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Mes trucs et astuces pour gérer la frustration

Bon ben voilà, je crois qu’on y est : on rentre doucement, mais sûrement, dans cette phase délicate où ton bébé d’amour teeeellement chou et adorable commence à laisser poindre sa petite personnalité. Je te le disais récemment, mon bébé n’en est plus un.

Mais entre la vie de bébé et la vraie phase d’opposition (le fameux terrible two évoqué dans les récents articles de Floconnette et de Mlle Mora), j’ai vu apparaître une autre phase, qui correspond aux tout débuts de l’affirmation des envies de notre ChérieChou.

Conseils pour gérer l'opposition

Crédits photo (creative commons) : Leo Hidalgo

Bébé grandit ? Bonjour la frustration !

Tout a commencé juste avant Noël. Alors que notre quotidien était bien rodé depuis plusieurs mois, un tas de situations du quotidien ont soudainement commencé à devenir sources de conflits.

ChérieChou avait alors 16 mois, et commençait à marcher de mieux en mieux. Mais bon, elle avait beau trottiner avec beaucoup d’entrain, elle n’était ni assez rapide ni assez résistante pour parcourir efficacement le trajet jusqu’à la crèche matin et soir.

Difficile pour elle d’accepter d’être coincée dans sa poussette, alors que tant de choses passionnantes étaient désormais à sa portée : courir après tous les chiens du quartier, s’accrocher aux grilles des portails, ramasser des feuilles mortes ou des graviers… des choses bien loin des préoccupations d’une maman pressée de la déposer à la crèche pour filer au travail.

Du coup, au moment de monter dans la poussette, nous avions systématiquement droit à une crise : ChérieChou se débattait, pleurait, et nous faisait clairement comprendre qu’elle ne voulait pas. Matin ET soir !

Un autre exemple : au moment de l’habiller, tous les matins, notre fille se transformait en véritable asticot, gigotant comme une furie sur sa table à langer. Tu as déjà essayé d’enfiler une salopette ou une paire de collants à un asticot de 8kg ? Ou de fermer les fichus boutons du body d’un bébé déchaîné ? Crois-moi, ce n’est pas de tout repos, et à 8h du matin, nous avions déjà l’impression d’avoir couru un marathon, Mister F. et moi…

Mon ressenti face à ces situations

Les conflits, au quotidien, ça use. D’autant plus que je pouvais parfaitement comprendre que ma fille ait envie de profiter de son trajet du matin pour marcher et découvrir son environnement, par exemple.

Je m’en voulais de devoir la brimer tous les jours et la forcer à faire des choses qu’elle ne voulait pas faire. D’autant plus que, ces situations très particulières mises à part, elle n’avait pas de problèmes de comportement, ni en journée à la crèche avec ses petits camarades, ni pour manger, ni pour aller dormir.

Désemparée devant son mal-être, j’ai fini par me tourner vers les professionnelles qui la connaissaient le mieux : les puéricultrices de la crèche ! J’ai pris le temps de venir les voir entre midi et deux, pendant que la grande majorité des enfants de la crèche était à la sieste, et nous avons pu discuter tranquillement de ChérieChou.

Elles m’ont beaucoup rassurée, en m’expliquant que ces phases compliquées étaient non seulement normales, mais cycliques. Elles s’expriment dans des situations de fatigue ou de stress pour l’enfant, et correspondent à des étapes de grands progrès pendant lesquelles l’enfant peut en venir à être submergé par ses sentiments et ses sensations.

Conclusion ? On évite les situations de stress, et on patiente !

Eeeeeeeuh, oui, mais bon, c’est bien beau, tout ça, mais quand la crise est inévitable (parce que bon, il faut quand même bien s’habiller tous les matins et aller à la crèche !), concrètement, on fait quoi ?

Mes trucs et astuces

Ben on lit Filliozat ! Blague à part, j’ai trouvé beaucoup de réponses au comportement de ma fille dans le livre J’ai tout essayé.

L’apparition des situations de frustration correspond à une étape bien particulière. Bébé grandit, commence à vouloir faire tout seul, mais n’en est pas toujours capable. Beaucoup de choses se mettent en place dans sa tête, mais il n’a pas encore les mots pour exprimer ses besoins, ses émotions, ses angoisses.

Rassurée par toutes ces explications, j’ai vite réalisé que la manière la plus efficace de calmer ChérieChou n’était pas de me fâcher ou d’aller au conflit, mais de la rassurer et de la serrer fort dans mes bras, jusqu’à ce que son trop-plein d’émotions s’apaise.

J’ai aussi essayé de la préparer aux situations délicates, en les lui expliquant en amont : « Je comprends que tu aies envie de marcher. Je te propose de marcher jusqu’au bout de la rue, mais comme je suis trop pressée pour te laisser le temps de marcher jusqu’à la crèche, lorsqu’on arrivera au feu, il faudra que tu montes dans ta poussette. »

Et lorsque la situation me le permettait, j’essayais de lui proposer de combler son besoin d’autonomie : le soir, nous prenions le temps de rentrer à pied.

De la même manière, nous avons convenu qu’à la crèche, nous lui mettrions à disposition un pyjama deux pièces, plus facile à enfiler qu’un pyjama de bébé, pour qu’elle puisse prendre le temps de s’entraîner, et qu’elle comble son envie de faire toute seule, en s’inspirant des grands copains.

Dernière astuce : nous avons décidé de remiser la poussette et de lui proposer de faire les trajets jusqu’à la crèche sur son petit tricycle. Elle était toute fière et heureuse de cette solution ! Certes, nous avions cédé sur ce point, mais contrairement à la remarque déplacée d’un des papas de la crèche, je n’avais pas l’impression que ma fille avait « gagné la bataille ». Je vivais plutôt ça comme un compromis acceptable pour elle comme pour moi.

Je respecte ses envies et ses besoins, et même s’ils ne correspondent pas toujours à ce que j’ai prévu ou à ce qui est le plus confortable pour moi, j’essaie d’y répondre d’une manière appropriée pour nous deux.

Et la suite ?

Cette période de gestion des frustrations a été assez éprouvante pour la maman exigeante et hypersensible que je suis : je m’en voulais d’être exaspérée par les scènes que me faisait ma fille. Une partie de moi comprenait que ce n’était pas facile pour elle, mais les contraintes du quotidien ne me permettaient pas d’être disponible et bienveillante aussi souvent que nécessaire (c’est-à-dire plusieurs fois par jour !).

Le fait d’en discuter avec les puéricultrices a été extrêmement utile. Outre le fait que j’ai été rassurée et que j’ai pu prendre du recul sur cette situation compliquée à gérer pour moi, j’ai pu trouver très rapidement des solutions efficaces, en appliquant les astuces du livre de Filliozat.

D’ailleurs, la suite m’a donné raison, parce qu’en quelques jours seulement, ChérieChou a cessé de faire des difficultés : on a pu ressortir la poussette (quand même bien plus pratique pour nous), et elle a su transférer son besoin d’autonomie sur d’autres activités que l’habillement, qui ne pose plus aucun souci.

Bref, la situation est beaucoup plus calme, même si certaines frustrations reviennent nous rendre visite de manière cyclique.

Ça me permet également de faire une vraie différence avec la véritable phase d’opposition, ce fameux terrible two. Les mois ont passé, et je vois la différence avec les premières vraies oppositions ! Mais comme ces colères n’ont pas les mêmes causes, je ne peux pas recycler les mêmes solutions !

Je te promets, chère lectrice, que dès que j’ai mis au point un plan d’attaque et que je l’ai testé et approuvé, je te fais un petit récap’… Article à venir !

Et toi ? Comment as-tu vécu les premières crises d’opposition de ton enfant ? Quelles ont été tes solutions pour gérer ces situations ? Viens nous raconter !

A propos de l’auteur

Jeune mariée presque trentenaire et maman depuis l'été 2014, j'essaie de concilier la vie de famille, un boulot passionnant et ma passion pour les voyages. Mister F. et ChérieChou me comblent de bonheur, même si parfois on ne sait plus où donner de la tête ! Mais bon, ça me va bien : je suis plutôt du genre à ne pas tenir en place.... Danse, lecture, piano, mais aussi boxe ou yoga, la vie à 100 à l'heure, j'aime ça !