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A la une / Vie de maman

Travail et allaitement : nos retours d’experience


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Pour parler de ce sujet qui est multiple et qui peut être mis en place de plein de façons différentes (en gros, c’est comme le choix d’allaiter ou non : chacune fait comme elle veut/comme elle peut), nous avons aujourd’hui décidé d’écrire un article à huit mains.

Oui oui, huit mains, rien que ça. Pour t’aider à y voir plus clair, tu vas donc avoir le retour d’expérience de :

  • Chaperon Rouge : reprise du boulot aux 10 semaines de la Lueur, et allaitement exclusif jusqu’à ses 6 mois au moins.
  • Étoile : reprise du boulot aux 12 semaines de Petit Prince, et allaitement pendant deux semaines au boulot.
  • Mélimélanie : reprise du boulot aux 14 semaines de Petit Habitant, et allaitement exclusif jusqu’à ses 6 mois.
  • Miss Chat : arrêt de l’allaitement exclusif pour la reprise du travail, mais en essayant de conserver les tétées du matin et du soir (sans succès, à son grand regret).

Le récapitulatif étant fait, passons aux témoignages !

Continuer d’allaiter tout en travaillant : les raisons de ce choix

Chaperon Rouge :

Pour moi, la question ne se posait pas ! Dix semaines, c’était TROP COURT ! Ma Lueur vivait très très bien l’allaitement, et moi aussi grâce à mon Graal : le bout de sein en silicone !

Mon bébé est calé : elle fait ses nuits, dort de 23h à 7h en gros, nous sourit, boit régulièrement au sein, plus ou moins longtemps, mais toujours efficacement. Le pédiatre tique un peu : ma Lueur est en bas des courbes. Elle suit la sienne et grandit convenablement, est éveillée, remplit ses couches et ne pleure pas, donc pas d’inquiétude.

Tout le monde m’encourage : mon allaitement se passe bien, pas de raison d’arrêter pour une bête raison calendaire, la fin de mon congé maternité !

Étoile :

Pour moi, c’était une évidence de continuer malgré l’allaitement mixte qui, il faut le dire, n’est pas ce qu’il y a de plus favorable lorsque l’on reprend le travail, puisque la production de lait est déjà moins importante que celle de quelqu’un qui part d’un allaitement exclusif !

Je voulais juste continuer à donner le maximum d’anticorps à bébé. Et puis, il faut être honnête, nous adorions tous les deux l’allaitement, alors pourquoi ne pas essayer de continuer malgré la reprise du travail ? Enfin, je m’étais mis en tête un seuil psychologique : je voulais à tout prix parvenir au moins aux 3 mois de bébé (et très honnêtement, j’aurais tellement voulu arriver jusqu’aux 6 mois…).

Mélimélanie :

Je me suis longtemps posé la question. Avant l’arrivée de Petit Habitant, mon mari n’était pas vraiment pro-allaitement. Et puis, il s’est renseigné, et devant ma détermination, il s’est rallié à mon idée (je pense que le prix du lait maternisé l’a aussi aidé à changer d’avis !). Du coup, il était évident que j’allaiterais au moins jusqu’à la reprise du travail.

Et puis, en voyant arriver la reprise, je ne me voyais pas arrêter, et je trouvais ça bête de ne pas tenir les sacro-saints six mois. En plus, l’allaitement profite énormément à Petit Habitant, qui est un bébé bien potelé. Donc si c’était possible et que j’y arrivais, pourquoi ne pas continuer et tenter de tenir jusqu’à ses 6 mois ?!

Miss Chat :

J’avais décidé d’allaiter Croquette parce que ça me semblait en phase avec ses besoins, mes envies, mes capacités, mes convictions, etc. Par contre, je ne me suis jamais imaginée allaiter sur le long terme, et la reprise du travail semblait donc le bon moment pour arrêter l’allaitement. Ça, c’est ce que je m’étais dit a priori.

Dans les faits, après une mise en route un peu difficile, allaiter ma fille est devenu un vrai plaisir, un concentré de moments tendres et bienveillants que j’appréciais. Je ne l’ai jamais vu comme une corvée ni comme une obligation !

Alors quand la période du sevrage a pointé le bout de son museau, je ne me sentais pas encore tout à fait prête à abandonner ma puce aux poudres du lait artificiel. L’unique et évidente solution était bien entendu de continuer à l’allaiter, « au moins un peu » et sans se mettre la pression.

Organisation et mise en place

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Crédits photo : Photo personnelle

Tirer son lait au bureau…

Chaperon Rouge :

Déjà, chose importante, ma nounou accepte que mon bébé soit nourri au lait maternel, malgré les contraintes évidentes que ça présente (notamment la conservation du lait et la préparation des biberons). Voici comment tout ceci se déroule :

  • J’ai informé mon patron de ma décision de tirer mon lait. Le code du travail autorise les mères allaitantes à tirer leur lait jusqu’à une heure par jour. Nous sommes une petite boîte, j’ai décidé de faire plutôt 2 x 15 minutes, de façon à ne pas trop empiéter sur mes obligations.
  • J’ai demandé à ma sage-femme de me faire une ordonnance pour un tire-lait électrique. Je loue donc un tire-lait pour un mois renouvelable une fois (deux mois, donc), et si je veux prolonger, il me faut une nouvelle ordonnance. À mes frais, il reste les téterelles (la partie que tu mets au sein) et les biberons compatibles.
  • J’ai tiré mon lait deux semaines avant de reprendre le boulot. Objectifs : « caler » ma production afin d’avoir de quoi faire un biberon par traite, et cela le plus vite possible (en fait, il s’avère qu’il vaut mieux tirer souvent mais pas longtemps pour booster la lactation), et faire une réserve de lait en cas de creux dans ma production. À la fin de mes deux semaines, il y avait cinq sachets de 100 à 120ml dans les congélateurs de ma nounou, de ma mère et de chez nous.
  • Enfin, nous avons habitué la Lueur à boire au bib’. Nous avons choisi les biberons « Natural » de Avent, qu’elle a tout de suite très bien acceptés : elle passe du sein à la tétine sans problèmes, sûrement parce qu’elle est déjà habituée au silicone.

À 4 mois et demi d’allaitement, j’ai une petite routine :

  • Je tire mon lait le matin au réveil, que ma Lueur boira avec son papa avant d’aller chez la nounou.
  • Puis deux autres traites à 11h et 16h au travail. Il y a un frigo sur place, et je rentre le soir avec mon petit sac isotherme.
  • Dernière traite entre 21 et 22h, pour compléter le biberon. Je finis généralement la journée avec au minimum 360ml au frais. En ce moment, elle boit 180ml, et deux biberons lui suffisent dans le temps qu’elle est chez sa nounou (mais j’ai toujours du rab’, de toute façon).
  • Je mets ma fille au sein dès qu’elle le réclame et que je suis là. Ça relance la lactation (car bébé « pompe » plus que la tireuse), et ce sont des moments trop magiques.

Étoile :

Je n’ai pas trouvé l’organisation très difficile, et, pour être honnête, je n’en ai pas spécialement parlé à ma chef. Au lieu de faire des pauses, j’allais tirer mon lait !

Par pudeur, je n’avais pas envie d’en parler. Et puis, je voulais éviter un éventuel jugement. Uniquement les assistantes de mon service et mon équipe étaient au courant. J’avoue que je n’ai pas tellement apprécié le regard des autres : j’avais un peu l’impression d’être une extraterrestre, car j’étais la première à faire ça dans mon service.

Néanmoins, j’ai réussi à trouver une petite salle pour m’isoler au travail sans problèmes, et je tirais deux/trois fois par jour environ 40 à 60ml (oui, c’est peu, mais c’était toujours ça de pris !). Pour des soucis d’hygiène, je préférais stocker mon lait dans un sac isotherme avec des pains de glace, et ça fonctionnait très bien.

À la maison, je continuais à le nourrir au sein en moyenne deux fois par jour à la demande. Petit Prince a été gardé lors de ma reprise du travail par son papa en congé parental, donc pas de souci de nounou à ce niveau ! Le papa donnait le lait stocké pendant mon absence.

Mélimélanie :

Comme pour Chaperon Rouge, la possibilité de continuer à allaiter Petit Habitant dépendait du bon vouloir de la nounou. Mais comme elle est top, elle a tout de suite accepté. Je lui ai donné au cas où un pot de lait maternisé, mais pour le moment, il n’a jamais été ouvert (et j’espère que ça continuera jusqu’au sevrage).

Au début, je lui fournissais les biberons pré-remplis, mais comme le rythme des repas n’est pas encore bien installé, ça engendrait pas mal de lait gâché. Nous sommes donc partis sur un système plus libre : je fournis deux grands biberons de lait (environ 500ml, du coup) à la nounou, ainsi qu’un troisième biberon, qui lui sert à estimer la quantité de lait qu’elle va donner à Petit Habitant. Avec ce système, il y a beaucoup moins de pertes, et c’est plus souple pour la nounou. Mais bon, ça demande qu’elle accepte de manipuler mon lait, et toutes ne le font pas (j’ai déjà dit qu’elle était top ?).

Et le reste, comment ça se passe ? Eh bien, dans une journée-type :

  • Petit Habitant tète à son réveil.
  • Ensuite, chez la nounou, il boit environ 350/400ml de lait en trois ou quatre biberons (voire cinq quand il a décidé d’être casse-pied facétieux).
  • Quand je rentre vers 18h30, je lui propose tout de suite de téter (mais alors qu’au début, il réclamait bien avant mon retour, il a l’air d’avoir de moins en moins besoin de cette tétée).
  • On fait une tétée avant de s’endormir, entre 19h et 20h30, puis je tire une dernière fois mon lait vers 21h avant de me coucher.
  • Enfin, on a une dernière tétée au milieu de la nuit (entre 3 et 5h du matin, mais je ne désespère pas qu’elle saute bientôt).

Et côté maman, je tire dix minutes trois fois par jour : deux fois au boulot, et une fois pendant ma pause déjeuner (j’ai la chance de pouvoir rentrer chez moi).

Pour le moment, ça comble largement les besoins de Petit Habitant (même si parfois, j’ai dû prendre un peu plus de temps quand j’étais en phase « adaptation de la production ». J’attendais la deuxième montée de lait, qui arrive au bout de dix minutes, pour tirer plus, afin d’envoyer l’information à mon corps qu’il fallait qu’il produise plus pour Mini-goulu).

Pour le biberon, on avait habitué Petit Habitant assez tôt (dès son deuxième mois). Ce sont des MAM anti-coliques, mais il a aussi eu des Dodie sensation, et il n’a jamais boudé aucun des deux.

Miss Chat :

Je savais, pour l’avoir testé lors de la mise en place de mon allaitement, que le tire-allaitement ne fonctionnait pas pour nous, car ma production diminuait alors trop vite.

J’ai lu sur Internet des témoignages de mamans utilisant différents systèmes ou horaires de tétée, et l’un d’eux a particulièrement retenu mon attention, car il correspondait à mes disponibilités : je n’étais pas salariée (donc je n’avais pas droit aux pauses d’allaitement) et j’avais des horaires de fou. Le but, c’était que ma fille reçoive du lait artificiel en journée quand je n’étais pas là, et que je prenne le relais en l’allaitant le soir et la nuit (à l’époque, nous avions encore une tétée vers 18h, 22h, 3h du matin et 7h).

J’ai recommencé à travailler lorsque ma Croquette a fêté ses 13 semaines, et j’avais commencé le sevrage le plus tard possible, je dirais quinze jours avant, en éliminant progressivement les tétées de la journée. J’essayais également de temps en temps de tirer du lait, pour qu’on lui donne en journée (elle a passé deux semaines avec son papa avant d’entrer à la crèche).

Voilà nos expériences à toutes les quatre. Nous revenons très vite pour te donner les points positifs et négatifs de nos expériences, ainsi que nos bilans.

Tous les articles de Chaperon RougeTous les articles d’Étoile

Tous les articles de MélimélanieTous les articles de Miss Chat

Et toi ? As-tu tenté d’allaiter au travail ? Est-ce que ça a marché ? Comment t’organisais-tu ? Viens nous raconter !

A propos de l’auteur

Je suis la personne qui réceptionne et planifie les articles pour les sites Dans ma tribu et Sous notre toit ! C'est aussi à moi que tu peux poser toutes les questions qui te tracassent à propos des deux blogs. J'ai 29 ans, un chouette mari, deux jolies petites filles et deux gentils chats. Nous vivons tous les six heureux dans notre grand duplex à la campagne !