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A la une / Vie de maman

Mode de garde en urgence : défi relevé !

Sans mode de garde du jour au lendemain ! Eh oui, c’est bien ce qui nous est arrivé. Impossible de laisser mon tout-petit avec cette nounou en qui je n’avais plus confiance. Le vendredi soir, nous lui avons annoncé qu’elle ne reviendrait plus travailler, et le lundi, nous nous retrouvions par conséquent sans solution. Ce serait mentir que de te dire que cette période a été facile… mais je suis tenace.

Trouver un mode de garde pour bébé en urgence

Crédits photo (creative commons) : Vasile Cotovanu

Être sans mode de garde : gérer le travail

Je vais être honnête, nous avons pris le « luxe » de ne pas laisser le choix à nos employeurs respectifs. Il faut le faire pour se séparer de sa nounou sans autre solution de garde, mais j’étais tellement mal que c’était inconcevable pour moi de laisser mon enfant à cette personne encore quelques jours de plus.

Nous avons donc, mon mari et moi, posé un peu de congés, mais aussi travaillé en home-office. Une des mamies est venue aussi nous aider quelques demi-journées, les autres grands-parents n’habitant pas à proximité, malheureusement.

Moi qui venais de commencer un nouveau poste en interne dans mon entreprise, j’ai eu la chance d’avoir un chef très conciliant… d’autant plus que les jours où j’étais au travail, je passais mon temps à trouver une solution…

Je me souviens de cette période comme d’une période où je remuais ciel et terre. Mon mari n’a presque pas géré la recherche d’un nouveau mode de garde pour la simple et bonne raison que j’ai pris en main la situation et que je me suis battue comme une forcenée en téléphonant (désolée pour ma voisine de bureau) et en frappant à toutes les portes.

Une solution temporaire vite trouvée

J’ai frappé en premier lieu à la mairie. Je suis même allée pleurer, dans tous les sens du terme, à la mairie.

En outre, je suis allée au Relais des Assistantes Maternelles qui, compte tenu de mon expérience, m’a conseillé directement de m’orienter vers une crèche. L’équipe a vraiment été très bien et, même si elle n’a pas pu m’aider, j’ai entendu les mots qu’il fallait.

J’ai enfin frappé aux portes des crèches privées.

Première semaine

À la fin de la première semaine sans mode de garde, j’avais deux solutions envisageables. Pas mal pour une semaine intense de coups de fil et de déplacements physiques !

La première était une assistante maternelle venant tout juste d’avoir son agrément. Elle m’a paru très bien, mais c’était difficile à envisager, car elle était mal située par rapport à notre domicile (non catégorique de Monsieur Étoile à cause de ce point). En outre, je pense que compte tenu de notre état d’esprit de l’époque, ce n’était pas la meilleure solution.

La seconde solution a été un accueil en crèche privée d’urgence pendant dix jours. En effet, suite aux vacances scolaires, des places étaient vacantes. Nous avons accueilli avec soulagement cette situation temporaire. J’ai trouvé cette place par hasard en me déplaçant physiquement en crèche avec Petit Prince dans sa poussette.

Deuxième semaine

Nous avons ainsi commencé l’adaptation en crèche la deuxième semaine. Une heure le premier jour, deux heures ensuite, etc. Autant te dire que sur cette semaine, nous avons encore jonglé entre congés et home-office. Parallèlement, j’ai continué à harceler la mairie.

Avec la crèche, nous avons découvert un nouveau monde. Plein de jouets partout. Ça a été ma première réaction. Ma seconde réaction : mais qu’est-ce que c’est calme ! Petit Prince a rejoint une micro-crèche privée de dix-sept enfants, en multi-âge, avec deux sections.

Du haut de ses 7 mois, il s’est retrouvé dans une section avec six autres bébés et un bon taux d’encadrement, une nourriture fraîche du jour, plein de jeux et un jardin. Une petite crèche très conviviale avec un espace énorme ! Eh oui, une grande pièce à vivre de plus de 100m².

J’ai été agréablement surprise et très rapidement sereine. Le papa aussi. Moi qui n’étais pas spécialement crèche à l’origine, ça m’a fait revoir ma façon de penser !

Troisième semaine

Enfin une vraie semaine de crèche ! Et une semaine de travail presque normale pour nous. Sauf que nous savions qu’en fin de semaine, nous n’aurions plus de mode de garde…

Pendant cette semaine, j’ai donc continué à harceler la mairie, et deux bonnes nouvelles sont arrivées en fin de semaine : la mairie nous a proposé une place temporaire d’une mois, quant à la micro-crèche, elle pouvait éventuellement continuer à garder Petit Prince sous certaines conditions.

L’heure du choix… pour une solution temporaire dans tous les cas

Dans ces deux solutions, il y avait quand même des inconvénients.

La place en crèche municipale n’était que temporaire et nécessitait une nouvelle période d’adaptation (et encore autant d’absences au travail), mais offrait l’opportunité d’avoir une place pérenne en cas de déménagement. Je précise que nos péripéties ont eu lieu en fin d’année scolaire, donc avec du recul, je pense qu’il y avait une réelle chance de pérenniser cette place.

Concernant la place en crèche privée, la directrice nous a appris que sa crèche allait devenir une crèche d’entreprise en septembre. Ainsi, toutes les places actuelles allaient se libérer, sauf si les parents négociaient un contrat entreprise avec leur employeur. Si nous arrivions à trouver un contrat employeur, nous pouvions donc rester.

Mon choix a été celui du cœur : je ne me suis pas sentie bien dans la crèche municipale (peu d’espace, beaucoup de bruit), et nous avons préféré laisser Petit Prince dans la crèche privée par sécurité, et surtout parce que ça se passait bien avec l’équipe pédagogique. En effet, nous avons réussi à négocier de rester dans cette crèche en payant la part employeur (oui, tu lis bien : nous sommes restés sans contrat employeur).

J’avoue que nous étions tellement désespérés que nous avons accepté de mettre un salaire dans cette crèche, et avec du recul, c’est évident que la pénurie de places en crèche fait que les crèches privées sont dans une logique de « marchandisation » des places (nous vivons en région parisienne). Nous avons eu cette place, car nous pouvions payer.

L’infrastructure est chouette, et nous sommes tombés sur une responsable pédagogique et une équipe adorables. Après ce qui nous était arrivé avec la nounou, il faut être honnête, nous n’avons pas trop réfléchi et avons préféré faire un sacrifice financier.

Petit Prince s’est reconstruit grâce à cette équipe et nous aussi. Au bout de trois semaines dans cette crèche, Petit Prince est redevenu un bébé serein, heureux, et ses peurs sont parties, notamment lors des siestes ou du change.

Je serai toujours reconnaissante envers cette équipe, et j’ai toujours fait la différence entre la gestion de la crèche avec une vision « purement commerciale » et l’équipe pédagogique. Néanmoins, compte tenu de l’impact financier, nous ne pouvions pas nous permettre de pérenniser cette situation, même si nous l’avons envisagé un temps avec l’aide de nos parents… D’ailleurs, l’équipe pédagogique n’a pas aimé que leur crèche devienne une crèche d’entreprise.

Mais c’est encore une autre histoire, que je viendrai te raconter une prochaine fois, car entre-temps, nous avons encore changé de mode de garde. Jamais deux sans trois. Aujourd’hui, notre troisième mode de garde est enfin le bon pour notre famille : nous sommes sereins et Petit Prince n’a jamais été aussi épanoui !

[Je fais un petit aparté en fin d’article pour remercier une ancienne directrice de crèche avec qui j’ai échangé pendant cette période de recherche de mode de garde. Son contact m’avait été donné par notre pédiatre. Elle a elle-même récupéré des enfants victimes de maltraitance de la part d’une nounou (et sans doute des cas plus graves que ce que nous avons connu).

Même si nos échanges ont eu lieu uniquement par téléphone, ça m’a énormément touchée. Grâce à elle, j’ai pris conscience qu’il y avait vraiment des personnes bien dans le secteur de la garde d’enfants, qui aimaient vraiment les enfants, et qui n’avaient pas choisi leur métier pour le salaire en fin de mois. Alors merci.

Et je remercie aussi les filles de Dans Ma Tribu qui ont été d’un véritable soutien, pour leur écoute et leurs conseils pendant toute cette période, parce qu’on ne va pas se voiler la face : j’ai mis quelques mois à digérer cette histoire.]

Et toi ? Tu t’es déjà retrouvée sans mode de garde du jour au lendemain ? Comment as-tu géré ? Pour quelle solution as-tu opté ? Viens en discuter !

A propos de l’auteur

Je suis la maman de Petit Prince né en 2015 et de Petit Poussin né au printemps 2019. Après deux grossesses bien surveillées, j'assume pleinement ma vie professionnelle avec le soutien sans faille de mon mari et beaucoup de flexibilité & d'organisation. Depuis un peu plus d'un an maintenant, nous avons quitté la région parisienne pour vivre dans l'Est de la France suite à une opportunité professionnelle. Bref beaucoup de changements pour notre famille en très peu de temps !