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A la une / Témoignage

Ma grossesse : entre désillusions et mauvaises surprises !

Avant d’être enceinte, je m’étais un peu renseignée sur la grossesse. Et à la lumière de ce que j’avais lu et entendu, j’avais tiré les conclusions suivantes :

  • le premier trimestre de grossesse peut passer tout seul mais, dans la plupart des cas, c’est le début des ennuis (nausées, vomissements, envies alimentaires… non attends, ça, ça peut être cool !),
  • au deuxième trimestre, tout est super : tu pètes la forme, ton ventre s’arrondit, tu le montres à tout le monde, tu es resplendissante, avec le teint frais et les cheveux brillants,
  • pour finir, au troisième trimestre, ton ventre commence sérieusement à peser, tu as mal au dos, tu en as marre, tu ne dors plus la nuit, tu es fatiguée, tu veux que ça se termine, et vite.

Donc déjà, sur neuf mois de grossesse, j’étais censée en avoir six où je morflais, et seulement trois cools ! Ça s’annonçait bien !

Et puis il y a eu MA réalité.

Femme enceinte dans un champs

Crédits photo (creative commons) : Ben Grey

Au tout début, tout allait très bien pour moi : j’étais enceinte (avec Chéri, ça nous a pris quatre mois, donc ça a été assez rapide, malgré dix ans de pilule), j’étais contente. J’ai pris rendez-vous chez le médecin pour confirmer ma grossesse et savoir ce qui nous attendait pour la suite.

Lors de ce rendez-vous, mon médecin m’a dit que si le test de grossesse était positif, il n’y avait pas besoin de faire de prise de sang. Elle m’a demandé le premier jour de mes dernières règles pour connaître mon stade. Petit blanc : je ne me rappelais plus trop, j’ai tenté de calculer… et bon, finalement, je me suis mélangé les pinceaux et je lui ai donné le dernier jour de mes règles.

Enfin, rien de grave. Elle m’a dit de prendre rendez-vous pour la première échographie à 12 SA. On ferait ma déclaration de grossesse à ce moment-là.

(Petit aparté : SA= semaines d’aménorrhée, donc le nombre de semaines depuis tes dernières règles. Différent des SG, les semaines de grossesse. En général, si tu as un cycle classique de vingt-huit jours, il y a deux semaines de différence entre SA et SG. Mais tu jongles entre les deux, car le corps médical te parle en SA, et le reste des gens en SG. Vraiment compliquée, cette histoire ! En plus, ça change toutes les semaines ! Pour m’en sortir, je donnais la date du premier jour de mes dernières règles, l’estimation du terme et je disais à combien de mois de grossesse je me trouvais. Ça va, tu arrives à me suivre ?)

Elle m’a également demandé de commencer à réfléchir à la maternité dans laquelle je voulais accoucher. Et là, c’est le drame. J’avais le choix entre clinique et hôpital. Vu que je soutiens à fond le service publique, mon choix était presque déjà fait. Mais quand même, gros coup de stress. J’avais le temps pour accoucher, il restait encore huit mois ! Pourquoi tant de précipitation ?

En plus, une copine m’avait dit qu’il fallait déjà que je fasse mon inscription en crèche. Alors que moi, je voulais juste profiter ! Je ne voulais pas me prendre déjà la tête avec tous ces problèmes administratifs !

(Mais en fait, ma copine avait raison d’insister pour la crèche : j’ai fait la demande alors que je n’étais même pas enceinte de deux mois et j’ai eu une place. Bon, après, je ne peux pas garantir que ce soit lié !)

Pour ne rien arranger, alors que ces premières semaines se passaient bien (bon ok, ça ne faisait que deux semaines que je savais que j’étais enceinte), tout d’un coup, ont commencé pour moi les premières joyeusetés de la grossesse. C’est à dire les nausées, les vomissements et la fatigue intense.

Âmes sensibles, sautez quelques paragraphes !

J’ai déjà eu des nausées et j’ai déjà vomi (merci intoxication alimentaire et gastro), mais j’ai envie de dire qu’il y a nausée et nausée, vomi et vomi. Pendant ma grossesse, je les ai découverts puissance 1000. Comme je l’ai dit, j’étais tout à fait au courant de ces effets secondaires. Oui mais voilà, je ne m’attendais pas à quelque chose de cette ampleur !

Pour ce qui est de la nausée, je m’étais dit : « Ça ira ! » J’avais trouvé des trucs, comme manger une biscotte avant de me lever pour contrer les nausées matinales. Sauf que chez moi, la nausée, elle n’était pas forcément matinale ! Elle pouvait survenir à n’importe quel moment de la journée, pour n’importe quoi, et durer un temps indéterminé.

Par exemple, parfois j’étais nauséeuse parce que j’avais faim. Sachant que je ne pouvais presque rien avaler, c’était un peu compliqué à gérer. Au début, j’avais envie de carotte. Je m’étais donc dit : « Chouette ! Dès que j’ai faim, je mange de la carotte, et bye bye nausée ! » Mais ça aurait été trop simple. Au bout de deux ou trois carottes, les carottes me donnaient la nausée. Sympa. Il n’y avait que le sucré qui passait à peu près, mais on te bassine pendant la grossesse pour que tu manges bien équilibré et que tu évites le sucre ! Oui, ben il y a la théorie et la pratique ! Moi, je faisais ce que je pouvais pour rester sur pied !

Et les vomissements, ça a été le truc le plus atroce que j’aie eu à vivre durant cette période. Accouchement et allaitement compris, c’est dire ! Sache qu’il n’y a rien de pire que de vomir de la bile quand on a le ventre vide. Je suppliais mon mari de m’apporter de l’eau, pour pouvoir vomir de l’eau, tu imagines !

L’avantage de ce premier trimestre, c’est que j’ai commencé ma grossesse en perdant trois kilos. Ça, je ne m’y attendais pas !

Enfin, pour te rassurer, les effets ont commencé à s’estomper après ma première écho. Quand j’ai vu mon bébé d’amour pour la première fois, et qu’il ressemblait déjà à un bébé. J’étais très émue : elle était vraiment magique, cette écho ! Vraiment un de mes plus beaux souvenirs de grossesse.

Tous mes symptômes ont disparu à la fin du premier trimestre, sauf la fatigue. Eh oui, cette fatigue intense ne m’a pas quittée du début à la fin ! Mais ce n’était pas grand chose après la nausée et les vomissements.

Pour le deuxième trimestre, je vais faire bref. On m’avait promis que je péterais la forme, et tout et tout. Eh ben tout s’est très bien passé, mais j’étais toujours hyper méga fatiguée ! Enfin, je m’étais fait une raison : c’était comme ça et puis voilà.

Du coup, j’ai arrêté de travailler avant le congé mat. Bien obligée. J’avais beau ne pas faire grand chose de mes journées, à part dormir, je ne m’ennuyais pas. Moi, quand je dors, je dors. En moyenne, je roupillais seize heures par jour, c’est te dire !

Ce que j’ai préféré lors de ce deuxième trimestre de grossesse, c’est sentir bébé bouger dans mon ventre. Une sensation si particulière ! Je ne me suis jamais lassée de le sentir bouger ! J’ai aussi adoré voir mon ventre s’arrondir, et apprendre le sexe de mon bébé lors de la deuxième écho.

Puis est venu le troisième trimestre. Pour moi, il a été identique au deuxième. Mon ventre a continué à s’arrondir, j’étais toujours autant fatiguée. Je dormais beaucoup, mais je me réveillais aussi beaucoup pendant la nuit. Heureusement, je me rendormais facilement, donc ça allait.

Seulement, lors de la troisième écho, on s’est rendus compte que bébé d’amour se présentait en siège ! Il avait encore le temps de se retourner, mais bon. On m’a quand même conseillé de rencontrer la sage-femme de l’hôpital spécialisée en acupuncture.

Ce que j’ai fait, agréablement surprise qu’on me propose une méthode plutôt naturelle à l’hôpital. J’ai fait trois séances avec une semaine d’intervalle entre chaque. L’acupuncture a beaucoup fait bouger mon bébé. En effet, il a changé de côté… mais il est resté en siège !

Moi, je m’en foutais d’accoucher d’un bébé en siège. Mais ce n’était pas tout à fait l’avis de l’équipe médicale. Pour envisager un accouchement par voie basse, il a fallu prévoir un pelviscan, afin de mesurer la largeur de mon bassin, et refaire une écho pour estimer le poids du bébé. Bah oui, fallait bien qu’il arrive à sortir ! On nous a aussi dit qu’il n’y aurait pas de déclenchement : si à terme bébé d’amour n’était pas sorti, j’aurais une césarienne. Ok, pas de pression, déjà !

Une sage-femme m’a dit que les bébés en siège avaient tendance à sortir en avance, ça m’a rassurée un peu. Puis elle a ajouté qu’il y avait moins de naissance en siège par voie basse que pour des jumeaux… et ça m’a un peu moins rassurée ! Surtout qu’avec Chéri, on ne voulait vraiment pas de césarienne.

Je te dirai comment ça s’est finalement passé… au prochain numéro !

Et toi ? Tu pensais bien gérer ta grossesse, et tu as été un brin dépassée par les événements ? Tu as des astuces contre les nausées ? Ton bébé t’a aussi fait une farce à la troisième échographie ? Raconte ! 

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

La trentaine. Mariée depuis 3 ans après 10 ans avec chéri. En Janvier 2015, Choupette a fait de nous une famille. Je suis très intéressée par tout ce qui touche à l'écologie et au maternage. J'allaite et je porte Choupette pour notre plus grand plaisir à toute les deux.