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Faire des travaux avec un bébé d’1 an et demi


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L’été dernier, nous avons fait de gros travaux dans notre maison. Notre fils avait moins de 17 mois au début des travaux (en juillet 2015). Ça n’a donc pas été de tout repos, mais nous ne regrettons rien.

Au cas où tu hésiterais à te lancer, je vais te raconter notre expérience.

Faire des travaux avec un bébé

Crédits photo (creative commons) : Misty O'Dell

Petit historique : nous avons acheté notre maison en octobre 2010. Elle était en parfait état, rien à rénover. Le seul souci, c’était que la décoration était affreuse n’était pas DU TOUT à notre goût ! Nous n’avions que 25 ans à l’époque, pas beaucoup d’épargne pour financer le crédit, l’apport et des travaux de concert.

Nous nous sommes donc doucement installés, puis mariés en février 2013. S’en est suivi un merveilleux voyage de noces en Islande, et nous avons appris en juin 2013 que nous attendions un bébé.

Point de temps pour les travaux, donc. Nous avions refait notre chambre à coucher et les toilettes de l’étage (pour nous faire la main) en 2012, puis nous nous sommes attaqués à la chambre du petit en 2013, avant sa naissance.

Pour le reste, c’est-à-dire l’intégralité du rez-de-chaussée (salon, bureau, cuisine, toilettes, couloir…), nous avons repoussé. Et repoussé… Et un jour, j’ai craqué : je ne pouvais plus voir ce carrelage immonde en peinture ! J’ai donc demandé des devis à des carreleurs.

Après trois devis plus ou moins équivalents, nous étions rassurés sur la faisabilité de ce que nous souhaitions (avoir du chauffage au sol et carreler sur l’ancien carrelage directement, puisqu’il était immonde, certes, mais en parfait état).

Nous avons donc lancé la machine pour juillet 2015. Notre fils avait 16 mois et demi. Il a fallu vider intégralement le rez-de-chaussée, ôter tous les meubles, nettoyer parfaitement le carrelage. Tout ça en travaillant à temps plein tous les deux, et en nous occupant de notre fils le soir.

Dans la foulée, quitte à vider les pièces, nous en avons profité pour arracher totalement le papier peint, à la main et au produit décolleur (tu sais, c’étaient ces fameux papiers qui s’arrachent en deux couches…). Et à part la pose du carrelage, nous avons tout fait nous-mêmes.

Étape 1 : vider les lieux

Nous avons mis le plus d’objets possible, de conneries bibelots et de meubles à l’étage, dans la troisième chambre, non utilisée. Le reste des gros meubles (table à manger, canapé, etc.) a fini au sous-sol.

En juillet, nous passions plus de temps dehors, donc en rentrant du travail, je jouais avec mon fils dans le jardin, principalement dans sa petite piscine. Ensuite, au lieu de lui donner son biberon dans le canapé, nous lui donnions à l’étage, dans sa chambre (il y a un fauteuil adulte et un enfant) ou sur notre lit. Ça ne l’a pas plus perturbé que ça.

Étape 2 : carreler

Les carreleurs avaient prévu deux semaines, mais finalement, en dix jours, c’était fini.

Là, il fallait anticiper en rentrant dans la maison : on ne savait pas où ils arrêtaient leur travail le soir, donc ils mettaient des indications pour nous dire sur quels carreaux nous pouvions marcher ou non. Sauf qu’avec un petit de 17 mois qui courait partout, c’était compliqué ! Il fallait bien rentrer dans la maison avant lui, surtout lorsqu’ils faisaient la zone près de la porte d’entrée !

C’était un peu difficile de le tenir et de lui expliquer. Aussi, durant cette période, nous étions tout le temps ou dehors ou à l’étage. C’est tombé autour du weekend du 14 juillet, weekend pendant lequel nous nous sommes absentés chez mes parents. Le lundi 13 juillet, les ouvriers ont donc pu faire la cuisine sans nous gêner.

Les gros meubles, imbougeables, nous les avons déplacés en fonction de l’avancement. Le frigo a ainsi été un temps dans le salon, ainsi que le four et notre piano, car le salon n’a pas été carrelé entièrement d’un coup. Le petit n’a pas été perturbé : tant que le frigo ne disparaissait pas et qu’il avait toujours à manger, ça lui était égal !

Le matériel des carreleurs était installé sur la terrasse, dans le jardin, donc le soir, mon fils pataugeait dans sa piscine à côté des découpeuses. Il fallait juste faire attention aux poussières au sol, qu’il ne se blesse pas en marchant pieds nus.

Étape 3 : préparer les murs

Le carrelage fini, mi-juillet, donc, la pauvre naïve que je suis s’est dit : « Cool, le pire est passé ! » Mais LOL, j’ai envie de dire !

Déjà, mon mari a dû raboter toutes les portes et plinthes des meubles de cuisine. L’idée était de peindre, mais sur des murs non neufs, il y a toujours des aspérités. Comme nous sommes maniaques, nous voulions des murs parfaits. Nous avons donc opté pour la fibre de verre ou le papier intissé pour rénovation, à peindre, en rouleau de 1m de large.

S’en sont suivies de longues soirées :

  • retour du travail avec le loustic,
  • jeux avec le petit, dehors ou à l’étage,
  • repas sur la table de la cuisine,
  • jeux,
  • bain/douche et coucher du petit vers 20h.

Puis, la partie fun :

  • enfilage des tenues de guerriers,
  • préparation des murs :
    • ponçage des murs durant plusieurs jours,
    • réparation des fissures à l’enduit,
    • colmatage des trous laissés par les burins lors de l’arrachage des anciennes plinthes (beaucoup plus hautes que les nouvelles),
    • ponçage de l’enduit sec + si besoin, phase supplémentaire d’enduit,
  • nettoyage de la poussière le soir, au balai pour ne pas réveiller le petit,
  • douche,
  • repos des guerriers.

Je ne vais pas te mentir : ça épuise. Faire des travaux dans une maison habitée implique de nettoyer la poussière de ponçage, qui vole partout dans la maison et colle aux habits et aux chaussures. Mais quand en plus, tu vis avec un enfant, de moins de 2 ans qui plus est, il faut vraiment éviter la saleté accumulée. Nous avions parfois plus de temps de nettoyage que de ponçage en lui-même.

Ensuite, nous avons lessivé les plafonds (le voisin a dû rigoler en me voyant passer ma serpillière au plafond…) et les murs, puis mon mari a peint les plafonds en deux couches, et nous avons peint tous les murs d’une sous-couche, pour ne pas que la colle des papiers peints soit absorbée.

J’étais vraiment épuisée, je n’en pouvais plus. En août, nous étions en congé. Nous avons pris quelques jours pour aller en Angleterre voir des amis, puis nous avons remis le couvert. Ma belle-famille a un peu aidé, je les en remercie !

Étape 4 : revêtement des murs

Nous avons commencé en août, pendant nos vacances.

Si le petit était réveillé, mon mari travaillait seul. Je l’aidais juste à découper les lés de papier peint, et ensuite, il encollait le mur et les posait seul, sauf cas vraiment compliqués où je donnais un coup de main. Quand le petit dormait, l’après-midi, nous faisions tout ça à deux. C’était long, du coup, mais on a aussi continué à profiter de notre vie de famille, en faisant les pauses repas à heures à peu près fixes, pour ne pas perturber notre enfant.

D’ailleurs, c’est amusant, car lorsque notre fils trouvait des outils à sa portée, il nous imitait ! Les enfants de cet âge enregistrent très vite ce qu’ils voient ! Il a ainsi marouflé et lissé le papier peint (et tenté de peindre par la suite, ha ha ha).

Avec le coup de main de mes beaux-parents, courant août, nous avons fini le bureau en fibre de verre, et le salon en intissé (la fibre ne nous a pas convaincus, nous avons changé en cours de route). Les jonctions des lés ont été enduites à l’enduit de finition, et lissées et poncées, pour ne pas être visibles sous la peinture.

Étape 5 : peindre

Alors là, je te passe les tergiversations et les innombrables magasins de bricolage et de déco écumés (avec un petit pas toujours très patient ! Plusieurs fois, nous avons dû nous séparer : l’un le distrayait pendant que l’autre continuait les courses…).

Nous avons opté pour des teintes neutres, car justement, nous n’en pouvions plus des teintes saumon et ocre très voyantes. Nous voulions quelque chose de sobre et épuré, pour l’assortir à une déco qui pouvait évoluer.

Nous avons choisi des peintures monocouches et, naïve que j’étais, je pensais que du coup, ça s’appliquait en une couche. Oui, en UNE couche, mais sur support préparé ! Et donc pas sur nos papiers peints de rénovation directement !

Ainsi, nous avons dû faire deux sous-couches par-dessus le papier peint (après la sous-couche du dessous). J’ai failli pleurer dans le magasin quand le vendeur de peinture m’a dit ça, mon mari a cru que j’allais le tuer !

Bref, pour la peinture, nous faisions comme pour le papier peint : l’un peignait et l’autre s’occupait du petit. Sauf que la peinture, je sais faire seule, contrairement au papier peint, donc on alternait.

Nous avions en parallèle réinstallé quelques meubles dans le salon, pour y vivre le soir. Nous les bâchions pendant la journée.

Bilan

Au final, nous avons terminé le salon et le bureau sur les rotules, mais très très fiers de nous.

Avec le recul, on a trouvé que nous avions vraiment eu beaucoup (trop) d’étapes, et bien que le résultat soit parfait à mes yeux (murs semblant neufs dans une maison de quinze ans), nous n’avons pas récidivé pour les autres pièces.

J’ai parfois eu l’impression de ne faire que boulot-bébé-travaux-dodo et de ne plus vraiment voir mon mari autrement que par-dessus des pots de peinture. Mais ça nous a aussi rapprochés : on l’a fait ensemble et on en est fiers.

Je n’ai pas de regrets, même si c’était un peu difficile. Nous n’avions pas les moyens de le faire avant d’emménager, et nous avons privilégié nos projets familiaux ensuite. Et surtout, nous avons pris le temps d’épargner pour payer tout ça. C’était le bon timing.

Je te montre quand même quelques photos du résultat !!

À gauche avant, à droite après. Bon, ça manque de déco, le « après », car on venait de refaire. On a aussi changé les chaises depuis : elles sont grises maintenant.

Travaux maison salle à manger

Crédits photo : Photos personnelles

Travaux maison salon

Crédits photo : Photos personnelles

La suite des travaux

Nous avons ensuite fait une grosse pause, et on a eu du mal à reprendre… Mais tout était détapissé, et les murs bruts, c’est bof… Donc, nous nous y sommes remis par petites doses, en octobre/novembre.

Nous n’avions plus envie de faire la totale papier peint + peinture, donc nous avons décidé de tester un papier peint uni dans les toilettes, directement sur des murs poncés, aux fissures réparées, et bien préparés. Dans les chambres, nous avions déjà fait ça, mais avec une autre marque de papier.

Nous avons choisi un bleu roi, que j’aime beaucoup, mais que nous trouvions trop « violent » pour une pièce à vivre. En deux weekends pas trop intenses, mon mari a fini cette petite pièce, tandis que mon fils jouait avec moi ou observait son papa (« Papa papier peint toilettes !! » « Veux coller papier aussi !! »).

Le résultat étant conforme à nos attentes, nous avons continué sur cette lancée !

Nous avons tapissé la cuisine de la même façon, en bleu très clair, tirant un peu sur le gris, et repeint les meubles de cuisine en blanc (pour 45€ le pot de peinture spéciale, notre cuisine a changé de look, sans que nous ayons besoin d’en installer une neuve !!).

Merci à mes beaux-parents qui ont fait cette pièce sur leurs vacances, début novembre, avec mon mari, tandis que je travaillais. Je me suis payé le luxe de prendre des congés la semaine suivante, pour profiter enfin de mon petit (mon mari a aussi prolongé son congé de quelques jours pour rester avec nous).

Résultat magnifique selon mes goûts ! Voici la cuisine avant/après :

Travaux maison cuisine

Crédits photo : Photos personnelles

Nous avons aussi tapissé le couloir en gris clair, c’est-à-dire dans le même ton que le salon (qui pourtant est peint, si tu as suivi). Superbe rendu. Il a été terminé fin décembre.

À venir

  • Finir la cage d’escaliers et le palier du haut, totalement détapissés, mais au tapissage compliqué (lés de 5m, échafaudage dans l’escalier, etc.).
  • Faire la troisième chambre… pour notre deuxième enfant à venir ! Je pense que nous allons sûrement décaler la réfection de la cage d’escaliers, et commencer par la chambre, car le temps passe ! La chambre est un vrai bazar : il faut la vider, la détapisser, préparer les murs, tapisser, puis remeubler !

Beaucoup de choses que nous avons ôtées du salon pour les carreleurs, il y a plus de six mois, ne sont jamais redescendues… Ça va finir à la poubelle, tout ça, je pense ! On en profite pour trier les affaires… On a encore un peu de boulot !

Et toi ? Tu pourrais te lancer dans des travaux avec un enfant et en travaillant à côté ? Tu l’as déjà fait ? Tu as fait différemment ? Raconte !

A propos de l’auteur

Trentenaire, mariée, maman, propriétaire en campagne, cadre (pas trop) dynamique, sportive (à mes heures), coquette, gourmande..... et j'en passe! Je suis mariée depuis début 2013 et maman depuis début 2014 pour la première fois. J'adore manger, cuisiner, tricoter, lire, me promener, jouer du piano .... et les chats! Je jongle entre ma vie de femme et de maman, en incluant le boulot là dedans. Pas facile tous les jours mais quel bonheur :-) Au point que nous avons récidivé: nous avons accueilli notre deuxième fils tout récemment! Et je suis évidemment totalement folle de mes deux enfants :-)