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De la difficulté de devenir mère…


Publié le 26 avril 2016 par Luciole

Je suis une lectrice assidue de Dans Ma Tribu (de Mademoiselle Dentelle et Sous Notre Toit également, mais ça n’a pas vraiment à voir avec le sujet d’aujourd’hui). Je lis tous ces témoignages de parents, et j’apprends beaucoup.

Ce qui me frappe le plus, c’est le côté positif qui ressort toujours des articles, même lorsque ce sont des difficultés qui sont évoquées. J’ai toujours l’impression que même s’il y a des choses compliquées, être parent est un réel bonheur pour les chroniqueuses.

Je ne dis pas que pour moi, ce n’est pas du bonheur, mais c’est… compliqué. Je n’arrive pas à retrouver un équilibre depuis que mon fils est né (il a fêté sa première année le 1er avril). Par où commencer ?

Regretter d'être devenue mère

Crédits photo (creative commons) : Pawel Loj

D’abord, par préciser que j’aime beaucoup mon fils. Un amour qui grandit de jour en jour. Et que mon fils m’adore (peut-être un peu trop, j’y reviendrai ensuite). Nous passons de très bons moments ensemble, à jouer, à lire des histoires, à manger, et même à s’habiller ou à se changer, alors que ce n’est pas ce qu’il préfère, pourtant ! J’aime l’entendre rire. Et quand il me fait un sourire, je fonds littéralement et je ne peux pas m’empêcher de lui faire un câlin.

Mais parfois, je sature. Quoique beaucoup moins depuis que j’ai repris le travail (il avait 3 mois). Et au fur et à mesure qu’il grandit et gagne en autonomie, ça va de mieux en mieux. Mon mari me dit que je suis de plus en plus patiente avec mon bébé, que je lui explique les choses et qu’il trouve ça bien. Il m’encourage, et son soutien m’est précieux. (Peut-être te demandais-tu s’il y avait un autre parent à la maison ? Oui, mon mari est bien là. Il m’aide autant que possible.)

Mon fils est très demandeur d’attention, de câlins. Il aime être dans les bras. Quand il joue, il préfère qu’on reste à côté de lui. Si je me lève, il se met à pleurer. Je lui explique ce que je vais faire. Parfois, il comprend, se calme et me regarde faire. Parfois, il ne comprend pas ou ne veut pas que je le fasse. Il se met à hurler et me suit (d’abord à quatre pattes, puis il s’accroche à mes jambes) jusqu’à ce que je le prenne dans les bras.

Quand il est avec son papa, il est content. Mais si j’entre dans la pièce, il peut se mettre à pleurer pour que je le prenne. Ce n’est pas tout le temps, hein ! Mais c’est souvent. Et ça fait beaucoup. C’est épuisant. D’ailleurs, même quand mon mari est là, mon fils préfère que je m’occupe de lui. C’est pour ça que je te disais que mon mari m’aidait « autant que possible ». Par exemple, il s’occupe du bain et des repas (quand il est là, hors tétées, puisque j’allaite encore mon fils).

De l’extérieur, beaucoup de gens trouvent notre fils très sociable, très gentil. Ils nous disent qu’on a de la chance. C’est vrai que l’on peut sortir avec lui, que nous continuons à avoir une vie sociale. Nous allons aux invitations (aux soirées chez des amis ou au restaurant), nous continuons nos activités (moins qu’avant quand même, mais on continue la bibliothèque et les musées de temps en temps).

Mais à la maison, j’ai l’impression de ne plus pouvoir rien faire si je suis seule avec mon fils. Du moins tant qu’il n’est pas couché (et il ne dort pas tant que ça : une nuit de dix heures et deux petites siestes dans la journée). Et si nous sommes tous les deux présents, il y en a toujours un qui s’occupe de notre fils, pendant que l’autre s’occupe de la maison pour qu’elle soit habitable (un peu de ménage, de lessive, de vaisselle ou de cuisine).

Ce côté-là, je n’arrive pas à l’expliquer aux gens. Quand ils me disent que j’ai de la chance, moi, j’ai juste envie de dire qu’ils ne se rendent pas compte de la réalité. Je me demande s’ils ont raison, si j’ai vraiment de la chance, et je culpabilise de ne pas savoir apprécier ce que j’ai. Bref, ça me fait me sentir encore plus mal. Et je n’ose pas en parler.

Souvent, je me demande si c’est normal que mon fils me demande autant d’attention, ou si c’est moi qui ne suis pas à même de lui apporter ce dont il a besoin. Parfois, je craque complètement et je m’énerve (pas sur lui, quand même), en me demandant comment font les autres parents.

J’ai lu cet article sur le regret d’être devenue mère dont parlait Madame Irbis, et celui sur le même sujet cité dans le premier. Je me suis beaucoup retrouvée dans ces articles. Je ne suis pas sûre que devenir mère a été une bonne décision pour moi. C’est difficile d’écrire ça, et quasi impossible à dire. J’ai honte de penser ça, et pourtant, je crois vraiment que j’étais plus heureuse avant et que ma vie serait plus conforme à mes attentes et à mon caractère sans mon fils.

Aujourd’hui, notre fils est là. Il n’est plus temps de regretter. Alors, nous trouvons des solutions pour que je me sente mieux et que je retrouve un équilibre.

La semaine, je m’occupe plus de notre fils, car j’ai un emploi salarié avec des horaires plus ou moins réguliers, tandis que mon mari est co-gérant de sa société et a les obligations qui vont avec. Mais finalement, les soirées passent vite car le soir, après sa journée de crèche, le pauvre petit est complètement épuisé et se couche donc relativement tôt (vers 19 ou 20h).

Le weekend, mon mari s’occupe le plus possible de notre fils. Je trouve ça important. D’une part, pour que je puisse souffler, et d’autre part, pour qu’ils approfondissent leur relation (je crois que ça doit être très frustrant pour mon mari de voir son fils pleurer dès qu’il me voit, même s’il est dans ses bras).

J’essaie aussi d’apprendre à mon fils à rester à côté de moi, sans être dans mes bras et sans que je ne joue avec lui. Je lui parle, je lui explique ce que je fais. Si je peux, je l’implique dans mes actions (comme mettre les chaussures et le manteau pour se préparer le matin – pour l’instant, ça consiste pour lui à jouer avec les lacets de mes chaussures ou les boutons de mon manteau ! ).

Et surtout, je parle beaucoup avec mon mari, pour qu’il comprenne tout ce que je vis, et pour que je puisse exprimer tout ça. Car encore une fois, j’ai l’impression qu’il n’est pas évident aujourd’hui de dire que non, avoir un enfant n’est pas forcément le plus grand bonheur du monde, l’accomplissement d’une vie de femme, et tout et tout.

Après, si tu as d’autres solutions à me proposer pour que je me sente mieux, ce sera avec grand plaisir !

Et toi ? Comment as-tu vécu l’arrivée de ton enfant ? Tu as l’impression de regretter, parfois ? Que fais-tu pour vivre de beaux moments avec ton bébé ? Viens nous en parler…

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Commentaires

57   Commentaires Laisser un commentaire ?

Flora

Bonjour Luciole,
ça a dû te demander beaucoup de courage pour écrire cet article et je t’en félicite. J’ai aussi tendance à voir des enfants comme des contraintes alors je te comprends et te souhaite beaucoup de courage. Je n’ai pas d’enfant alors apparemment je ne peux pas comprendre mais je me dis que pour commencer ce serait peut être bien que tu arrêtes l’allaitement ?
Si la proximité continue avec ton enfant te pèse autant, il me semblerait salutaire d’accélérer son sevrage. ça aiderait aussi à donner à ton mari plus de place dans la vie du petit si ce dernier ne dépend plus de toi pour une partie de sa nutrition.Que ce que tu en penses?

le 26/04/2016 à 09h10 | Répondre

Luciole

Merci Mme Ebène. En fait, avant d’avoir un enfant, je ne voyais pas vraiment cela comme une contrainte. J’avais l’image des enfants un peu plus grands, déjà plus ou moins autonomes dans les gestes du quotidien et auquel il faut faire découvrir le monde. C’est peut-être aussi cette vision fausse de la réalité de ce que c’est que d’avoir un bébé qui a été dure…
Après, je ne dis que parce que quelqu’un n’a pas d’enfant, il ne peut pas comprendre. Moi, avant d’avoir des enfants, je n’imaginais pas ce que c’était au quotidien. Je m’étais bien occupée de mes neveux et nièces, mais de temps en temps… Mais ce n’est que mon cas !
Pour l’allaitement, je ne sais pas. Il y a eu un moment où ça m’a pesé mais c’était le moment où il commençait à bien manger les légumes et fruits donc on a pu arrêter une tétée, puis deux parce que ça devenait vraiment trop lourd. Maintenant il ne tète plus que matin et soir et ça nous va bien. C’est un vrai moment de câlin comme le dit Madame Vélo et lui il aime beaucoup ça! Alors je nous laisse un peu de temps !

le 26/04/2016 à 13h21 | Répondre

Melimelanie

Je trouve ça important que tu puisses exprimer ce que tu ressens.
Effectivement certaines personnes ne comprendront peut être pas (j’ai moi même été un peu « choquée » par les articles que tu cites que je trouve très dures…) mais je ne suis pas sûr qu’on puisse honnêtement dire qu’on ne s’est jamais dit qu’on avait fait une connerie en faisant un enfant.

Dans les moments de colère et de fatigue je me suis déjà dit : mais qu’est ce qui m’a pris de sacrifier mon indépendance (si chère à mes yeux) pour me lier à vie à un homme (mon mari, qui est maintenant le père de mon enfant, donc forcément même si on divorce un jour il sera toujours dans ma vie) et à mon fils. Et puis je les regarde tous les deux et tout s’évapore. Et je comprends que je sacrifie quelque chose qui me tenait à cœur pour autre chose qui a agrandit mon cœur.

Est ce que je peste d’être en retard de 10 épisodes sur mes séries fétiches? oui!
Est ce que je peste de ne plus pouvoir dormir après 7h le week end? ho que oui
Est ce que je peste d’avoir l’impression de courir toutes la journée? Mille fois oui.
Mais il me suffit de regarder une photo de mon fils pour me dire que ça vaut tous les emmerdements.

Ton fils va grandir et devenir de plus en plus indépendant et tu vas te retrouver. La solution c’est peut être ça? Laisser le temps au temps?

le 26/04/2016 à 09h25 | Répondre

Madame Vélo

Si on pouvait « liker » je l’aurais fait ! Je peste aussi, mais il suffit de le regarder pour se dire que ça vaut le coup 🙂 Et tu as raison, il faut parfois apprendre à laisser du temps au temps. Et aussi regarder en arrière et voir tout le chemln parcourut !

le 26/04/2016 à 09h35 | Répondre

Luciole

« Et je comprends que je sacrifie quelque chose qui me tenait à cœur pour autre chose qui a agrandit mon cœur. » C’est très beau comme façon de dire.
En relisant ces articles aujourd’hui, je comprends qu’on puisse les trouver « durs ». A ce moment-là, je crois que je cherchais à mettre des mots sur ce que je ressentais, à trouver d’autres personnes qui auraient vécu des choses similaires… Et j’ai trouvé ces articles qui résonnaient en moi. Aujourd’hui je suis peut-être plus nuancée. Disons que certains jours sont compliqués mais c’est vrai que quand je le regarde, je suis toujours très émue. Après parfois j’ai un peu de mal à retrouver ma place à moi dans ma vie entre le travail, mon fils, mon mari, la maison…

le 26/04/2016 à 13h26 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je n’ai pas d’enfant non plus donc je ne peux qu’imaginer ta culpabilité.
Je pense que tu réagis avec tes émotions et qu’il est important d’en discuter comme tu le fais avec ton mari. Il faut aussi te couper de la pression sociale ! C’est culpabilisant d’entendre que tu as de la chance alors que toi tu ne le ressens pas de cette manière. As tu pensé à en discuter avec ton médecin ou avec une personne extérieure ? Peut être y a t-il une reste de déprime post maternité. J’espère qu’écrire ton ressenti t’aidera déjà ! Bon courage et tu verras je suis sûre que tout s’arrangera avec le temps. Il te faut sans doute un petit temps d’adaptation.

le 26/04/2016 à 09h27 | Répondre

Luciole

Merci Madame Fleur. Oui, écrire m’a fait du bien, comme je le dis plus bas. Et le temps fait que mon fils grandit et est (un peu) moins dépendant de moi.

le 26/04/2016 à 13h29 | Répondre

Madame Vélo

Oh oh… j’aurais presque put écrire cet article ! Sauf que je le vis mieux que toi. Mais c’est vrai que parfois je suis épuisée, souvent ça m’agace et de temps en temps je fini par m’énerver. Je reconnais mon fils dans le comportement de ton fils ! Il a 1 mois et demi de moins que le tiens, et je l’allaite toujours aussi. Et le soir (pas plus tard qu’hier soir !) il ne voulait être que dans mes bras, sinon il pleurait. Et encore, dans mes bras, il fallait que je sois debout, car assise ça n’allait pas. Dans ces cas là mon mari peut s’occuper de lui, et si mon fils ne me voit pas et ne m’entend pas (ils vont dans une autre pièce que moi) eh bien il est de très bonne humeur, il joue et rigole ! Je crois que c’est dû à l’allaitement, il y a un attachement différent, et puis le soir après une journée chez la nounou (donc sans me voir, donc il a moins sa « dose » de maman) il a besoin de son câlin qu’est la tétée. Mais comme je ne veux pas lui donner avant 19h, parfois entre 18h et 19h c’est compliqué. On a trouvé deux parades pour que ça se passe bien : soit mon mari s’occupe de lui dans une autre pièce, soit on va faire une promenade.
C’est souvent qu’en journée je ne puisse pas entreprendre grand chose, car même s’il joue tout seul il a besoin de me savoir pas loin. C’est selon ses humeurs bien sûr, mais c’est quasiment impossible que je me pose sur le canapé pour lire, tricoter ou autre, il vient systématiquement « m’embêter ». Je peux cuisiner, mais des fois il vient me voir et s’accroche à mes jambes en pleurant pour que je le prenne dans les bras. Dans ce cas, soit je le met dans sa chaise haute avec un livre et quelques jouets, sinon je le prends en porte-bébé sur le dos comme ça il est près de moi, il voit ce que je fais (il adore observer tous mes faits et gestes) et je garde mes mains libres.
Des fois aussi je me dis qu’une des solutions pour qu’il joue sans moi c’est de lui faire un petit frère ou une petite soeur ! Bien sûr ça demandera un peu de temps avant que les deux enfants jouent ensemble, mais au moins ils seront moins dépendants de leurs parents pour s’occuper et jouer !
Une autre parade que j’ai trouvé : passer l’aspirateur ! Il adore ça, il suit l’aspirateur à 4 pattes et ça nous occupe tous les deux pendant une bonne demi-heure (et en plus j’avance dans mon ménage comme ça !)
Sinon, les fois où il est vraiment pénible je prends mon mal en patience et je le prend dans mes bras, je lui fais un câlin, le berce et lui chante une chanson et je me rends compte la plupart du temps que ça lui fait du bien et qu’ensuite il arrive à jouer seul un petit moment. Et puis je me raisonne, je me dis que ça ne durera qu’un temps tout ça, et que quand il aura 15 ans c’est moi qui aurai envie qu’il me fasse un câlin et lui qui ne voudra plus 😉

le 26/04/2016 à 09h29 | Répondre

Elo

Je n’ai pratiquement pas allaité ma fille et elle a le même comportement. Je l’appelle mon petit pot de glu. Elle a 17 mois et quand je suis à la maison elle ne veut que mes bras. En général elle fait ça la première heure puis quand elle voit que je ne repars pas (travailler? Mais quelle idée! lol), ça va mieux, elle accepte de jouer un peu toute seule ou avec son papa. Je ne pense donc pas que ce soit lié à l’allaitement. C’est peut-être juste une phase qui va passer avec le temps. Et puis, j’en profite car après elle ne voudra peut-être que son papa et moi je serai totalement perdue sans mon petit pot de glu 😉

le 26/04/2016 à 13h34 | Répondre

Luciole

Merci Madame Vélo!
Oui, certains soirs, il ne veut pas autre chose que les bras. Mais en général, c’est qu’il est fatigué et il va donc se coucher plus tôt! Par contre, mon mari est rarement là le soir pour prendre le relais… Il arrive souvent après 19h…
Par contre, parfois je lui donne sa tétée plus tôt et ça nous permet de passer une bonne soirée ( ça a un effet apaisant sur lui, c’est incroyable!).
J’essaie de me rendre le plus possible disponible pour lui, et j’avoue que depuis qu’il ne demande pas mon attention en permanence, c’est beaucoup plus facile pour moi de trouver les ressources pour le câliner quand il a besoin…
L’aspirateur aussi ça l’attire !
Et oui, j’ai l’impression que nos fils se ressemblent, en tout cas de ce que j’en ai perçu dans tes articles (que j’aime beaucoup). Ca me fait toujours plaisir de voir des mamans heureuses avec leur bout de chou, et ça me rassure, je me dis que moi aussi je peux y arriver.

le 26/04/2016 à 13h37 | Répondre

Madame Vélo

Merci Luciole 🙂
Oui la tétée a un effet apaisant, c’est incroyable ! Moi aussi je trouve plus de plaisir à m’occuper de lui quand il est de bonne composition, que lorsqu’il FAUT s’en occuper parce qu’il grogne ! Ce qui me fait craindre le fameux terrible two…

le 27/04/2016 à 09h31 | Répondre

Miss Chat

Oh mince Madame Vélo, on a exactement le même enfant ! 😮 A l’exception que je ne l’allaite plus et que c’est une fille, ils sont exactement pareils !

le 26/04/2016 à 20h54 | Répondre

Madame Vélo

Ah ah Miss Chat, oui on découvre régulièrement des points communs entre nos grands bébés 😀

le 27/04/2016 à 09h32 | Répondre

Amélie

Bonjour,
Je te comprends. J’étais un peu comme toi. Déjà j’ai détesté mon conge de maternité. J’aime mon fils du plus profond de mon coeur mais m’occuper de lui 24h sur 24, je n’en pouvais plus. Cela m’a fait un bien fou de recommencer à travailler. Ensuite, j’ai recommencé à reprendre des cours de danse. Pour souffler 2 heures par semaine. Rien que pour moi et mon bien-être. Ensuite, petit à petit, je me suis aménagé des sorties entre filles 1 fois par mois. Et bien, ça fait un bien fou!
Ca permet de souffler et de rentrer zen à la maison.Ce n’est pas facile car le papa est militaire et pompier volontaire, il n’est donc pas souvent à la maison mais il a compris qu’il devait aménager un peu ses horaires pour sa famille (et ma santé mentale) Et puis ton bouchon pourra apprendre à connaître un peu mieux son papa.
Mon fils a maintenant 2 et demi. Il a commence à jouer seul il y a 2 ou 3 mois seulement. Ce fut un soulagement pour moi. Il est toujours là avec son « non, pas papa, veux maman » mais il apprend à faire sans moi. Et les moments que nous passons ensemble sont de plus en plus merveilleux. L’amour que j’ai pour lui grandit de jour en jour.
Je pense aussi que tu devrais arrêter de l’allaiter… Il pourra peut-être tisser plus facilement un lien avec son papa.
Pour conclure, patience. Tu vas voir, tout va s’arranger dans quelques moi. Profite de ces moments meme s’ils sont diffciles parfois car l’amour que ton bébé à pour toi, cet amour inconditionnel, personne d’autre ne l’aura!

le 26/04/2016 à 09h40 | Répondre

Luciole

Merci beaucoup, je suis « rassurée » de voir que je ne suis pas seule. J’ai apprécié aussi mon retour au travail pour pouvoir souffler un peu. Et le soir, j’étais très contente de le revoir, car finalement, il m’avait manqué!
Je vais prendre patience et profiter de mon petit pot de colle avant qu’il ne veuille plus me voir! Et je vais essayer de me ménager des moments à moi pour me retrouver.

le 26/04/2016 à 13h41 | Répondre

Aline

merci pour ton témoignage qui n’a pas dû être facile à écrire. C’est vrai qu’on ne dit pas assez qu’avoir un bébé est un véritable chamboulement dans une vie. Et on a cette idée de bonheur que la parentalité procure aux parents surtout à la mère. J’a itoujours voulu être mère et j’ai attendu pas mal de temps avant d’avoir mon bebe alors je suis de celles qui sont complètement épanouie de ce nouveau rôle mais cela n’empêche que je me retrouve dans ce que tu dis, mon fils demande aussi beaucoup d’attention, il n’a que 6 mois. On a quasi la même organisation, un qui s’occupe de bébé pendant ce temps l’autre s’occupe de la maison. J’ai eu beaucoup de mal avec ça. J’avais l’impression de ne pas réussir à tous gérer. Et les 3 premiers mois étaient très intenses en émotions. Ca a été très diffcile pour mon mari qui ne s’attendait pas à un rythme aussi soutenu. On est tout seul, nos familles sont loins. Et il m’aide énormément. Notre fils est assez calme, sociable et comme vous on peut continuer de sortir, il s’adapte assez facilement. La problématique pour nous, c’est les nuits. Bébé se réveille encore, toutes les 2 ou 3h, il n’a encore jamais fais ses nuits. Je l’allaite encore.Le week-end essaie de t’accorder une après-midi rien que pour toi et de laisser ton fils avec son papa pour qu’ils puissent avoir leur moment et développer encore plus de liens. Essaie de voir qu’est qu’il te manque dans ta vie d’avant pour te sentir mieux ? et peut-être que tu pourras trouver des solutions pour y remédier. Courage à vous

le 26/04/2016 à 09h50 | Répondre

Luciole

Oui c’est un véritable chamboulement et je pense que je n’y étais vraiment pas préparée (comme sûrement beaucoup de parents).
Moi aussi j’avais l’impression que je n’arrivais pas à tout gérer. En fait j’ai eu des retours après d’amis qui étaient étonnés de venir chez nous après la naissance et de voir que la maison était rangée, qu’on avait l’air reposés et qu’on avait même pu leur préparer à manger! J’ai peut-être voulu justement mettre la barre trop haut, que tout soit parfait, montrer que je gérais tout…. Et je crois que ce qui me manque le plus c’est du temps rien qu’à moi où je peux lire, faire un peu de loisirs créatifs, jardiner, etc…
En tout cas, bon courage à vous, les nuits coupées ce n’est pas facile!

le 26/04/2016 à 13h47 | Répondre

Madame D

D’après ce que je lit, ton fils doit avoir un an environ.
Ma fille était exactement pareille au même âge. Comme tu dit, en grandissant ils gagnent en independance.
Je suis assez independante, voir assez egoïste, et mes envies personelles sont très importante à mes yeux.
Nous sommes toutes très différentes, mais j’espère te rassurer un peu en te disant que ce n’est qu’une phase et que dans peu de temps tu pourras retrouver une certaine independance (et puis après tu voudras un deuxième enfant et tu replongeras … 😉 )

le 26/04/2016 à 10h09 | Répondre

Luciole

Merci Madame D. Oui tu me rassures, d’autant plus que maintenant, tu as l’air d’une maman tout à fait épanouie avec ta Princesse!

le 26/04/2016 à 13h49 | Répondre

Doupiou

Je rejoins l’avis de Melimelanie.
Ton article est très franc, honnête, on ressent clairement ton mal-être. Et ça m’a fait mal au coeur pour toi.
Pour autant je ne peux pas adhérer complètement à tes dires.
D’une part parce que l’article que tu cite est très dur. J’entends tout à fait qu’être parent ce n’est pas des papillons dans les yeux tous les jours. J’ai aussi besoin de souffler sans ma fille (super la reprise du boulot !), on a eu des moments très difficiles (problèmes alimentaires entre autres) qui ont failli avoir raison de notre couple. Mais je pense qu’il faut savoir relever la tête, se montrer forte pour sa fierté personnelle. Non personne ne nous décernera de médailles parce que nous sommes des mamans. Mais quelques fois, se mettre dans un coin de sa tête qu’on est des Super Héroïnes ça fait du bien au moral et à l’égo ! En tout cas ça fonctionne pour moi …
Je dois quand même nuancer par rapport à ton récit puisque j’ai une fille de 10 mois très autonome et indépendante. Je peux aller tranquillement aux toilettes pendant qu’elle joue dans son parc sans qu’elle hurle à la mort. Elle est facile à vivre (touchons du bois) et n’est pas constamment collée à moi.
Désolée pour le pavé mais je peux tout à fait concevoir qu’on a parfois envie de péter les plombs sans pour autant regretter d’avoir des enfants.

le 26/04/2016 à 10h18 | Répondre

Luciole

Je comprends tout-à-fait ce que tu dis, et comme je le disais à melimelanie, je suis plus nuancée que ces articles. Quand j’ai écrit ce texte j’étais très bas, on va dire, et l’écrire m’a permis de redresser la tête. C’était un premier pas pour sortir de l’état dans lequel j’étais. Et aujourd’hui, j’essaie de ne plus penser simplement « C’était mieux avant, je regrette » mais de profiter des bons moments et de me retrouver moi.

le 26/04/2016 à 13h55 | Répondre

Doupiou

Je suis très contente pour toi que tu aies pu passer à autre chose et que l’écriture de cet article t’aies fais du bien !

le 26/04/2016 à 19h41 | Répondre

Hellodie

Luciole, ton article, et surtout ta démarche sont très touchants. C’est vrai qu’il n’est pas facile de demander de l’aide. J’ai du mal avec l’idée de donner des « conseils », mais je vais essayer, je ne veux surtout pas avoir un discours moralisateur.

Dans ce que tu décris, je vois plusieurs choses différentes, et j’ai envie de te dire que la première chose à faire serais sans doute de consulter une psychologue spécialiste du lien mere enfant. Cela te permettra de parler, de mettre des mots sur tes souffrances (puisque souffrances il y a) mais aussi d’aborder des solutions concrètes, les psychologues font ca aussi, et l’on y pense pas! Pour trouver le bon praticien, adresses toi à la PMI de ton secteur. Ou éventuellement à la maternité ou tu as accouché. Cela te permettra de faire le tri dans ton ressenti et d’avancer sur les points qui bloquent.

Ensuite, avec ce que tu nous dis, j’ai l’impression de voir plusieurs choses, dont l’épuisement maternel ou burn out maternel, il faut faire attention que ca ne débouche pas sur une dépression post partum (c’est possible jusqu’à un an après la naissance). Car oui, lorsqu’il y a un bébé, c’est normal d’avoir plus de travail à la maison, par contre ce n’est pas normal d’être aussi affectée par ce surcroît de travail (en temps normal, toute nouvelle tâche devient une habitude en 30 jours et passe ensuite comme une lettre à la poste).

Si tu te sent mal psychologiquement, tu vas avoir du mal à investir ton rôle de mere, et tout ce qui peut resserrer le lien avec ton enfant est bon à prendre. Sur ce point, je pense qu’à l’inverse d’un précédent commentaire, l’allaitement peut t’aider.

Ensuite, j’ai du mal à le concevoir, c’est vrai, mais j’ai plusieurs exemples autour de moi de mamans qui « n’aiment pas ca », tout du moins tant que l’enfant est petit. La solution que ces amies ont trouvé ? Êtres épaulées au plus possibile, c’est à dire pour l’une avoir des temps de crèche de 8h a18h la semaine et les grands parents en relais le week-end. Et pour l’autre, c’est maintenant que son plus grand a 5 ans qu’il est « intéressant » et lui donne envie de s’investir.

Et tu te dit peut être, et son expérience à elle? Et bien je suis maman de jumeaux, conçus au tout premier essais (pas trop le temps de réaliser) avec une grossesse alitée, une naissance 9 semaines avant terme, autant de temps en neonat, ayant cru les perdre plusieurs fois… Et forcément dès début compliqués. Ce qui m’a aidé c’est le maternage. Etre au plus proche des besoins de mes bébés, et puis le choc de la maladie. Apres, mon cas est très particulier cas il y a eu de très grosses complications qui ont demandé un investissement énorme en temps et en énergie mais aujourd’hui pour leur 1 an nous sommes tous très heureux.

Je te souhaite de trouver la façon de faire avec ton bébé.

le 26/04/2016 à 10h21 | Répondre

Luciole

Merci Hellodie de ton aide.
Je n’ose pas trop aller voir un psychologue. Je ne sais pas pourquoi, c’est quelque chose qui me fait peur. Il faudrait peut-être que je franchisse le pas un jour. Jusque-là j’ai toujours réussi à me relever d’une façon ou d’une autre…. Dans ce cas-là, je crois qu’écrire cet article était pour moi le début de mon travail pour aller mieux. Et puis en parler avec mon mari m’aide beaucoup. Et pour avoir un regard extérieur, j’en ai aussi parlé avec une amie très proche qui m’a bien aidée aussi… Mai j’ai commencé par cet article, je ne sais pas pourquoi. L’écrit, c’est plus facile.
Je crois qu’effectivement il y avait un peu d’épuisement dans tout cela ; et aussi l’envie de tout bien faire. J’essaie d’être plus zen, de laisser couler certaines choses quand je sens que ça fait trop.
Et pour l’allaitement, comme je le disais plus haut, maintenant c’est du plaisir, un vrai moment de câlin. Alors je pense qu’on va continuer un peu. En plus, mon fils il aime beaucoup ça, ça lui fait un grand bien…
Après, je ne sais pas si je peux dire que « je n’aime pas ça »… Je crois que c’est plus qu’il me manque du temps pour moi, pour mon épanouissement personnel et que c’est sur ce point que je vais essayer de travailler. Me dégager plus de temps libre…. Retrouver les activités qui me plaisaient avant…
Et j’avais lu tes articles et j’admire ton Mini 2 et toute votre famille. Je vous ai trouvé tous les 4 très forts. (je sais, je ne l’avais pas dit quand tu avais écrit les articles, mais je suis quelqu’un de plutôt discret normalement….)
Et on a fêté le premier anniversaire de notre fils et j’étais vraiment heureuse ce jour-là ! Comme quoi… même si c’est difficile au quotidien, il m’apporte beaucoup!

le 26/04/2016 à 14h11 | Répondre

dubmel

Bravo d’avoir eu le courage d’écrire cet article, et je comprends que ca doit etre tres difficile de regretter sa vie d’avant. Je crois que ca ne m’est jamais arrivé, mais il faut avouer que c’est aussi une question que je ne me pose pas 😉
Par contre, j’ai eu (et ai encore) des moments de grosse saturation. Et je me suis rendu compte que c’etait essentiel pour moi d’avoir du temps pour moi, du temps avec des copines, et du temps avec mon mari juste tous les 2. Et quand je reviens de ses moments, je suis rechargée, et j’arrive à apprécier bcp mieux le temps avec ma puce.
C’est pas facile de caser ca (on n’a pas de famille dans le coin non plus), et ca peut paraitre un effort supplémentaire quand on est déja claqué, mais pour moi c’est indispensable.
Alors on embauche une babysitter pour sortir ensemble une fois par mois, et je préfère manger des plats préparé et embaucher une femme de ménage mais avoir du temps pour moi pendant les siestes…
A toi de voir si ca peut aider, mais de mon coté, laisser tomber l’idéal de la femme qui peut tout faire bien (bosser à plein temps + s’occuper des enfants + avoir une maison impec) m’a fait beaucoup de bien. Ca aide qu’en Irlande ou je vis, il y a peut-etre moins de pression pour ca (parce que bcp de femmes ne travaillent pas ou pas à plein temps, alors c’est plus facile de me dire que c’est impossible de tout concilier)

le 26/04/2016 à 10h53 | Répondre

Luciole

Se ménager du temps pour soi, ça a l’air d’être un des aspects importants. Et effectivement, comme tu le dis, ne pas vouloir être la femme parfaite sur tous les points! Merci de me le rappeler!

le 26/04/2016 à 14h14 | Répondre

Laura

Bonjour Luciole, je suis désolée de lire cet article mais en même temps il est important aussi de lire des témoignages comme le tien. Tu as raison d’en parler.
D’abord, je veux te dire que tu n’es pas seule … il y a quelques années, ma propre mère m’a fait une confidence similaire : elle pense que, si c’était à refaire, elle n’aurait pas d’enfant. Elle pense qu’elle aurait été plus heureuse sans enfants (pour info : elle en a eu trois). Au début ça m’a beaucoup choquée ! et puis en y réfléchissant, j’ai mieux compris. Et, pour te rassurer : mes sœurs et moi avons toutes les trois été très bien élevées, avec beaucoup d’amour, et aujourd’hui nous allons très bien (nous ne sommes donc pas du tout « traumatisées » par ce ressenti de ma maman).
C’est vrai que cela dépend des caractères, tout le monde ne s’épanouit pas autant en tant que parent.
Cela dit, il y a des périodes aussi. Certaines périodes sont objectivement assez chiantes car les enfants demandent beaucoup de temps, d’énergie, etc. Mais les enfants évoluent au fil du temps et la relation que tu as avec ton fils va évoluer aussi. Quand il sera un petit garçon de 5 ans, de 7 ans, de 10 ans, tu vivras d’autres choses avec lui et tu te sentiras peut-être plus heureuse.
Après, peut-être es-tu trop seule avec tout cela ? Je me souviens que ma mère était très seule aussi (mon père peu présent, la famille loin ou ne voulant pas participer). Peut-être peux-tu laisser ton fils de temps en temps à quelqu’un d’autre, pour avoir un week-end tranquille avec ton mari. Cela peut contribuer à trouver un équilibre. Bon après, je sais c’est facile à dire mais pas forcément facile à trouver, quelqu’un qui le garde comme ça. Mais si tu connais quelqu’un qui pourrait s’en charger, je pense que tu devrais le lui demander sans chichi.
Bon courage en tout cas. Tu es courageuse et tu élèves un enfant que tu rends heureux et qui deviendra un adulte bien dans sa peau. N’oublie pas d’être fière de toi 🙂

le 26/04/2016 à 10h58 | Répondre

Luciole

Merci beaucoup de ton ressenti en tant qu’enfant. Même si moi je ressens cela, j’estime qu’il n’a pas à en subir les conséquences, et j’essaie vraiment de faire au mieux pour lui, de me rendre disponible autant que je peux puisqu’en ce moment c’est de ma présence dont il a besoin!
Et oui, je pense que cela dépend des caractères de chaque parent (j’ai eu beaucoup de mal à supporter la fatigue par exemple) et de l’âge de l’enfant;
Merci pour tes encouragements !

le 26/04/2016 à 14h18 | Répondre

Julia

Franchement, tu n’es pas la seule à regretter d’avoir fait un enfant ! Surtout quand ils sont petits et allaités ! Rien d’anormal là dedans. En plus, vivant dans le monde dans lequel nous vivons, un enfant est un frein à l’épanouissement de la maman en dehors de lui (au niveau du boulot, de la vie sociale, associative, créatrice, etc.) mais parce que ca demande du temps de faire un humain décent !
Un bébé allaité est collant, ça ira mieux après le sevrage ! Ensuite, avec son autonomie qui grandit tu le verras bientot te dire de te casser pour le laisser tranquille (en étant plus poli quand même ?)
quand tu dis que les gens ne se rendent pas compte, c’est vrai ! Si ton fils est si sociable c’est aussi parce que t’es une maman qui déchire (punaise, les pubs sortaient de ma tête !) Plus sérieusement si ton fils est serein avec les autres c’est aussi et surtout parce qu’il est serein avec toi. Tu lui apportes ce dont il a besoin et malheureusement pour toi en ce moment c’est de sa maman et de tes bras (rassure toi ça devrait passer aussi !)
Alors oui c’est hard, mais (ouf !) ça ne dure pas !
Je rejoins les autres commentaires sur le burn out maternel (moi ça a un peu commencé comme ča aussi) préserve toi au maximum.
Courage pour la suite

le 26/04/2016 à 12h50 | Répondre

Luciole

Merci de parler aussi franchement, ça m’a fait du bien de te lire, j’ai presque ri!

le 26/04/2016 à 14h21 | Répondre

Julia

je suis contente de t’avoir fait sourire alors ? ! Et que ça aille mieux aussi !

le 02/05/2016 à 11h44 | Répondre

Luciole

Merci à toutes pour vos commentaires et votre compréhension. Avant de vous répondre individuellement, je voulais juste faire une sorte de PS à cet article. Je l’ai écrit il y a déjà deux mois, ce n’est pas très long, mais dans l’évolution d’un bébé et de sa relation au monde, ça change beaucoup.
Je crois que mon petit vivait alors sa période « angoisse de la séparation » (pour en avoir discuté aussi avec le personnel de la crèche) et elle a duré assez longtemps chez lui. Depuis quelques temps, cela va mieux. Je peux me déplacer dans la même pièce que lui, sans qu’il se mette à pleurer. Il reste très demandeur d’attention, surtout quand il est fatigué, mais c’est pour moi beaucoup plus gérable. Je profite donc plus des bons moments que nous passons ensemble (aller au jardin caresser les fleurs ou lire un livre ensemble…).
Par ailleurs, écrire cet article m’a aussi aidé à poser les choses et de ce fait à pouvoir passe au-delà. Oui, ma vie a changé, mais je peux la rendre belle. Et avec tous vos conseils et encouragements, je pense que je vais y arriver.
Et vos commentaires m’ont vraiment fait du bien, je me suis sentie moins seule!

le 26/04/2016 à 13h09 | Répondre

Mlle Mora

C’est ce que j’allais te dire… C’était l’âge de ton fils qui voulait ça aussi. Et c’est vrai que quand on est dedans on a l’impression que ça ne va jamais s’arrêter, qu’on ne retrouvera plus jamais de moment « à nous ». En réalité, ils grandissent et changent beaucoup plus vite qu’on ne le croit. Ma fille était un vrai pot de colle l’été dernier, je n’en pouvais plus alors qu’au départ j’étais contente d’avoir 2 mois rien qu’elle et moi… Mais c’est épuisant.
Il ne faut pas perdre de vue qu’ils grandissent et dans quelques années, quand il te dira à peine bonjour en rentrant à la maison et qu’il filera s’enfermer dans sa chambre, tu repenseras à cette période pot de colle avec une douce nostalgie ! 😉 En tout cas, c’est ce que me disent tous mes collègues qui ont des grands enfants : ça passe très très vite, et ces tracas sont très vite oubliés !
Je te souhaite plein de moments de tendresse avec ton fils !

le 26/04/2016 à 14h10 | Répondre

Luciole

Oui, parfois on a l’impression qu’on ne s’en sortira jamais. Et puis un soir, on se rend compte qu’il est en train de jouer depuis 15mn sur son tapis sans rien demander, ou qu’on a pu aller au toilettes sans qu’il se mette à pleurer, et on voit qu’on a avancé!
Merci!

le 26/04/2016 à 14h24 | Répondre

Nelya

Je me retrouve complètement dans ton article et certains commentaires aussi et peut etre vais je paraître egoiste mais ca me rassure tellement ! Depuis le début je me sens épuisée deja psychologiquement…l accouchement s est bien passé dans l ensemble mais mon bebe a souffert car le cordon etait 2fois autour du coup, donc obligé de la sortir par la force . Ensuite les nuits qui ont suivies ont ete un cauchemar car elle a du etre suivi en neonat comme elle avait contracté une infection ! Deja y a les hormones qui jouent des tours à cela s ajoute l epuisement et puis un coup de massue à l annonce de bebe pour le service de neonat… Ensuite pas de récupération possible car bebe dort pas bcp mange peu ne fait pas ses nuits heureusement mon homme etait la pour me soutenir j ai honte de le dire aujourd’hui mais j etais vraiment au bord du suicide à me demander pourquoi mon bebe etait comme ca pas calme pas facile pourquoi pourquoi pourquoi… Bref aujourd’hui avec le temps soit 17mois plus tard et le fait que je récupère petit à petit ca va mieux mais y a toujours des périodes ou je suis dépassée car mon bébé est tres hypertonique depuis sa naissance en fait rare sont les moments ou elle s occupe toute seule et reste calme pour rester seule avec ses jouets qu elle en a tant pourtant ! Avec mon mari nous en discutons souvent et on sait que si je travaillais je serai fatiguée certes mais ca m aurait permis de faire un »break » avec mon bébé mais d un autre côté j appréhende la separation. Nous préparons notre mariage avec mon conjoint et je vais devoir aller à l etranger première vraie séparation avec bébé j angoisse car je ne sais pas comment cela se passera avec le papa mais d un autre côté je me dis que ca ne peut qu etre bénéfique pour moi certainement et que si moi meme deja je me sens un peu mieux forcément mon bebe le ressentira aussi donc ca m encourage un peu …

le 26/04/2016 à 16h37 | Répondre

Luciole

Je ne crois pas que tu sois égoïste, moi aussi ça m’a fait du bien de savoir que je n’étais pas seule dans ce cas. Cela n’a pas dû être facile pour toi, tu es courageuse. Et oui, aller au travail fait du bien pour penser à autre chose et être plus disponible pour le bébé quand on rentre.
C’est super pour ton mariage, félicitations!
Et quelques jours sans ton bébé, à mon avis, peuvent aussi être bénéfiques, pour souffler un peu.
En tout cas, bon courage à vous!

le 27/04/2016 à 13h11 | Répondre

weena (voir son site)

Comme miss chat et madame vélo, j’ai le même à la maison … Je ne peux « être seul » que si c’est lui qui a décidé de s’éloigner, et encore, parfois il « appelle » (=pleurer à chaude larme) pour que je raplique …
Maintenant, je le vis mieux, ms les 6 premiers mois ont été très dur et trouver un job même saisonnier, une vrai délivrance. La tétine, même si elle est trop présente l’a aider à se détacher un peu de moi.
Mais j’avoues que longtemps, le peu de relation qu’il avait avec son père m’a pesé. Aujourd’hui, il approche des 18 mois et même si je reste sans référence, il commence à interagir avec son père !
J’ai maintenant une inquiétude : j’accouche d’ici quelques mois de son petit frère et j’espère pouvoir continuer à répondre à ses besoins comme ceux de son frère. Heureusement, j’adore porter – solution idéale pour les glu – et j’ai déjà tout prévu pour le faire en double ^^

le 26/04/2016 à 21h29 | Répondre

Luciole

Je ne suis pas sûre de pouvoir envisager d’avoir un autre enfant tout de suite… Je t’admire!

le 27/04/2016 à 13h14 | Répondre

Weena (voir son site)

Vers ses 1 an, il y a eu une période d’accalmie qui a permis cette folie, et finalement c’est tant mieux, parce que vu comment il est demandeur en ce moment, pas sûre que j’aurais sauté le pas XD

le 27/04/2016 à 13h31 | Répondre

Claudia

Je ne serais trop recommander, pour les familles qui peuvent se le permettre financièrement, de prendre quelqu’un pour faire le ménage, ou au moins une partie du ménage. Histoire de pouvoir dégager un peu de temps pour soi et pour son couple quand les enfants sont couchés (même s’il n’y en a qu’un).

le 28/04/2016 à 12h36 | Répondre

Luciole

Je crois que si je le pouvais, je le ferais… Ca m’éviterai de consacrer mon temps libre (quand il dort en gros) à m’occuper de la maison! C’est une excellent conseil

le 19/05/2016 à 16h30 | Répondre

Laval

Coucou Luciole… Cela fait toujours plaisir de lire d’avantages de témoignages de ce « type ». Il ne me choque pas du tout, je ne suis pas du tout choquée de lire que tu étais plus heureuse dans ta vie d’avant, tu n’as pas de honte à ressentir cela et à le partager. Je pense aussi que comme tu n’as pas encore retrouvé ton équilibre, il est forcément normal que tu ressentes ce genre de sentiments. L’arrivée de ton enfant est venu bousculer toute ta vie, ton quotidien, ta vie de couple et si la balance reste en bas, comment veux-tu être bien et sereine ? De mon côté j’ai vécu aussi une période similaire, c’était les premières semaines de vie avec ma fille. Je me disais que si c’était ça être parent, c’était vraiment horrible!!! J’étais littéralement épuisée (d’ailleurs j’ai fait un épuisement), je dormais peu, j’étais sur les nerfs, j’avais envie de pleurer tout le temps, mon mari était là 24h/24 et pourtant j’avais l’impression que l’on ne se parlait pas et qu’on se croisait peu sur la journée! J’ai eu de grosses complications avec l’allaitement (engorgements, mastite infectieuse à cause d’un staphylocoque doré, opération en urgence d’un abcès du sein droit, des semaines de soins à domicile, mastite inflammatoire au sein gauche… J’ai fini par arrêter l’allaitement au bout de 2 mois). Bref, tout ça pour dire que dans de telles situations, il est normal de perdre pied et ça fait du bien de « jurer », de se lâcher. Il est logique de se dire que si bébé n’était pas là, la situation serait différente. Et pourtant on les aime nos enfants !!! Je crois que si le sujet était moins tabou et que la maternité était moins associée dans notre société à : bonheur, roses et cotillons nous arrêterions de culpabiliser sans cesse quand « plus rien ne va » ou simplement quand nous avons un doute, un coup de blues…
Allez, longue vie à toi et ta famille !

le 12/05/2016 à 07h45 | Répondre

Luciole

Merci de ton message. La fatigue est effectivement un facteur essentiel dans le ressenti de chaque situation et j’y suis très sensible… (8h par nuit au minimum, sinon je n’y arrive pas) Je pense aussi que si on ne disait pas tout le temps qu’avoir un bébé est juste merveilleux, je me serais sentie moins mal de ne pas être pleinement « heureuse ». Mais j’ai cru comprendre que je n’étais pas la seule à me sentir dépassée par moments et à me poser des questions…
Aujourd’hui je ressens moins cette impression de ne pas y arriver. J’ai réussi à passer cinq jours seule avec mon fils (le papa étant parti à l’étranger), et contrairement à ce que je craignais, cela s’est très bien passé ! J’arrive à trouver un peu de temps pour moi, au moins le midi pendant ma pause déjeuner (jusqu’à ses neuf mois, j’allais lui donner son lait à la crèche le midi, car il ne voulait pas les biberons). Et je relativise, je laisse certaines choses de côté pour ne pas m’épuiser…. Et comme ça, j’arrive à récupérer physiquement (il est temps, un an après). Et tout ça aide aussi à retrouver un équilibre moral !

le 19/05/2016 à 16h43 | Répondre

Simiche

Bonjour, devant l’avalanche de commentaires je me suis dit que le mien n’était pas nécessaire mais je crois que je le fais pour moi… Mon fils a été très attendu (pendant 3 ans) et pourtant je trouve la maternité bien difficile. Je pense partager beaucoup de ton ressenti. Si je ne regrette pas c’est que sa première année de vie a été tellement riche en émotions qu’elle m’a fait changer (changer à l’âge adulte c’est difficile et c’est précieux) et que j’aime la nouvelle « moi ». Donc je ne peux pas regretter.
La bonne nouvelle c’est que plus il grandit, plus les choses s’améliorent. Il a 17 mois. On a retrouvé depuis 2 mois des soirées (il se couche à 20 h, avant c’était 21 h et ça prenait du temps pour le coucher !). Depuis qu’il sait faire « toc toc » à une porte, je peux aller aux toilettes sans qu’il pleure (merci la crèche, parce que je n’aurai pas pensé à lui apprendre ça et il est trop heureux de faire « toc toc »). C’est des petites choses comme ça qui aide mais c’est vrai que les journées sont bien longues et qu’il ne nous donne pas 3 pas. Il faut qu’on soit avec lui. Par contre, il y a moins de différence de comportement papa / maman et je ne peux qu’imaginer combien c’est difficile d’être préférée de cette façon.
Pour passer de bons moments, j’essaie de donner des choses à faire à mon fils. Il est toujours super fier et heureux de faire des choses utiles (même si je passe derrière !) : mettre son bavoir ou ses vêtements sales dans son carton à linge sale (un carton que j’ai mis à côté de son lit), me ramener son assiette et sa cuillère (quand il est prêt ; donc oui je le laisse jouer avec après le repas…), essuyer la table, me donner le linge à étendre (je pose la bassine par terre et il me tend les vêtements… généralement par 2 ou 3), appuyer sur le bouton de l’aspirateur… Je crois que c’est tout pour le moment.
C’est sûr que je gagne pas de temps mais pendant qu’il m’aide, il est fier de lui, je suis fier de lui et c’est déjà ça. Il aime bien la poussette aussi quand je suis occupée dans la cuisine… Pas longtemps, mais c’est tout est bon à prendre. Que je chante l’aide à patienter aussi… Je crois que c’est tout mais j’ai bon espoir parce que la situation s’améliore de jour en jour.

le 13/05/2016 à 06h14 | Répondre

Luciole

Bonjour Simiche,
Je ne suis pas sûre de regretter la naissance de mon fils mais ma vie d’avant… Car, lui je l’aime et c’est un garçon formidable !
Je suis d’accord que plus il grandit, plus les choses s’améliorent, ici aussi je ressens cela. C’est encore un peu difficile de le faire faire par lui-même mais j’essaie et petit à petit il va y arriver.
Je crois qu’effectivement, une des choses que je trouve le plus difficile est cette différence de comportement avec papa ou maman. Aujourd’hui c’est encore bien visible et très fatiguant pour moi, car même lorsque nous sommes là tous les deux, il me veut moi. Et je suis toujours triste pour le papa.
Bon courage pour la suite !

le 19/05/2016 à 16h50 | Répondre

Maryline

Bonjour,
Je découvre ton article maintenant et je pleure tellement j’aurais pu l’écrire. J’ai l’impression que tu parles de moi et de mon fils. Sauf que je ne l’allaite plus depuis bien longtemps (ça a foiré) et qu’il a 2 mois de moins que le tien. Mais ce sont les seules différences.
Avec mon mari nous sommes restés 13 ans à 2, très heureux. Pendant longtemps nous disions que nous ne voulions pas d’enfant. Puis, le temps passant, j’avais la trentaine, on s’est dit que certes on n’en avait pas forcément très envie sur l’instant mais quon ne se voyait pas seulement à 2 quand on aurait 40 ou 50 ans. Donc on s’est lancés. Et ça marchait pas. Il a fallu faire une fiv (qui heureusement a marché) et pendant cette attente, je devenais hystero. Obsédée par l’idée d’être enceinte. Mais je sentais bien au fond de moi que c’était plus le besoin d’être enfin comme toutes les autres femmes, capables, que pour avoir l’enfant. Et ça a donc marche. Grand bonheur. Plutôt bonne grossesse. Très bon accouchement. Puis un bébé né à l’aube de la canicule 2015, avec du reflux, à rester donc enfermée à le porter, le porter, le porter, avec mon mari absolument pas dispo car il construit notre maison et qui, sur les 3 1ers mois, m’a soulagée…3 nuits…. Aujourd’hui maintenant la maison n’est pas terminée et j’avoue qu’il ne me soulage pas beaucoup. Il a la maison qui l’occupe réellement énormément mais aussi un seuil de tolérance très bas. Il le dit lui meme. Donc je prends beaucoup beaucoup sur moi. Mais je n’en peux plus. En plus mon fils n’a pas de rythme de sieste en journée, impossible de prévoir quoi que ce soit, ne dort pas en poussette, et la fatigue le rend très irritable. Bref, c’est horrible mais je ne suis pas heureuse. J’étais heureuse AVANT. Le pire c’est que j’ai clairement l’impression que les gens le ressentent malgré mes tentatives pour le cacher et c’est encore plus culpabilisant.
Mon amour pour lui est infini mais il m’épuise. Je n’aime plus ma. Je actuelle. Et comme je finissais pas haïr avant toutes les femmes enceintes que je voyais, je finis par détester tous les parents heureux (du moins en apparence) et qui font plein de trucs ensemble.
Voilà, je pourrais continuer longtemps encore. Désolée, j’ai vidé mon sac. Mais même si mon mari est formidable et m’écoute beaucoup, je me sens seule et creveé.

le 15/08/2016 à 10h26 | Répondre

Luciole

Bonjour,
Je viens de voir ton message. Je n’étais pas revenue sur cette page depuis longtemps et je ne reçois pas les commentaires. Je suis désolée de tout ce que tu dis et je ne sais pas quoi te dire, à part peut-être courage. Il va grandir et ça s’améliorera.
Nous aussi on aune maison en travaux. En fait elle n’a presque pas avancé depuis la naissance de notre garçon !
J’espère que ça a pu te soulager de te confier ici. Parfois, pouvoir simplement s’exprimer fait déjà du bien. Et je comprends vraiment ce « j’étais heureuse AVANT ». Mais je crois que ça ne va pas durer….
Bon courage à toi!

le 27/09/2016 à 17h27 | Répondre

Letoile97

Franchement j.ai eu mon enfant et je regrette . j’avais de bonne note a l’ecole et boum voila que ma vie bascule je tombe enceinte purée la misère .
J’ai arreter puis repris les cours mais je me sentais mal à l’aise parceque j’aime pas ce parcours mais aussi parceque je suis toujours harcelée a l’ecole , sois on me casse les couilles sois on se moque de moi sois on me jalouse . donc j’ai arreté et j.ai peur d’y retourné car je sent que des filles vont me encore casser les couilles car j’attise beaucoups de jalousies d’ignorance pleins de choses .
Peut être que mon enfant actuel m’a sauvé de l’harcelement à l’école a vrai dire je pense que oui .

le 15/03/2017 à 19h43 | Répondre

Lili

Bonjour Luciole, Je sais que le sujet date mais j’aimerai avoir de tes nouvelles, voir si sa va mieux si quand ils grandissent on se sent mieux? car mon bebe a 2mois et demi et je pensais souffrir de depression post partum mais enfete quand j’ai lu ton article je me suis reconnu dans tes propos, c’est fou je pensais etre la seul !!

le 29/03/2017 à 18h12 | Répondre

Freesia

Moi, je te conseille d’aller voir un psy.Parce que ça fait toujurs du bien, même si on pense qu’on en a pas besoin. Parce que ça permet d’être seule pendant une heure. Parce que ça t’oblige à faire garder ton bébé pendant ce temps là…

Dans tous les cas, en avoir marre de son enfant, de cette vie, ce n’est pas une fatalité. Faut juste éviter de s’enterrer dedans et essayer d’en parler (parole de quelqu’un qui vit encore ça lors son bébé a 11 mois :D)

le 29/03/2017 à 19h04 | Répondre

louise

Bonjour, Je pense que ton témoignage est très important car c’est un tabou. Moi on me juge tout le temps car je ne veux pas d’enfant (45 ans), j’adore les enfants mais je n’en veux pas, la famille, ça ne m’a jamais fait rêvé mais il y a des femmes qui n’ont qu’un seul enfant. Si c’était si merveilleux pour toutes les femmes, pourquoi certaines ne veulent plus jamais remettre le couvert alors qu’elles sont blindés financièrement et qu’elles sont encore jeunes (je parle des femmes autour de moi) ? J’ai une femme qui m’a dit récemment « je pensais qu’en ayant des enfants, je serais enfin heureuse et je ne le suis toujours pas, un enfant ça ne rend pas heureux il faut le savoir avant de le faire ». C’est son opinion, il y a sûrement des gens qui ne seraient pas d’accord mais je crois que notre société veut trop nous faire croire que le bonheur passe par des enfants.

le 07/04/2017 à 22h52 | Répondre

Perle

Je suis parfaitement d’accord avec toi Louise , j’ai 38 ans. aujourd’hui les gens font des enfants pensant que c’est la vie et qu’il faut absolument en avoir pour ressembler à tout le monde et pour avoir une continuité… moi depuis un an je ne suis plus sure d’en avoir et cela ne me gène aucunement… un conseil laisse ton entourage parler.. vis ta vie comme tu l’entends

le 15/09/2017 à 09h32 | Répondre

petitechose

Bonjour, ton témoignage m’a beaucoup touché. Je m’y vois, je vois mes regrets malgré l’amour, et la honte de ressentir ces regrets, en fait je n’ose pas les formuler, pas même ici, pas même anonymement. Je suis terriblement triste et seule depuis que je suis devenue maman, comme toi j’avais une activité créative, après une grossesse difficile, une césarienne horrible, un ventre flasque que rien ne réduit, des hospitalisations à gauche à droite, des problèmes de dos, d’hypertension, des gastrites dus à la grossesse et que je trimbale encore 2 ans après, je n’arrive plus à travailler, ni même me concentrez et lire quelques pages. Je subi la dépression sans en parler, mon compagnon m’écoute puis passe à autre chose et croit que je vais mieux. Le regret est terrible surtout que ce n’est pas sa faute à ce petit, c’est la mienne, et pourtant je l’aime tant ce bébé. Si triste.

le 17/08/2017 à 18h01 | Répondre

Lili

Voici mon histoire : il y a 13 ans j’ai eu mon 1er enfant. J’ai fait le fameux baby blues, je me sentais souvent dépassée les premiers mois et puis après tout allait bien. Je suis fusionnel avec mon fils, c’est enfant facile, autonome, qui écoute bref… rien à dire. Et il y a 1 an mon fils a de nouveau insisté sur sa souffrance d’être fils unique et nous a de nouveau demandé un petit frère ou une petite soeur. Avec mon mari nous nous sommes finalement lancé et j’ai accouché il y a 1 mois de notre 2eme garçon. Mais voilà je le vis pas bien… j’ai l’impression d’avoir perdu ma liberté, je ne vois que les contraintes, je regrette notre vie à 3, je pleure tous les jours car je me sens seule. Mon mari a repris le travail et la famille n’est pas du genre dispo contrairement que pour mon 1er.
J’ai honte de ce que je ressens… j’ai peur que ce sentiment ne me quitte pas. Je me trouve beaucoup moins patiente, je n’aime pas qu’il soit dépendant de moi, je suis pressée que le temps passe et qu’il ait quelques années de plus. Je n’ose pas sortir avec lui, tout me paraît compliqué…
Pour mon 1er je me souviens pas d’avoir ressenti tout ça…
C’est dur…

le 11/12/2017 à 22h25 | Répondre

Silvia

Bonjour, Mon dieu que ça fait du bien de lire ça, je me sens moins seule, moi aussi mon fils de 9 mois me parait une contrainte à ma liberté, je ne voyais pas ça comme ça… J’ai trouvé ton article en tapant quelques mots clés sur Google, apparemment ça fait un moment que tu l’as publié, je me demandais si ca s’était « arrangé » ? comment ça se passe maintenant ?

le 03/03/2018 à 12h51 | Répondre

Claire

Bonjour Luciole,
Je viens de lire votre article. J’ai un fils de 2 mois et demi, et je me retrouve complètement dans vos mots..
Comme vous, j’avais idéalisé la maternité en imaginant déjà un enfant plus grand, capable de s’occuper seul parfois ou de partager des choses avec lui. Mais les premiers mois de vie sont compliqués, il faut être présent 24h/24 pour un petit être qui ne dépend que de vous, qui pleure beaucoup, et qui vous bouffe toute votre liberté… Et même si on est « sensé le savoir avant », comme nous le rappelle si gentiment notre entourage, on ne s’imagine pas la réalité des choses. Pour ma part, je pleure tous les jours depuis sa naissance, et je culpabilise de me sentir mal alors que c’est moi qui l’ai voulu et que lui n’a rien demandé. Bien-sûr j’essaye de ne pas lui montrer et je m’occupe de lui du mieux que je peux, mais je suis partagée entre l’amour que je lui porte et le sentiment de ne plus avoir ma propre vie..
D’autant plus que je n’ai pas de travail depuis plusieurs mois donc pas de vie sociale et beaucoup de difficultés à retrouver dans la région (de région parisienne au départ, j’ai emménagé en Moselle il y a 2 ans et demi pour rejoindre mon conjoint).
Mon homme est présent mais fatigué tout comme moi, et un peu désemparé de me voir aussi déprimée et malheureuse. Bref, je vous comprends et j’espère qu’avec les mois et les années nous allons apprendre à retrouver un équilibre. D’ailleurs je vois que le poste date de 2016, qu’en est-il aujourd’hui ?

le 15/09/2018 à 14h03 | Répondre

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