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A la une / Témoignage

Quand j’ai fait une dépression post-partum…

Aujourd’hui je vais aborder avec toi, un des plus gros tabou de la maternité : la dépression du post partum !

Comme de nombreuses femmes, j’ai eu le malheur d’être touché par ce mal lors de l’arrivée de mon second fils. Et c’est là que j’ai découvert que beaucoup d’entre nous n’osent pas aborder ce sujet, de peur d’être jugées.

Mais pour pouvoir te conseiller, il faut d’abord que je te raconte mon histoire à moi. Reprenons du début.

Au début, tout va bien…

Mon fils vient de naître et je suis au comble du bonheur. Il est magnifique, son grand frère l’adore déjà, et j’ai toute ma famille auprès de moi, dans son intégralité, chose rare puisque nous habitons à 700 km les uns des autres !

Ayant eu un baby blues pour mon premier, je prends les devants et commence à prendre de l’homéopathie dès la salle de naissance. Intérieurement, je continue d’espérer qu’en accouchant de mon deuxième, et ayant déjà eu un baby blues, je vais y échapper, sachant cette fois-ci à quoi m’attendre. Autant te dire que je me fourre le doigt dans l’œil bien profond à ce moment-là !

Comme pour mon premier, j’ai une petite montée d’angoisse à la maternitée lors du troisième jour, mais rien d’extrême, donc je ne panique pas. D’autant plus que mon grand me manque beaucoup, et inversement, il commence à mal vivre mon absence… J’ai donc hâte de rentrer, et je mets ma légère mélancolie sur le compte de mon envie de rentrer chez moi, et sur la tristesse de ma sœur repartie à Paris l’après-midi même.

Le retour à la maison se passe bien. Mon marin, accompagné de mon fils, ma mère et mon beau-père, me prépare une surprise en décorant le salon avec des ballons et une banderole « Bienvenue Juliann », ainsi qu’un succulent repas. Je suis encore plus aux anges après cette surprise, notre petite vie à quatre peut commencer !

Sauf que dès l’après-midi, j’ai mes premières larmes. À ce moment-là, je me dis que ce n’est rien de plus qu’un début de baby blues classique, et je fais une croix sur mes espoirs. Je peux décidément m’inscrire sur la liste des femmes qui n’ont aucun problème avec les hormones de début de grossesse, mais qui morfle à la fin, lorsqu’elles chutent.

Le mal-être s’installe

Mon état psychologique à ce moment ressemble en tous point à mon état lors de mon premier accouchement, je me pose les mêmes questions, mais version numérobis, à savoir :

  • Est-ce qu’on va s’en sortir avec deux enfants ?
  • Ne vais-je pas perdre mon lien si précieux avec mon premier ?
  • On se retrouve de nouveau bloqués ou freinés pour faire des activités… etc !

Néanmoins, je vois bien que ce baby blues est beaucoup plus fort que le premier. Là où, pour mon fils aîné, je n’avais pleuré que pendant 2 ou 3 jours, après quoi, je n’avais plus eu que des angoisses, et tout le temps à la même heure. Ces angoisses étaient de moins en moins fortes au fil des jours.

Cette fois-ci, je pleure tous les jours. Et en-dehors de mes crises de larmes, j’ai du mal à passer outre mes questionnements. Le départ de ma maman qui approche n’aide pas, et mon grand, qui dans le même mois a vécu sa première rentrée scolaire et l’arrivée son petit frère, se met à affirmer un caractère bien trempé.

Malgré tout, je garde l’esprit lucide. Je sais que la première fois, ça a duré une semaine, je sais que c’est hormonal, donc je compte les jours, je prends sur moi en me répétant, telle une prophétie « demain sera peut-être le dernier jour ». En même temps, je parle beaucoup aux copines ou à ma maman et ma sœur, qui me répètent ce que je sais déjà, à savoir que ça va passer, et que ce n’est pas moi qui pleure, mais mes hormones.

Ma maman s’en va, c’est un déchirement, j’en suis à J7, et je suis au même point. Je pleure régulièrement, mais en version gros sanglots. J’ai la chance d’avoir un mari au top, qui me console sans me juger et qui ne s’énerve pas. Il s’occupe des petits afin de me dégager du temps pour que je puisse prendre l’air. Je n’aurais jamais autant marché qu’à cette période.

jeune femme emmitouflée pensive triste

Crédits photo (creative commons) : Nastya Birdy

Je commence à beaucoup m’interroger, je sens que quelque chose cloche. Je suis à la base une personne assez forte psychologiquement, assez positive, qui ne se laisse pas abattre… Tandis que là, j’ai peur de tout, peur de l’avenir, peur du présent, j’ai peur de rester seule chez moi, je regrette mon passé où on n’était que trois…

Il faut savoir que ma deuxième grossesse a été une surprise. Du coup, prise dans les hormones, je me sens comme piégée dans un engrenage que je n’avais prévu que d’ici une année supplémentaire, et je n’arrive pas à profiter de mon fils « bébé ». Je n’ai qu’une hâte alors : qu’il grandisse, pour pouvoir faire des choses à 4, sans être entravés par un bébé et tout le déménagement que ça engendre à la moindre sortie. C’est ce sentiment qui me perturbe le plus, car malgré la surprise, passé les premiers jours, j’ai très bien vécu cette grossesse. Finalement, elle tombait très bien en timing, je n’avais pas eu à attendre fébrilement ce fameux + sur le test, et en temps normal, j’adore les bébés.

Je suis quand même lucide suffisamment longtemps pour essayer de me sortir de là. J’essaye de tester d’autres méthodes naturelles pour m’aider à éliminer ces foutues hormones, car mon état commence à déteindre sur mon fils aîné qui est à fleur de peau, pleure en même temps que moi, et me demande systématiquement si je suis triste. Je lui explique bien que je suis pas triste mais fatiguée, mais que ce n’est pas de sa faute. Malgré tout, ça reste un peu conflictuel à la maison, car étant à fleur de peau, il ne supporte pas la moindre remarque. Et je crains que mon mari, qui est toujours au top, ne finisse par perdre patience et craquer à force de prendre sur lui.

Malgré ma lucidité, les choses continuent de dégénérer. En plus de pleurer tout le temps, je perds l’appétit et le sommeil ! Pourtant, d’ordinaire, chez moi, le sommeil n’est jamais touché : que je sois malade ou stressée, je dors toujours très bien, le sommeil, c’est mon refuge à moi. C’est la deuxième chose qui me met la puce à l’oreille sur ce soi-disant « baby blues », d’autant plus que malgré les copines qui se succèdent pour m’appeler ou venir me voir, rien ne bouge. J’ai un mieux temporaire, mais dès qu’elles s’en vont et que je dois rentrer chez moi, la boule au ventre revient.

À cette période, les crises de larmes sont pas forcément longues, mais elles sont violentes, et les douleurs physiques liées à mon état sont fortes, je suis oppressée constamment, j’ai une boule à la gorge et au ventre. Mes questionnements du début deviennent plus vastes, tout y passe et tout devient une crainte.

La phrase que je dis le plus à mon mari : « Mais je me reconnais plus ! ». Et c’est vraiment le cas, je perds toute confiance en moi, je doute de ma capacité à gérer 2 enfants seule quand mon mari sera en déplacement, j’ai peur d’être seule, peur de me sentir dépasser par les évènements… Tout ça, ce n’est absolument pas moi, et après ma grossesse et mon accouchement de rêve, je vis assez mal de me retrouver dans cet état. Du coup, tout devient difficile dans ma vie de tous les jours. Je n’ai envie de rien. Mis à part l’allaitement, je n’ai que peu de moment câlins avec mon deuxième fils, je ne retrouve pas le naturel que j’avais avec mon premier à cet âge, et forcément je culpabilise.

Ma sœur revient avec le parrain de mon chouchou pour un weekend. Bien entendu, elle remarque que pour un baby blues, c’est bien trop fort ! Elle m’offre un bracelet super pouvoir et m’enguirlande parce que je ne mange pas. Mais j’ai beau me forcer, rien ne passe, et mes nuits sont de plus en plus courtes, malgré le bon sommeil de mon bébé.

La prise de conscience

Le samedi soir, je me pose pour un bilan intérieur. Force est de constater que ce qui me touche ne peut plus être du baby blues, car aux dernières nouvelles, un blues ne change pas une personnalité ! Je décide de faire deux choses qui me mettront le pied à l’étrier.

  • Je préviens mes copinautes que mon état psychologique actuel ne me permet pas de venir discutailler. (De toute façon, à ce moment, je ne supporte plus tout ce qui concerne la maternité de manière générale. Donc un groupe de futures ou nouvelles mamans, je te laisse deviner !)
  • Jusque-là, je me l’interdisais pour pas somatiser. Je vais sur internet lire les symptômes de la dépression post-partum.

La description me scotche à mon écran, car je corresponds en grande partie aux symptômes. Ça me fait un peu peur. (En revanche, je m’interdis de lire les forums sur ce sujet, souvent plus effrayants qu’autre chose.)

Mais prévenir mes copinautes est ce qui m’aide le plus, car parmi les réponses à mon post, je découvre qu’une d’elle a aussi vécu une DPP, pour les intimes. Je m’empresse alors d’aller lui parler en privé, afin de confirmer ou infirmer ce qui m’arrive. Sa première question me fait sombrer, pour mieux me relever :

« Est-ce que tu te sens encore plus mal quand tu es toute seule (sans ton mari, sans tes enfants) ? »

C’est une question anodine, j’en conviens, mais si elle la choisit en premier, ce n’est pas pour rien. Comme c’est effectivement le pire de mes symptômes, ça sonne comme une révélation pour moi. Puis les concordances continuent : la perte d’appétit, de sommeil, d’entrain, les sanglots sans raison apparente, le manque de naturel avec mon petit, les douleurs au ventre à la gorge, les angoisses, les peurs… Bref, tout y est !

Et je peux dire avec toute ma reconnaissance qu’elle m’a fait gagner au moins une semaine, et qu’elle a largement contribué à ma guérison » rapide ». Je ne la remercierai jamais assez : moi je n’ai perdu QUE 10 jours, là où d’autres n’ont pas eu cette chance, justement à cause du tabou « la maternité c’est trop beau, tout le monde doit sourire ».

Je me lève avec une résolution : aujourd’hui, je consulte. Ma sœur, qui est d’un soutien infaillible, m’accompagne autant pour le soutien que pour parler à ma place, car je suis déjà persuadée que je vais m’effondrer.

Je te passe les détails de toute la consultation, mais la doctoresse très gentille confirme le diagnostic. Elle me prescrit des anti-dépresseurs… et m’achève une deuxième fois, en m’annonçant que malgré leur faible passage dans le lait, je dois sevrer mon fils, car un cerveau en développement ne nécessite pas des psychotropes. Bien entendu, elle a raison et je m’en doutais. Mais l’entendre officiellement est un déchirement. Malgré mon état, je veux toujours le mieux pour mon fils, et j’aimerais lui donner la même chose qu’à son frère (plus que 3 semaines d’allaitement !). Je m’effondre avec un lamentable « Je m’en veux ! ». J’ai l’impression d’avoir échoué dans mon rôle de mère. Mais elle trouve les mots justes, ceux qu’on ne prend au sérieux que s’ils viennent d’un médecin :

« Madame ! C’est une maladie. Si ce n’étais pas le cas, si c’était juste dans votre tête, je ne vous donnerais pas de médicaments. C’est un mal aléatoire, qui tape à l’aveugle sans critères. Vous n’y êtes absolument pour rien, car vous ne pouviez de toute façon rien y faire. »

En sortant de là, l’enfant qui est en moi ressurgit, et j’ai besoin d’appeler ma maman. On se retrouve en conférence téléphonique dans l’Astra de ma sœur, à pleurer toutes les 3… Le lien familial jusqu’au bout ! J’ai du mal à accepter l’arrêt de l’allaitement, et ma sœur a une phrase que je n’oublierai jamais, et qui est devient mon leitmotiv le temps du sevrage :

« Il perd l’allaitement, oui ! Mais il gagne sa maman ! »

Remonter la pente

N’ayant jamais eu à prendre d’anti dépresseur, ma seule inquiétude ensuite, c’est que ça ne change rien. J’ai du mal à imaginer qu’un médicament puisse calmer ces crises, ces doutes etc. Je fais répéter une dizaine de fois à ma mère que « Oui, d’ici une semaine, je ne sentirai plus de douleurs physiques, que je ne pleurerai plus et que je me retrouverai moi-même, le temps que toutes les hormones s’en aillent et que mon esprit fasse son travail ». Je prends ça comme une promesse, et prends mon mal en patience pour ces sept prochains jours, le temps que le traitement fasse entièrement effet.

À mon retour à la maison, je m’effondre (oui, c’est la journée de l’effondrement, pire que la bourse un jour de crash boursier !) devant mon tous petit bébé et me confond en excuses pour ce dont je vais le priver. (Autant te dire qu’il s’en est foutu comme de l’an 40, et qu’ensuite, le premier biberon donné par papa est passé comme une lettre à la Poste !) Je lui donne donc une de ses dernières tétées dans un méga câlin à la fois d’au revoir et de retrouvailles.

Et là Papa craque son slip ! Lui, il en est à 10 jours d’une ambiance plus que pesante à la maison, il craint déjà le départ de ma sœur et de mon cousin dont je n’ai absolument pas profité. Il m’a déjà proposé de remonter avec elle sur Paris, mais je ne peux me résoudre à laisser mon grand et mon mari tout seuls. Pas de soucis : il débarque tout sourire et tout ému, et m’annonce qu’on remonte tous chez ma soeur, que j’ai 3h pour faire les valises, et qu’on va voir le meilleur psychologue au monde : MICKEY !

Pendant les jours qui suivent, je vis alors comme un vrai baby blues, c’est-à-dire que chaque jour, je gagne en confiance. Je pleure le lendemain, puis le sur-lendemain, je n’ai plus qu’une simple angoisse… Et ainsi de suite jusqu’à me retrouver entièrement. Je crains le retour chez moi car j’y laissé de mauvaises ondes, mais finalement le passage de porte se passe bien.

À l’heure actuelle et depuis ce voyage, je vais parfaitement bien. Mon grand garçon a retrouvé en même temps que moi son vrai tempérament de petit garçon adorable, et surtout je suis IN LOVE de mon numérobis, mon chouchou, mon chaton (oui quand je suis amoureuse je donne plein de surnoms, et encore, je t’épargne la chatoune… Ah ben si, je l’ai dis…) Je le dévore de bisous, je joue avec son grand frère… Notre harmonie familiale a été retrouvée à J15, et nous sommes les plus heureux du monde, le brouillard est enfin levé.

Ma dernière question, qui restera sans réponse jusqu’à la fin je pense, restera ce « pourquoi et comment ? ». Pourquoi Moi ? Et comment des hormones peuvent amener à pervertir un esprit ? D’autant plus quand tout va bien par ailleurs !

Quelques conseils si tu es dans la même situation

Voilà, mon histoire à moi est terminée. Maintenant, je peux te parler à toi, toi qui est là et qui te retrouve peut-être dans mon récit. Toi qui souffre depuis quelques jours, si tu es « chanceuse » comme moi, ou depuis plusieurs mois. Pourquoi ?

Tout simplement parce que, dans notre société, on ne parle pas de la tristesse, surtout quand elle concerne la maternité, parce qu’avoir un bébé est magnifique, tout doit être beau, rose (ou bleu). Et alors surtout, jamais, au grand jamais, tu n’oseras te plaindre si tu as eu la chance d’avoir un bel accouchement ou une belle grossesse, car certaines personnes estiment qu’avec une cette chance, tu dois fermer ta mouille, tu ne mérites pas de soutien et tu as l’interdiction de ne pas être aux anges.

Je peux comprendre le fond d’un tel raisonnement, car pour mon premier fils, depuis la grossesse jusqu’à l’arrivée de mon bébé, je n’ai eu que du bonheur, et j’avais donc du mal à comprendre qu’on n’apprécie pas ce moment. Mais j’avais tout de même la décence de ne pas juger ces femmes, et surtout de les soutenir si elles en ressentaient le besoin, ça me semble normal !

Alors pour les personnes qui jugent, qui te snobent, eh bien dis-toi qu’elles n’en valent vraiment pas la peine, c’est tout ! Il n’y a pas de concours de l’accouchement le plus foireux, ou de qui de la césarienne ou de l’épisiotomie est la plus douloureuse. De même que ce n’est pas parce que ton bébé est un ange que tu va échapper au baby blues ou que tu n’as pas le droit de dire que tu es fatiguée.

Tu verras que si tu oses sortir de ton silence, que tu en parles un peu autour de toi à tes copines mamans, tu seras surprise du nombre d’entres elles qui vont t’avouer un baby blues costaud, ou avouer qu’elles ont pleuré en même temps que leur bébé pendant 6 mois, ou avouer une dépression post-partum, ou avouer qu’elles se sont demandés plus d’une fois « Pourquoi j’ai fait la connerie de faire un enfant »… Vraiment, ose ! Moi, j’ai eu des surprises… Bon après, tu culpabilises, car si tu avais su, tu aurais aimé être là pour elles comme elles le sont pour toi à ce moment là.

Mais on est toutes prises dans ce même engrenage qui a pour conséquences de te faire culpabiliser de pleurer, d’être chamboulée par l’arrivée d’un enfant et de tous les changements que ça engendre dans ton corps, dans ta maison, dans ton couple… D’autres ont été canonisés pour moins que ça !

Il faut que tu soit à l’écoute de toi-même, en te concentrant, tu sauras que quelque chose ne va pas et ne te correspond pas. Par contre, il faut faire attention à ne pas paniquer trop vite : pleurer entre J3 et J8, ou se sentir un peu dépassée ne signe pas le fait que tu fais un DPP, c’est beaucoup plus profond que ça ! Ta personnalité change vraiment, et a priori, comme lors d’une dépression classique, la perte d’appétit et de sommeil font partie des symptômes les plus courants, ainsi que le manque d’intérêt pour ton bébé.

Sache qu’une prise en charge rapide est primordiale. Tu ne dois pas avoir honte de dire à ton médecin ce que tu as sur le cœur, que tu n’aies pas envie de le raconter à tous le monde peut se comprendre, mais ton généraliste ou ton gynécologue sont des professionnels qui connaissent très bien cette maladie, car ça touche bien plus de femmes que ce que tu peux penser ! (Et si toutefois il n’est pas réceptif… N’hésite pas à aller en voir un autre !)

Personnellement, j’ai très bien accepté ce diagnostic car c’était la preuve que je n’étais pas folle, j’ai même été soulagée. C’est maintenant que j’ai plus de mal à l’accepter, car lorsque je vois ma vie avec mes trois amours et mon bonheur à 1000%, je comprends encore moins comment ça a pu arriver. Donc je répète ce qu’on m’a dit : ça touche n’importe qui, pas que les faibles ou les malheureux ! (J’ai connu une DPP sur une sage femme, accouchant de son 3ème enfant… N’importe qui se dirait qu’elle réunissait tous les critères pour ne pas sombrer.)

Mais plutôt que de me renfermer sur ce que j’ai vécu, j’ai pris trois résolutions:

  • Je rattrape à 300% les 10 jours perdus avec mon fils ! Même si, en toute honnêteté, il semblerait qu’il n’en ait rien eu à faire. En tout cas, ça a toujours été un bébé zen.
  • J’essaie au maximum de repérer et d’aider les jeunes mamans qui pourraient souffrir du même mal. Donc si tu as besoin d’avis, de conseils ou juste de soutien, n’hésite pas à me contacter, je serais ravie d’éviter quelques jours de souffrances inutiles à des mamans !
  • Enfin, j’ai officialisé le fait que je ne voulais pas de troisième, hihihi !

Aparté médical : si tu as des idées vraiment noires, notamment envers ton bébé, là il n’y a plus de questions qui tiennent : tu files chez le médecin tout de suite !!! La dépression post-partum peut très mal tourner, surtout si tu attends trop longtemps avant de consulter !

Enfin, je conclurais sur le fait qu’une DPP ne conditionne pas ta vie future :

  • Non, ton bébé ne t’en voudra pas.
  • Oui, ça va s’arrêter. Je sais, c’est dur à se le dire quand on est dedans, mais non, tu ne resteras pas dans cet état indéfiniment.
  • Oui, ta vie va être aussi belle qu’avant, tu as juste besoin d’un petit coup de pouce, car ton ennemi est plus fort que toi !
  • Non, ça ne fait pas de toi une nulle, une faible, une mauvaise mère… tu es malchanceuse, tout au plus !
  • Oui, tu es une bonne mère, car ça demande un grand courage d’aller consulter en osant dire « je ne vais pas bien ».

Et toi ? Tu as vécu le baby blues ? La dépression post-partum ? À quel moment t’es-tu rendue compte que c’état vraiment sérieux ? Viens en parler !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Mariée depuis l'été 2013, je suis maman de 2 enfants.