Menu
A la une / Essais bébé

La difficulté d’avoir un deuxième enfant

Comme je te l’expliquais dans un de mes articles précédents, j’ai retiré mon stérilet il y a un an dans le but d’avoir un second enfant.

Un an plus tard, je ne suis toujours pas enceinte. Enfin, plus précisément, je ne suis plus enceinte.

Dans un premier temps

Les premiers mois après le retrait du stérilet, nous avons hésité à nous lancer vraiment dans les essais bébé. Et si c’était vraiment le bon moment ? Est ce qu’il ne fallait pas attendre une meilleure situation financière ?

Nous avons hésité comme ça pendant plusieurs mois. Nous avions tout de même des rapports, mais je ne calculais pas ma période d’ovulation. Pourtant, rien ne se produisait. Pour Petite Fleur, j’étais tombée enceinte sans grands calculs en quatre mois. On s’imaginait que ce serait aussi simple cette fois, que la nature déciderait pour nous du bon moment.

Puisque rien ne se produisait, on a décidé de s’y mettre vraiment, de calculer mon jour d’ovulation et d’avoir des rapports aux moments les plus propices. Tant pis pour la situation financière. Cela s’arrangerait forcément un jour, et attendre encore et encore ne ferait qu’agrandir l’écart d’âge entre Petite Fleur et ce petit deuxième.

Le désir d’un deuxième

Étrangement, mon désir d’un deuxième enfant n’est pas du tout semblable au désir que j’ai ressenti lorsque nous essayions d’avoir un premier enfant.

Pour Petite Fleur, ce désir était viscéral. Je sentais le vide dans mon ventre. A tel point que j’en avais parfois mal. Chaque cycle apportant les règles était un véritable déchirement. Et pourtant, je n’en ai pas vécu beaucoup (pour rappel : j’ai été enceinte au quatrième cycle) mais mon désespoir était égal à mon désir.

Pour ce deuxième enfant, le désir est différent. Je n’ai pas envie d’une famille à enfant unique. J’ai envie de voir mes enfants jouer ensemble, grandir ensemble. J’ai envie de m’interposer lors de leurs disputes et de m’attendrir devant leurs réconciliations. J’ai envie de faire des aller-retour entre leurs activités extrascolaires du mercredi. J’ai envie de voir leurs personnalités si différentes l’une de l’autre. J’ai envie de faire des Noëls en famille où je devrais coordonner leurs venues à la maison, une fois adultes.

Crédit photo (creative commons) : wandasiewicz

Néanmoins, malgré toutes ces envies, je ne ressens pas ce vide en moi à chaque fin de cycle. Je ne me sens pas désespérée à chaque nouvelles règles. Je me dis juste que ça prendra un peu plus de temps que prévu. Mais pas trop quand même, j’espère.

Enfin enceinte ?

Nous avons commencé à vraiment calculer nos rapports et dès le deuxième cycle d’essai régulier, j’ai obtenu ce si attendu petit +, suivi d’une prise de sang.

J’étais tellement heureuse ! Enfin ! Notre famille allait atteindre cet idéal tant rêvé !

Mais quelques jours après ce grand bonheur, j’ai découvert quelques gouttes de sang dans ma culotte. Tout de suite, j’ai repensé à cette fausse-couche que j’ai subi quelques mois avant d’être enceinte de Petite Fleur. Et si ça recommençait ?

Alors, entre peur et résignation, l’Homme et moi nous sommes rendus aux urgences. J’ai fait une prise de sang et une échographie. Tout allait bien, les taux d’HCG augmentaient. Le médecin m’a dit qu’il était courant de perdre un peu de sang durant le premier trimestre. L’espoir était donc permis.

Une triste conclusion

Puis la période des fêtes est arrivée. Nous nous sommes rendus chez mon beau-père pour fêter Noël. Dès le lendemain de mon arrivée, j’ai recommencé à saigner. Puisque le médecin m’avait rassurée une semaine auparavant, je ne me suis pas inquiétée plus que ça et je me suis ménagée les jours qui ont suivi. Je suis restée assise ou allongée la plupart du temps, je ne portais ni ma fille ni rien de lourd. L’Homme était aux petits soins.

Je ne m’inquiétais pas vraiment puisque je ressentais toujours des symptômes de grossesse (seins tendus et douloureux, odorat hyper-développé), preuve que la grossesse suivait son cours.

Nous sommes repartis pour fêter le Nouvel An chez ma cousine (les fêtes et les nombreux déplacements qu’elles induisent n’ont certainement pas aidé). Les saignements continuaient, ils étaient très légers.

Mais le 31 décembre, à cinq semaines de grossesse, tout a changé. Les saignements sont devenus intenses. Mes douleurs aux seins diminuaient au fil de la journée. Je comprenais très bien ce qui m’arrivait. En fin de journée, un morceau énorme de muqueuse est tombé dans le fond de ma culotte. Ma grossesse se finissait avec l’année.

Crédit photo (creative commons) : Mr Jan

Nous ne sommes plus aussi fertiles qu’avant

Cette fausse couche a été très difficile à accepter : et si Petite Fleur était l’exception au milieu des fausses couches ? Et si je n’aurais plus jamais aucun enfant ?

Nous avons laissé passer un mois puis nous avons recommencé à essayer d’avoir un enfant. Nous sommes en mai, et mon ventre est toujours vide. Sera-t-il à nouveau plein ? Le restera-t-il assez longtemps pour je donne à nouveau la vie ? Je ne sais pas.

Ce qui est sûr, c’est que faire un second enfant est bien plus long et compliqué que je ne le croyais. Notre fécondité a, il me semble, bien diminué en quatre ans. En effet, si on en croit les différentes études, la fertilité baisse dès trente ans. L’âge que j’aurais dans quelques mois.

Je ne sais pas quelle est mon taux de fécondité actuel. Je ne sais pas vraiment si ça se calcule. Je ne sais pas si je serais un jour à nouveau enceinte.

La seule chose dont je suis sûre, c’est que je veux un deuxième enfant. Je l’espère de tout mon cœur.

Et toi ? As-tu rencontré des difficultés pour concevoir ton deuxième enfant ? Autant que pour le premier ? Ou cela fut-il plus facile ? Raconte !

A propos de l’auteur

Je suis une passionnée d'histoire, de dessins animés et de pâtisserie. Après avoir quitté la région parisienne, je vis dans une maison en province avec mon mari, nos deux chats et Petite Fleur. C'est une petite fille gentille et malicieuse qui illumine chacune de nos journées.