ma souffrance.

L épreuve de l infertilité nous a encore plus soudés avec mon mari, mais nous en avons toujours beaucoup parlé.
Il existe aussi des associations comme BAMP qui mettent en relation des couples infertiles.

Les traitements ne sont pas si difficiles si bien dosés. Ce qui est dur c est la surveillance médicale qui entre dans notre intimité.

Ce qui nous a sauvés, c est d avoir des projets en parallèle: mariage, adoption, projet d expatriation…

Bon courage, je pense fort à vous.

le 30/04/2015 à 09h37 | Répondre

Madame Tout Court

C’est drôle, on a vécu comme vous l’annonce de l’infertilité, on a mis quelques jours à comprendre qu’on nous avait annoncé une « mauvaise » nouvelle :/

Notre philosophie a toujours été celle que propose Doudou Lardon: on essaie, pour pas avoir de regrets, mais dès qu’on en a marre ou que ça devient trop lourd, on arrête. C’est d’ailleurs pour cela qu’on a fait une longue pause entre la 2ème et la 3ème FIV (qui fut la bonne!).

Le taux de réussite est effectivement d’1/5 qui aboutit à une grossesse menée à terme, mais c’est exactement comme pour une grossesse naturelle (plus de la moitié des fécondations passe inaperçue car l’embryon non viable est éliminé avant même la date présumée des règles…). Et c’est aussi pour cela qu’on t’implante au moins deux embryons: ça augmente les chances que ça fonctionne! et puis après l’implantation, tu as des traitements pour favoriser l’implantation de l’embryon et minimiser les risques de fausse couche… bref, il ne faut pas que ça soit cela qui t’effraie.

En revanche, on ne va pas se mentir, la stimulation et tous les examens qui vont avec, c’est pas une partie de plaisir et ça comporte des risques (j’ai fait une hyper stim à ma deuxième FIV avec torsion ovarienne, et je dirais juste que les contractions, c’était rien à côté… bref). Mais honnêtement, ce n’est qu’après cette expérience malheureuse, et donc pour ma 3ème FIV, que le traitement a vraiment commencé à me peser. Pour les deux premières, j’étais très optimiste et en me faisant les piqûres, en allant à l’hôpital pour les examens, j’avais un sentiment un peu mystique d’être en train de fabriquer notre bébé!

Pour ce qui est d’en parler ou non… on n’avait rien dit quand on a commencé le parcours de PMA sauf à mes amies les plus proches. Et puis ma première FIV s’étant terminé en fausse couche, j’ai ressenti le besoin d’en parler un peu plus… Après la deuxième FIV et deuxième FC (on a découvert par la suite que j’ai un autre souci qui cause les FC… bref), on a décidé d’en parler relativement ouvertement – pas de le crier sur tous les toits mais de répondre aux « alors, c’est pour quand?! » par « dès que la nature voudra », et ça a eu le mérite de nous épargner des questions trop insistantes.

Voilà, j’espère que mon commentaire t’aidera un peu à y voir plus clair et si tu as envie d’en parler en privé n’hésite pas: mlletoutcourt@mademoiselle-dentelle.fr

le 30/04/2015 à 11h36 | Répondre

Myrabelle (voir son site)

Bonjour Ventre Creux (outch, dur…)

Alors moi, je veux t’apporter mon expérience « d’infertile ». Chez nous, c’est Monsieur chez qui ca « cloche »: on lui a diagnostiqué une Azoospérmie. Ton monsieur a toi a des zozos pas très nombreux, pas très rapides, et pas très bien foutus… le mien, il en a aucun qui sort! Autant te dire qu’on s’est bien pris une claque dans la tronche (heureusmeent, ca a été diagnostiqué assez vite, 6 mois après le début des essais). J’ai pas mal de copines qui ont l’endométriose, et certaines se sont fait opérer (outre le fait que leurs regles sont devenues bien moins douloureuse,s la plupart sont tombées enceinte dans la foulée) mais certaines endométrioses sont trop profondes et on ne peut rien faire sans abimer l’utérus, donc… c’est pas garanti.

Pour en revenir à nous, L’Homme est passé sur le billard, on lui a trouvé des spermatozoides planqués derrière l’épidydime (du coup, pas de flagelles, du coup, FIV ICSI obligatoire). Et en effet, les chiffres nous ont fait un peu peur. Mais oui, les grossesses naturelles AUSSI n’ont, à chaque cycle, qu’une chance sur 4 d’aboutir.

On a dit à mes parents très vite qu’ils ne seront pas grands parents tout de suite. Au téléphone. Je pense que ma maman a beaucoup pleuré, moi j’ai pleuré aussi d emon coté, mais quand on en a reparlé après elle avait eu le temps de s’y être fait, elle était plus forte et ca a été. Ensuite on en a parlé genre à la terre entière. Déjà parce que je veux etre maman depuis que j’ai 16 ans, qu’on est mariés depuis que j’en ai 25, et que du coup ne pas voir le bb arriver était suspect pour beaucoup. Du coup, plus de questions chiantes. Ensuite, en te dévoilant, tu vas aussi te rendre compte du nombre INCALCULABLE de gens autour de toi qui sont (ou qui connaissent des gens qui sont) dans le même cas. ET ca renforce. tu n’es pas seule. Ca s’est bien fini pour chacun d’eux. Ils vont prendre des pincettes pour t’annoncer les futures grossesses (j’ai pleuré 24h quand j’ai su que mon petit frere allait être papa sur un coup de tête alors qu’on s’embourbait depuis 1an dans les démarches PMA…)

Je ne comprend pas pourquoi tu dit que ca coute cher. A moins que tu ne sois pas Francaise, mais en France, tout est pris en charge à 100% (et encore heureux parce que pour ma FIV, rien que de traitements j’avais 1300€ dans mon frigo…). Quand on a commencé la FIV, je suis allée voir sur fiv.fr, et il y a une petite calculatrice qui te fait ton % de chances que ta FIV réussite en fonction d’un tas de critères qui te sont propres. J’avais 36%. Gros flip. J’ai dit ca a mon mari qui m’a dit « on s’en fout des statistiques. Avant, t’avait 100% de chances de ne PAS avoir d’enfant. La, soit t’es enceinte, soit tu l’es pas. c’est 50/50 ». Je n’ai eu qu’un embryon transféré parce que « je suis jeune ca va marcher » (27 ans). Et ca a pris. Je suis enceinte de 1 mois et demi aujourd’hui, ca a été une aventure, mais que je ne regretterai jamais et je suis prête à recommencer à me piquer chaque jour pendant 1 mois pour les prochains.

Ah, et aussi: le fait que les gens le sache rend beaucoup plus facile le casage des RDVs médicaux, et l’annonce de la victoire 1million de fois plus forte. Je ne compte plus le nombre d’amis qui ont pleuré de joie quand je leur ai dit. (Oui, c’est tot. Mais si cette petite lueur disparaissait plus tot que prévui, j’aimerais aussi être entourée donc… pas de superstition du 3eme mois!)

Ouhla c’était un roman mais je pense que c’est un sujet sur lequel on n’a pas fini de parler (la preuve, on est a combien de témoignages de PMettes, là? 🙂

le 30/04/2015 à 14h26 | Répondre

Mme Expat

Je suppose que « Ventre Creux » ne vit pas en France mais elle peut très bien être française quand même.

Dans de nombreux pays, la PMA n’est pas prise en charge du tout ou du moins pas à 100% et les traitement sont très chers. Une FIV ICSI, ça coûte autour de 1800 EUR, un TEC environ 700 EUR alors quand il faut en payer tout ou une partie, ça chiffre vite.

Ce n’est pas vraiment un problème d’être française ou non mais de savoir de quelle sécu tu dépends. Si tu es Française expatriée et travaillant pour une entreprise locale (et non détachée d’une entreprise française), tu dépends de la Sécu du pays et si les frais de PMA ne sont pas pris en charge dans ce pays-là, c’est toi qui paie.

le 30/04/2015 à 21h34 | Répondre

myrabelle

Pardon, je me suis mal exprimée. Je voulais dire française « sur le territoire français », métropole ou dom tom… En vrai je pensais que tous les pays européens pratiquaient cette prise en charge (en suisse et en Belgique ils ont ca aussi non?) mais c’est vrai qu’on n’est pas tous égaux pour ce genre de choses et qu’en effet le prix fait réfléchir… :/

le 01/05/2015 à 01h07 | Répondre

Ornella

Et puis même avec tout ça si ils s´engagent sur une fiv imsi, ce n’est pas pris en charge par la sécu et c’est entre 250 et 350 euros.

le 01/05/2015 à 09h26 | Répondre

myrabelle

Oui la sécu ne prend pas en charge la partie imsi ici… Mais elle peut aussi l’utiliser en dernier recours non? Va peut marcher avec une fiv simple ou icsi pr commencer! Mais on ne sait tjrs pas dans quel pays sera suivi son protocole… :/

le 01/05/2015 à 18h01 |

MmeExpat

Je ne sais pas pour la Suisse et la Belgique. Je suis française, je vis en Allemagne et ici, seulement 50% des frais sont pris en charge (pour les 3 premières FIV, si tu faire un 4e essai, il faut le payer entièrement). Une ICSI coûte autour de 3600 EUR (je me suis mal exprimée hier), 1800 EUR c’est la part que le couple paie (50% donc).
Si tu fais des TEC, rien n’est pris en charge. C’est tout à la charge du couple (autour de 700EUR/TEC). Donc ça revient très cher.

le 01/05/2015 à 12h11 | Répondre

madame tout court

Tu es sûre que ça ne coûte que ça, une icsi ? Ici, j’en avais pour plus de 1000€ de médicaments, + toutes les prises de sang, les échographies, l’anesthésie générale, le geste de la ponction, de la fécondation, de l’implantation et les spécialistes qui passent du temps sur ton cas avant, pendant et après, + encore l’arrêt de travail… J’avais plutôt en tête plusieurs milliers d’euros ! (Et MERCI la secu….)

le 01/05/2015 à 12h19 |

MmeExpat

Oui, une ICSI (en tout cas en Allemagne) coûte autour de 3500-3600 EUR (tout dépend des médicaments, des dosages…). La sécu allemande prend en charge 50%. Il reste donc au couple 1700-1800 EUR. Si des embryons sont congelés (pour de futures TEC), cela coûte autour de 500-600 EUR. Ensuite, une TEC elle-même coûte environ 700 EUR (idem selon les médicaments nécessaires ou pas) et il faut compter autour de 120 EUR pour 6 mois de loyer pour les esquimaux en attente de TEC. Tout ce qui touche aux TEC n’est pas du tout pris en charge par la Sécu (« loyer », TEC, médicaments…)

On vient de faire 1 ICSI suivie de 5 TEC, coût total (notre part seulement) 5800 EUR. Malheureusement, résulat négatif à chaque fois, la nidation n’a pas lieu. A l’heure actuelle, on est en réflexion pour définir si on recommence ou pas.

le 01/05/2015 à 12h31 |

Laura

Ton témoignage me touche beaucoup pour passer aussi par là ( Monsieur aussi a des spermatozoides pas très fringuants :). Par mon expérience, je ne peux que te conseiller d’en parler avec tes proches, déjà parce que ça évitera beaucoup de maladresse de leur part qui peuvent faire terriblement souffrir mais aussi parce que de mettre des mots à l’oral sur tout ce que vous vivez soulage beaucoup, permet de dédramatiser la situation et souvent on s’aperçoit que ça libère la parole d’autres couples dont on ne soupçonnait les problèmes. De plus, personnellement je sais que ça me fait énormément de bien lorsque mes amies, ma famille me demande quel est mon prochain rdv, s’intéresse à notre parcours, nous avons ainsi le sentiment de leur transmettre aussi quelque chose, de leur faire vivre notre espérance. Pour ce qui est de la prise en charge tu n’es pas prise en charge à 100%? (question idiote peut-être que tu ne vis pas en France). Ca fait trois ans que nous nous sommes lancés dans le projet bébé et il y a des hauts et des bas mais l’essentiel c’est l’amour qu’un couple se porte et je t’assure ça peut déplacer des montagnes :). Reste positive, ça compte énormément. Je sais que c’est très difficile à imaginer lorsqu’on a une envie très présente d’enfants, cette sorte de honte d’être différents des autres couples ou de décevoir ses parents , mais même si évidemment c’est un but de concevoir un petit être, il ne faut pas passer à côté des petits autres bonheurs. Je comprends ce sentiment de ne pas avancer, de ne pas savoir où vous en êtes, de suivre les rdv médicaux mécaniquement sans savoir où ça va vous mener. Au bout de 3 ans, nous allons bientôt tenter la première insémination (enfin!), encore un examen, mais le fait de se rapprocher déjà de cette tentative nous permet de toucher ça déjà du bout du doigt et d’enfin être dans le concret. J’espère que tu y verras plus clair d’ici quelques semaines en tout cas, mais rassure-toi tu n’es pas seule :).

le 30/04/2015 à 16h10 | Répondre

Marina

Je n’ai pas vécu cette expérience, et j’ai eu la chance de patienter 4 à 5 mois seulement pour mes 2 premières grossesses. Je dénombre facilement dans mon entourage amical, professionnel, familial entre 12 et 15 couples qui connaissent les mêmes difficultés que vous, et doivent, ou ont dû, s’engager dans le même parcours (de l’insémination à la FIV). Un seul couple n’a pas tenu. Les autres, après quelques années d’attente, sont presque tous parents maintenant.
Je pense que vous devez absolument en parler autour de vous, d’abord à vos familles. Je rejoins les messages déjà laissés à ce sujet.
VOus vous posez la question de l’adoption : j’ai creusé le sujet, à la fois parce que pendant quelques années, j’ai travaillé dans ce domaine, et parce que je me suis posé la question pour moi. Sache que de nombreux pays ont fermé leurs portes à l’adoption internationale. Il est encore possible d’adopter des enfants grands, des fratries, des bébés malades ou handicapés… l’adoption de pupilles en France reste possible aussi mais la liste d’attente est très, très longue… La procédure pour décrocher l’agrément, puis pour être accepté par un organisme est très longue, très éprouvante. Vous pouvez attendre 4, 5, 6 ans avant d’accueillir un enfant adopté chez vous.
Et c’est très cher, compter de 10.000 à 30.000 €, voire plus…
Tout çà pour dire qu’il ne faut pas vous empêcher de vous lancer dans la PMA parce que vous pensez aussi à l’adoption. Mis dans la balance, je ne pense pas que l’adoption l’emporte…
Mais rien n’empêche de mener les deux en parallèle.
Vous en êtes au tout début… entourez-vous le plus possible sans attendre, ne restez pas seuls avec cette souffrance… vos familles et vos amis seront là pour vous soutenir, et vous en aurez bien besoin.
Beaucoup, beaucoup de courage à vous.

le 30/04/2015 à 16h30 | Répondre

Ornella

Bonjour Ventre creux,

Je ne sais que te dire si ce n’est te souhaiter énormément de courage. J’ai travaillé dans un centre de fertilité et tout ce que je peux te dire c’est que tu n’est obligé de rien, et en droit de toutes les questions que tu te poses.
C’est cher en argent ( car souvent on oublie de mettre dans la balance tous les arrêts de travail, qui comptent à la fin du mois), en temps, c’est long et c’est éprouvant, et je rajouterais même c’est assez humiliant. Outre le nombre d’examens qui consiste pour les femmes à écarter les cuisses devant un nombre considérable « d’expert », le sentiment d’être un couple moins bien, ou moins validé par la nature est présent. Et malgré tout ce qu’on peut dire pour rassurer, ou remettre en perspective le fait que ce n’est pas une preuve de non fonctionnalité de votre couple, C’est un long travail de déculpabilisation que les couples doivent faire, mais ce n’est pas simple.
Tes questions et ton inquiétude sont normales, les traitements sont récents, on sait qu’ils ne sont pas sans risques, mais les identifier est plus complexe. Si ça peut t’aider, dis toi qu’avoir un enfant par fiv a certes des conséquences sur la santé du bébé, mais pas plus que n’importe quel autre facteur environnemental auquel il sera confronté ( pollution, alimentation …). Quant à la santé de la mère, là aussi les risques sont présents mais si je ne me trompe les risques d’Hso sur protocoles longs sont du même ordre que ceux de fumer et de prendre la pilule en même temps, donc finalement assez rare. Sur les risques à plus long terme, pour dire vrai je crois que personne n’en a une réelle idée, mais si ça devait être un frein, sache que c’est pareil pour des pans entiers de nos vies actuelles ( medecine, alimentation, pollution etc ..)
Enfin quant à le dire à tes proches, je suis d’avis qu’ils ne faut le dire que quand on est prêt, et des fois, ce n’est pas tout de suite. Il faut être prêt à accepter que les autres aient de la peine pour vous sans y voir de pitié. Être prêt à entendre les projections des autres sur votre infertilité, être prêt à pardonner les maladresses  » pour ne pas vous blesser », une fois qu’ils sauront, et puis aussi être prêt à accepter l’indifférence de certains une fois que vous leur aurez annoncé.
Sans compter que l’annoncer dépend surtout du contexte dans lequel vous vous trouvez, par exemple si vous avez déjà eu des enfants séparément? , les gens sont souvent moins insistants. Êtes vous de jeunes mariés? Et surtout la durée de votre parcours influera énormément, c’est moins facile de le cacher au bout d’un paquet d’années.
Des fois je pense qu’en parler à un spécialiste avant tout autre forme d’annonce permet de remettre les choses dans l’ordre, de distinguer ce qui est du réel et ce qui fait partie des peurs inconscientes.
Je rejoins Laura, lorsqu’elle dit que même si le désir d’enfant est présent, il faut essayer un maximum de déplacer son centre d’intérêt sur autre chose, se trouver un nouveau projet. Que le projet bébé, ne soit plus l’unique consécration de votre couple. Il est important ce bébé, mais il en va de votre bien être de trouver du bonheur dans d’autres pans de votre vie, et d’essayer d’être heureux maintenant de ce que vous avez déjà, sinon bien souvent c’est l’aigreur qui s’installe.
Je te souhaite encore une fois beaucoup de courage

le 01/05/2015 à 10h23 | Répondre

Jahanara

Bonjour,
Tu parles dans ton texte des risques éventuels pour l’enfant. Alors je voulais juste te parler de moi, qui suis justement issue d’une FIV, tout comme mon frère d’ailleurs. Après plusieurs grossesses extra-utérines de ma mère, mes parents n’ont pas eu d’autre choix que de se tourner vers la PMA. A l’époque, c’était encore tout nouveau. Ils ont eu la chance que ça marche du premier coup les deux fois. Ils ont certainement eu des périodes difficiles mais les ont surmontées et sont toujours ensemble après plus de 35 ans de mariage !!
J’avoue que le jour où j’ai commencé à penser moi-même à avoir un enfant, j’ai tout de suite pensé à ma mère et ses grossesses extra-utérines. Il s’avère que le fait que ma mère en ait fait n’est pas un facteur de risque pour moi. Mais dans tous les cas je me demandais si ça allait être la même galère pour avoir des enfants. Au final, je suis tombée enceinte sur mon premier cycle d’essai, mais j’ai fait une fausse couche. Et là je suis de nouveau enceinte, cette fois-ci sur le 2e essai. Affaire à suivre…
Quant au côté santé pour le reste, pas de soucis particuliers pour mon frère ou moi !
Je te souhaite plein de courage pour ma suite, quelle que soit votre décision !

le 03/05/2015 à 09h42 | Répondre

Ventre Creux

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! J’étais en déplacement et je ne vois que maintenant vos commentaires! MERCI à toutes! Je prendrai le soin d’y répondre plus longuement dans la semaine! ☺
Eh non, je suis une petite Suisse! Chez nous une FIV coûte dans les 10000.- francs suisse et n’est pas remboursee… ouch!
Merci merci merci pour vos messages!

le 04/05/2015 à 21h15 | Répondre

Losmra

Bonjour, je réagis tardivement et je me reconnais dans ce qu’a écrit Ventre Creux.
C’est la première fois que je me lance à écrire sur internet en plus.
Je suis une femme de 30 ans 8 ans de vie de couple..2 ans essai bb Mr me dit que c’est ds ma tête trop stressée ?!
Bon… le temps passe et cette année arrivée de violentes douleurs …
Tout s’enchaine …découverte d’une Endométriose par coelioscopie… je me dis que c’était à cause de cela que ça marchait pas… Le gynéco me dit « pas forcément »…Proposition d’un bilan d’infertilité avec tout ces examens que je trouve contraignants : pour moi le bilan est bon selon le gynéco, rassurée.. mais pour « Mr » grosse surprise : 1er spermo négatif, analyses plutôt mauvaises, on attend le second spermo fin septembre. Entre temps, en juillet, 1er rdv pma : annonce certaine d’une FIV si possibilité pour « Mr » d’obtenir des sp…ou bien don de spermes ! Je suis anéantie, il n’y a pas de mots, la honte m’envahie, j’ai peur, j’ai une douleur qui me ronge à l’intèrieur, je le soutiens fortement car lui aussi est rongé par la culpabilité et moi par celle de ne pas être certaine de vouloir accepter une fiv car je ne me sens pas prête au vue de tout ce que l’on vient de me décrire des traitements FIV : devoir faire toutes ces injections, ces échograhies, ces pds ! Et pourtant je fais du diabète type 1 donc je connais bien ça, les injections mais ces ajouts de traitements me font peur, c’en est trop pour moi.
Nous sommes complètement perdus dans notre couple et en plus nous n’arrivons pas à en parler autour de nous, il va bien falloir qu’on en parle.. Les questions fusent… on ne nous demande même plus comment l’on va ? Mais « alors et vous c’est pour quand  » ou « tu ne veux pas d’enfants » ? Comme si nous étions « différents » Ces questions sont très pesantes. Et bien sûr, pour couronner le tout, je viens juste d’apprendre la grossesse d’une de mes amies à qui je souhaite « félicitations » juste par texto car je ne peux pas la voir…c’est trop tôt, c’est trop difficile.
J’ai honte, je pleure parfois chez moi, comme ça sans pouvoir me retenir car à l’extérieur il faut pouvoir garder la tête haute.
Je me dis que je vais, sans doute, avec le temps digérer la nouvelle….
Merci de m’avoir lue.

le 21/08/2016 à 12h14 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?