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A la une / Récit d'accouchement

Mon troisième accouchement… express !


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Tu as sûrement lu mon premier et dernier article, à propos de mon désir d’enfant après mon burnout maternel. Quand il a été publié, j’étais déjà enceinte de 2 mois. Aujourd’hui, je viens te raconter mon accouchement.

Je suis tombée enceinte en octobre 2015. Je n’y croyais pas. Pour ce troisième enfant, j’avais décidé de ne pas me prendre la tête. Ça viendrait quand ça viendrait. Bien sûr, à chaque nouveau cycle, chaque espoir qui s’effondrait me rendait un peu morose. Mais rien de bien méchant. J’ai eu deux enfants, je savais que ça fonctionnait, il fallait juste être un peu patiente.

Début octobre, on ne calcule rien, mon mari part pendant mon ovulation, ce n’est donc pas pour ce mois-ci. Mais en fait, il aura fallu d’une seule fois quatre jours avant mon ovulation pour avoir un test positif. Je l’annonce à mon mari et nous profitons, nous sommes sur notre petit nuage. Notre vie à cinq se profile.

Cette grossesse, c’est un moment unique, dont je veux profiter jusqu’au bout. Ce petit bébé niché au creux de moi sera sûrement le dernier, et avec ce qu’il s’est passé pour mon second, je préfère profiter de chaque moment et ne pas en perdre une miette. Je souhaite que ce bébé soit ma revanche sur la vie. Cette fois, pas de pression, mais je vais tenter de faire les choses au mieux quand même. Ma devise : « Si ça ne marche pas, tant pis… »

Nous apprenons que j’attends une petite fille : quelle merveilleuse nouvelle après nos deux garçons ! La vie a décidé de nous offrir notre petite cerise sur le gâteau.

Pour ce troisième accouchement, je souhaite quelque chose de naturel. Je me renseigne, je parle longuement avec des femmes ayant vécu des accouchements sans péridurale. Je regarde des vidéos, je lis des livres, je me documente et je me fortifie en me récitant des phrases d’auto-persuasion : « Tu vas y arriver, ton corps est fait pour ça, tu es forte. »

Je souhaite aussi rester le moins possible à la maternité. La loi prévoit douze heures d’hospitalisation minimum pour un accouchement avec péridurale, et deux heures sans. Si tout va bien, je ne dormirai donc pas à l’hôpital, mais chez moi, dans mon lit. Mais ma petite devise reste présente malgré tout, afin de ne pas avoir de regrets si tout ne fonctionne pas comme je le souhaite.

Trois semaines avant la date de mon accouchement, je commence doucement à m’impatienter. J’ai accouché trois semaines avant pour mes garçons, je pense que ma princesse viendra elle aussi en avance. J’y pense beaucoup, et je fais de l’acupuncture pour déclencher les contractions.

Fin juin, à quinze jours du terme, des collègues plaisantent, en me disant que je risque d’accoucher chez moi. Ça me fait rigoler ! Ma sœur me fait la même blague quelques jours plus tard. Et puis, j’ai un pressentiment. J’envoie un SMS à une copine (femme de pompier) en lui demandant où vont m’emmener les pompiers si je les appelle. Elle me renseigne en me disant qu’ils m’emmèneront dans l’hôpital le plus proche. Mais ce n’est pas ma maternité et je ne veux pas aller là-bas !

Accouchement à domicile rapide

Crédits photo : JeanbaptisteM

Je ne suis jamais allée aussi loin dans une grossesse. Je fais du faux travail très souvent. Je suis épuisée.

Dimanche 3 juillet, dix jours avant le terme, toujours ce pressentiment : je demande à mon mari de regarder ce qu’il faut faire en cas d’accouchement inopiné. Il tombe sur un article d’un grand journal qui donne des consignes de base. Mais il me glisse aussi qu’il faudrait que je l’attende pour accoucher, car il serait déçu de rater la naissance.

Mercredi 6 juillet, je me réveille vers 8h. Je sens que ça travaille un peu. Je discute avec une copine, qui me dit qu’elle sent que je vais bientôt accoucher. Je lui dis que je pense aussi que c’est pour la nuit prochaine. Je sais que demain, j’aurai accouché.

J’ai des contractions toutes les heures, ou quarante-cinq minutes. Très irrégulières. Ma sœur me dit d’aller à la maternité, mais je refuse. On va me rire au nez, pour un troisième, avec des contractions toutes les heures. Je vais attendre que ça se régularise et se rapproche : si ça se trouve pendant le monito, on ne les verra même pas ! Et surtout, j’ai rendez-vous chez l’orthodontiste pour mon grand et je ne veux pas rater ce rendez-vous.

Ma maman, qui doit garder mon petit pendant le rendez-vous, vient le récupérer vers 15h45. Je discute avec elle, tout va très bien.

Mon mari rentre vers 16h15 pour nous accompagner chez l’orthodontiste. Il me voit avec une contraction et préfère annuler le rendez-vous. Je décide de me faire couler un bain. C’est quitte ou double : soit ça lance le travail, soit il ne se passera rien.

Vers 16h20, j’entre dans mon bain, et les contractions se lancent immédiatement.

Vers 16h30, j’appelle mon mari et je lui dis qu’il faut partir à la maternité. Je sors du bain et là, impossible de bouger, je lui demande d’appeler quelqu’un pour m’emmener.

Il appelle ma sœur, qui habite à côté, et pendant qu’elle arrive, il appelle le SAMU. Ma sœur isole mon fils dans une pièce à part. Je ne me souvenais même plus qu’il était présent, je suis complètement dans ma bulle. Puis, elle revient m’aider à me concentrer sur ma respiration.

J’entends mon mari dans la pièce à côté, au téléphone avec le régulateur du SAMU : « Non, elle ne pousse pas encore. Oui, je vous rappelle si elle pousse. »

Je m’installe à quatre pattes sur mon lit : ma sœur y a déposé toutes mes serviettes, et heureusement, car je perds les eaux ! Je panique, je pense que je vais avoir encore plus mal. C’est ce qu’il se passe dans tous les récits que j’ai lus ! Ma sœur m’aide à me concentrer sur ma respiration, elle m’incite à prier et d’une voix calme, elle me dit : « Tu vas l’avoir, ton accouchement naturel, ma belle. »

Mais je sais que le SAMU arrive pour m’emmener à la maternité. Je ne vais pas accoucher ici, dans ma maison, sur mon lit.

Le SAMU arrive, et mon mari descend leur ouvrir. Je supplie ma sœur de ne pas les laisser me mettre sur le dos. La prochaine contraction arrive. Je n’ai pas plus mal, mais j’ai mal différemment. C’est donc ça, cette sensation de poussée dont tout le monde parle ? Je me redresse et je sens ma fille qui descend dans mon bassin et s’engage. Je hurle : « Elle est là, elle arrive, il va rater la naissance ! »

J’entends courir dans les escaliers, mais la tête est déjà dehors. Le SAMU me demande de m’allonger, mais je refuse. Et ma fille termine sa sortie sur notre lit.

Il est 16h42, j’ai accouché en vingt-deux minutes…

Accouchement à domicile très rapide

Crédits photo : Photos personnelles

Ma sœur prend quelques photos, mon mari coupe le cordon, les infirmiers me perfusent et m’aident à m’habiller pour que mon fils puisse venir voir sa petite sœur. Ils appellent les pompiers pour m’emmener à la maternité (la mienne, au final !).

Accouchement à domicile très rapide

Crédits photo : Photos personnelles

Ma sœur contacte ma maman pour lui annoncer la naissance et lui raconter cette incroyable aventure. Pendant mon transfert, elle fera toute ma lessive et changera nos draps.

Notre vie à cinq peut commencer.

Et toi ? Avais-tu peur d’accoucher à domicile ? Cette crainte s’est-elle réalisée ? Comment s’est passé ton accouchement ? Raconte !

A propos de l’auteur

J’ai 32ans, je suis mariée depuis 7ans et j’ai 2 beaux enfants merveilleux qui me comblent. On essaye d'avoir le petit 3ème