Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Une longue envie d’enfant, et des essais qui ne roulent pas comme prévu…


Publié le 2 juillet 2014 par Mlle Stréssée

J’ai toujours voulu être maman. Alors bien sûr dans l’absolu, la plupart des femme ont envie, un jour, plus ou moins tôt dans sa vie, désire fonder une famille. Mais là, je veux te parler d’une envie viscérale, d’un désir qui prend les tripes et qui t’habite depuis plus d’une dizaine d’années. Un rêve en somme.

Ma maman est tombée enceinte très jeune. Et pour elle, c’était donc normal de me mettre en garde contre les grossesses précoces. Je comprends qu’elle ne souhaitait que j’ai, moi, une adolescence rythmée par les couches, les biberons, les poussettes et tout ce qui gravite autour d’un enfant.

Mais bizarrement, elle avait beau essayé de me persuader que je devais vivre ma vie d’ado, et devenir une adulte responsable avant de devenir mère, je m’en fichais. Complètement. A 14 ans déjà, je voulais être maman. J’aurais pu si je l’avais vraiment voulu, je pense. Mais j’étais peut-être consciente que c’était trop tôt.

Toujours est-il que je me voyais quelques années plus tard avec une grande famille. Mon rêve, c’était d’avoir 10 enfants. Oui, j’ai bien dis dix. Donc dans ma logique implacable, il fallait que je commence tôt. Et pour moi, attendre d’avoir 25/30 ans, c’était inconcevable.

Peut-être aussi parce que je m’étais mis en tête cette idée complètement bête que, plus on a un enfant tard, moins on peut profiter de lui. Comme si être mère à 30 ans, c’était être déjà une grand-mère.

Avec le recul et la maturité, mais surtout les expériences de ma vie, j’ai compris que l’important n’est pas d’avoir une grande famille, ou une famille jeune… Mais d’en avoir une tout court.

A 19 ans j’ai rencontré Mr Lifeiscool, qui va devenir bientôt mon maripourlavie. Je ne voyais pas encore loin dans notre relation, mais je me sentais en paix avec lui, comme si j’avais enfin trouvé l’homme de ma vie. Je dis enfin, parce qu’à 19 ans, je voulais ce qui allait de pair avec une famille : un amoureux, futur mari. Et après de nombreuses déceptions amoureuses, j’avais un peu jeté l’éponge.

Très vite, nous nous sommes installés ensemble, et nous avons commencé à faire des projets. Nous commencions à bien prendre nos marques dans cet univers nouveau qu’est la vie de couple, et bientôt, nous étions même les « posés » de la bande.

En 2010, alors que Mr Lifeiscool et moi étions en plein déménagement, je prends conscience que j’ai du retard.
Ce qui est assez bizarre, étant donné que nous faisons plus ou moins en sorte que je ne tombe pas enceinte.
Mais voilà, la petite graine a germé dans mon cerveau (ha ha, tu as pensé dans mon ventre, hein ? Ce serait trop facile, n’est-ce pas ?), et me voilà à espérer de tout cœur qu’une petite crevette se soit nichée.

Bon je vais être honnête avec toi : Mr Lifeiscool lui, il n’était pas trop chaud. Bien sûr, il voulait des enfants, mais nous avions à peine plus de 20 ans, et il voulait encore profiter de sa jeunesse. Dans ma petite tête, je me disais qu’il changerait vite d’avis.

Et… Il a changé d’avis lorsque le test sanguin nous est revenu négatif. J’ai eu le sentiment que mon monde s’écroulait (pourtant je n’étais pas au bout de mes surprises), et rien ne pouvait me consoler.

Rien ? Sauf la phrase de Mr Lifeiscool : « Tu le veux ce bébé, hein? Allons-y, faisons un bébé. » Oui, oui, toi aussi, je te vois fondre juste en lisant cette phrase !

Mon rêve commençait, nous étions donc sur la route de la conception.

photo de couple campagne

Crédits photo (creative commons) : Ryan Polei

Seulement voilà, nous étions loin de nous douter qu’au lieu de prendre l’autoroute ou la nationale, nous devrions prendre les petits chemins de campagnes. Tu sais, ceux qui ont pleins de bosses, qui sont tortueux, où tu te demandes si ta voiture va passer là, et où tu finis par crever un pneu et tomber en panne, puis attendre longtemps, trop longtemps, la dépanneuse.

Nous commençons donc les essais, et avec eux débutent les périodes dites de « psychotages ». Ah, qu’est-ce je les déteste celles-là !

Ces périodes où tu tâtes tes seins comme si c’étaient des pis de vache, à la recherche de la moindre douleur. Où tu essayes d’utiliser la méthode Billings, mais tu n’arrives même pas à faire la différence entre glaire blanc d’œuf et glaire filante… Ou encore, quand tu as des nausées, mais que tu ne sais plus si c’est dû au Chabichou qui à 3 semaines d’âge dans le frigo ou à une crevette qui pousse dans ton ventre… Mais tu t’en fous du Chabichou, toi tu ne pense qu’à la crevette.

Et le pire ennemi… Le test urinaire. Le test urinaire, au début tu l’aimes bien, c’est ton meilleur ami, limite même tu le combines avec un test d’ovulation, des fois que ça marcherait encore mieux. Et au fur et à mesure, tu te sens devenir comme Hulk, et tu le casse en deux. Tu ne sais pas comment, mais tu l’as fais.

Et voilà, déjà une année est passée. Eté 2011, nous sommes à une fête de famille. Il n’y a pas énormément d’enfants, mais il y en a suffisamment pour que le cafard me gagne. C’est alors que quelqu’un dans l’assemblé nous jette une question, qui a comme l’effet d’une claque : « Bon et vous ? C’est pour quand ? Faudrait peut-être s’y mettre. »

J’ai ravalé ma salive et ma fierté, et j’ai répondu en souriant : « On y travaille. » On y travaillait, oui, tous les jours, sans relâche, je m’énervais quand on me disait « c’est dans la tête » ou « vous êtes jeunes profitez ». Oui , bien sûr, à 22 ans on est jeune. Mais quand on a envie d’être maman depuis 8 ans, ça fait long quand même.

Je n’avais plus mes règles, ou quasiment jamais, et je prenais du poids sans cesse. Et pourtant, je n’étais pas enceinte.

En Septembre, Mr Lifeiscool et moi décidons d’aller voir un gynécologue. Encore un. Car j’en avais déjà vu deux, et chacun s’accordait à dire que tout était parfaitement normal. Mais cette fois-ci je ne l’entendais pas de cette oreille.

Le gynécologue a commencé par me poser tout un tas de questions, sur mon poids, mes habitudes alimentaires, sur mon travail, mes antécédents familiaux… Puis il s’est mis à faire une chose que je n’ai pas compris : il a calculé mon IMC.

Et c’est tout naturellement, comme s’il me disait « il fait beau aujourd’hui », qu’il m’a dit : « Mais Madame, si vous ne tombez pas enceinte, c’est normal. C’est parce que vous êtes grosse. ».

J’ai calmé Hulk, qui essayait de sortir de ma tête pour aller faire de celle du gynécologue un joli triangle isocèle, et ai rétorqué que dans ma famille, toutes les femmes étaient rondes et que cela ne les avait pas empêché de tomber enceinte pour autant.

Alors le gynécologue s’est ravisé et m’a proposé de me faire une échographie.

Et là, le verdict est tombé. Ovaires polykystiques sévères.

Dans ma tête, je n’ai pas tout de suite mesuré tout ce que cela engendrerait par la suite.  Ce qui me faisait plaisir, c’était d’avoir rabaissé son caquet à mon gynécologue, qui me dit alors la phrase que j’aime le plus au monde : « Vous aviez raison ! ».

Il nous a donc prescrit des bilans sanguins et m’a fait prendre des médicaments pour redémarrer un cycle. Le mois suivant, il a décidé de me prescrire des hormones.

C’est à cet instant que j’ai réalisé que nous n’emprunterions pas l’autoroute, lorsque j’ai fais ma première piqûre.
Celles qui suivirent étaient porteuses d’espoirs. A la fin de la première stimulation, lorsque j’ai effectué ma piqûre pour ovuler, j’étais plus confiante que jamais.

Mais quand mes règles sont arrivées, pfiou, je crois que je n’ai jamais été aussi déçue auparavant !

Tant pis, on n’allait pas abandonner, on allait repartir pour un nouveau cycle, avec de nouveau tout un tas de piqûres, des échographies tous les deux jours… Ce calvaire dura ainsi huit mois.

Huit longs mois pendant lesquels j’ai fini par arrêter de me battre. Je n’en voyais plus le bout, mes copines tombaient toutes enceintes, mais pas moi. Je continuais de grossir avec les hormones. Notre entourage se voulait encourageant, mais nous enfonçait plus qu’autre chose. J’étais à bout.

Le huitième mois, j’ai décidé d’arrêter. J’ai dis à Monsieur Lifeiscool « Écoute, c’est la dernière fois, j’en ai marre, si cette fois-ci ça ne fonctionne pas, j’arrête tout, je veux qu’on pense à nous. ».

Mai 2012, huitième mois, fin de cycle. Les vilaines ne se présentent pas…

La suite, je t’en parlerais bientôt.

Et toi ? Tu désires avoir des enfants depuis ton adolescence ? Tu as commencé les essais quand tu étais encore jeune ? Toi aussi, tu as eu de mauvaises surprises en découvrant que la route serait loin d’être toute droite ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !


 


Commentaires

16   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame fuschia

Cé témoignage me touche beaucoup.. Moi actuellement en essai bébé depuis + d’un an…. J’ai consulté un gynéco au bout de 4 mois d’arrêt pillule car pas de cycle. Il m’a donné un traitement qui m’a fait revenir des cycles. Au bout de 7 mois d’essai, j’ai commencé les courbes de température et repris RDV chez le gynéco… et il m’a que au vue des courbes, je n’ovulez pas….je suis actuellement en bilan à enchainer les prises de sang….
Moi aussi je suis en surpoids et je connais les périodes de psycotages….Je me rappel surtout d’une fois ou j’avais du retard( sous le traitement j’en avait jamais eu)+ douleurs au seins+ envie d’aller au toilettes… J’ai donc fait un test au bout de 3 jours de retard, j’etais certainte de moi.. mais test négatif, je suis resté un bon moment à pleurer….
Je te souhaite plein de courage dans ton parcours.

le 02/07/2014 à 09h29 |

Mlle Stréssée

Merci Madame Fushia, je te souhaite un magnifique positif, je sais à quel point nous l’attendons et quel point il est difficile d’attendre et de ne pas perdre patience. La route est longue, si longue. Au final le surpoids ce n’est pas ça qui gène le plus, même si les médecins s’accordent à dire le contraire. Mais un jour, oui un jour, un joli petit têtard se glissera dans le creu de ton ventre et là tu verras que tous ces longs mois d’attentes interminables ne seront plus qu’un mauvais souvenirs face à tout ce bonheur en devenir 😉
Courage

le 02/07/2014 à 15h35 |

Anna

Je vous souhaite plein de courage les filles… La route est longue et sinueuse mais il faut y croire… Moi même mamange de deux petits bouts obtenus par icsi, et maintenant je tiens ma jolie puce dans mes bras après 4 ans de galère! Tenez bon, plein de câlins à vous deux et toutes celles qui en ont besoin

le 02/07/2014 à 17h03 |

Madame feta

Coucou les filles ☺️!!!!! Merci pour ton article franchement ça fait du bien ce genre d’articles!!!!! Personnellement je suis comme toi je voulais avoir des enfants jeunes mais je me suis raisonnée j’ai attendue d’avoir un travail stable même si ce n’est pas celui de mes rêves j’ai attendu d’avoir notre chez nous et surtout de me marier avec mon monsieur feta!!!! Voilà on a tout fait dans l’ordre pour faire plaisir à tout le monde… Après l’arrêt de la pilule je savais que je n’aurai plus mes règles je n’ai jamais été bien règle!!!! Bref j’attends toujours puisque ma gynécologue m’a envoyée balader puisque il faut attendre un an c’est pas encore inquiétant… Le pire ce sont mes proches tous à dire mais c’est dans ta tête ou l’autre bord « ba vous ne savez pas comment faire « …. Bref tout ce déballage ça fait du bien !!!! Je te souhaite plein de bonheur pour la suite !!!! Et bon courage pour la suite!!! Par ailleurs voici mon nom sur Facebook pour les filles qui seraient intéressées par des échange de mp pour parler bb melisande kourounis bisous bisous

le 02/07/2014 à 18h23 |

Two Love

Je souhaitais te répondre par facebook madame feta, mais je n’ai pas réussi à te trouver.
Juste pour te dire que moi aussi je n’avais pas de règle après l’arrêt de la pilule. J’ai eu un traitement pour avoir des cycles puis un traitement pour ovuler car je n’en avais pas non plus.
Et mon petit homme vient d’avoir 1an, je te souhaite la même chose!!

le 02/07/2014 à 20h50 |

stephany

je crois que j’ai toujours voulu des enfants aussi

petite quand on me demandait je disait que j’en voulais 12

je suis restée très longtemps à 6 puis 4 au fur et à mesure que je vieillissais

en revanche meme si pour moi il était évident que j’aurai des enfants tot je n’ai jamais envisagé d’en avoir avant d’avoir 20 ans

j’ai pris les petits chemins aussi, pour finalement casser le moteur

je n’aurais pas d’enfants, enfin je ne porterais pas d’enfants, le vide de mon ventre n’est pas du à l’opération qui m’a enlevé toute chance de porter la vie mais au fait que jamais je n’ai pu donner la vie
aujourd’hui j’ai pris un autre chemin mais je ne perds pas l’espoir d’etre maman un jour
meme si ce n’est que d’un seul enfin vu mon age maintenant

le 02/07/2014 à 19h00 |

Cécé from Aix (voir son site)

Ton témoignage m’a beaucoup touché car je suis aussi passé par l’attente, les traitements… et des complications pendant la grossesse dont une réduction embryonnaire. Mais si à la fin le bébé tant attendu arrive, on oublie tout cela.

Bonne soirée

le 02/07/2014 à 21h33 |

Mlle Stressée

Mme Feta, Stephany , ne perdez pas espoir, le parcours est long mais le bonheur est au bout du chemin. Stephany, renseigne toi à propos de l’adoption, je ne connais pas ton âge mais la cousine de mon beau père a adopté il y’a peu et elle a 50 ans et est célibataire. Et quand on voit comme elle est heureuse, ça me conforte dans l’idée qu’un jour la roue tourne. Mme Feta continue sur ta lancée, il faut continuer à se battre, c’est une bataille qui en vaut la chandelle.
Anna, ton témoignage me prouve que malgré les douleurs, un,jour la lumière refait surface. Je vous donne mon fb : Moewyn Nathalie. N’hesitez pas

le 02/07/2014 à 21h58 |

stephany

nous avons entamé un parcours d’adoption avec mon mari, on est au tout début mais c’est pour ça que je dis que je prends un nouveau chemin

quant au poids j’ai eu ça aussi de ma première gynéco qui avait dit qu’elle ne voulait rien faire tant que je n’aurai pas perdu beaucoup de poids
sauf que malgré le poids j’ovulais normalement et c’est mon ex mari qui avait 0% de spermato bien formés

le 03/07/2014 à 19h19 |

Laura

Un petit peu différent car bien que j’ai toujours voulu devenir maman (mon rêve c’était quatre enfants 🙂 ), je n’ai pas rencontré mon futur mari hyper jeune et l’envie s’est vraiment formulée avec lui après 25 ans, mais ton article me touche tellement. Tu exprimes tous les sentiments par lesquels on passe lorsque, malgré tout l’amour qu’on se porte, ça ne fonctionne pas. Cette phrase terrible on l’a toutes entendue :  » c’est dans ta tête »… non ce n’est pas dans la tête, non on a pas perdu le mode d’emploi, non monsieur sait très bien dans quel trou allait, non contrairement à ce que certains médecins veulent faire croire ( même si oui, dans certains cas un fort surpoids peut entraîner des problèmes hormonaux certes),quelques kilos en trop ne sont pas forcément la raison ( j’y ai eu droit aussi…et chez nous c’est monsieur qui est infertile, cherchez l’erreur). Mais par contre, oui la patience paye, et oui nous serons toutes mamans un jour, peu importe la manière.Hâte de lire la suite :).

le 03/07/2014 à 08h53 |

Mlle Stréssée

Merci Laura de tous ces mots. Je n’étais pas hyper jeune^^ enfin tout est relatif 😉 Tu verras par la suite ce que je veux dire^^ Dans mon cas, c’est mon OPK qui a engendré cette prise de poids phénoménale (et quand je dis phénoménale je n’exagère pas: 30 kilos en 3 ans) et j’ai beau eu faire des régimes, du sport, je n’ai guère perdu plus de 5 kilos. Toujours est-il que peu importe le chemin que l’on prend, un jour le bonheur frappe à notre porte.
A très vite

le 03/07/2014 à 11h22 |

Laura

Oups oui, me suis mal exprimée. Je voulais dire que pour ma part comme l’envie concrète était venue avec mon amoureux, l’ayant rencontré à 25 ans, je n’ai pas ressenti ce besoin viscéral que tu as ressentis si tôt :). C’est pour ça que ca me touche d’autant plus, de voir quelle patience et quelle persévérance tu as eu, pour que le rêve de toute une vie se réalise. J’attends impatiemment la suite des aventures lol. C’est parfois incompréhensible les réactions des médecins, qui ne se fient qu’à une première idée, heureusement que tu as insisté! Nous, nous avons eu la chance que mon gynécologue, de la vieille école, ne prenne pas trop en compte ces histoires de poids, et a directement chercher les causes, que ce soit chez moi ou chez mon chéri. A bientôt!

le 03/07/2014 à 13h41 |

Mlle Stréssée

Heureusement qu’ils subsiste encore des médecins qui ne se fient pas au diktat de la minceur et du 5 fruits et légumes par jour. ^^
Ne t’en fais pas je n’ai pas du tout mal pris ce que tu as dis^^
A très bientôt

le 03/07/2014 à 17h59 |

Marina

Grâce à celles qui se sont battues avant nous, nous sommes la génération « un bébé, seulement si je le veux ». Nous avons le contrôle. Sauf que ce qu’on ne nous a pas dit, c’est que çà ne veut pas dire « je l’aurai quand je le voudrai ». A la fois parce que çà ne marche pas à tous les coups, et évidemment aussi parce qu’avec toutes les cochonneries de l’alimentation et de l’environnement, nos hormones sont détraquées.Juste une anecdote me concernant : dès que j’ai arrêté la pilule, comme nous étions très impatients, nous avons tout bien calculé. Mes cycles sont redevenus vite réguliers (30-35 jours environ), donc période d’ovulation facile à calculer, on s’appliquait bien consciencieusement pendant une semaine, et puis relâche… Tout bien mathématique. Sauf que…. rien ne se passait. Au bout de 5 mois de ce régime, ras le bol. J’avais un peu de retard, je venais encore d’user un test, négatif, le dernier câlin remontait à plus d’une quinzaine, ce n’était donc pas un faux négatif et je savais donc que je n’étais pas enceinte. Et puis là, un beau soleil dehors, l’été, les oiseaux chantent, une petite balade dans la campagne… et tout d’un coup on s’est retrouvés, pour la première fois depuis des semaines il n’y avait aucune dimension « utilitaire » dans ce câlin. C’était le 36è jour du cycle. Donc aucune chance hein, sur des cycles de 30/35 jours habituellement. Ben si. Neuf mois plus tard notre premier bébé était là. Trois ans plus tard, la même chose s’est reproduite : des cycles réguliers, mais une conception vers le 30ème jour. Tout çà pour dire que – si bien sûr l’absence de problème de fertilité a été vérifiée – parfois çà vaut le coup, juste pour un ou deux mois, de se laisser aller, d’arrêter de calculer, de laisser parler les corps… Juste une petite parenthèse avant de se lancer dans les stimulations et les courbes de température…

le 06/07/2014 à 22h17 |

Mlle Stréssée

Heureuse de voir que tu as eu deux magnifiques + 🙂
Oui je suis d’accord avec toi, parfois chez certaines femmes, à trop vouloir on se bloque. Mais pas chez toutes, parfois l’infertilité est avérée, et dans ces cas là, on aura beau relacher la pression tant de temps qu’on le voudra ça ne changera rien. C’est ainsi, on est pas tous égaux devant la Nature 😉

le 07/07/2014 à 11h11 |

julia

Merci pour ce témoignage, dure épreuve ! J’espère qu’à force de patience, de persévérance, d’aide ou d’adoption, vous deviendrez toutes maman ! Et quelle super maman, vous serez ! Je suis en essai depuis plusieurs longs mois, mais l’envie d’être maman est présente depuis des années. J’ai patienté, le temps des études, de trouver mon mari, d’avoir une vie stable… mais je te comprends parfaitement. je trouve l’attente d’un ++ très éprouvante et difficile lorsqu’on le souhaite plus que tout et j’ai toujours rêvé d’une famille nombreuse et d’être maman jeune. Jeune je ne le suit plus trop, j’approche de la trentaine :(. Chaque mois, c’est la même galère, j’y croit, je veux y croire, je le veux tellement mais les règles finissent toujours par arriver, quelle déception ! Au début, je me disais, ce sont peut-être des règles anniversaires et je suis peut-être malgré tout enceinte, alors je faisais des tests. Mais maintenant, j’ai arrêté, je me dis qu’il faut que je sois patiente, qu’il ne faut pas que je pense qu’à ça. J’ai bientôt rendez-vous avec le gynéco, j’ai hâte d’être fixé, de savoir mais je ne veux pas qu’il m’annonce ce que je ne veux pas. Marina, merci pour ton témoignage que j’ai beaucoup aimé et que je trouve complètement vrai. J’ai arrêté la pilule plus d’un an avant de commencer les essais en me disant que comme ça lorsqu’on le voudra, bébé viendrait facilement. La preuve que pas forcément et pourtant on calcule aussi la période d’ovulation… Mais je vais suivre tes conseils et lâcher prise en espérant que ça fonctionne pour nous. Bon courage à vous toutes !

le 10/07/2014 à 11h32 |

Les commentaires sur cet article sont fermés.