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Mon allaitement : à manger, à boire et déboires


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« Tu la nourris ? »

Non, je la laisse crever de faim, bien entendu.

Cette formulation me fait toujours sourire. J’ai allaité ma fille (appelons-la Bergamote) jusqu’à presque six mois, et je compte bien recommencer avec mon fils.

Bergamote a toujours super bien pris le sein, je n’ai jamais eu de crevasses, la montée de lait est venue sans trop de souci, de même que les augmentations de la lactation lors des poussées de croissance.

le lait de maman ça rend costaud

Crédits photo : Photo personnelle

Le lait de Maman, ça rend costaud !

Alors, il ne faut pas croire que TOUT a été toujours tout rose. J’ai tout de même eu deux mastites (engorgement du sein avec poussée de fièvre à la clef… ), et outre l’angoisse initiale (mon Dieu mon Dieu, j’ai de la fièvre, ne vais-je pas la contaminer !), eh bien s’occuper d’un nourrisson quand on alterne entre chaud et froid et qu’on se sent incapable de faire plus de dix mètres hors du chaleureux plaid sur le canapé (la fièvre, quoi), c’est une épreuve.

L’autre épreuve que j’ai dû subir, et pour ça je remercie ma cousine sans qui je n’aurais pas eu la réassurance nécessaire pour m’imposer, c’est M. Agrume. Non pas qu’il constitue une épreuve à lui tout seul, hein, sinon je ne l’aurais pas épousé. Mais M. Agrume travaillait (forcément, il fallait bien que quelqu’un paye le lit, la poussette, la garde-robe à renouveler tous les deux mois, etc.) et donc se levait le matin.

Combien de fois ai-je entendu, devant des pleurs durant depuis au moins, pfiou, cinq minutes « mets-la au sein, qu’elle s’endorme ! ».

La tétée câlin du soir pour endormir la petite, c’est rudement pratique. Pour le papa. Au bout d’un moment, la maman, elle en a un peu assez. Surtout quand ça ne marche plus aussi bien. Et que dès qu’on repose le bébé… la réaction sonore ne se fait pas attendre. Excédée, j’ai fini par lui répondre « Tu n’as qu’à la mettre au sein, toi. » (Le pire c’est qu’il a essayé, du coup, mais ça marchait moins bien.)

Le pendant de l’affaire, c’est que la bercer pour la calmer ne marchait pas avec moi, puisque mon odeur était intrinsèquement liée dans son petit esprit à LA BOUFFE. Donc M. Agrume s’y collait. Ah… tu sens la force des souvenirs là ?

Au final, je remercie de nouveau ma cousine pour sa réassurance comme quoi j’avais raison de dire « stop » et « non mais laisse lui au moins quinze minutes », mais aussi pour sa couverture d’emmaillotage qui a bien amélioré le sommeil de notre Bergamote.

J’en arrive au dernier point qui m’a chiffonnée : parlons chiffons. Peut-être celui qui m’a décidée à arrêter l’allaitement. (En réalité, il y avait plusieurs facteurs. Notamment le devoir de tirer mon lait dès que je voulais la faire garder, je ne suis pas si futile. Ainsi que la pilule progestative micro-dosée allaitement compatible, qui est pour les tête-en-l’air telles que moi un risque de tous les jours. Et LA BIÈRE.) J’ai nommé : les vêtements.

À part si tu y consacres un certain budget, pour ne pas dire un budget certain, tu te retrouves à mettre les trois mêmes fringues en boucle. Eh bien laisse-moi te dire qu’au bout de cinq mois, s’habiller devient clairement déprimant.

Maintenant, amie lectrice, je vais te donner mes cinq bonnes raisons d’allaiter (je ne vais pas te refaire les discours sur la santé du nourrisson, tu n’auras aucun mal à les trouver ailleurs) :

1. Pas de biberon à laver.
Forcément, maintenant on est passés au biberon. Et comme je suis une fée du logis, j’oublie (oui bon, il y a oubli et oubli hein) toujours de laver mes bib’ au fur et à mesure. Alors quand on se lève la tête dans les parties intimes parce que Bébé, joyeusement assis dans son lit, s’est exclamé « MAMAAAAA yabidiblibou » (à savoir « Maman ! Je m’ennuie et j’ai faim ») et que FICHTRE, il faut commencer par laver un biberon… Je regrette le temps où je la mettais dans le lit à côté de moi, et où je me réveillais tranquillement le temps qu’elle se remplisse la panse.

2. Pas de lait artificiel à acheter.
C’est que ce n’est pas donné. Alors certes, tu bouffes plus (ou alors tu maigris), mais franchement, quitte à investir dans de la bouffe, autant qu’elle ait du goût. Tu as déjà goûté le lait artificiel ? Pouah. (Cela dit le lait maternel n’est guère moins insipide).

3. Le caca de bébé sent meilleur et est plus liquide.
M. Agrume et (surtout) moi-même avions décidé que Bergamote porterait des couches lavables (à condition que JE les lave). J’ai arrêté lors de la diversification/passage au lait artificiel, honnêtement.

4. Tu ne te poses pas de question du genre « il fait 40°C, dois-je lui donner un biberon d’eau en plus ? »
Quand tu allaites, TU bois plus parce que TU as soif pour combler l’eau que bébé te pompe, lorsqu’il fait 40°C.

5. Tu oublies rarement tes nichons à la maison.
C’est un fait. C’est comme ça. À part quand tu arrêtes l’allaitement. Là, la fonte mammaire (employons les grands mots) peut donner cette impression.

C’est tout pour aujourd’hui, amie lectrice, en espérant que ce témoignage t’aura amusée ou même, si tu es concernée, aidée à réfléchir à ton choix futur pour ton propre rejeton.

Et toi ? Tu as connu des désagréments en donnant le sein ? Tu as fait collection de vêtements d’allaitement ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Me voilà, Mam' Agrume, 24 ans et maman parfaite (l'important c'est d'y croire). La famille Agrume a quelques tribulations à raconter, entre expatriation, agrandissement plus vite que prévu, déménagements successifs...