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A la une / Vie de maman

Crèche Vs Nounou : nos expériences

Cet été, Dans Ma Tribu et ses chroniqueuses prennent quelques jours de vacances… Nous serons de retour le 22 août avec des nouvelles chroniques et de nouveaux témoignages ! En attendant, nous t’avons concocté un petit best of des articles les plus vus de l’année 2016. Ce sont donc toutes tes chroniques préférées que tu retrouveras dans les jours à venir ! 🙂

Aujourd’hui, c’est un article à quatre mains que nous te proposons ! Camomille et Die Franzoesin sont toutes deux mamans de jeunes enfants. Après avoir profité de leurs bébés quelques mois à temps plein, elles ont toutes deux fini par reprendre le chemin du travail. N’ayant pas de proches disponibles vers chez elles, elles ont dû trouver un mode de garde adapté : la première a déniché une super nounou et la seconde, une super crèche !

Le choix du mode de garde est un passage obligé pour toutes les mamans qui travaillent. Alors Camomille et Die Franzoesin te proposent de comparer leurs expériences, de dépasser les préjugés et de tout te dire de la garde de leurs bébés. Qui sait, cet article t’aidera peut-être à y voir plus clair entre assistante maternelle et collectivité ?

Comparatif nounou vs crèche

Crédits photo (creative commons) : Scott Hamilton

Le contexte

Die Franzoesin : Après la naissance de mon fils, mon premier enfant, j’ai choisi de prendre un congé parental. J’ai repris mon travail à temps partiel aux alentours de ses 1 an. À temps partiel, c’est-à-dire à 75%, avec des horaires fixes : de 8h30 à 14h30 tous les jours.

J’ai obtenu rapidement – via mon employeur – une place en crèche. À cinq minutes montre en main de mon travail et de mon logement, elle est parfaitement située. On m’y octroie quarante-cinq heures de garde par semaine, alors que je n’en avais demandé que trente-cinq. C’est plus cher, évidemment, et je paie dix heures par semaine pour rien, mais je prends ce qu’on me donne.

Le groupe de mon fils est composé de dix enfants ayant entre 10 mois et 2 ans et demi. Ils sont accompagnés par trois éducatrices. Chaque enfant a une éducatrice référente, qui s’occupe de lui en priorité.

Camomille : J’ai eu mon fils (qui a 3 ans maintenant) à Marseille. Les places en crèche étant rares, j’ai pris une nounou. C’était d’autant plus pratique que j’avais des horaires particuliers, puisque je travaillais en 3×8.

Après une mutation éclair, j’ai dû retrouver une nounou en deux semaines sur Lyon. Inimaginable de trouver une place en crèche dans un délai aussi court ! Ma nouvelle nounou garde à présent ma fille (d’1 an) à temps complet, et mon fils trois jours par semaine. Il passe aussi deux jours par semaine en crèche.

Nos a priori

DF : J’espérais de tout mon cœur – comme beaucoup de parents, je crois – obtenir une place en crèche. Pourquoi ?

La première raison et la plus importante pour moi, c’est qu’il m’est beaucoup plus facile de faire confiance à une structure qu’à une personne. Une structure, ça a un règlement, une équipe, des procédures établies. Si une personne adopte un mauvais comportement, ses collègues ou son supérieur sont normalement là pour le lui faire remarquer. Il existe une espèce de contrôle diffus et permanent. Un peu comme dans un bureau en open space !

Une collectivité dispose par ailleurs d’un projet pédagogique et organise des activités régulièrement. Ce cadre un peu scolaire me plaît et me rassure aussi. Je me dis que mon bébé ne va pas s’ennuyer, qu’il sera au contraire stimulé de façon adaptée.

J’imagine par ailleurs que la collectivité accroît la sociabilité de mon bébé. Il n’a pas encore de frères et sœurs, alors je me réjouis de le voir fréquenter d’autres enfants. J’ai pour ma part été scolarisée très tard, et je garde un côté « sauvage ». J’ai toujours fait un lien entre les deux.

C : Pour moi, la place en crèche, c’était le top du top. Une structure adaptée, un personnel compétent, l’apprentissage de la collectivité, et tout ça à moindre coût !

Pour les nounous, j’étais un peu mitigée. Je les voyais plus comme des femmes qui choisissaient de faire ça pour ne pas bosser et rester tranquillement chez elles (non, ne me tape pas ! Je te rassure, j’ai changé d’avis).

Et en vrai, ça donne quoi ?

La disponibilité

DF : Le manque de flexibilité au niveau des horaires, au-delà des quarante-cinq heures dont je bénéficie, c’est un gros inconvénient de la crèche. Même si j’ai un accident de voiture sur la route, la crèche fermera à 17h. Je n’ai aucun moyen de négocier ne serait-ce qu’une minute de plus.

Le manque de flexibilité de la collectivité, je le ressens aussi beaucoup dans la prise en charge de mon fils. Bien que les éducatrices soient très ouvertes et s’adaptent spécifiquement à chaque enfant, les horaires des repas et des siestes, par exemple, sont imposés. Le contenu des repas aussi, d’ailleurs, puisqu’ils sont préparés sur place.

C : C’est le gros avantage de la nounou. Un déplacement de prévu ? Je lui en parle un peu en avance, et elle garde les enfants plus longtemps. Évidemment, il faut que ça reste ponctuel, mais on trouve toujours un moyen de s’arranger. Elle nous avait même proposé de garder mon fils la nuit, si je partais en catastrophe à la maternité !

La confiance

DF : Je me connais bien et je ne me suis donc pas trompée : le fait de confier mon enfant à une structure et non à une personne m’est relativement aisé. Et pourtant, le confier tout court n’était pas du tout une évidence pour moi : j’ai frôlé la dépression la semaine précédant l’adaptation !

C : Ça a été dur ! D’abord, il y a les entretiens. Pour certaines, clairement, on sait que pour rien au monde, on ne leur confierait notre bébé. Pour les autres (la majorité, donc)… Moui, éventuellement. Et quand on a fait notre choix, une petite question revient sans cesse : est-ce la bonne ?? Heureusement, il y a un moyen infaillible de le savoir. Si bébé sourit dès qu’il voit sa nounou, on sait qu’on peut aller au boulot sereine !

Les microbes

DF : J’avais sous-estimé cet inconvénient : le merveilleux partage de microbes qui a lieu au sein de ces établissements. Dès le premier jour d’adaptation, mon fils s’est mis à renifler. Depuis, nous nous battons quotidiennement contre tous les virus. C’est vraiment très difficile de voir mon petit dans cet état et, je dois le dire, ça augmente parfois mon sentiment de culpabilité de ne plus le garder.

En plus, si mon fils est malade en journée (fièvre ou vomissements), je suis appelée et je dois venir le récupérer sur le champ. Au final, je suis absente en moyenne trois jours par mois à cause des maladies de mon fils. C’est vraiment compliqué à gérer au travail…

C : Il y a deux cas de figure.

Le premier : bébé est malade. Je suis bien plus tranquille que Die Franzoesin ! D’abord, ça arrive moins souvent. Ensuite, la nounou ne m’appelle pas systématiquement. Et quand il est juste un peu patraque, il est mieux au calme chez elle qu’au milieu de tous ses copains (bruyants) de la crèche !

Le second : la nounou est malade. Là, c’est la fin : pas de collègues pour prendre la relève ! Du coup, il vaut mieux croiser les doigts pour que notre nounou ait une santé de fer.

Le développement des compétences sociales

DF : Il est trop tôt pour affirmer que la crèche a un effet. Je dirais même que mon fils a toujours été plutôt sensible (il n’aime pas les environnements bruyants, par exemple) et qu’il l’est resté, pour le moment. L’éducatrice m’a d’ailleurs récemment confié qu’il était toujours plus à l’aise quand beaucoup d’enfants étaient absents.

En revanche, depuis sa rentrée en crèche, il est devenu beaucoup plus autonome à son niveau (pour manger, s’habiller…), et je suis persuadée que la crèche y a contribué, qu’il s’agit d’un effet de mimétisme à l’égard des autres enfants. Par ailleurs, il dit déjà un mot d’allemand, et c’est forcément là-bas qu’il l’a appris, puisque ce n’est pas un mot qu’emploie mon mari.

C : Pour les nounous, c’est vraiment très variable. Il y a celles qui vont se creuser la tête pour toujours proposer une activité adaptée à l’âge des enfants, et celles qui vont laisser les enfants devant la télé toute la journée pour être tranquilles (et bien sûr, ces deux extrêmes sont rares et il y a plein de nuances entre les deux)…

Il y a aussi l’âge des autres enfants gardés qui joue beaucoup. Mon fils avait un retard de langage. Après un bilan chez un orthophoniste, il s’est avéré qu’une des causes était le manque de stimulation. C’est sûr qu’à presque 3 ans, passer sa journée avec deux bébés, ce n’était pas l’idéal ! Depuis, on a trouvé ce mi-temps en crèche, et les progrès sont spectaculaires.

Une conclusion ?

C : L’idéal pour moi, c’est le combiné nounou/crèche. Nounou quand l’enfant est tout petit, parce que le cadre ressemble davantage à chez lui, qu’il y est au calme et que quelqu’un l’a en permanence à l’œil.

Et puis, quand il grandit, entre 12 et 18 mois, c’est bien de basculer sur la crèche, pour que le bébé puisse vraiment s’ouvrir aux autres et au monde qui l’entoure, profiter de toutes sortes d’activités.

Parce qu’au final, la nounou et la crèche sont deux modes de garde tellement différents qu’il serait réducteur de les opposer bêtement sans tenir compte du premier concerné : bébé !

DF : Je suis d’accord avec Camomille ! Ce que je retiens par ailleurs, c’est que la crèche est souvent vue comme le Graal alors qu’en fait, les deux modes de garde ont leurs avantages et leurs inconvénients !

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Et toi ? Ton enfant va dans une crèche ? A une nounou ? Pourquoi as-tu fait ce choix ? Comment ça se passe ? Viens nous raconter !

A propos de l’auteur

Je suis la personne qui réceptionne et planifie les articles pour les sites Dans ma tribu et Sous notre toit ! C'est aussi à moi que tu peux poser toutes les questions qui te tracassent à propos des deux blogs. J'ai 29 ans, un chouette mari, deux jolies petites filles et deux gentils chats. Nous vivons tous les six heureux dans notre grand duplex à la campagne !