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Mon troisième trimestre de grossesse : un bonheur vite écourté


Publié le 14 janvier 2016 par Melimelanie

Après un deuxième trimestre beaucoup plus agréable que le premier, j’aborde ce dernier trimestre avec enthousiasme. On arrive dans la dernière ligne droite, et j’ai enfin trouvé mon rythme.

Un septième mois au top

Je passe un septième mois vraiment très épanouissant. Je me sens bien. J’ai un bon ventre de femme enceinte maintenant, mais il ne me gène pas plus que ça : il sait rester discret tout de même. Et j’ai plein d’activités qui rythment mes semaines.

Je fais de l’aquagym prénatale, où je m’éclate avec mes copines de gros bidou. (D’ailleurs, je le recommande à tout le monde : qu’est-ce qu’on est bien, dans l’eau, à se laisser porter ! Et puis, on peut discuter avant et après dans les vestiaires, et avec mon groupe, je dois reconnaître qu’on rigole bien !!)

J’ai ma visite hebdomadaire chez le kiné, qui permet de soulager toutes les douleurs dues à mon changement de posture. Et puis, je l’avoue, j’adore mon kiné. On a le même âge et je m’entends très bien avec lui, donc j’apprécie ces vingt minutes que l’on passe à discuter pendant qu’il m’aide à corriger ma posture. Professionnel, compétent et sympa, je n’aurais pas pu mieux tomber, je pense.

Je commence aussi les cours de préparation à l’accouchement, qui sont de vrais moments de détente avec mon chéri. On rigole bien ! Il faut dire que ma sage-femme est super, et que le fait d’être au maximum quatre couples permet de garder une atmosphère vraiment conviviale.

Durant ce septième mois, je vois mes beaux-parents un weekend, et le suivant, mes parents et ma sœur. Je continue aussi à voir des amis de temps en temps. Je fais enfin ma fameuse séance photo de grossesse.

Bref, je profite à fond, quoi !!

Arrivent la fin du mois d’octobre et la visite du septième mois. La sage-femme qui m’ausculte m’alerte sur le fait qu’avec mon bébé déjà bien descendu et mon utérus contractile, on a un peu un mélange explosif. Il faut que je me repose. Elle me demande de lever le pied dès que je sens que j’ai un peu trop de contractions.

Mais c’était trop beau pour durer !

Je continue ma petite vie, en essayant de rester plus souvent allongée, afin de respecter les consignes de la sage-femme. On va dire que maintenant, je reste trois jours sur sept en repos total. Mais j’arrive encore à avoir un rythme qui me convient.

Dix jours après ce rendez-vous avec la sage-femme, je profite d’un rendez-vous chez ma gynécologue (prévu pour totalement autre chose et placé là trois mois auparavant) pour lui glisser qu’elle pourrait peut-être vérifier rapidement mon col et me dire ce qu’elle en pense, vu qu’on est pile entre mes rendez-vous du septième et du huitième mois. (Dans ma tête, je me dis que ça me permettra de rassurer mon mari, qui s’est un peu inquiété avec la réflexion de la sage-femme.)

Elle accepte et me propose donc de faire une échographie du col. On passe dans la salle d’à côté, elle commence l’échographie, et je la vois froncer les sourcils en prenant ses mesures. Elle appuie sur mon ventre, et je vois clairement sur l’écran mon col s’ouvrir. Elle aussi, bien évidemment.

Elle m’explique que cette pression qu’elle effectue simule une contraction. Que mon col hors contraction est mi-long, mais qu’il se raccourcit et s’ouvre à chaque contraction. Comme mon utérus est naturellement contractile, ce n’est vraiment pas bon pour un tout début de huitième mois. Elle me dit calmement que, pour elle, je suis en MAP (Menace d’Accouchement Prématuré) et que je dois me rendre aux urgences de la maternité pour parer à l’éventualité d’un accouchement précoce.

Mon ami l’hôpital, merci pour tout, mais moins je te vois, mieux je me porte…

Me voilà donc à appeler mon mari pour qu’il m’emmène aux urgences. (Alors que, dans mon planning initial, je devais aller à mon super cours d’aquagym !)

Moins d’une heure après, j’arrive aux urgences avec la petite lettre de la gynécologue, qui indique pourquoi elle m’envoie. Je suis tout de suite mise sous monitoring, et l’équipe médicale confirme le risque d’accouchement prématuré.

On m’explique que je vais être hospitalisée au moins quarante-huit heures et avoir des injections de corticoïdes. Ça permettra d’accélérer la maturation des poumons de mon fils, au cas où il déciderait de sortir trop vite et que le protocole pour stopper les contractions ne fonctionne pas.

Lit d'hôpital

Crédits photo (creative commons) : Mark Hillary

Je te passe l’épisode larmes/culpabilité/stress/angoisses/difficultés à rester dans l’hôpital où un an auparavant j’étais hospitalisée pour ma GEU (oui, forcément, dans ces cas-là, ta tête trouve très sympa de te rappeler tous les bons souvenirs qui peuvent t’aider à relativiser…).

Au bout de quatre jours, l’équipe médicale étant rassurée par ma situation stabilisée, on m’autorise à rentrer chez moi me reposer. Alitement STRICT !

Mon lit, mon cher lit, je ne pensais pas qu’un jour, j’en aurais marre de toi !

Oui, parce que voilà. Soyons claire : j’adore mon lit. Je le vénère. Je pense que dans ce que j’aime le plus au monde, il arrive juste après mes proches. J’ai passé de longues journées de cours ou de boulot à rêver de lui, à n’attendre que de le retrouver. Même à l’hôpital, je rêvais de lui. (Quand on me demandait ce que je ressentais durant mon hospitalisation, je répondais : « J’ai juste envie de rentrer chez moi pour me mettre en position fœtale dans mon lit. » – oui, très adulte comme réaction, je sais).

Mais depuis ma sortie de l’hôpital, notre relation est plus compliquée. J’ai comme une overdose. Je suis sortie de l’hôpital à 33 semaines d’aménorrhée (SA) et on m’a demandé de ne pas me lever (à part pour faire pipi) jusqu’à 37 SA… Soit quatre semaines complètes ! Vingt-quatre jours allongée à ne pas pouvoir sortir faire une course ou manger à table. Sachant que j’étais déjà alitée depuis une semaine…

Et puis, voir mon mari s’épuiser à tout faire, enchaînant travail puis tâches ménagères, ça ne m’aide pas à relativiser. Tout le monde me répète que c’est pour le bien de mon fils, mais je n’y peux rien, je rumine. Je compte les jours.

Quand mon « utérus facétieux » refait des siennes

Sache que cette expression, c’est celle utilisée par l’équipe médicale de la maternité lors de mon hospitalisation. Ce n’est pas moi qui ai décidé de dire que j’avais un utérus aimant faire des blagues. Surtout que celle-ci ne me fait pas particulièrement rire…

Du coup, ça aurait été un peu trop simple si j’étais rentrée chez moi et, youpla boum, tout avait roulé jusqu’à mes 37 SA, où je me serais levée pour reprendre tranquillement ma vie jusqu’à l’accouchement.

À 35 SA, je me rends compte que, depuis le début de la journée (il est alors 14h), j’ai des contractions de plus en plus douloureuses. Et puis, tiens, quand je compte, elles sont toutes les trois minutes… Et elles ne passent pas avec du spasfon et une douche chaude… Bon bon bon. J’appelle la sage-femme, qui me dit : « Vu votre terme, je préférerais que vous vous rendiez à la maternité rapidement, au cas où ils voudraient stopper le travail en amont. Autant ne pas attendre qu’il soit trop tard ! »

Du coup, rebelote : nouvelle hospitalisation. On me donne un médicament plus fort que le spasfon, qui aide à diminuer les contractions et à les espacer. Puis, étant donné mon moral dans les chaussettes, on m’autorise à rentrer chez moi après une nuit à l’hôpital. Il n’y a rien de plus à faire, donc si je peux avoir un suivi à domicile, autant que j’aille me reposer chez moi. On me demande de tenir deux semaines de plus, si possible.

Euh… J’ai déjà dit que je ne contrôlais rien ?

Et toi, tu as été alitée durant ta grossesse ? Tu as connu une MAP ? Comment ça s’est passé ? Raconte-nous…

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

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Commentaires

16   Commentaires Laisser un commentaire ?

Floconnette

Coucou Melimelanie,

J’avais raconté mon 3ème trimestre ici aussi et il ressemble au tien!!
Après le diabète, on m’a hospitalisée un peu avant 33 SA aussi, pour me faire les injections de corticoïdes et un anti contractions (le salbumol je crois, qui donne les palpitations de malade). Ensuite vers 33SA et qqes retour à la maison direction le lit et le canapé avec Adalate 3 fois par jour. Ca ne suffisait pas je contractais tout le temps!!!

Pareil, je devais tenir jusque 37SA. Sauf que pour moi, ça a tenu, et à 37 SA quand je me suis levée, j’ai fait mes petits examens du début du 9ème mois e tlà on m’annonce une pré éclampsie et à 38SA on m’hospitalise en me disant que maintenant ça serait bien que Bébé naisse!!!!!!!! Mais OUIIIIIIII je décide quand il reste dedans mais aussi quand il sort, bien sûr!!!!!!!!!
Bref je l’ai eu mauvaise, je déteste aussi l’hôpital, en plus j’avais ces stupides plateaux diabétiques!
J’appréhende pour un deuxième de revivre ça et de laisser mon aîné chéri sans sa maman!
Mais bref le dénouement fut heureux: déclenchement programmé, et bébé qui est né finalement 2 jours avant de sa propre initiative ;-). Bon accouchement long et éprouvant mais finalement heureux 🙂

Vu ta présentation je suppose que le tien n’a pas attendu 37 SA 😉

le 14/01/2016 à 09h38 | Répondre

Melimelanie

Ha le coup de : il faut tenir le plus longtemps possible / bon maintenant il faut qu’il sorte – je trouve ça très « drôle ».
Genre on décide quoi que ce soit… surtout que ce sont les mêmes médecins qui te disent qu’une grossesse c’est imprévisible et qu’ils ne contrôlent rien…

Comme toi je redoute de me retrouver dans la même situation pour bébé 2 et puis je me raccroche à la phrase : « aucune grossesse est identique a une autre ».

Pour ce qui est de savoir si j’ai tenu ou pas les 37 sa réponse au prochain épisode :-p (prévu début mars je crois)

le 26/01/2016 à 14h51 | Répondre

Floconnette

Et bien, dans quelques mois, je pourrai te dire si le schéma s’est reproduit… 😀

le 03/02/2016 à 10h40 | Répondre

Melimelanie

Ho mais quelle merveilleuse nouvelle Floconnette!!! Toutes mes félicitations!!!
Je te souhaite de ne pas revivre le même schéma ce coup ci et de profiter jusqu’au bout!!!

le 03/02/2016 à 10h49 | Répondre

Floconnette

merci! je suis optimiste: cette fois ça ira sans soucis jusqu’au bout ^^ et je suis déjà traitée pour limiter la récidive de pré éclampsie.

le 03/02/2016 à 15h11 |

Miss Chat

Aaah mon dieu être alitée aussi longtemps ! 🙁 J’ai parlé pendant ma grossesse à plusieurs femmes qui avaient été en MAP et alitement forcé (l’une l’a été depuis ses 6 mois de grossesse !) et c’était devenu mon cauchemar : finir dans un lit des semaines d’affilée. L’horreur absolue pour moi qui ai passé ma grossesse à bouger dans tous les sens…

Je trouve assez étrange qu’on te demande de « tenir un peu plus »… genre comme si on pouvait faire quelque chose, ça n’a aucun sens :/

le 14/01/2016 à 10h15 | Répondre

Melimelanie

Quand je vois a quel point ça a été difficile pour moi alors que je n’ai été alité qu’à partir de 32 semaines je compatis à 100% avec les femmes arrêtées plus tôt. Quel courage!

Surtout qu’à 32 semaines même si on te dit que c’est trop tôt le discours de l’équipe médical est plutôt rassurant sur les chances de survie de ton bébé. Mais avant le pronostic est très réservé donc psychologiquement ça doit être encore plus difficile à vivre.

Et oui le principe de « tenir un peu plus » m’a toujours fait doucement rire… Genre si mon bébé sort avant c’est de ma faute je n’aurai pas fait ce qu’il fallait…

le 26/01/2016 à 15h01 | Répondre

Hermy

Comme toi, hospitalisation à 33SA et alitement jusqu’à 35SA (pas réussi à tenir plus). Mon lit et mon canapé étaient devenus mes seuls amis. Horrible comme fin de grossesse.

le 14/01/2016 à 10h23 | Répondre

Melimelanie

Je dois reconnaître que deux mois après je me dis que c’était un mal pour un bien. Même si je ne souhaite ça a personne du coup j’étais reposée à fond pour l’accouchement et l’après :-).

le 26/01/2016 à 15h34 | Répondre

Madame D

Moi aussi mon lit est mon meilleur ami ! Et je touche du bois j’espere ne jamais en arriver en arriver a ce stade.
Un jour j’ai eu une grippe (oui je sais, vla la comparaison pourri …), une semaine au lit, c’etais horrible (mais c’est qui celle la qui compare une petite de grippe de rien du tout a une MAP …).
Bref, je ne l’ai pas vecu et j’en suis bien contente.
Je vous trouve toute très courageuse !

le 14/01/2016 à 16h00 | Répondre

Madame D

Un jour je me relirais pour corriger mes fautes avant de valider mon commentaire … un jour …

le 14/01/2016 à 16h01 | Répondre

Melimelanie

T’as comparaison n’est pas foireuse du tout lol. Moi elle m’a fait rire parce que en fait elle reflète réellement ce que j’ai voulu faire passer. Notre lit c’est quand on est obligé d’y rester qu’on peut plus le voir lol. Parce que maintenant laisse tomber j’aimerais en profiter beaucoup plus que ce que je peux en ce moment :-p.

Après effectivement côté psychologique la MAP est plus stressante qu’une grippe lol mais pour le coup je n’avais aucun stress la dessus l’équipe médicale lors de ma première hospitalisation avait été très rassurante.

le 26/01/2016 à 15h42 | Répondre

Marianouchka

Un utérus facétieux, ça c’est vendeur ! ça donne presque envie d’en avoir un… mais en vrai, non !
Je comprend bien ta réaction à l’annonce de la MAP, j’ai été arrêtée et alitée à 28 SA et c’était un peu la fin du monde dans ma tête ! Pour finalement accoucher un jour après la DPA, normal quoi (ahah, bébé avait déjà le sens de l’humour dans le bidon!) !

le 14/01/2016 à 21h51 | Répondre

Melimelanie

Hou un petit bébé farceur!!! hi hi hi!!!

28 sa je peux comprendre ton impression de fin du monde. je me revois retenir mes larmes face a ma gynéco qui venait de m’annoncer ma MAP pour ensuite fondre en larmes au téléphone avec mon mari (moi qui ne voulait pas l’inquiéter autant te dire que c’était mega raté…)

le 26/01/2016 à 15h47 | Répondre

mandine

je suis passée par là il y a quelques mois, map à 31 sa pour col qui s’était ouvert, hospitalisation, piqûres, sortie après 48h pas d’alitement strict mais repos. malheureusement rupture spontanée de la poche des eaux à 34sa alors que j’étais allongée, accouchement prématuré d’un petit loulou de 2kg531 pour 45, 5cm avec plein de cheveux pas trop de soucis un peu de réa pour évacuer le liquide amniotique qu’il avait inhaler mais c’est tout. sortie de la mater 2 semaines après il faisait déjà 3kg. aujourd’hui il a 8 mois 73 cm, 10kg500! don’t panic si tu veux papoter hésite pas bon courage

le 31/01/2016 à 04h20 | Répondre

Melimelanie

Le tiens était vraiment pressé de sortir à ce que je vois! Moi il a un peu plus écouté maman qui lui répétait tous les jours de rester à l’intérieur (bon et les médicaments on du aider je le reconnais…) mais je dévoile tout ça dans mon prochain article.

Il est là depuis bientôt 2 mois maintenant et va très bien heureusement.

Je suis contente de savoir que le tiens malgré son avance va maintenant très bien! 8 mois 73cms et 10kg500 il parait effectivement en pleine forme il s’est bien rattrapé :-). J’ai du mal a me dire que le miens fera ce poids et cette taille là. Et puis 8 mois c’est tellement tôt…

le 02/02/2016 à 10h20 | Répondre

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