Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Témoignage

Folle

Fais comme ci, fais comme ça…

Cet article va faire un petit état des lieux de la pression sociale que tu vas ressentir pendant ta grossesse. (Si tu parviens à y échapper, je t’envie !) Malheureusement la pression sociale ne commence pas à la grossesse et ne s’arrête pas miraculeusement une fois bébé né. Mais si elle dure toute notre vie, pourquoi faire un article dessus ?

Pour moi la plus grande différence se situe là : avant d’être enceinte, on est abreuvée de conseils plus ou moins constructifs, plus ou moins applicables, lancés à la cantonade. Quand on est enceinte, ça change : ce ne sont plus des conseils généraux, mais bien des « recommandations » spécifiques, liées à notre état.

Docteurs PMA

Ce que j’aurais aimé entendre de mon médecin PMA

J’ai galéré pendant plus de quatre ans et demi avant de réussir à devenir maman. Inutile de te dire combien j’en ai souffert. Je me suis sentie perdue, complètement seule (malgré une famille et des amis en or), en colère parce que c’était injuste, et surtout impuissante : je perdais complètement le contrôle de ce qui m’arrivait et du futur qui m’était réservé… Les mots me manquent pour décrire tout ce que j’ai pu ressentir.

Bref, plus le temps passait, et plus je touchais le fond. Et surtout, le milieu médical devenait pour moi de plus en plus insupportable.

Couple parapluie

Avoir un projet de grossesse quand on est née sous X

Comme tu l’auras compris avec mon titre, je suis née sous X ! Tu connais sûrement le principe : après ma naissance, ma mère biologique m’a laissée aux (bons) soins de la pouponnière de l’hôpital dans lequel je suis venue au monde. Puis les services sociaux m’ont proposée à l’adoption, et j’ai eu la chance d’être très vite accueillie par un couple, quand j’avais 6 mois.

Quand j’ai commencé à sortir avec des garçons, je me suis très vite posé la question de la maternité. Ou plutôt de la non-maternité

Attente

Ma grossesse par don d’ovocyte : le début de l’attente

Le problème d’attendre sans n’avoir rien d’autre à faire, c’est que nous réfléchissions beaucoup !

Nous avons eu l’organisation du mariage à gérer, la construction de notre maison, la naissance de la fille de ma meilleure amie, puis l’organisation de notre voyage de noces à New-York. Beaucoup de projets qui ont pris du temps, et de la bande passante dans nos cerveaux ! Mais malgré ces superbes projets, j’ai eu une année plutôt difficile par moments.

Maman bisou bébé

Pas de CDI, pas de bébé ?

Décider d’avoir un enfant, c’est d’abord un choix de vie, un choix de couple (heureusement…).

Mais, il ne faut pas se voiler la face, la société a aussi une grande influence sur cette décision, pourtant hyper personnelle. Je ne vais pas développer sur les questions d’âge, d’années de vie commune… Mon article serait alors bien trop long ! Je vais juste te parler de l’épineuse question du travail.

Eh oui, un bébé, ça ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche (même si ce sont des bases fondamentales).

Mère et bébé

Je ne serai pas « forcément » une bonne mère !

Je me présente : éducatrice de jeunes enfants de 28 ans, je fais bien mon métier, j’aime m’occuper d’enfants, me poser des questions et résoudre des problèmes. Je conseille les parents quand ils ont des interrogations sur leur enfant de moins de 3 ans… Et pourtant, NON, je ne serai pas forcément une bonne mère !

Je sens déjà que quelques amies s’éloignent quand elles sont enceintes, et modifient leurs interactions avec moi en une simple relation de conseil… Et ce phénomène touche même ma sœur : j’ai dû lui expliquer que j’étais avant tout la tata de son fils, avant d’être une éducatrice !

L’infertilité de mon mari, vue par lui-même

« Il était une fois Monsieur Loup qui courtisa Chaperon Rouge… » J’ai assez vite compris qu’elle serait LA maman. J’ai découvert avec elle les joies de la vie avec une (vraie) famille, une notion un peu surprenante. La carapace, je l’ai laissée au vestiaire. C’est pas si mal, de partager, de s’attacher, d’aimer. Et de faire des projets. Emménagement, bébé…

Il faut savoir que je suis un né sous pilule (celle qui est fiable à 99.99%). Je me suis donc naturellement dit, depuis toujours, que quand on voudrait le faire, cet enfant, ce serait du tout cuit. Et puis, côté Chaperon Rouge, la réputation de (super)fertilité dans la famille n’était plus à faire. Cette simple perspective suffisait à me donner une pêche d’enfer.

Enfant à la campagne

L’aide éducative à domicile : kézako ?

Comme tu le sais peut-être déjà, je suis assistante de service social de formation. Depuis trois ans (et demi !), je travaille pour un Conseil Départemental, où j’occupe un poste d’intervenante en aide éducative à domicile (AED). Mon travail consiste à intervenir auprès des familles qui rencontrent des difficultés dans le domaine éducatif.

Je ne suis ni Super Nanny, ni Pascal le grand frère (même si je peux parfois adopter certaines de leurs techniques), mais à la demande des parents, je viens au domicile essayer de comprendre avec eux le nœud du problème et tenter de trouver des solutions pour régler ce qui coince.

Annonce grossesse dans le couple

Faut-il attendre la fin du premier trimestre pour parler de sa grossesse ?

Pour moi, c’était un non catégorique : je ne voulais pas attendre trois mois avant de pouvoir crier ma joie d’être enceinte.

Mais (tu te doutes bien qu’il y a un mais) je suis tombée enceinte. Je l’ai dit au monde entier et, manque de bol, j’ai fait une fausse-couche. Autant j’ai beaucoup apprécié le soutien de mes proches dans cette période, et je ne regrette pas de les avoir embarqués dans ma mésaventure, autant j’ai dû prendre sur moi pour ne pas hurler à chaque fois que je devais dire aux collègues, qui venaient me féliciter alors que je les connaissais à peine, que non le bébé, ce ne serait finalement pas pour tout de suite.

Fatigue

Les suites de couches de ma césarienne (baby blues inside)

Le lendemain de ma césarienne, la douleur physique se réveille doucement. C’est une sensation de tiraillement dans le bas du ventre, mais ça reste gérable pour l’instant.

Une sage-femme vient pour m’aider à prendre ma douche, elle me demande de me lever tout doucement et accompagne mes gestes. Je souffre terriblement. Je m’appuie sur mon porte-perfusion d’une main et sur la sage-femme de l’autre pour tenter de me mettre debout.