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A la une / Témoignage

Les suites de l’accouchement pour la maman : ce qu’on ne m’avait pas dit…

Quand j’étais petite, j’ai décrété que je n’aurais jamais d’enfant, car j’avais trop peur d’avoir mal durant l’accouchement ! Ou bien, si : peut-être que j’aurais des enfants, mais alors, j’accoucherais sous anesthésie totale ! Tu n’y as jamais pensé toi ?

Finalement, à 29 ans, avec un P’tit bidou dans le ventre, il a bien fallu que je me fasse à l’idée qu’il faudrait qu’il sorte, et que les médecins me prendraient pour une folle si je leur demandais de m’endormir pour ne que je n’aie pas mal !

Donc un vendredi soir, alors qu’avec mon mari, ses deux pré-ados et la future marraine du bébé (ben oui, j’étais à terme, fallait s’attendre à ce que ça arrive d’un moment à l’autre, et il faudrait bien que quelqu’un garde les 2 monstres grands), nous regardions Top Chef (toi aussi, tu prends direct 4kg rien qu’en regardant ces émissions ?), mes contractions ont commencé. Il devait être 20h30. Pour ne pas alerter les enfants, j’ai fait semblant de rien. J’ai attendu qu’il soit l’heure pour qu’ils aillent au lit, j’ai embarqué mon mari, ma valise, et nous sommes partis vers la maternité.

Contre à toute attente, je ne stressais pas du tout, j’étais même très zen. J’ai même du recadrer mon mari qui allait un peu trop vite sur l’autoroute (il ne voulait pas que je salisse les sièges de sa nouvelle voiture en perdant les eaux, vois-tu ! Il aurait dû penser à mettre du plastique…).

Ensuite, arrivée à la maternité à 23h, péridurale à 23h30, dodo jusqu’à 3h30 (quand je te dis que j’étais miraculeusement zen !), et arrivée du P’tit bidou à 3h57… Bon, il avait le cordon enroulé 2 fois autour du cou, alors la sage-femme et la gynécologue ont eu un peu de mal, et j’ai dû pousser encore et encore, avec la sage-femme limite assise sur mon ventre, mais bon… P’tit bidou est sorti sans un pleur, et tout allait bien ! Comme tu peux le constater , j’ai eu un accouchement zen, et pour moi, presque parfait !

Mais – parce que oui, il y a un mais – je n’étais absolument pas préparée à ce qui allait arriver APRÈS !

bébé endormi

Crédits photo (creative commons) : Hamed Saber

Vois-tu, j’étais la première de mon groupe d’amies à avoir un enfant, mon mari ne m’avait pas parlé de son expérience avec ses premiers bébés, et bizarrement, ma maman non plus ! Peut-être que, comme Florence Foresti le dit si bien dans un de ses spectacles, les mamans doivent signer une clause de confidentialité pour ne pas effrayer les autres femmes ! Mais j’ai décidé de braver cet interdit et de tout te dévoiler ! Alors oui, heu, non, en fait, je ne suis pas experte en la matière, je n’ai accouché qu’une fois, et non, je n’ai pas tout vécu… MAIS je peux quand même te parler de mon expérience, pour que tu saches si ce qu’il se passe et ce qu’il t’arrive APRÈS l’accouchement est censé être normal ou pas !

Se retrouver seule avec ce petit être

Tu auras compris que mon mari a déjà des enfants, et que donc, il ne pouvait pas rester avec moi tout le temps, car il devait s’en occuper aussi ! Ce que je comprenais et comprends toujours totalement ! Mais du coup, je me suis retrouvée souvent seule à la maternité avec ce P’tit Bidou dont je ne comprenais pas le fonctionnement. Et j’ai eu peur, je me suis sentie dépassée par les évènements ! J’ai pleuré, beaucoup trop ! Il paraît que c’est le baby blues. Ma maman restait avec moi tard le soir, me proposait de dormir avec moi pour me soulager, mais j’ai ma fierté, et j’ai toujours refusé. La journée, ça allait encore, mais dès que je sentais que j’allais me retrouver seule avec ce petit être mystérieux, c’était la fin du monde… Il faut le temps de s’apprivoiser, le temps d’apprendre à s’aimer dans certain cas…

Et puis gérer ces nuits où il ne voulait pas dormir dans son petit landau, mais juste contre sa maman. Je ne voulais pas qu’il s’habitue à dormir avec moi, car dans ma tête c’était bien clair : chacun son lit, chacun sa chambre ! Mais c’est là que les paroles d’une infirmière m’ont remis les pieds sur terre : « Mais Madame, il ne va pas s’habituer à dormir avec vous, il doit justement se déshabituer petit à petit de dormir avec vous… » Et ça, ça m’a déculpabilisée…

Les suites de l’épisiotomie

Je déteste le sang, je déteste les cicatrices, et quand on m’a dit que je devrais soigner ma cicatrice moi-même et prendre un miroir pour vérifier si tout allait bien, j’ai failli défaillir ! Quoi ?! Il va falloir que je jette un œil ? Que je désinfecte tout moi-même, après chaque passage aux toilettes ? Bon, il a bien fallu que je m’y fasse… Mais les bains de postérieur à la camomille, ce n’est pas évident ! Heureusement que Maman Chérie était là pour s’occuper de P’tit bidou pendant que moi, je faisais trempette !

Et puis quand tu veux t’assoir, ça fait un mal de chien !

De plus, j’ai eu une infection, ce qui n’a rien arrangé… Du coup, ça n’a pas cicatrisé comme prévu, un nerf s’est coincé, et il m’a été impossible de faire des galipettes avec mon mari durant 6 mois… J’ai pourtant essayé, mais ça me faisait un mal de chien ! À force de massage et de crème, ça s’est arrangé….

Ne pas savoir le nourrir et opter finalement pour le biberon

Je ne savais pas si je voulais allaiter ou pas, car j’avais entendu que pour certaines femmes, c’était très douloureux. Mais je voulais essayer ! J’avais aussi lu bien sûr qu’un lien unique se créait entre la maman et son enfant… Alors j’ai testé, et j’ai souffert. Je n’arrivais pas à le garder au sein, il tétait comme un fou, j’avais mal ! Mais je persévérais. Malgré cela, mon P’tit bidou perdait du poids, plus qu’il n’était censé en perdre. Alors, une gentille infirmière a compris ma douleur, aussi bien physique que morale, et m’a proposé de tirer mon lait pour pouvoir lui donner au biberon.

Et c’est là que nous nous sommes rendues compte que je n’avais pas de lait à lui donner. D’autres infirmières moins sympas m’ont fait remarqué que j’aurais dû me rendre compte que mon bébé ne buvait pas quand il était à mon sein ! Elles m’ont fait culpabiliser. Mais comment j’aurais pu m’en rendre compte ? J’avais jamais allaité avant, moi ! Et puis ce fut une révélation : P’tit bidou a reçu des biberons et a commencé à prendre de jolies couleurs, et moi, je n’ai jamais eu de montée de lait…

L’impression de ne pas être à la hauteur

Devenir maman, ça ne vient pas d’un coup. J’avais un trillion de questions à poser aux infirmières. Mais je trouvais que certaines me répondaient un peu brutalement (en fait, je suis certaine que je me suis fait des idées suite au baby blues), et j’avais peur de les déranger. Quand je devais prendre soin de mon P’tit bidou devant elles, j’avais peur de mal faire et qu’elles me jugent ! Je me sentais tout le temps mal à l’aise ! Je voulais rentrer à la maison pour être en tête à tête avec mon P’tit bidou (et le papa bien sûr).

Avoir mal au ventre et aux gencives

C’est bien simple : P’tit bidou, il en prenait de la place dans mon gros ventre. Et quand il est parti, tout a du se remettre en place ! Et ça, je te jure, ça m’a fait un mal de chien pendant 2 jours ! Heureusement, on te donne des antidouleurs, mais je ne m’y attendais pas du tout.

C’est comme pour les gencives… Je suis extrêmement sensible des gencives ! Et les jours qui ont suivi l’accouchement, j’ai eu mal aux dents et aux gencives, je te raconte pas !!! Mais bon, tout ça, je l’ai vite oublié.

Les saignements continus

Je ne le savais pas, et personne ne m’avait prévenue ! Les jours semaines qui suivent l’accouchement, tu as tes règles puissance 1000 ! Bon, j’exagère un peu : tu les as puissances 1000 les trois premiers jours qui suivent… Puis ça s’améliore, et le flux devient régulier, mais ne s’arrête pas et c’est extrêmement pénible. Alors n’oublie pas de prendre dans ta valise pour la maternité des culottes/slips que tu pourras jeter après, et des serviettes extra grosses et absorbantes, si tu ne veux pas devoir utiliser les horribles bandes de la maternité !

Et puis nous sommes rentrés à la maison, mais ça, c’est une toute autre histoire…

Et toi ? Tu as été surprise de ce qu’il t’arrivait après l’accouchement ? Personne ne t’avait parlé de tout ça, ou tu avais déjà un idée de toute ces choses ? Tu as quelques petites astuces pour affronter ces déboires des jours qui suivent la naissance ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Moi, 31 ans. Lui, 38... Un petit monstre en commun de 16 mois. Deux "grands" monstres de mon mari, 11 et 13 ans. Une grande famille une semaine sur deux. Une vie à 3 l'autre semaine. La vie est belle...