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De la difficulté de réussir à se projeter quand on est enceinte


Publié le 1 octobre 2015 par Lutine Chlorophylle

Ce bébé, du haut de mes 23 ans en début de grossesse, ça faisait dix ans que je l’attendais. Dix ans d’envies fulgurantes, et de passages plus calmes, moins poignants, mais avec l’envie toujours présente.

On a parlé de faire un bébé ensemble. On en avait très envie. On a dit « après le mariage », pas parce que c’était important pour nous d’être mariés d’abord, mais parce que ça faisait une date symbolique qu’on pouvait garder en vue. Puis on a dit « après le voyage de noces ». Et puis « quand on aura déménagé ». Enfin, on en a eu tellement marre qu’on a décidé de s’y prendre avant, mais de façon à ce que le bébé naisse quand on aurait quitté ce fichu appartement.

Et plus la date de début des essais se rapprochait… moins j’étais impatiente ! J’attendais ça depuis très longtemps, et d’un coup, ça devenait concret. Là, on ne rigolait plus. On allait (essayer de) faire un enfant, pour de vrai. Avec tout ce que ça implique.

Une grossesse, donc avoir un truc qui bouge dans le ventre.

Accoucher, donc, euh… aïe !

Et surtout, surtout, devoir s’occuper d’un être totalement dépendant de nous pendant ses premières années.

Un être dont on est les seuls et uniques responsables. Non, plus question de le rendre à ses parents si ça ne va plus (« Oh, je crois qu’il veut sa maman/son papa ! »). Si ça ne va plus, c’est à nous d’être là, et de gérer comme on peut, quoi qu’il advienne.

Un être avec sa personnalité propre. Qui va grandir, faire des découvertes, des rencontres, se heurter à des expériences pas chouettes parfois, qui fera des choses qu’on ne comprendra peut-être pas toujours, et qui volera de ses propres ailes, enfin.

OH MON DIEU !!!

Pour autant, il ne s’agissait pas de reculer. Je crois sincèrement qu’on n’est jamais prêts pour ça. On peut avoir une envie folle, on peut s’être beaucoup occupée des enfants des autres… on est toujours à mille lieues de ce que c’est, réellement, de devenir parents.

Est-ce à cause de cet état d’esprit que la suite a été ce qu’elle a été ? Je ne sais pas. Je ne crois pas, au fond. Je sais que je suis loin d’être la seule. Je sais que des mamans qui ont eu un bébé imprévu ont pu s’attacher à lui immédiatement, et je sais que d’autres ont eu beaucoup de mal alors qu’elles étaient enceintes suite à un long parcours de PMA. Il n’y a pas de règle, ce n’est pas lié à la force d’une envie.

Toujours est-il que, quand le petit + s’est affiché, j’étais contente, mais bien loin de l’euphorie.

Ensuite ? Pendant des mois, j’ai su que j’étais enceinte, mais c’était purement réfléchi. Quand je posais mes mains sur mon ventre, c’était parce que je me disais que ça m’aiderait à entrer en contact avec le bébé, et à enfin RESSENTIR cette grossesse. Mais jamais je ne les posais spontanément, pour caresser mon ventre et le bébé en-dessous.

J’ai attendu, espéré sentir bientôt ses mouvements, en me disant que ça m’aiderait. Je les ai sentis. Ça n’a pas vraiment changé la donne.

photo de grossesse jardin

Crédits photo : Photo personnelle

Est arrivée l’échographie des 21 SA, celle durant laquelle, généralement, le sexe est annoncé ou confirmé. (En l’occurrence, le gynécologue peu sympathique ne nous avait donné aucune indication là-dessus à 12 SA, bien que, selon de nombreuses connaissances qui décodent bien les échographies, ça se voyait déjà nettement. Bref.)

À ce moment-là, je me suis demandée si je voulais vraiment le savoir. Après tout, depuis un an et demi, depuis qu’une de ces envies d’enfant qui tenaillent m’avait prise, ma petite préférence pour une fille s’était envolée. Et ça se confirmait à présent que j’étais enceinte : garçon ou fille, ça m’était complètement égal. Alors, savoir, était-ce vraiment utile ?

Mais je ne me suis pas posé la question bien longtemps. Cette fois encore, je me suis dit que savoir si je pouponnerais une fille ou un garçon quelques mois plus tard m’aiderait à me projeter davantage. Et puis, on avait déjà choisi les prénoms (avant même la conception), alors je pourrais d’ores et déjà l’appeler par son prénom. Ça aussi, ça pourrait m’aider.

Quelques jours plus tôt, j’avais la vague impression que c’était une fille. Le jour même, je ne savais plus. (En même temps, hein, une chance sur deux !) J’étais donc là, le ventre couvert de gel, allongée sur la table. Et l’échographiste nous a informés que c’était une petite fille.

Mais cette fois encore, ça n’a pas été le déclic tant espéré. Alors, j’ai continué à chercher d’autres façons de me rendre compte…

Depuis plusieurs années, je connaissais le bola, cette sorte de grelot qu’on porte en pendentif au niveau du ventre et que le bébé est censé entendre durant la grossesse. Une fois sorti, il est supposé reconnaître le son et être rassuré par cette continuité. Je n’étais pas persuadée que ça marchait vraiment (d’autant que le son est particulièrement mélodieux : moi-même, je trouve apaisant de l’agiter à mon oreille… ça fonctionne donc aussi sans lien in utero !).

Mais je me suis laissée convaincre par la jolie idée d’une amie, qui en avait un différent pour chacun de ses enfants, et le leur offrirait lorsque eux-même attendraient leur premier enfant. Je me disais que le fait de penser que mon bébé entendait ce son, à ce moment-là, quand moi je l’agitais devant mon ventre, et le reconnaître plus tard, ça faisait un lien.

prendre conscience de sa grossesse - bola

Crédits photo : Photo personnelle

Je ne sais pas si ça a vraiment joué. Quelques semaines après avoir adopté mon bola, j’ai eu le rendez-vous du sixième mois de grossesse. Le jour même, rien de spécial, bien que j’aie vu mon bébé à l’échographie de contrôle et entendu son cœur.

Sur le chemin du retour, pour tout te dire, je m’imaginais déjà rédiger cet article, et je me voyais le terminer par « Tout a changé quand je l’ai vue. » (Oui, je suis à la fois pessimiste et optimiste !)

Mais le lendemain, qui était pourtant un jour sans rien de particulier au niveau de ma grossesse (c’était tout de même un jour un peu spécial, puisque c’était celui de la fête des cinq ans de Mademoiselle Dentelle), je me suis réveillée… et je me suis rendue compte. Boum, comme ça ! Sans prévenir !

Ça n’a pas toujours été évident ensuite, quand d’autres femmes évoquaient leur grossesse, ce contact qu’elles avaient avec leur bébé… J’avais l’impression d’avoir perdu du temps. Du temps durant lequel ce lien n’existait pas, durant lequel j’étais complètement extérieure à ma grossesse. Je n’avais pas appris à appeler mon bébé pour qu’il vienne se lover contre ma main. Je ne lui avais pas parlé. C’était comme si tout commençait seulement à cet instant.

Il se trouve aussi que j’ai peu de photos de moi enceinte. En effet, si M. Lutin est habituellement très porté sur les photos (il en fait lors de la moindre balade), pendant cette période, tous les weekends, il travaillait sur le chantier de notre maison en construction. Ajoute à cela que nous étions en hiver, puis au printemps (souvent frisquet), que mon ventre n’est jamais devenu vraiment énorme, même en fin de grossesse… Les rares photos spontanées ont donc été prises avec mon bidon enfermé sous un manteau.

Je crois que le fait de ne pas m’être vue enceinte, extérieurement, ne m’a pas aidée non plus à intégrer cet état. Au final, les photos qui illustrent cet article, j’ai dû expressément les réclamer, et faire une séance photo rapide chez mes parents, un joli soir d’avril, alors que M. Lutin rentrait de la maison, fatigué. Trois minutes à tout casser. Ce sont presque les seules photos que j’ai de ma grossesse, et ça reste un vrai manque.

Heureusement, je m’étais intéressée au monde de la maternité bien avant d’entrer dedans. J’avais donc déjà cheminé sur le type d’accouchement que je désirais. Je savais même où je voulais accoucher. J’ai eu la chance de ne pas tout subir en spectatrice, guidée par des « ça se fait comme ça », l’esprit totalement ailleurs.

Mais paradoxalement, j’étais perdue dans tout ce qui concernait le suivi de grossesse. Il faut dire qu’il y avait beaucoup d’éléments qui rendaient la lecture de la suite assez difficile, notamment le déménagement à 100 km (je ne pouvais donc pas me projeter avec des personnes, des lieux…).

Du coup, alors que j’ai plutôt le profil pour me faire suivre par une sage-femme libérale, je me suis retrouvée chez un gynécologue. Puis chez un second, puisque le premier était aimable comme une porte de prison.

Et le temps d’apprivoiser un peu la nouvelle conscience de mon état, je me suis retrouvée là, enceinte de six mois, à me dire : « Mais au fait… je n’ai pas commencé de préparation à l’accouchement ! »

Et toi ? Tu penses que tu étais prête pour la maternité ? Tu as mis du temps à réaliser que tu étais enceinte ? Est-ce que comme pour moi, la révélation s’est faite du jour au lendemain ? Viens nous dire !

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Commentaires

39   Commentaires Laisser un commentaire ?

Doupiou

Ton témoignage m’a beaucoup touché car il me renvoie à ma propre grossesse. Même si j’étais très impatiente d’être enceinte et j’y suis arrivée au bout de 3 petits mois, j’ai eu du mal à trouver ce lien avec ma fille.
Je me « forçais » presque à lui parler, à caresser mon ventre. Pour moi mon enfant grandissait en moi POINT. Le fait de connaître le sexe m’a aidé à me projeter par contre. Mais je trouve qu’il y a un côté terrifiant à l’idée de mettre un bébé au monde, si dépendant si fragile…
Comme toi, j’ai très peu de photos enceinte mais parce que je n’aimais pas mon corps! Surtout le dernier mois avec 18kg en plus !
Très bel article en tout cas!

le 01/10/2015 à 07h51 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Je vois que nous avons beaucoup de points communs. 🙂 3 mois d’essais, difficulté à créer le lien in utero, une petite fille… et 18kg de pris ! 😆 Cependant pour ma part, ce dernier point ne me gênait pas, c’est seulement maintenant quand je regarde des photos de la fin de ma grossesse (oui j’ai quand même quelques autres photos, étant bien consciente que ça me manquait, je réclamais !) que je me dis que j’étais sacrément bouffie.

le 03/10/2015 à 09h54 | Répondre

Croco

Comme toi, j’ai eu beaucoup de mal à réaliser que j’étais enceinte. Peut-être en partie parce que c’est arrivé tout de suite (nous avons pris la décision de commencer les essais fin novembre, j’ai eu mes règles début décembre et début janvier j’étais enceinte). Et je crois que je n’ai vraiment réalisé que le jour de la naissance. J’ai d’ailleurs fini mon sac pour la maternité entre 6h30 et 7h du matin le jour J parce que je commençais à avoir des contractions douloureuses (bébé est arrivé avec 3 semaines d’avances). Mais je suis vraiment heureuse avec mon petit bonhomme à la maison, même si je suis crevée et que je ne le comprends pas toujours… (bon, y’a quand même des nuits où j’aimerais pouvoir le refiler à quelqu’un d’autre, mai ça ne dure pas longtemps, il est tellement craquant quand il ne hurle pas !)

le 01/10/2015 à 09h56 | Répondre

Lutine Chlorophylle

J’ai beaucoup tardé à faire mon sac aussi ! Je l’avait commencé, mais j’ai mis trèèèèès longtemps à le terminer. Mais la puce n’était pas pressée, contrairement à ton fiston ! 🙂

le 04/10/2015 à 17h28 | Répondre

Le Koala

Merci pour ce témoignage, c’est top que tu aies mis des mots sur ce ressenti…!
Je l’ai vécu aussi lors de ma première grossesse. J’ai adoré être enceinte (passé les quatre premiers mois de nausées, s’entend), sentir le bébé bouger, mais j’ai également eu du mal à ressentir la présence d’un petit être humain réel, là, au creux de moi. Je ne me suis que très peu projetée (je ne voulais pas savoir le sexe), j’ai fait très peu de shopping, j’ai préparé ma valise de maternité ultra-tard.
Chaque soir, j’ai cependant pris le pli de me masser le ventre en chantant toujours la même chanson (et c’est vrai que ça marche pour calmer le bébé et l’endormir, une fois qu’il est né !).
Il me semble que le fait de ne pas encore habiter sa maison joue beaucoup : nous étions dans le même cas, et j’ai souffert de ne pas pouvoir « faire mon nid », ce qui a peut-être inhibé ma capacité de projection…
Et idem, il y a eu très peu de photos !! Comme toi, je regrette un peu.
Actuellement enceinte du (de la) deuxième, je vis exactement la même chose (et là, en plus, il faut gérer le premier 😉 Mais je suis sereine, l’expérience m’a prouvé que l’amour est et sera là, de toute façon, et que le principal est d’accompagner ce bébé jusqu’à la sortie en bonne santé 😉

le 01/10/2015 à 10h52 | Répondre

Lutine Chlorophylle

C’est vrai que c’est important de pouvoir faire son nid ! 🙂

N’hésite pas à témoigner sur le blog si un sujet t’inspire, il y a beaucoup de premières grossesses, j’aimerais bien lire davantage d’histoires de déjà-mamans ! 😉

le 04/10/2015 à 18h07 | Répondre

two love

Moi aussi, j’ai eu beaucoup de mal à me projeter. Pourtant ce bébé, nous l’avions attendu longtemps puisque nous avons mis 2 ans pour que je sois enceinte.
J’étais heureuse mais c’était tellement abstrait tout ça, surtout qu’au début, il ne se passe pas grand chose physiquement.
De savoir le sexe m’a beaucoup aidé à l’imaginer.
Mais ça a été long pour que je réalise que j’allais être maman et qu’un petit être grandissait en moi.
Même à la maternité, quand je le regardais dans son berceau, j’avais du mal à croire que c’était le mien, que j’étais maman. Il m’a fallu un peu plus de temps pour prendre la pleine mesure de tout ça!

le 01/10/2015 à 11h23 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Oh oui, ça fait bizarre aussi quand il est là ! 🙂 Encore aujourd’hui, on réalise plusieurs fois par jour : « mais on a un bébé, c’est fou ! ». 😀

le 04/10/2015 à 18h09 | Répondre

AurelE

J’ai énormément de mal à me projeter dans ma grossesse actuelle. JE fais un peu ce qu’on attend de moi surtout en societe mais tout me parait difficile.

Cette grossesse je ne l’ai pas totalement désirée du coup j’ai vraiment bcp de mal et qd on a su le sexe ca a été une tel déception que j’ai mit quasiment 1 mois à reparler de ce bébé.

Ca me rassure de voir que je suis pas la seule, surtout que chez moi ca ne se dit pas qu’on est une femme enceinte non épanouie …

le 01/10/2015 à 12h00 | Répondre

Lutine Chlorophylle

J’espère que tu réussiras à investir ta grossesse bientôt ! ♥
Ton bébé saura t’apprivoiser quand il sera là. 🙂

le 04/10/2015 à 18h11 | Répondre

MmeLYAMO

et bien ton article m’a fait énormément penser à ma première grossesse, je voit que nous avions beaucoup de points communs, nous venions d’acheter la maison quand mon test de grossesse apres un an d’éssai enfin était positive… moi non plus je n’ai pas bcp de photo de ma grossesse comme toi les seule que j’ai et qui plus est de nous deux sont les 4 pauvres photos certes jolies que ma maman a fait de nous dans son jardin apres un dur week end de travaux… comme toi je n’ai pas franchement eu cette joie que j’aurais aimé ressentir, je ne parlais pas a mon bébé je trouvait ca stupide de parler a son ventre, je le caressait peu, j’ai vecu ca un peu extérieurement… et quand ma fille a pointée son nez j’ai mis énormément de temps à me dir que ce petit bout, cet etre humain était de moi certes je l’aimais ca c’est sur mais je me suis souvent vue la regarder et me dire c’est la mienne c’est moi qui l’ai fait…

le 01/10/2015 à 14h34 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Je ne sais même pas si on a une seule photo de nous deux pendant ma grossesse : déjà d’ordinaire il n’y en a quasiment jamais (ben oui, faut bien que quelqu’un prenne la photo !), là en prime avec le planning super chargé… 🙁
Même après avoir pris pleinement conscience de mon état, je n’arrivais pas à parler à ma fille à voix haute : comme elle était dans mon ventre, donc dans moi, je lui parlais… intérieurement ! J’ai réussi à lui parler seulement vers la fin (*auto-spoil* notamment pour lui dire de sortir, pas pressée qu’elle était !).

le 04/10/2015 à 19h05 | Répondre

Chaperon Rouge

Super interessant à lire!!!

Pour le coup, ca me fait presque de la peine, que tu l’aie attendu si longtemps et que tu aie « manqué » ces 6 premiers mois… mais en même temps, il n’y a pas de règles 🙂

Ici c’est le contraire: je caressait mon ventre avant mème le transfert d’embryon. Je pense que la PMA m’a poussé à beaucoup me projeter justement, me préparer de façon positive etc… je suis à 6 mois et demi aujourd’hui, et j’ai TOUJOURS les mains sur mon ventre, et cela depuis le début. ca rend mon entourage dingue mais moi ca me rassure 🙂

le 01/10/2015 à 20h12 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Héhé oui, chacune vit sa grossesse différemment ! 🙂
Par contre maintenant qu’elle est née, je me surprends parfois à poser mes mains sur mon ventre, comme avant… 😆

le 04/10/2015 à 19h09 | Répondre

AlexandraL

Merci beaucoup, vraiment, pour ces témoignages mesdames. Je suis enceinte de 11 semaines, la relation avec le père est catastrophique depuis qu’il a appris la nouvelle. C’était imprévu… mais j’ai toujours voulu un enfant, j’ai 39 ans et c’est ma première grossesse. L’idée de perdre le bébé me fait aussi peur que de l’avoir ! Et comme vous toutes, j’ai énormément de mal à réaliser. Quand j’y pense, je suis prise d’une sensation de vertige, d’iréel, parfois de panique. Ca s’arrange avec le temps, mais c’est difficile à gérer psychologiquement parlant.

le 07/04/2016 à 19h37 | Répondre

Legrand

Bonjour
J’arrive un peu après la bataille mais j’accouche dans quelques jours et bien que cette grossesse ait été désirée, elle est arrivée en même temps que notre separation avec le père
Il l’à harcelée pour que j’avorte, manipulée pour me faire culpabiliser…
Résultat je ne sais plus si j’ai faut le bon choix et je sens que le bébé ne sort pas parce qu’il doit sentir que je ne suis pas prête… alors la relation in utero, autant dire qu’elle est compliquée. …

le 04/02/2017 à 22h25 | Répondre

AlexandraL

Bonjour Legrand,

Ne t’en fais pas,si ton bébé prends son temps, il ne le fait pas parce que tu ne te sens pas prête. Ca n’a aucun rapport. Les 9 mois sont une moyenne et certains arrivent avant la date et d’autres après.
Pour ce qui est du « père », j’ai moi aussi les mots de celui de mon fils. Et parfois, j’ai été dégoutée de porter un morceau de lui. Mais ! Mais un en fant n’est pas son père et j’ai bien vite oublié ce salaud. Ne t’en fais pas et préserve toi et
Ton bébé aussi.

le 05/02/2017 à 15h41 | Répondre

AlexandraL

J’ai moi aussi subi*

le 05/02/2017 à 15h42 | Répondre

Legrand

Ce que je me demande c’est comment un enfant grandi sans père et comment moi je vais y arriver moralement…
Mais bon maintenant que j’ai choisi de ne pas avorter, à moi de me reprendre!
Comment ça se passe pour toi?

le 06/02/2017 à 22h31 |

AlexandraL

Tu sais, une famille, c’est pas forcément le modèle papa-maman-enfants. Des millions et des millions de gamins grandissent très bien alors qu’ils évoluent dans des sphères complètement différentes. Ce sont les jugements des autres qui font mal et peuvent nuire, pas le fait de ne vivre qu’avec un seul parent.
Pour ma part, je suis vraiment soulagée que le père de mon fils ait décidé d’être absent car c’est une mauvaise personne. L’important, c’est de savoir s’entourer et entourer son enfant d’autres membres de la famille et d’amis, de sortir, d’avoir une vie pleine.
Mon bébé a 3 mois maintenant et, oui, tu as raison, le plus dur, c’est le sentiment de solitude face à ce grand bouleversement et aux difficultés du quotidien, même quand on a famille et amis. Il faut s’y préparer. Ecris moi sur mon mail si tu as envie de poursuivre : alexleg@hotmail.com

le 06/02/2017 à 23h10 | Répondre

Lucas3008

Je me retrouve totalement dans ton témoignage. Pourtant, j’ai déjà un premier enfant, où dès le test de grossesse, c’était fusionnel « J’ETAIS ENCEINTE » et c’était pur et dur, je le savais, et je savais aussi que tout irait bien ! Après 4 mois d’essais, ça ne pouvait pas être autrement ! (Optimiste à 20 ans !).
18 mois plus tard, on se décide à faire un deuxième, c’était bien réfléchi depuis des mois, c’était sûr et certain, on le voulait ce deuxième enfant ! J’ai retiré mon stérilet, et deux semaines plus tard, bébé s’était déjà installé. Quand j’ai fait mon test de grossesse, déjà, j’ai eu du mal à réaliser. Et puis je me suis dit « c’est arrivé si vite, quelque chose cloche forcément » je me suis forcée à me dire que le cap des fameuses 12SA passées, ça irait bien mieux ! Mon écho de datation passée, puis l’écho du premier trimestre (nous annonçant qu’il s’agissait sûrement d’une fille) n’y ont pourtant rien fait. Je n’arrive pas à être dans cette grossesse, je suis, au fond bien sûr, très attachée à ce bébé, mais je n’ai pas l’impression de vraiment vivre cette grossesse, de ressentir ce lien, quand je pose les mains sur mon ventre (rarement) c’est pour me dire « il faut bien que je créé ce lien, y’a bien quelqu’un là dedans ? » pourtant je ne m’y fais pas, j’ai l’impression que rien n’a changé. Est-ce le fait que c’est une 2e grossesse ? Pourquoi suis-je si angoissée à l’idée que quelque chose tourne mal ? Est-ce parce que c’est arrivé tout de suite que je n’arrive pas à réaliser ? Je ne sais pas, mais j’espère pouvoir vraiment profiter de cette grossesse comme pour mon premier, et me sentir sereine et en phase avec mon bébé, et surtout maintenant à 16SA que ça ne tardera plus, car j’ai déjà l’impression d’avoir perdu déjà trop de temps à être extérieure à tout ça !
Bref, merci de ton article, je me sens moins seule !

le 14/04/2016 à 09h03 | Répondre

AlexandraL

Bonjour Lucas3008,
J’en suis à 12SA et je commence à peine à me sentir mieux vis à vis de cette grossesse. Qui sait si ça va continuer… Mais, pour ma part, je me rends compte que ce qui n’allait pas, c’était simplement mon moral, de manière générale. Je crois qu’il faut se protéger de tout ce qui peut nous nuire, prendre des vacances, du bon temps, des loisirs, voir des gens (en tout cas ça marche pour moi) et, on se sent déjà mieux fasse à la vie, aux nouveautés, aux changements. Et puis là, le soleil revient et ça fait du bien !
Chaque grossesse est différente, chaque moment de la vie, et, comme j’ai lu récemment de la part d’une sage-femme : « faites vous confiance! ». Ne focalisons pas trop sur les manques, ce qui nous parait bizarre, anormal. Ne nous projetons pas trop si naturellement nous n’y arrivons pas encore. Laissons le temps faire sans trop nous dire « Et si le temps n’y changeait rien ! ». Parfois, il faut peut-être juste lâcher prise…
Courage à toutes ! Prenez bien soin de vous 🙂

le 14/04/2016 à 13h04 | Répondre

Cecilia

Bonjour, je suis exactement dans le même cas. Nous avons voulu ce bébé pendant presqu un an avant que cela marche. Et quand cela a fonctionné j ai mis 2 mois avant de m en rendre compte. Mon mari est fou de joie il aime déjà et lui parle tout le temps mais moi je ne sais pas mais je bloque. Je ne sais pas pourquoi, je ne lui parle quasiment jamais mais je me caresse quand même le ventre. Je suis à 14sg. De plus j ai une amie qui est tombé enceinte dans la même période que moi mais elle est complètement épanouie heureuse mais moi j ai qu une hâte c est qu il sorte. J en ai mal au coeur de ne pas réussir à le pouponner comme les autres

le 06/07/2016 à 01h29 | Répondre

Lucas3008

Bonjour Cecilia, je reviens ici pour dire qu’aujourd’hui à 28SA, je me sens mieux, mais j’ai toujours des coups de mou et des coups de déprime qui font que parfois encore, j’ai du mal à réaliser que mon bébé sera là dans 3 mois… Ce qui a vraiment été décisif pour moi et la projection de ce bébé, ça a été de connaître le sexe à 19SA, et de sentir les coups de mon bébé. Là j’ai réalisé que ça y est, j’allais de nouveau devenir maman. Alors de toute façon, on s’inquiète toujours pour X ou Y raison, mais une chose est sûre, une grossesse n’est pas forcément toute rose, on ne voit pas toujours les supers choses, et on a le droit d’avoir des coups de mou et de ne pas se sentir heureuse à chaque instant. Effectivement, si une grossesse dure 9 mois, c’est qu’il y a bien une raison : il faut le temps à notre corps et notre esprit de s’y faire, de s’adapter à ce nouveau corps, ce nouveau bébé et ce nouveau nous qui sont en train de se concrétiser ! Courage !

le 06/07/2016 à 10h08 | Répondre

AlexandraL

Quand j’ai raconté mes « symptômes » psychologiques à la sage-femme, que j’avais vécu les premières semaines comme un deuil, elle n’était pas du tout étonnée. Elle m’a rassurée, disant que ça n’est pas inhabituel. On n’en parle pas ou peu, mais ça n’a rien d’extraordinaire. Comme les nausées n’ont rien d’extraordinaire, comme d’autres désagréments n’ont rien d’extraordinaire… Tout le monde ne le vit pas comme ça mais ça arrive et on ne nous prépare pas à cette facette de la grossesse.

le 06/07/2016 à 10h58 | Répondre

AlexandraL

Bonjour Cécilia,

Surtout, ne t’en fais pas. La pression des autres est énorme. Je ne compte plus le nombre de fois où on m’a demandé « Tu es au heureuse au moins?!! » ou « C’est super, non?! »… Il FAUT être heureuse d’être enceinte, c’est OBLIGATOIREMENT le grand bonheur. Sinon, on sent bien qu’on est déjà une mauvaise mère…. Mais franchement, on les emmerde ! (désolé pour la vulgarité)
On est toutes, seules, face à ce changement monumentale, dans notre corps, dans notre vie. Ne te focalise pas sur ce « vide » que tu ressens. Comme m’a dit ma généraliste : « Une grossesse, c’est long, et c’est tant mieux ». Il n’y a pas que physiquement c’est enfant grandit, il grandit aussi peu à peu dans ta tête.
Pour moi, c’est l’écho du 1er trimestre qui a été décisive, quand j’ai vu un vrai bout de bébé sur l’écran et pas seulement une tache noire et un truc flou flotter dedans…
Pour d’autres, ce sera un autre événement, un autre moment…
Dans ta dernière, on sent déjà que tu as peur de ne pas être à la hauteur pour ton bébé et d’après moi, c’est positif ! Tu veux le meilleur pour lui, tu le pouponnes déjà en te préoccupant de lui.
J’en suis à 24 semaines et j’ai encore des moments de doute, où ça me parait irréel, où j’ai peur. J’essaye de me relaxer, de lâcher prise et surtout, de fermer mes oreilles à tout ce que les autres peuvent dire !
Courage en tout cas, ça n’est pas toujours facile, ça n’est pas toujours une partie de plaisir, ni physiquement, ni moralement.

Bises 🙂

Alexandra.

le 06/07/2016 à 09h53 | Répondre

Karine

Bonjour,

Je suis maman d’un petit garçon de 3 ans et je suis actuellement enceinte de 4 mois, ma 1ere grossesse c’est bien passé je me sentais bien et epanouie malgré un diabete gestationnel dès le 1er mois et de l’insuline au 6eme mois, c’etait dur mais c’etait pour la bonne cause, cette 2eme grossesse est completement differente,
Le bebe est voulu, j’ai eu mes règle le 25 avril, retiré mon sterilet le 26 et la semaine d’apres j’etais enceinte, c’est une « chance » par rapport a d’autre qui mettent des mois et des mois, la semaine d’apres on me diagnostiquais un diabete gestationnel et les semaines qui suivais on m’a prescrit de l’insuline lente et rapide, tout a été très vite, trop vite…
aujourd’hui le diabete est pesant contraignant et lourd a gérer, je me sens malade et pas enceinte. Je ne prends pas consience du bebe, il y a quelque semaines je suis arrivé a un stade ou je ne prenais pas de plaisir a être enceinte, je ne voulais plus de ce bebe qui me rendais vraiment mal depuis des mois et je culpabilisais de penser ça, je n’arrivais pas a en parlé a mon compagnon de peur d’être jugé ou d’être anormal. J’avais mal de ne plus désirer ce bebe tant voulu et encore aujourd’hui je me force a prendre consience qu’il est la en ecoutant son coeur ac un doppler acheté pour l’occasion et de poser mes mains sur mon ventre.
je reprends un peu de desir vers cet enfant mais difficilement car je n’arrive pas a avoir un electrochoc pour me dire que je suis bel et bien enceinte et non diabetique…
Cet enfant est voulu et je m’en veux de lui imposer autant de mauvaise ondes aussi negative.
Mon medecin m’a conseillé de prendre contact avec une sage femme et faire de l’haptonomie pour prendre conscience des choses. Mais pas facile d’appeler une sage femme quand on ne se sens pas enceinte…

le 05/09/2016 à 15h29 | Répondre

AlexandraL

Bonjours à toutes et à tous !
Je viens de recevoir un mail disant qu’une dame prénommée Karine venait de poster. Ce commentaire apparait dans mon mail et j’avais envie de lui répondre, mais je ne retrouve pas ce comm ici…
Je lui réponds néanmoins, au cas où elle passerait :
Chère Karine,
Votre médecin fait bien de vous conseiller de voir une sage-femme, même si je conçois que ce soit difficile pour vous de la contacter puisque vous ne vous sentez pas enceinte. Il y a également des psychologues spécialisés, dans les maternités (par exemple, il y en a deux là où je vais accoucher et les consulter est totalement pris en charge par la sécu). Vous êtes à 4 mois « seulement », vous avez encore le temps. Prenez le, ne vous mettez pas de pression. Et pour ce qui est des « ondes négatives » envoyées au bébé, ne vous en faites pas, les ondes négatives, ça n’existe pas ! Et à 4 mois, il a ne perçoit déjà pas grand chose niveau sensoriel alors côté karma… 😀 L’important, c’est que vous preniez soin de votre santé, comme vous le faites déjà. Le temps fera le reste. Parlez en autour de vous, à des personnes dont vous saurez qu’elles ne seront pas dans le jugement, des personnes de confiance. Ne culpabilisez surtout pas et, oui, voyez un/e professionnel/le, ils sont habitués, car ce que vous décrivez n’est pas rare. L’instinct maternel non plus, ça n’existe pas, c’est l’amour maternel qui existe, et ça, ça se construit, pas à pas 🙂
Bises !
Alexandra (maintenant à 7 mois de grossesse).

le 06/09/2016 à 17h14 | Répondre

Sophie

Cet article et tous ces commentaires me rassurent en quelques sortes car je suis à presque 15 SG et j’ai l’impression de ne toujours pas réaliser que je suis enceinte.. C’est pourtant un bébé que nous attendons depuis un an et demi! Mais je n’arrive pas à créer de lien, à m’attacher, à lui parler…je me reconnais très bien dans les phrases lues ici (« je me forçais presque à caresser mon ventre ») et je me fais les mêmes réflexions..–> une fois le sexe connu peut-être que cela me fera quelque chose. Est-ce parce que j’ai peur qu’il y ait un souci? Est-ce parce que je n’ai toujours pas pris un kilo? (Même si mon ventre s’arrondit un peu quand même..) J’espère vraiment pouvoir profiter de ma grossesse avant qu’il ne soit trop tard, avant d’arriver à la fin de cette grossesse..!
Merci en tous cas, ça fait du bien de ne pas se sentir seule ou anormale.. 🙂

le 04/10/2016 à 15h10 | Répondre

AlexandraL

Ca va aller Sophie. J’en suis maintenant à 37 semaines et je peux te le dire, plus le temps passe et plus, peu à peu, tout doucement, le petit bout fait son chemin dans ma tête et dans mon corps.
Je n’ai rien à ajouter de plus à tout ce que j’ai déjà dit à part : lâchez prise, déculpabilisez, pensez à vous ! 🙂

le 04/10/2016 à 16h43 | Répondre

Sophie

Merci pour votre réponse AlexandraL! 🙂 Je vais essayer en effet de lâcher prise! 😉

le 04/10/2016 à 17h58 | Répondre

camille

Merci pour ce témoignage, j’aurais pu l’écrire tellement je m’y retrouve…
Je suis à 26SA, (j’ai presque 25 ans,) et je n’arrive pas à créer de lien.
Je me disais que passé les 12 SA et le risque de fausse couche, ça irait mieux. Puis qu’après l’écho du 3ème mois ça irait mieux. Puis le fait de le sentir bouger..Puis l’écho du 5ème mois…Mais RIEN n’y fait, pas de déclic….

J’ai toujours trouvé les femmes enceintes magnifiques, j’ai toujours eu envie de toucher les ventres tout ronds…et maintenant que c’est moi, je ne veux pas de cet enfant.
C’est un garçon, j’aurais voulu une fille, je ne me fais pas à l’idée.
Je touche mon ventre parce que je trouve ça bizarre de sentir bouger autant, mais je ne le fais pas « par plaisir » ou pour qu’il sente mes mains.
Lui parler ne me viendrais même pas à l’idée tant je trouverais cela absurde.

Je ne sais pas à qui en parler sans être jugée. J’en ai parlé à une amie qui ne comprenait pas vraiment et qui m’a conseillé d’en parler à un professionnel mais je culpabilise trop et ne saurait quoi dire.
J’ai eu une discussion récemment avec mon compagnon, qui comprend encore moins et qui n’est pas très « psychologue », du coup ça n’a pas arrangé les choses, il se sent totalement impuissant et a peur des suites (de l’amour que je porterai à cet enfant)…

Je ne sais plus ce que je dois faire. Je ne suis pas heureuse, même si j’essaie de faire la « fille contente » en société….je pleure énormément parce que je suis triste.
J’aimerais appuyer sur un bouton pour revenir en arrière.
Je ne veux pas accoucher. J’ai peur de faire un rejet à la naissance, de ne pas savoir l’aimer.
Je ne comprends pas pourquoi je réagis ainsi, c’est vraiment un sentiment très très dur à vivre…mais incontrôlable malheureusement!

Je ne sais pas ce que je dois faire, à qui je peux en parler, car au fond, je n’ai pas envie d’en parler mais c’est dur de garder tout ça pour soi…

le 11/10/2016 à 14h00 | Répondre

Camille

Il y a des psychologues dans les maternités et il est généralement possible de se faire suivre (gratuitement) pendant tout le temps nécessaire si on en ressent le besoin. Il suffit de prendre rendez-vous à l’accueil de la maternité, comme pour une échographie ou un cours de préparation à la naissance. On ne le sait pas toujours et c’est pourtant parfois bien utile dans ce moment de fragilité émotionnelle qu’est la grossesse. N’hésite pas à te renseigner auprès de la personne qui suit ta grossesse (oser en parler est une première étape difficile, mais ensuite tout s’enchaîne naturellement) !

Je te souhaite le meilleur pour la suite (être enceinte et avoir son bébé avec soi, c’est de toute façon très différent : ne pas se projeter dans sa grossesse ne veut pas du tout dire qu’on n’aimera pas son enfant à la folie !) 🙂

le 11/10/2016 à 14h13 | Répondre

camille

Merci de ta réponse! 🙂 Effectivement un psychologue (gratuit) pourrait être une solution, je vais essayer de voir ça, je finis par me dire que vu mon état de « non-joie » et l’avancement de ma grossesse c’est sûrement la seule solution…

le 11/10/2016 à 19h55 | Répondre

Pimouss'

Bonjour camille. Je me retrouve dans ton temoignage. Je commence mon 4 eme mois de grossesse que j’ai decouverte il y a a peine un mois. J’aurais pu avoir recours a ivg mais pas le courage malgre demande du papa puisqu’on a adeja 2 enfants et avions décidé de ne plus en avoir. Comme toi je pensais que l’echo de T1 m’aiderait a realiser mais non la seule chose qui a changé c’est que mon ventre a gonflé comme un ballon en 10 jours. Je commence pourtant a sentir bouger dans mon ventre mais je ne me le touche que quand j’ai mal/qu’il me pèse. Je sais que je suis enceinte mais je ne m’y sens pas et je camoufle min ventre, ne crie pas sur les toits que je suis enceinte et quand je pense a ce bebe a naître j’ai des angoisses ( handicap malgré T21 normal, rejet et depression post partum…) voir parfois de la culpabilité. Pourtant mon compagnon s’est fait a l’idée et voudrait une fille car 2 gars a la maison, il s’inquiète pour moi car physiquement je peine avec mon boulot mais je continue. Tout ca pour te dire que la sage femme m’a conseillé de faire une preparation a l’accouchement type sophro et de me faire suivre au CMP, on peut y aller sans RDV il y a psychologues, infirmiers et psychiatres et c’est gratuit. Le mien est dans le batiment de psychiatrie a l’hopital ou je suis suivie pour cette grossesse mais certaines consultations sont délocalisées alors renseigne toi et c’est parfois plus facile de se confier a des inconnus d’autant plus des professionnels car ils sont la pour t’aider par pour te juger.Esperant t’avoir ete utile, sache que tu n’es pas seule a vivre ça bien que ce soit inconcevable pour certain(e)s et peut etre meme pour toi de ne pas etre heureuse d’attendre un »heureux évènement ». Par experience la naissance efface tous les maux de la grossesse et c’est pour ca que malgre tout on recommence alors restons positives et courage!

le 18/10/2016 à 11h10 | Répondre

camille

Merci Pimouss’
L’autre jour j’ai vu une vidéo d’un prématuré qui faisait le poids de mon foetus à l’écho précédente. Je dois dire que ça m’a aidée à réaliser que c’est maintenant un réel « bébé » que j’ai dans mon ventre. Ca m’a bcp aidée à me sentir mieux, même si c’est loin d’être l’extase et la joie…

Je te souhaite de te sentir rapidement mieux, et je vous souhaite une petite fille, qui complétera joliment votre famille… Courage à toi !!!

le 18/10/2016 à 17h43 | Répondre

Afikan

Bonjour je souhaiterai avoir de vos nouvelles et de savoir comment c’est passé la suite de votre grossesse j’ai tellement l’impression que votre histoire est similaire à la mienne j’aurai pu écrire mot par mot votre histoire tellement je me reconnais !

le 15/01/2017 à 17h55 | Répondre

Jeuffrain

Je suis enceinte de 5 mois et je n arrive pas a avoir un contact avec mon bébé. Il ne bouge pas beaucoup. Il est au fond de mon ventre et je n arrive pas a avoir un lien avec lui comme quand j étais enceinte de ma fille. Ça me fait de la peine. Je suis tombée enceinte par accident avec un garçon qui s appelle Guillaume. On a couché plusieurs fois ensemble c était très nul d ailleurs.. J essaie de le joindre pour savoir ce qu il veut faire si il peut me donner de l argent mais il ne réponds pas comme un connard.. Il préfère faire n importe quoi…il me fait tellement souffrir…. J ai peur d avoir un enfant handicapé et de devoir avorte à la fin de ma grossesse comme une connasse…

le 16/10/2016 à 04h14 | Répondre

AlexandraL

Réponse à Jeuffrain : ton message est assez effrayant.

Moi aussi je suis enceinte d’un homme qui a préféré complètement couper les ponts et, au fond, c’est beaucoup mieux comme ça. L’enfant qui pousse dans ton ventre n’est pas son géniteur. C’est un être à part entière et il n’y a pas de raison qu’il soit handicapé ou malade ou autre… Ca arrive, mais pourquoi là précisément?
Si de toute façon, tu souhaites contacter le géniteur pour de l’argent, autant ne pas le contacter du tout et assumer seule. Les liens d’argent ne sont pas des liens, ce sont des entraves et essayer d’avoir encore des contacts avec ce Guillaume ne fait que du mal.
Je suis passée par une période de deuil en tout début de grossesse. Aujourd’hui, c’est mon bébé, moi et la famille que je nous nous construisons déjà avec mon entourage.
Et… tu n’es pas une connasse. J’ai plutôt l’impression que tu paniques.

le 16/10/2016 à 11h50 | Répondre

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