Menu
A la une / Témoignage

Deux enfants très différents : l’accouchement et l’allaitement

Maman d’un petit garçon né en février 2013 et d’une petite fille née en janvier 2015, je veux aujourd’hui partager mon ressenti différent sur l’arrivée et les tout premiers mois (ma seconde a tout juste 4 mois à l’heure où j’écris) de chacun de mes enfants.

Je tenais à écrire cet article, car on parle souvent des difficultés éventuelles à l’arrivée du premier enfant dans la famille, mais rarement pour les autres enfants. Or, moi, l’arrivée de mon second enfant m’a bien plus bousculée que l’arrivée du premier, et je ne m’y attendais pas du tout.

Frère et soeur

Crédits photo (creative commons) : Lars Plougmann

L’accouchement

Pour mon aîné

Nous sommes la veille du terme, tout va bien, mais je suis pressée d’accoucher maintenant, ça commence à faire long.

Je perds les eaux à 5h du matin. Je suis contente, car j’avais peur de ne pas savoir quand aller à la maternité s’il n’y avait que des contractions.

Arrivée à la maternité, le travail n’a pas encore commencé. Mes premières contractions surviennent vers 11h.

À 14h, mon col est ouvert à 5. Les contractions sont douloureuses, je reçois la péridurale avec soulagement.

À partir de là, tout va très vite, et à 17h15 mon bébé est là. Je l’ai bien senti passer et j’ai bien accompagné mes contractions, tout ça sans trop souffrir grâce à une péridurale bien dosée.

C’est merveilleux, je suis heureuse ! Bébé s’endort contre moi. Avec mon mari, nous voici de jeunes parents tout neufs. Bref, un accouchement « de rêve » si on peut dire, assez rapide et sans complication (à part une petite épisiotomie).

Pour ma deuxième

Le terme arrive, je n’ai pas de contraction, rien.

Je vais à la maternité. Après examen, on me dit de revenir dans deux jours.

Deux jours après, je reviens. Toujours rien. On m’annonce que dans deux jours, je serai déclenchée si bébé n’est pas encore là, soit à J+4 du terme. Je n’ai pas très envie d’être déclenchée. Je demande si on peut attendre encore après J+4, mais on me dit que non. C’est le protocole (depuis, j’ai découvert que c’était différent selon les maternités…).

Je me balade beaucoup en espérant provoquer mon accouchement naturellement. Mais au matin de J+4, toujours rien. Je n’ai pas dormi de la nuit, stressée par le fait d’être déclenchée.

Le matin, je pleure avant d’aller à la maternité. Mon mari me console, mais ne comprend pas trop pourquoi j’en fais tout un plat. C’est vrai que ne n’est pas si grave, mais sur le moment, ça me peine vraiment beaucoup : j’aimerais tant laisser bébé venir quand il le décide !

À la maternité, on me donne un produit qui va déclencher l’accouchement. On m’annonce qu’il peut s’écouler vingt-quatre heures avant que ça ne commence, mais que je ne peux pas rentrer chez moi.

Heureusement, les premières contractions arrivent vers 11h, et comme pour mon premier, ça va assez vite. Mais je suis fatiguée et, bien que mon premier accouchement se soit bien passé, je stresse énormément pour celui-ci.

Vers 14h, je reçois la péridurale. Deux minutes après, je fais un malaise, je vomis et je perds les eaux en même temps… Bref c’est la panique !

Au moment de pousser, la péridurale n’agit plus vraiment et j’ai très mal. Je ne crois pas la sage-femme quand elle me dit que bébé est bientôt là, j’ai l’impression de ne pas avoir assez de force pour pousser… À la fin, je crie, je ne sais plus ce qui se passe, je n’écoute plus rien… Et mon bébé sort enfin, à 17h20 (oui,  à la même heure que son frère !).

Je suis heureuse de serrer ma fille contre moi, mais fatiguée.

Même si au final, ça a été un accouchement plutôt facile (là encore, juste une épisio), je l’ai très mal vécu. J’ai beaucoup regretté d’avoir été déclenchée. Avec le recul, je pense que j’aurais dû insister pour attendre encore deux jours, mais je ne sais pas si ça aurait été accepté.

L’allaitement

Pour mon aîné

Juste après l’accouchement, bébé est en peau à peau contre moi, il s’endort. Pas de tétée de bienvenue comme on en entend beaucoup parler, bébé est fatigué.

Puis dans la soirée, il dort toujours. On essaie de le mettre au sein, mais il ne tète pas : à peine réveillé, il s’endort. Quand il est réveillé, il reste calme et paisible, et ne réclame pas à manger. Ça stresse beaucoup les sages-femmes. Bizarrement, je ne suis pas inquiète : je me dis qu’un bébé ne se laisse pas mourir de faim.

Toutes les quatre heures, les sages-femmes essaient de le mettre au sein, mais c’est très compliqué. Et chacune me donne des conseils différents (certaines sur un ton culpabilisant) ! On lui donne du lait artificiel par une pipette, par le biberon…

Au bout de deux jours, il tète un tout petit peu, mais ce n’est toujours pas ça. Il dort beaucoup et ne perd pas de poids de façon inquiétante, mais j’aimerais bien que ça marche, car j’ai envie d’essayer l’allaitement.

Un soir, nouvel essai. Une sage-femme bienveillante m’aide pendant un quart d’heure. Soudain, mon bébé tète de façon efficace ! Je suis super heureuse, et je ne remercierai jamais assez cette sage-femme qui m’a vraiment aidée sans me culpabiliser.

Le premier mois est assez difficile : bébé tète bien, mais c’est très douloureux. Heureusement, je me renseigne beaucoup sur internet. Ça m’aide vraiment à tenir le coup, sinon je pense que j’aurais abandonné.

Ensuite, c’est moins douloureux, et vers 2-3 mois, tout roule ! Je l’allaite exclusivement jusqu’à ses 6 mois, puis, avec ma reprise du travail, je passe à l’allaitement mixte (lait artificiel chez nounou, allaitement à la maison).

J’arrête totalement l’allaitement à ses 11 mois, pour soucis de santé. Mais pour nous, c’est la fin de toute façon.

Pour ma deuxième

Après l’accouchement, peau à peau. Ma fille se met immédiatement à téter, et une vraie tétée : elle boit comme une assoiffée ! Je suis soulagée de voir qu’elle tète tout de suite et si bien, j’avais peur que ce soit comme son grand frère. C’est un beau moment très doux et paisible, je me sens bien et heureuse d’avoir ma fille.

Ensuite, elle tète toujours bien. Mais à la maternité, ils tiennent à leur tétée toutes les quatre heures, même si nous dormons ! Moi, je pense toujours qu’un bébé (qui est un gros bébé sans souci particulier, je tiens à le préciser) ne va pas se laisser mourir de faim.

J’ai mal pendant une semaine, le temps que mes seins se réhabituent. Mais je sais que ça va passer, alors je serre les dents. Puis, pendant une ou deux semaines, j’ai mal seulement au début de la tétée, et après tout roule.

L’allaitement a donc été bien plus facile à mettre en place pour ma deuxième, sans doute du fait de l’expérience du premier.

Je l’allaite encore exclusivement, et pense le faire jusqu’à ma reprise du travail à ses 7 mois, où je pense continuer en mixte, comme la première fois. Par contre, je me sens bien plus fatiguée quand j’allaite que pour mon premier. Je pense que c’est aussi dû au fait d’avoir le grand frère de 2 ans à la maison !

La prochaine fois, je reviendrai te raconter comment se sont passés les premiers mois de mes deux enfants… une nouvelle fois, deux expériences très différentes !

Et toi, tu as vécu des accouchements différents pour tes enfants ? Ton allaitement a été plus facile pour le deuxième que pour le premier… ou l’inverse ? Viens nous dire !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Jeune trentenaire, mariée, deux enfants : un garçon né en février 2013 et une fille née en janvier 2015. Je travaille auprès de personnes adultes handicapés mentales dans une association où je m'investis beaucoup. J'aime faire de la pâtisserie, coudre (mais je débute), lire, rêver...et plein d'autres choses encore !