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A la une / Récit de grossesse

Mon troisième trimestre : douleurs, déprime et bébé en siège

Me voilà arrivée à la fin de cette grossesse, mais pas à la fin de mes surprises !!

Le troisième trimestre commence en ressemblant en tous points au deuxième. Mais petit à petit, des différences font leur apparition :

  • Mon ventre est de plus en plus proéminent : je ne peux plus ramasser des objets par terre, sauf avec les pieds (comme un petit singe), et si je m’accroupis, je dois m’aider d’un meuble pour me relever.
  • Je ne peux plus dormir sur le côté, et si je dors à plat sur le dos, j’ai mal au dos au bout de quelques heures. Le coussin d’allaitement devient mon meilleur allié ! Heureusement, mon mari l’accepte bien, et il dort aussi dessus parfois.
  • J’ai de fortes douleurs ligamentaires dans le bas du ventre, certains mouvements me sont devenus impossibles. Par exemple, aujourd’hui, je ne peux plus monter en voiture en levant la jambe : je dois m’asseoir sur le siège, et ensuite pivoter. Je crois que ça reste le problème le plus handicapant de toute ma grossesse (en dehors de la fatigue du premier trimestre).

Et du côté psychique ?

Je pleure, tout le temps, et souvent sans raison. J’en suis bien consciente, et j’en ris avec mon mari, qui s’amuse parfois à me taquiner juste pour voir les larmes me monter aux yeux. Ça l’éclate, il est super fier de lui et a l’impression de gagner un défi. Je prends ça plutôt sous l’angle de la rigolade, bien consciente que ce sont les hormones qui me jouent des tours.

Par contre, quand je suis seule, il m’arrive d’avoir des moments de profond désarroi. Je pense avoir approché l’état dépressif à plusieurs reprises.

Enceinte et déprimée

Crédits photo (creative commons) : Meagan

Il faut que tu saches que j’ai une histoire très compliquée avec ma mère, et que la maternité me fait me poser beaucoup de questions sur ma propre capacité à être une bonne mère, ou au moins une mère correcte. Il m’est arrivé dans mes moments de déprime passagers d’espérer mourir durant l’accouchement pour que ma fille n’ait pas à subir la mère affreuse que j’avais peur d’être à mon tour… Je n’en revenais pas moi-même d’arriver à de telles pensées !! Et pourtant, ça m’est venu naturellement.

Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux, ces moments sont derrière moi. Bien sûr, je me pose toujours beaucoup de questions, mais de façon plus rationnelle.

Venons-en à des choses plus réjouissantes : et le bébé dans tout ça ? Elle bouge toujours autant, donne de grands coups de pied dans mes côtes et pousse ma peau. Elle va bien, et c’est une vraie tornade ! C’est toujours un pur bonheur de la sentir.

À l’échographie du troisième trimestre, on découvre qu’elle est toujours en siège, et bien installée, en plus !! L’échographiste me rassure en m’expliquant qu’elle a encore largement le temps de se retourner. Je croise les doigts : la césarienne, très peu pour moi !

Au rendez-vous suivant, le gynéco constate qu’elle est toujours en siège et me prescrit alors un scanner du bassin et une radio du contenu utérin (autant dire du bébé), à faire un mois avant le terme.

Pour la radio, on me fait prendre une de ces positions ! Je dois me mettre à genoux sur la table et me reposer sur les coudes, de façon à ce que mon ventre touche la table. Tu imagines bien à quel point c’est drôle de faire ces acrobaties avec mes douleurs ligamentaires…

Sur la radio, on voit ma colonne vertébrale, mes côtes, mon bassin, et au milieu, un petit squelette (beaucoup plus grand que je ne l’imaginais), assis confortablement dans mon bassin, la tête sous mes côtes et les pieds remontés au niveau du visage. Mouais… c’est pas trop ce que j’espérais…

Nous voyons le gynéco le lendemain, qui nous explique que puisque je suis une primipare, mon utérus n’est pas très élastique. En plus, la petite est très grande, donc c’est maintenant quasi impossible qu’elle se retourne… Déception… S’offrent alors deux possibilités : l’accouchement par voie basse ou la césarienne. Il nous explique les détails des deux procédures afin qu’on ait toutes les cartes en main pour faire notre choix.

Bon, la césarienne, je connaissais déjà les grandes lignes, mais je suis étonnée de la violence de l’accouchement par le siège tel qu’il le décrit : on sort les pieds du bébé, on les remonte sur le ventre de la mère, on tourne le bébé pour faire passer les épaules, on tourne dans l’autre sens pour faire passer la tête, et on finit aux forceps si nécessaire. Je te laisse imaginer la scène… En plus, une fois sur deux, cet accouchement par voie basse finit en césarienne parce qu’il ne se déroule pas comme prévu…

Le gynéco me donne rendez-vous la semaine suivante pour fixer les modalités précises de l’accouchement, afin que j’aie le temps de bien réfléchir. Mais arrivée à la voiture, mon choix est déjà fait !!

Une semaine plus tard, je revois donc le gynéco. Il m’examine : col ouvert à deux. Il me donne la date de la césarienne, mais me prévient qu’au vu de mon col, la petite pourrait arriver plus tôt. Je sors de là toute chamboulée : je vais être maman d’ici une semaine ! C’est vraiment étrange de connaître en avance la date de naissance de son enfant…

Ça, c’était aujourd’hui, et je suis encore très retournée par toutes ces nouvelles. J’attends le retour de mon homme travailleur avec impatience, pour pouvoir lui parler de tout ça et avoir un gros câlin. Un de ceux qui font tant de bien au moral.

Et toi ? As-tu eu des moments de déprime pendant ta grossesse ? Ton bébé était-il en siège ? As-tu eu à choisir ta façon d’accoucher ? Viens nous raconter…

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

A propos de l’auteur

Je suis une passionnée d'histoire, de dessins animés et de pâtisserie. Après avoir quitté la région parisienne, je vis dans une maison en province avec mon mari, nos deux chats et Petite Fleur. C'est une petite fille gentille et malicieuse qui illumine chacune de nos journées.