Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Mon parcours pour tomber enceinte : quand la médecine s’en mêle


Publié le 11 juin 2014 par Mademoiselle Trilingue

Aujourd’hui, je vais aborder un sujet encore très tabou : le parcours d’AMP. Le quoi ?? Oui oui, le parcours d’A.M.P, pour Assistance Médicale à la Procréation. Ça pourrait donner aussi « l’Aide Médico Psychologique », ou « l’Action Mondiale des Peuples » (je précise que Google m’a dit que ces autres acronymes existaient)… Mais non, ce n’est pas ça.

AMP, ce sont trois lettres dont je me serais bien passée, mais qui sont entrées dans ma vie il y a deux ans, peu de temps après la rencontre avec mon amoureux…

2010, la rencontre avec l’Amoureux

On s’est rencontrés avec mon homme à un mariage, il était mon voisin de droite (alors qu’il est de gauche normalement) mais moi ça me posait vraiment problème (qu’il soit à ma droite) parce que je n’entends rien de mon oreille droite. Je suis sourde de naissance d’une oreille (ça s’appelle une cophose et ça arrive à pleins de gens biens… la preuve !).

Donc, on se parle… Mais moi, je me contorsionne pour l’entendre. À un moment, avec le bruit autour, je ne comprends pas tout, mais il m’a dit qu’on habitait dans la même ville.

Je ne l’ai compris que le lendemain, quand il m’a proposé qu’on se revoit… Gros soulagement : il ne l’avait pas mal pris que je ne réponde que par monosyllabes parfois. Et au premier rendez-vous, un concert en plein air au bord de la rivière, coup de foudre, je le sens, c’est LUI. Et depuis, c’est l’AMOUR.

amoureux

Crédits photo (creative commons) : Ryan Polei

Novembre 2011

On a franchit des étapes importantes avec l’Amoureux : on se connait bien, on vit quasiment l’un chez l’autre, on a fait de nos différences une richesse. (« Quoi, tu préfères passer une heure devant ta Playstation plutôt que d’aller voir ce très bon film islandais sous-titré avec moi ?! ») Bref, on s’installe ensemble en septembre, et je fais de la place pour ses jeux et ses consoles dans ma bibliothèque. L’art du compromis.

En novembre, on se fixe le challenge de faire un long parcours à vélo. Un soir, alors qu’on s’endort sous notre petite canadienne (en fait une tente Quechua 2 secondes… mais « tente canadienne », c’est plus Fleur bleue, tu me suis ?)… On se dit qu’on se lancerait bien pour avoir un bébé pour 2012. On pense prénoms, on est tout émus quand on se dit que j’arrête la pilule. On s’endort, et je rêve de la déco de la petite chambre de notre enfant…

Mars 2012 : toujours rien

Rendez-vous chez mon médecin généraliste…

Elle : « Quoi ? Pas de règles de règles depuis novembre ? »
Moi : « Non, rien, j’ai arrêté ma pilule, et depuis plus rien. Mais j’ai fait trois tests de grossesse, tous négatifs. J’aimerais savoir ce qui se passe. »
Elle : « Oh, certainement du stress, mais on va faire quelques analyses. »

Juin 2012

Les résultats sont revenus : ils ne sont pas bons. J’ai des kystes sur les ovaires, ça s’appelle le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). On n’y peut rien, c’est peut-être héréditaire, ça ne s’opère pas, ça bloque ou ralentit l’ovulation.

Moi : « Mais on peut quand même tomber enceinte avec ça ? »
Mon médecin généraliste : « Oui, mais il faut aller au CHU, au service de l’AMP. »

J’étais tellement sonnée que je n’ai pas demandé ce que ça voulait dire, AMP.

Fin juin 2012 :

Je me rends pour la première fois à l’hôpital, au service d’Assistance Médicale à la Procréation, qui se trouve…. je te le donne en mille… à la maternité.

C’est donc parmi les femmes enceintes que je fais mes premiers pas dans cet univers ultra-médicalisé qu’est le service de l’AMP. Ici on parle dates, cycles, traitement, don de sperme, etc…

Je suis prise en charge par une petite équipe, donc petit à petit, on se repère. Oui « on », parce que l’Amoureux a choisi de venir le plus possible avec moi aux consultations, prises de sang, échographies. Même si c’est un utérus vide que l’on voit pour l’instant et pas de battements de cœur en vue (tu sais, comme les moments hyper émouvants qu’on voit dans les films).

Les rendez-vous s’enchainent, leur but étant de déclencher un cycle, de le suivre et de me donner des médicaments pour stimuler l’ovulation au moment même de l’ovulation. Concrètement, une prise de sang chaque matin par une infirmière, suivie d’une échographie faite par une sage-femme et, un coup de fil à midi pour savoir où mon cycle en est et si je reviens en prise de sang-écho-etc. le lendemain.

couloir d'hôpital

Crédits photo (creative commons) : Jorge Gobbi

De septembre à décembre 2012 : la pause

Oui j’avoue, j’ai fait une pause dans le traitement.

Pourquoi ? Parce que je voulais m’investir dans mon nouveau poste. Que penser à autre chose qu’au traitement me faisait du bien, et que j’avais besoin de temps pour accepter la situation.

Et tu sais quoi ? Ça m’a fait un bien énorme. J’ai repris de l’énergie pour reprendre le traitement en janvier.

De janvier à juin 2013 : trouver le bon traitement

Il y a des mois où j’ai des règles, des mois où j’ovule aussi (victoire !). Le traitement évolue, un comprimé, puis deux, puis trois. Je sens qu’on tâtonne pour trouver le bon dosage, mais on avance, même si c’est très (trop) lentement à mon goût.

En juin, on prend rendez-vous avec le professeur qui nous suit, qui nous dit que ça fait un an qu’on est suivis et qu’on va passer à l’étape supérieure : l’insémination artificielle. Je me sens fébrile, parce que je ne me serais jamais imaginée devoir concevoir un enfant dans de telles conditions. C’est-à-dire dans un hôpital !!

Juillet 2013 : première tentative

Je découvre la joie des injections dans le ventre que mon Amoureux se charge de me faire lui-même. Puis quelques jours plus tard, j’ai mon rendez-vous pour la première insémination.

Mon Amoureux a rendez-vous 2 heures avant moi pour donner son sperme. Après, le laboratoire trie les meilleurs spermatozoïdes (les winners quoi !). C’est ensuite à mon tour d’aller à l’hôpital, seule, car mon homme a dû aller à son travail. Pourtant, je t’assure qu’il est là avec moi, quand, en position gynécologique, la laborantine apporte la seringue et lit son nom et le mien à haute voix. Je ne peux m’empêcher de verser ma larmichette.

Et là, l’attente commence. Je suis censée reprendre une vie normale, mais toutes mes pensées convergent vers mon ventre. Je suis hyper sensible et me mets à pleurer pour un rien. J’arrête l’alcool (temporairement, hein !) et j’essaie de me détendre, car oui, je suis en vacances !

Mais rien. Je ne sens rien. Au bout de deux semaines, je me rends dans un laboratoire d’analyses médicales pour la prise de sang-vérité. Mais le soir, quand j’appelle au labo pour avoir le résultat et qu’on me dit que c’est négatif, je suis déçue, mais je m’étais préparée à ce scenario. Pas mon amoureux… qui s’effondre et se mure dans le silence.

Les vacances nous font du bien. On se repose, on se retrouve… C’est pile à ce moment-là que l’Amoureux fait sa demande en mariage. Après trois ans de vie commune, de joies et de peines, il me dit qu’il est sûr de lui, que c’est avec moi qu’il veut faire sa vie. Que le bébé arrivera, qu’on doit avancer. Je suis depuis sur un petit nuage. C’est la plus belle preuve d’amour qu’il pouvait me faire. Faire confiance au temps.

Et depuis ?

J’attends encore quelques jours avant de reprendre le traitement. Je suis fixée sur l’organisation du mariage, c’est un sujet beaucoup plus léger que de surfer sur des forums sur l’infertilité (oui, oui j’avais commencé à le faire et c’est très flippant). J’envisage la suite du traitement comme une épreuve, mais comme on l’a fait déjà une fois, on sait désormais comment ça se passe. Et on reste confiants, très confiants.

Et toi ? Tu as suivi le même parcours ? Comment as-tu fait face aux mauvaises nouvelles ? Tu t’étais préparée ? Et ton amoureux, comment a-t-il réagi ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !


 



Pendant la grossesse, tu t’imaginais épanouie, heureuse, avec un joli ventre rond, et bien sûr, il y a de ça. Mais tu n’étais peut-être pas tout à fait préparée pour les vergetures, les coups de pied dans la vessie à 2 heures du matin et les galères administratives. On ne te la refera pas deux fois. Avec le guide hyper complet et concentré de Dans Ma Tribu, tu sauras exactement ce qui t’attend après l’accouchement. Clique ici pour en savoir plus.

Guide accouchement

Commentaires

23   Commentaires Laisser un commentaire ?

two love

Je te souhaite beaucoup de courage mademoiselle trilingue, je comprends un peu ce que tu décris. J’ai moi même un ovaire polykystique, je n’avais quasiment pas de cycle. Mais pour moi, le traitement par cachet a suffit, c’est pour cela que je te dis que je comprend un peu car je n’ai pas eu besoin d’aller plus loin. Je suis aussi une enfant de la PMA puisque que ma mère avait aussi des soucis d’ovulation,couplé avec des spermatozoides pas très en forme chez mon père.
Je sais que c’est un long combat, mais je vous sens très soudés dans cette épreuve, je trouve que c’est tellement important d’être deux à se battre!! Est-ce-que les gens autour de vous sont au courant de votre situation?
C’est vrai que le net dans ce genre de situation, ce n’est pas le top. J’avais préféré acheter un bouquin génial sur le sujet, qui décrivait très bien chaque étape, et accessible à tous.
J’espère que très bientôt tu écriras un article sur le jour où tu as découvert ta grossesse. 😉
Je vous souhaite beaucoup de courage à tous les 2 et surtout, un bonheur très proche!!

le 11/06/2014 à 09h12 |

Mademoiselle trilingue

merci Madame Two love, j’avoue que quelques mois après la rédaction cde ce témoignage, il n ‘y a toujours pas de petit ++ à vous annoncer.

Quel est ce livre dont tu parles?

le 11/06/2014 à 14h37 |

two love

Il s’appelle « un enfant…enfin », du Pr René Frydman. Je l’ai trouvé super.
Quand je suis tombée enceinte, je l’ai passé à une amie qui avait aussi de soucis, maintenant, elle attend des jumelles!! Je te souhaite la même chose!!

le 12/06/2014 à 21h22 |

Madame fuschia

Madamoiselle Trinlingue, je te souhaite beaucoup de courage dans cette épreuve difficile. L’attente doit être insoutenable et le traitement compliqué à supporter.
En attendant une bonne nouvelle, profite de tes préparatifs et de ton mariage.
Je vous sohaite plein de bonheur à tout les 2!

le 11/06/2014 à 09h28 |

Mademoiselle trilingue

Merci bcp Madame Fuschia,

Nous nous soutenons et sommes très soudés,
Les préparatifs du mariage arrivent à leur fin, le grand Jour est tout pile dans un mois.

On imagine déjà d’autres projets pour éviter le wedding blues et attendre novembre pour la prochaine tentative de FIV.

le 11/06/2014 à 14h39 |

Madame Nounours

Je te souhaite bon courage, j’ai un couple d’amis qui est dans la même situation et c’est clair qu’il faut avoir un couple bien soudé pour affronter ça. Je te souhaite que le traitement portera enfin ses fruits et que vous aurez dans les prochains mois, le bonheur d’être parents

le 11/06/2014 à 12h07 |

Mademoiselle trilingue

Merci beaucoup Madame Nounours,

En attendant, on se console en câlinant les enfants de nos amis et nos neveux et nièces 🙂

le 11/06/2014 à 14h39 |

Madame Biologie

J’étais pas loin de verser ma petite larme ! Je te souhaite beaucoup de courage !

le 11/06/2014 à 13h00 |

Mademoiselle trilingue

Merci Madame Biologie,

J’avoue que moi même en me relisant, j’étais émue. Mais nous gardons l’espoir et profitons de la vie autour des petits bonheurs du quotidien (un bon livre, un film, un resto)

le 11/06/2014 à 14h40 |

Mlle Stréssée

Oh comme je te comprends et compatis.
Incessamment sous peu tu auras peut-être l’occasion de lire mon témoignage qui parle aussi du long parcours d’AMP.
Il faut s’accrocher. Nous restons plus longtemps sur le quai de la gare à attendre notre train mais cela ne rendra le voyage que plus merveilleux.
<3

le 11/06/2014 à 14h09 |

Mademoiselle trilingue

Merci Melle Stressée (ç’aurait pu être mon pseudo !!)

J’ai hâte de lire ton témoignage, cela m’apporte toujours beaucoup de réconfort de savoir que nous ne sommes pas seuls à traverser cela.

J’aime la métaphore du train, d’autant plus que je le prends tous les jours pour me rendre à mon bureau !!

Bon courage à toi aussi ! Si tu es dans les parages on peut se boire un thé?

le 11/06/2014 à 14h42 |

Mlle Stréssée

Bien sûr avec grand plaisir 🙂
Idem si tu es de passage près de Saint-Nazaire, j’en serais ravie 🙂
En espérant avoir très vite de tes nouvelles avec une magnifique crevette bien au chaud dans ton bidou 🙂

le 11/06/2014 à 15h57 |

Céc Île

Mademoiselle Trilingue,
Ton histoire est très touchante, et j’éspère sincérement que ce ++ tant attendu soit rapide à arriver pour vous.
j’ai moi même des ovaires polykystiques. Avec mon conjoint, nous avons decider d’avoir un bébé il y a 3 ans. Après plusieurs gynéco pour trouver celui qui nous écoute et sache nous accompagner dans notre projets. Divers examens, echo pelvienne que je ne compte plus tellement j’en ai fait, prise de sang et l’hystérosalpingographie (très douloureux). En Avril dernier, le gynéco nous annonce que l’on va passer aux piqures de GONAL F tous les jours pour provoquer une ovulation. Après une semaine de piqures, prise de sang et echo pelvienne pour adapter le dosage des piqures, et cela a renouveler tous les 3 jours. Au bout de 15 jours, YOUPI l’ovulation arrive!!! Maintenant c’est à nous de travailler pendant tous les week end!!!!!!
Ensuite arrive l’attente interminable des 15 jours. Et depuis 2 semaines, c’est officiel je suis enceinte!
Alors ne perdez pas espoir, même si c’est très dur, fatiguant, énervant et j’en passe.
Je croise les doigts.

le 11/06/2014 à 15h40 |

Mademoiselle trilingue

Merci Céc Île,

C’est toujours très encourageant de voir des couples qui trouvent une issue favorable au parcours d’AMP. Félicitations !!! Comment te sens tu? es-tu inquiète?

Nous avons un traitement à base d’injection de Puregon et d’Ovitrelle qui a bien marché pour la première FIV, malheureusement il n’y a eu aucun embryon. En novembre, on passe à la FIV ICSI, attention les yeux: c’est la technique qui consiste à injecter un spermatozoïde le plus « winner » possible dans l’ovule…on croise les doigts.

le 11/06/2014 à 16h21 |

Cec Île

Je te souhaite bonne chance pour les prochaines étapes de ce parcours. Tu as beaucoup de courage! Ta prochaine FIV à l’air assez complexe. Tu es suivi a quel endroit?

Je suis sur un nuage depuis le debut de ma grossesse. Mais je suis aussi assez inquiète car j’ai très peur de faire une fausse couche. Dans deux semaines j’ai une echo de controle pour verifier s’il est bien accroché, et s’il s’agit d’une grossesse unique ou gémellaire.

le 11/06/2014 à 20h14 |

Mademoiselle Trilingue

Bonjour,

Oui on doit être courageux, on n a pas le choix sinon on plonge.

La technique de FIV est pointue mais on garde confiance dans la médecine. Je suis très bien suivie au CHU d Angers.

Bonne première écho et tiens moi au courant si tout va bien et s il y en a deux, ce sera fun!

le 12/06/2014 à 08h27 |

Ségolène

Bonjour Mlle Trilingue,
trilingue aussi et avec le même traitement FIV ICSI même si la cause initiale est différente. 1e essai en octobre 2013, résultat négatif mais beaucoup d’ovocytes ont été prélevés lors de la ponction (20) donc en plus des 2 transférés juste après, nous avions 10 petits esquimaux. Nous avons fait 2 transfert en décembre et en mars (malheureusement tous les deux négatifs) et faisons actuellement une pause car je viens de changer de travail et que ce n’est pas le bon moment pour tout gérer en même temps. Les 6 petits esquimaux restant nous attendent donc patiemment. SI tu as des questions sur la FIV ICSI ou tout simplement envie d’échanger sur le sujet, n’hésite pas, cela me ferait vraiment plaisir. A bientôt, Ségolène

le 22/06/2014 à 17h57 |

Mademoiselle trilingue

Bonjour Ségolène trilingue,
Merci pour ton témoignage,
Je retiens l’expression « esquimaux »… je reconnais là l’humour nécessaire pour tenir la durée du parcours!
Je suis joignable par mail sdranne ( a ) hotmail point com ou Facebook Amélie ô hasard
A très bientôt
Mlle Trilingue

le 23/06/2014 à 11h10 |

Mademosielle (Dés)Espoir

Bonjour à toi Mlle Trilingue,
Tes mots sont émouvants et me touchent beaucoup….
Je suis comme toi suivie en PMA.
Le désir d’enfant, nous l’avons depuis bientôt 2 ans avec mon fiancé, après 7 ans de vie commune. Le fruit de l’amour, notre rêve…
Au bout d’un an sans cycle, de quelques prises de sang, d’essais cachets en tout genre, d’un gynécologue incompétent, on décide de prendre les choses en main en changeant de médecin sous le conseil d’une amie.
Et là, verdict je n’ovule pas, mes ovaires sont dystrophiques, polikystiques. Notre nouveau gynéco est un homme bien et confiant, juste avec les injections ça devrait marcher… Au bout de 3 tentatives (soit 3 cycles de stimulation), il m’annonce qu’il va falloir avoir recours à la PMA, à l’insémination. Le coup dur, le choc… Ma première réaction a été de me dire que ça ne sera pas naturel, qu’il n’y aura pas mélange des corps et que l’acte sera médical. Plus de magie et d’amour…
Et puis après on rentre vite dans la démarche, on reprend ses esprits, on relativise. Notre couple est plus que soudé, l’amour renforcé. Et on se dit qu’il y a de ça quelques années en arrière, nous n’aurions pas pu avoir cette chance.
Le monde de la PMA n’est pas très fun, beaucoup de démarches administratives, d’examens… Dès le premier rendez-vous, l’adoption est abordée. Dur, quand ce qu’on veut c’est un enfant de son homme, et non pas un enfant tout court.
Puis vient le premier essai, les injections qu’on se fait tous les jours pendant 7 à 10 jours, puis l’insémination en elle-même. Tout ça est très procédurier, mais on s’y fait. Enfin on s’y fait car on n’a pas le choix. Puis vient le « pire » à mes yeux, les 12-15 jours d’attente de verdict… On passe par 36 phases différentes, espoir, euphorie, aigreur, projection, amertume. Les faux symptômes sont aussi de vilains copains d’aventure : seins qui gonflent, nausées …
Et tombe le verdict, les règles arrivent. Encore un échec. Alors on recommence. Nous avons déjà réalisé deux inséminations. La troisième se profile pour dans quelques semaines. Après, si ça ne marche pas, on envisagera la FIV.
Et toi, où en es-tu ?

le 09/10/2014 à 17h10 |

Madame Trilingue

Bonjour Mademoiselle Désespoir
Garde l espoir car il en faut pour tenir le marathon du parcours PMA.
Après je pense que nous avons le droit de passer par des phases de désespoir, le temps de digérer les échecs notamment, mais il faut absolument savoir s entourer de personnes positives, de se changer les idées, de se faire plaisir!
Mon mari m a récemment invitée à passer un weekend en roulotte pour souffler un peu.
Depuis cet article, nous avons avancé dans notre parcours, tenté une première FIV qui n a pas marché au laboratoire (pas de fécondation). Nous avons laissé passer 4 mois, notre mariage, notre voyage de noces , du temps pour nous.
Nous recommençons les traitements cette semaine pour une tentative de FIV ICSI, avec micro injection du spermatozoïde dans l ovule.
Je suis allée consultée un ostéopathe pour préparer mon corps et mon esprit a cette nouvelle tentative et je l aborde plus sereinement pour le moment.

Je ne peux que vous souhaiter du bonheur, de rester soudés et d avoir beaucoup de projets pour combler l attente et le vide,

Merci pour ton témoignage.

le 09/10/2014 à 17h57 |

Madame Trilingue

Bonjour à toutes.
Je tenais à vous remercier pour vos commentaires de soutien et partager avec vous une grande nouvelle,
Je suis enceinte de trois mois.
La grossesse s est faite naturellement. Ce qui me semblait tellement improbable que je n ai pas accepté de reconnaître les signes en septembre (fatigue, nausées, dégoûts alimentaires),
Il m a fallu l échographie de contrôle pour reprendre le traitement FIV pour voir le bébé bouger et comprendre qu il était la.
Maintenant je suis forcément folle de joie, mais aussi d inquiétude que cette grossesse tant désirée s arrête, ou se passe mal (on allait « fêter » les 3 ans d essai en novembre :-((
Je suis également inquiète que le bébé ait ressenti une absence totale de ma présence car j étais dans le déni.
Bon courage à toutes pour vos parcours et essais.
Je pense fort à vous toutes et je reste une infertile malgré tout dans ma tête et dans mon corps.

le 27/10/2014 à 09h14 |

Floconnette

Félicitations!
Ne t’inquiète pas certaines femmes investissent leur grossesse plus tard.
J’espère de tout coeur que tout ira bien mais je ne vois pas pourquoi il y aurait un souci! 3 mois déjà, et tout va bien 🙂
En espérant te lire sur le sujet.

Profite bien!

le 27/10/2014 à 10h14 |

Madame Bobette (voir son site)

Quelle bonne nouvelle!
J’espère que ta grossesse se passe bien et que tu profites!
Plein de bonheur pour la suite!

le 24/02/2015 à 12h36 |

Les commentaires sur cet article sont fermés.