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A la une / Récit de grossesse

Mon premier trimestre de grossesse après ma GEU

Comme je l’ai raconté ici, cette grossesse arrive après ma grossesse extra-utérine. La première fois, quand j’avais découvert le superbe + sur le test de grossesse, j’étais devenue un bisounours en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Et puis, du coup, je m’étais un peu pris la mauvaise nouvelle en pleine tête, sans aucune protection.

Alors ça aurait été presque trop facile si cette fois-ci, j’étais aussi montée directement sur mon nuage rose pour aller boire du thé pailleté avec des licornes. Avec cette nouvelle grossesse, les angoisses ne se sont pas évaporées toutes seules (même si la thérapie m’a aidée à relativiser : quand on voit les interrogations que j’avais à l’époque des essais, on peut imaginer que je suis de nature méga un tantinet inquiète).

C’est pour ça que, très tôt, j’ai eu droit aux prises de sang régulières pour suivre l’augmentation normale (ou non) de mon taux d’hormones (c’est à ce moment-là que je suis devenue très copine avec le personnel de mon laboratoire d’analyses médicales, que je continue à voir encore très régulièrement). Mais le suivi du taux d’hormones ne fait pas tout.

L’enchaînement des échographies

Le petit alien a sept semaines de grossesse

Le petit alien à 7 semaines de grossesse !

Oui, je suis inquiète. Mais il faut dire que dans ces cas-là, le corps médical n’est pas le plus rassurant du monde. Un peu comme la loi des séries, les médecins t’expliquent très sérieusement que quand tu as eu une grossesse extra-utérine une fois, tu augmentes tes chances d’en faire une autre ! Youhou, danse de la joie, que de bonnes nouvelles… qui éloignent encore un peu plus mon nuage rose. Et ils ajoutent toujours à la fin : « Mais vous ne devez pas stresser, ça n’apportera rien de bon ! » (Sous-entendu : si vous stressez, vous allez faire une fausse-couche…)

Bref, pendant à peu près deux mois, j’essaie de me détacher le plus possible de cette grossesse (ce qui ne plait pas non plus aux médecins, il faut le savoir).

Dans tout ça, une échographie précoce est programmée, afin de vérifier si l’embryon est bien placé, cette fois-ci. C’est comme ça qu’à à peine 4 semaines de grossesse, je fais ma première échographie. (Dans la même salle où j’avais appris ma GEU neuf mois plus tôt, sinon c’est pas drôle.)

Oui, mais c’est tôt, 4 semaines… Si tôt qu’on ne voit pas encore l’embryon. Le sac est bien placé mais l’échographiste me confirme que, même si tout à l’air normal pour le moment, il faudrait quand même voir à reprogrammer une écho dans quelques jours. Là encore, petite phrase qui fait rêver : « Le sac peut être bien placé dans l’utérus, mais l’embryon peut quand même être dans la trompe. »

Passe le weekend, le lundi arrive. Le soir, en rentrant, j’ai des douleurs en bas à gauche du ventre… Mon mari ne me laisse même pas dîner. Direction les urgences à 19h30 pour une nouvelle échographie.

L’interne nous reçoit, me fait les examens d’usage (pas de douleurs à l’examen, c’est déjà bon signe), puis l’écho. Et il est là. Le petit embryon de 2 mm est bien dans mon utérus. On le voit même clignoter, signe d’une activité cardiaque débutante. L’interne essaie de nous faire écouter le cœur, mais sans succès : il est encore trop petit.

Moi, j’ai toujours mon idée fixe : ma trompe est-elle bien vide ?! Bah oui, j’ai mal ! Ça doit bien vouloir dire quelque chose… Je me montre un peu sèche avec l’interne : « Oui, bon, le cœur, on verra après ! Vous ne voulez pas vérifier que la trompe est vide ? » (Non, je n’en ai pas rien à faire de l’embryon, mais s’il y a un problème avec ma trompe, il faudra de toute façon arrêter la grossesse. Donc si je peux éviter de me projeter pour rien…) Soulagement : la trompe est totalement vide. Tout va très bien.

L’interne me dit que ça doit être une douleur psychologique. Eh oui, on est pile au même nombre de jours que pour la dernière grossesse. Nous repartons donc rassurés, avec une ordonnance pour une nouvelle échographie dans une dizaine de jours pour vérifier l’évolution de la grossesse.

Ainsi, à 1 mois et demi de grossesse, j’ai déjà fait quatre échographies (une au milieu a été réalisée par ma gynécologue, lors d’une visite de contrôle).

J’arrive donc à l’échographie du premier trimestre heureuse de pouvoir voir la petite crevette pour la quatrieme fois, mais surtout heureuse que mon mari puisse enfin la rencontrer et entendre son cœur.

Et les symptômes de grossesse dans tout ça ?

Belle au bois dormant

Crédits photo (creative commons) : elPadawan

En vrai, les symptômes ne nous font pas vraiment nous sentir comme une princesse, mais bon…

Oui, parce que même si j’essaie de ne pas trop m’attacher à cette grossesse, et de penser à autre chose au cas où il y aurait un souci, mon corps en a un peu décidé autrement.

Je commence à avoir des nausées très tôt. Je ne suis pas arrivée au bout du premier mois que j’ai déjà de grosses difficultés à manger. Dès la troisième semaine de grossesse, je suis dans un état que je qualifierais de lamentable : nausées, fatigue intense, malaises.

Les arrêts maladie commencent à partir de ma quatrième semaine de grossesse, quand, après avoir perdu quatre kilos, mon corps ne réussit plus à me mener au travail. (Il faut dire qu’en temps normal, je ne suis déjà pas très grosse, donc avec quatre kilos en moins, je n’ai plus aucune réserve !)

Au même moment, je découvre que je suis allergique au primperan : impossible d’en prendre pour calmer mes nausées. C’est l’homéopathie prescrite par ma sage-femme qui me libérera des nausées vers la fin du deuxième mois, me permettant de reprendre le travail… de manière provisoire.

Oui, parce qu’avec les quatre kilos perdus et l’arrivée des grosses chaleurs, je suis obligée de m’allonger régulièrement par terre pour ne pas perdre connaissance. (Dans un open-space, s’allonger avec les jambes relevées quand on est en jupe, c’est un peu inviter tous nos collègues à regarder notre petite culotte. J’essaie de m’allonger ailleurs, dans ma voiture ou dans des bureaux vides, mais ce n’est pas toujours évident). Donc les arrêts maladie reprennent.

Le coup de grâce est donné début juillet par le cardiologue, que j’ai vu sur avis de mon médecin généraliste, qui me déconseille la reprise du travail tant que je n’ai pas repris du poids et que la température n’est pas plus clémente… Donc malgré mes protestations, je me retrouve arrêtée jusqu’à fin juillet. Avec possibilité de reprise début août, en fonction des températures et à condition de ne pas déplacer mes vacances (de trois semaines en août : autant dire que j’ai prévenu mes collègues que je ne les verrai qu’à la rentrée…).

Ce début de grossesse est un comble pour moi, qui était la première à dire : « La grossesse, c’est pas une maladie ! » Bizarrement, depuis, j’ai presque changé d’avis… Je commence donc ce deuxième trimestre en me posant l’éternelle question : « C’est quand, la grossesse épanouissante ? »

Et toi ? Tu as eu du mal à te projeter dans ta grossesse ? Comment s’est passé ton premier trimestre ? Tu as eu l’impression que la grossesse était bien une maladie ? Viens en parler…

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !