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A la une / Récit de grossesse

Les suites de ma GEU et le début d’une nouvelle grossesse


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GEU, mais kesako ? Ah, internet, ses acronymes et ses termes « consacrés ». Donc suite à ma Grossesse Extra-Utérine à trois jours de mon mariage, j’ai découvert le merveilleux monde des forums, à la recherche de femmes ayant vécu la même chose que moi. C’est là-bas que j’ai appris cet acronyme de GEU, ainsi que le fait que j’étais maintenant une « trompie » (je n’ai plus qu’une seule trompe de Fallope, quoi).

L’après-GEU

La dernière fois que j’ai écrit, je venais de sortir de l’hôpital. J’étais sous le choc, mais je n’avais pas réalisé le plus important. La seule chose que j’arrivais à comprendre à ce moment-là, c’est que j’étais enceinte quelques jours avant, et qu’à ce moment-là, je ne l’étais plus.

Mais je n’avais pas vraiment compris que j’avais failli mourir. Ça, c’est mon ami internet qui me l’a appris. Bon, et un peu les médecins. Et mes proches aussi, à force de me voir minimiser la chose… mais bon, ils essayaient quand même de me « préserver ». Internet ne te préserve pas. Et quand tu es en arrêt maladie, internet est un peu ton meilleur ami. C’est là que j’ai appris que la cause de mort la plus fréquente au premier trimestre de grossesse, c’était cette fameuse GEU. Je te l’apprends aussi peut être.

En même temps, quand on essaie de faire un bébé, ou même quand on est déjà enceinte, on regarde rarement ce qui peut tuer la future maman au cours de la grossesse. On est plutôt à rêver de licornes et de paillettes (pendant qu’on vomit son petit-déjeuner dans les toilettes).

Du coup, quand deux mois après, j’ai réalisé tout ça (comment ça, je suis longue à la détente ?!), j’ai eu un micro-choc, qui m’a doucement amenée dans le cabinet d’un psychologue. Oui, parce qu’à ce moment-là, je n’avais pas encore le droit de retomber enceinte (suite à la chirurgie, les médecins demandent d’éviter de commencer une nouvelle grossesse dans les quatre à six mois), mais il paraît que si mentalement ça ne veut pas, ça ne marche pas.

Et puis du coup, j’avais un peu peur de retomber enceinte. Bah oui, et si cette fois-ci, on ne le voyait pas à temps ? Ou si je perdais ma deuxième trompe et que je ne pouvais plus jamais avoir d’enfant ? D’ailleurs, est-ce que je pourrais retomber enceinte un jour ? Peut-être que ma seule trompe valide était la droite, que je n’avais plus ? (Non, pas psycho du tout, la fille !)

Bref, quelques séances de psychothérapie ont bien aidé. Déjà, à comprendre que je ne pouvais rien contrôler. Et puis à réaliser que ce qui m’était arrivé était un coup de pas de chance, mais que je ne devais pas faire comme si ce moment n’avait pas existé. C’était une partie de ma vie à part entière, pas la meilleure, mais elle existait.

Ça m’a permis de me libérer. J’ai pu commencer à parler librement de ma GEU, sans me mettre à pleurer à chaque fois. J’ai pu « engueuler » mes collègues, qui scrutaient mon ventre en se demandant si j’étais enceinte, et leur expliquer que « non, pour le moment, je n’ai pas le droit, arrêtez de vous mêler de la vie de mon utérus ».

Puis est venue la phase des essais.

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Crédits photo : Photo personnelle

Quand les essais reprennent

Oui, parce que le but, dans tout ça, c’était quand même d’avoir un enfant avec mon mari. Tout patient (et traumatisé…) qu’il était, il était plutôt enclin à relancer la machine, lui dont le corps ne vivait pas de suites d’opération.

On parle souvent des femmes, mais on n’imagine pas à quel point un homme peut très vite se projeter « papa », et vivre la perte (plus ou moins précoce) d’un bébé durant la grossesse comme une douleur et un manque. Du coup, dans ses propres angoisses, il espérait secrètement me voir retomber enceinte tous les mois. Début 2015, nous avons donc repris les essais.

Durant quatre mois, j’ai dû contribuer à la prospérité du marché des tests de grossesse. Il fallait que je sache le plus tôt possible, donc je commençais à faire joyeusement pipi sur un bâton près d’une semaine avant d’avoir mes règles. Et toujours la même déception de voir qu’ils restaient négatifs…

Toujours cette pointe de couteau qu’on m’enfonçait dans le cœur à l’annonce d’une nouvelle grossesse, à moi qui me sentais vide. (Attention, ne te méprends pas, j’étais très heureuse pour les personnes m’annonçant leur grossesse, mais ça me renvoyait à ma douleur.)

Bien sûr, pour les médecins, aucune inquiétude à avoir. On n’était qu’au tout début des essais. Pour eux peut-être, mais pour moi, les essais avaient commencé avant ma GEU. J’avais eu la chance de tomber enceinte au deuxième mois, mais je ne considérais pas les quatre mois d’arrêt comme une envie de notre part de ne plus avoir d’enfant. En réalité, ça faisait presque un an qu’on voulait le faire, ce bébé.

Et enfin…

Puis vient avril. Je sors d’une grosse maladie hivernale qui m’a mise K.O, et j’ai arrêté d’acheter des tests de grossesse après qu’une de mes collègues a mis en cause cette attitude (d’ailleurs, je ne la remercierai jamais assez). Je n’ai pas plus envie que ça de tomber enceinte ce cycle-là (un bébé pour Noël ne me tente pas tellement). Bref, je lâche prise.

Mi-avril, j’ai des douleurs bizarres dans les hanches. Beaucoup trop tôt pour être mes règles, et je n’ai pas fait de sport particulier. Dans le doute, je me dis que j’irai acheter un test de grossesse pour le faire plus tard (oui, on ne perd pas les bonnes habitudes…). Trois ou quatre jours après, j’ai toujours ces sensations dans les hanches, et le dégoût de certaines odeurs.

Un mardi matin, après le départ de mon mari au travail, je décide de faire un test de grossesse, pour voir. Une légère barre apparaît dans la zone de test. Tellement légère que je décide de faire un deuxième test de marque différente (c’est là que la technique de faire pipi dans un verre, au lieu de directement sur le bâtonnet, prend tout son sens : tu peux faire plusieurs tests si tu as un doute !). Second test, seconde barre très légère. Il est très clair, mais c’est bien un + que je vois.

Ni une ni deux, j’appelle mon mari : « Chéri, on ne va pas pouvoir aller au mariage de ta cousine cinq jours avant Noël ! » Monsieur Génial (oui, je suis totalement impartiale sur les qualités de mon mari) bloque un peu et me demande, tout surpris : « Pourquoi tu me dis ça, qu’est-ce que tu racontes ?! » (à sa décharge, il est 7h du matin, donc il n’a pas vraiment toutes ses capacités de déduction) « On ne pourra pas aller au mariage de ta cousine parce que si tout se passe bien cette fois-ci, fin décembre, je serai en train d’accoucher ! »

Et voilà comment un 21 avril à 7h, j’ai annoncé à mon mari que si les astres, le ciel, Dieu, la chance (choisis celui qui te convient) étaient avec nous en 2016, on aurait la joie d’être parents.

Et toi ? Tu as dû aussi faire une pause dans tes essais ? Tu as rendu riches les marques de tests de grossesse ? Comment s’est passée l’annonce à ton conjoint ? Raconte !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !