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A la une / Récit de grossesse

Projet bébé : bientôt un an d’attente…

Je t’ai laissée la dernière fois en plein bouleversement, puisque j’enchaînais le même mois notre déménagement et mon nouveau boulot.

L’automne démarre, et nous courons partout. J’ai pris rendez-vous chez le gynéco en janvier pour faire un premier bilan, puisqu’en décembre, ça fera un an que j’aurai arrêté la pilule.

Un an, c’est la limite fatidique, que je ne veux pas dépasser. Passer cette date, ça veut dire commencer les analyses et s’orienter (peut-être) vers un parcours médicalisé. Une étape qui ne serait pas une grosse surprise vu notre profil, mais que je redoute énormément.

En attendant, j’essaie de ne pas trop y penser : mon nouveau boulot me demande beaucoup d’énergie et de temps, et ça me va bien. Parallèlement, mon portable me lâche et je n’ai donc plus l’appli qui me permettait de savoir mes jours d’ovulation. Je me dis que ça ne tombe pas plus mal. On ne se met plus la pression pour la fin de l’année, on verra en 2016 !

Un an d'essais

Crédits photo (creative commons) : yoppy

En novembre, comme chaque mois, je vais voir ma psy. Cette fois-ci, la séance tourne autour de mon rapport au corps, et je parle beaucoup de ma difficulté à lâcher prise, à accepter que mon corps prenne le contrôle.

En effet, pour des raisons personnelles et familiales, j’ai des problématiques avec tout ce qui peut arriver à mon corps et que je ne peux pas contrôler (la maladie, par exemple). Notamment parce que mon inconscient considère la perte de contrôle comme une faiblesse (eh oui, je ne suis pas en psychothérapie pour rien !). Et forcément, une grossesse, en terme de perte de contrôle du corps, ça se pose là !

Mais je progresse beaucoup lors de cette séance, et je débloque un certain nombre de choses. Je sors de là vidée, mais très sereine.

Quelques heures plus tard, je sens un petit tiraillement en bas du ventre, du côté gauche. Je n’y prête d’abord pas attention, mais la sensation s’intensifie, et je me demande si je ne serais pas en train de sentir mon ovulation. Ça ne m’était encore jamais arrivé, mais je sais que certaines femmes peuvent la sentir. Dans le doute, j’embauche L’Amoureux pour un câlin ! Le fait d’avoir des sensations nouvelles dans mon corps me laisse penser que cette séance de psy m’a fait encore plus de bien que je ne le pensais.

Les jours passent. Les attentats de Paris nous bouleversent, le boulot nous assomme, et avec L’Amoureux, nous nous croisons à peine. J’ai l’impression d’être un zombie tellement je suis fatiguée. Je sens bien quelques signes : les seins gonflés, les tiraillements dans le ventre de plus en plus fréquents, quelques fringales… Mais comme j’ai passé presque un an à guetter le moindre signe pour rien, cette fois-ci, je ne veux pas m’emballer. Je relègue tout ça dans un coin de ma tête.

Le jour où je suis censée avoir mes règles arrive… et rien. Le lendemain non plus. Je suis toute seule à la maison, car L’Amoureux est en déplacement. Une lutte interne démarre : une part de moi ne veut pas du tout s’emballer et se dit que c’est bien trop tôt pour faire le test. L’autre part est hyper excitée et se dit que cette fois, c’est la bonne !

Je vais me coucher mais, évidemment, je suis incapable de trouver le sommeil. Je finis par me relever et par faire ce p***** de test. Et bien sûr, à côté de la barre témoin rose vif, je vois une autre petite barre, un peu plus pâlotte. Je n’arrive (vraiment) pas à y croire, et je fais un autre test dans la foulée. Même verdict : la deuxième petite barre est toujours là.

Bizarrement, je n’arrive pas à me réjouir. C’est trop beau pour être vrai. Moi qui m’étais tellement projetée dans un parcours de PMA, je n’arrive pas à croire que nous allons avoir un bébé couette.

Le lendemain matin, je refais un test, puis encore un le soir. (Oui oui, j’en suis à quatre tests au total, tu as le droit de me traiter de névrosée.) La deuxième barre ne faillit pas, et de mon côté, je commence à me faire à l’idée que, peut-être, il existe une infime possibilité que je sois enceinte (même si ça me paraît complètement incongru).

Nous sommes vendredi soir, L’Amoureux doit rentrer très tard dans la nuit, et je pars travailler tôt le lendemain matin. Mais je ne peux plus attendre pour lui dire. J’imagine d’abord lui laisser un grand message sur le miroir de la salle de bain, avec le test bien en évidence… Mais j’ai peur qu’il ne le voie pas, ou qu’il ne comprenne pas. Et j’ai surtout très envie de voir sa tête quand il apprendra la nouvelle.

Du coup, je décide de lui dire de la manière la plus simple du monde. Je m’endors à moitié en l’attendant, et quand il me rejoint, je prends sa main, la pose sur mon ventre et lui demande s’il sent quelque chose. Il réalise immédiatement ce que je suis en train de lui dire et me serre dans ses bras.

Nous restons un long moment comme ça, serrés l’un contre l’autre, complètement abasourdis, mais incroyablement heureux.

Et toi ? As-tu eu besoin d’aide pour lâcher prise durant les essais ? Comment as-tu réagi en voyant le petit + ? Comment l’as-tu annoncé à ton amoureux ? Raconte !

A propos de l’auteur

Lilloise d'adoption, j'ai 27 ans, un poste à responsabilité dans le domaine de la culture et une légère tendance à l'hyperactivité ! En couple avec L'Amoureux, Petit Viking nous a rejoints en juillet 2016. J'aime les journées bien remplies, l'automne, la pluie, faire ma valise et les films de zombies !