Menu
A la une / Témoignage

Le premier rendez-vous chez le médecin… en attendant de révéler la grossesse aux proches

Je t’ai laissée la dernière fois, juste avant le rendez-vous chez mon médecin traitant, pour lui annoncer que je suis enceinte.

Il a l’air content de me voir. Ça pour une bonne nouvelle, c’en est une ! Habituellement, il me voit pour des petits bobos, des gastros, des nausées pour je ne sais quelles raisons, des migraines, des traumatismes suites à mes nombreuses chutes en roller…. A vrai dire, je suis un petit être fragile.

Voilà donc que mon médecin commence son laïus afin d’éviter tout risque de fausse couche. (Je te resitue d’abord le contexte : nous sommes le 19 décembre, à une semaine des vacances de Noël, où nous prévoyons de faire de la voiture ainsi que 3h de train pour retrouver ma famille.)

Mon médecin me prescrit d’abord une prise de sang pour vérifier mes anticorps contre la rubéole et la toxoplasmose. Il me prescrit également une glycosurie et une protéïnurie, ainsi que le fameux acide folique, afin de permettre une bonne maturation du tube neural du fœtus (en résumé, l’acide folique sert à éviter les troubles neurologiques).

Et rien d’autre. Pas même un taux d’hormones HCG pour confirmer ou infirmer la grossesse. Bah oui, est-ce que mon test de grossesse est un vrai positif, ou un faux positif ? N’ayant aucun symptômes, je suis dans le doute le plus complet. Sauf qu’à ce moment-là je ne pense pas à lui demander.

Il me dit de prendre un rendez-vous chez mon gynécologue afin de programmer l’échographie du 3e mois. Ah bon, pas d’écho de datation en attendant ? Bon, bah d’accord. Je vais donc patienter sagement.

chaussons de bébé en cuir grenouille

Crédits photo (creative commons) : Christos Loufopoulos

Ensuite, il m’explique que c’est lors du premier trimestre qu’il faut être vigilant aux chocs, aux secousses, aux vibrations. Il m’informe clairement qu’il déconseille le train et la voiture sur une période supérieure à 2h. Je l’écoute, mais me garde de lui dire ce que nous prévoyons pour nos vacances.

Il m’informe que les sports traumatisants ou avec risques de chutes sont à proscrire. Pas de bol, je fais de la zumba et du roller. Il ne me reste donc que la danse de salon que je pratique une fois par semaine pour me défouler. Adieu le sport. A mon grand désespoir.

Et enfin, il me parle des précautions à prendre en ce qui concerne l’alimentation, dans le cas où je ne suis pas immunisée contre la toxoplasmose. Il me dit qu’un petit verre de champagne pendant les fêtes ne tuera pas notre enfant, mais qu’en revanche, tolérance zéro en ce qui concerne le tabac. Ça tombe bien, je ne fume pas.

Voilà. C’est tout.

Je ne te raconte pas comme je culpabilise. Mais pour l’instant je ne suis pas prête d’arrêter le sport. Et je suis encore moins prête de rester cloîtrée chez moi pendant les vacances de Noël.

Tu me vois venir ? Je fonce tête baissée et décide de continuer au moins le roller, mais seulement en intérieur avec mon club (sous entendre, avec des gens qui savent pratiquer). Et évidemment, je passerai les fêtes avec ma famille et ma belle-famille. Je le sens bien, je me sens bien alors pourquoi se priver ?

Ma prise de sang m’indique bien que je ne suis pas immunisée contre la toxoplasmose. Durant les fêtes, il y a donc un gros challenge en jeu : ne pas me faire griller. Refuser l’alcool, ça reste facile. Mais renoncer au foie gras, c’est autre chose ! Du coup… j’en ai mangé ! Eh oui…

Les fêtes se passent à merveille. Je n’ai toujours aucun symptôme physique (oui oui, aucun), je pète la forme, c’est assez facile de cacher le secret pour l’instant. Peut-être que je ne réalise pas encore tout à fait qu’un petit être grandit en moi. J’ai l’impression d’avoir loupé des étapes malgré tout.

Mon premier rendez-vous gynécologique est programmé. Nous sommes début février, pour l’examen du 3e mois. A l’échographie nous voyons enfin notre grenouille. Nous entendons son cœur battre. Ces moments sont forts en émotion.

On essaye d’estimer la date de conception, parce qu’a priori il y a un décalage entre mes dernières règles et la taille du fœtus à ce moment là. Ça a l’air compliqué. Mais finalement, le gynécologue nous annonce un terme prévu au 2 septembre. L’examen médical est parfait. Mon mari et moi sommes sur un petit nuage.

Je suis à 2 mois et demi de grossesse, je suis toujours en pleine forme, je n’ai toujours aucun symptômes. Je ne suis pas malade, je n’ai aucune douleur, je ne suis pas fatiguée. Ma poitrine n’a absolument pas bougé d’un poil (mince alors !!! Je me faisais une joie de prendre une ou deux tailles de bonnet !), mon ventre n’a pas encore grossi (contrairement au poids qui a déjà augmenté… Merci les fêtes !)… Et nous allons enfin pouvoir en parler autour de nous !

Je te raconterai plus tard comment nos familles respectives ont réagi face à cette merveilleuse nouvelle.

Et toi, quel a été l’attitude de ton médecin ? Tu as eu une écho de datation ? Des prises de sang à répétition pour vérifier le taux d’hormone ? Es-tu vigilante face à ton alimentation ? As-tu souffert de maux de grossesse ? Comment as-tu vécu ton premier trimestre de grossesse ?

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Je suis Madame Louli. Tu as sans doute dû lire les chroniques de mon mariage sur Mlle Dentelle. Me voici à raconter l'évolution de ma grossesse sur Dans Ma Tribu. Je suis mariée depuis le 10 novembre 2012. Nous sommes devenus parents d'une petite fille le 31 août 2014. Nous sommes un couple sportif : roller, danse de salons. Ma passion c'est la petite enfance et tout ce qui en découle. Je ne suis donc pas devenue auxiliaire de puériculture par hasard. Je suis également une maman de deux chats.