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Histoire de mon joli accouchement


Publié le 29 janvier 2020 par Étoile

A l’heure où j’écris le récit de mon accouchement, mon Petit Poussin a un peu plus de trois mois (déjà !). Il est donc grand temps d’écrire cette chronique.

Comme expliqué dans mon article précédent, mon accouchement a été déclenché à 38 SA suite au RCIU sévère de mon tout petit bébé. On dit souvent que les déclenchements sont plus longs et plus douloureux. Cela n’a pas été mon cas par rapport à Petit Prince (accouchement très long bien que « naturel »). Comme le spoile aussi le titre de cet article, cet accouchement s’est très bien passé au regard du contexte et de mon état d’esprit plutôt négatif des dernières semaines.

Note : si je ne l’ai pas encore écrit quelque part, je vais utiliser dans cet article le terme de bébé PAG (bébé né petit pour son âge gestationnel).

Le déclenchement : 12 heures dans le vide ?

Mon déclenchement a commencé par la pose de ce qu’on appelle un ballonnet. C’est une technique particulièrement adaptée dans le cadre d’un RCIU, car ce type d’outil aurait pour mérite de ne pas mettre en place des contractions « trop fatigantes » pour un petit gabarit et surtout cette technique mécanique peut être proposée en première attention pour bien maturer le col avant de mettre de l’ocytocine. Un ballonnet permet pour faire simple de maturer le col en provoquant des contractions et en aidant au décollement des membranes. La technique est plus ou moins efficace selon les femmes.

J’ai perdu mon premier ballonnet 3 heures après la pose. Trop tôt pour l’équipe médical, du coup on m’a remis un second ballonnet plus gonflé que j’ai gardé 12 heures avant de le perdre à nouveau. Je dois reconnaître que j’ai souffert lors de la seconde pose (pas pour la première), et surtout j’ai eu quasi instantanément des contractions qui se sont intensifiées. On m’a posé ce second ballonnet à 17h, et après une nuit de contactions douloureuses (mais encore « soft » si on peut dire cela), je l’ai perdu. Oui, ça peut paraître long, surtout que je suis sortie de cette nuit dans un état d’esprit pas très bon. J’étais descendue en salle de naissance pour qu’on m’aide à gérer la douleur et la sage-femme m’a proposé plus ou moins de la morphine (elle m’a piqué sans me prévenir en fait), et je ne l’ai pas supporté (palpitations) ni mon bébé qui a fait des piques à 180 une bonne partie de la nuit. Bref… Je la sentais déjà pas cette sage-femme donc bon.

A la fin de cette nuit, lorsqu’elle m’examine, elle me trouve un col encore plus défavorable ?! que la veille et mes contractions diminuent considérablement suite à la perte du ballonnet… Je remonte en chambre à 7h30 dans un état d’énervement mais aussi de lassitude. Je n’ai pas aimé la façon dont cette sage-femme s’est occupée de moi dans la nuit, et surtout sa façon de me parler qui me donne l’impression que le déclenchement ne fonctionne pas très bien sur moi ?! Quoiqu’il en soit, l’équipe médicale décide quand même de passer à l’ocytocine, car bien que mon col ne s’est pas beaucoup ouvert davantage, il a tout de même travaillé favorablement.

Quand tout s’accélère

Sauf que… 1 heure après être rentrée en chambre, je suis littéralement pliée de douleur. Je comprends pourquoi j’ai mis du temps à accoucher pour mon aîné. Les contractions ont été de la gnognote par rapport à ce que je ressens à ce moment là. Je sens que ça travaille. La sage-femme des hospitalisations arrive rapidement à m’attraper la dernière salle de naissance disponible, et je retourne donc en salle de naissance à 10h30. Quand j’arrive la sage-femme qui prend mon dossier, voit que l’injection d’ocytocine était prévue, sauf qu’en m’examinant elle constate que mon col s’est ouvert de 4 cm en 2 heures (passant donc à 6). Le travail après cette nuit de ballonnet s’est donc mis en route naturellement. Moralement c’est vraiment une agréable surprise et cela me donne l’impression que cet accouchement est resté quand même « naturel » au fond. Je décide de prendre la péridurale rapidement ayant des doutes sur mon état physique et j’ai peur pour mon bébé PAG, peur qu’il supporte mal le travail. Je tremble de tout mon corps lorsque l’anesthésiste me la pose. La peur, sans doute ? Celle-ci va ralentir le travail bien que les choses évoluent doucement toutes les heures.

Avant d’accoucher, j’ai fait part de mes doutes à la sage-femme qui est en salle d’accouchement : la crainte pour mon bébé (qui dit bébé PAG, dit aussi bébé qui se fatigue plus vite) et la peur de pousser pour moi en souvenir de mon premier accouchement avec expression abdominale & aide instrumentale. Elle m’a réellement écoutée et rassurée, à tel point qu’elle ne précipite pas le travail alors que mon col est à dilatation complète à 16 heures. Elle aimerait que bébé s’engage encore plus pour que je puisse pousser le moins possible.

Quand elle revient à 17 heures, rien n’a bougé, mais je ressens l’envie de pousser. Comme quoi, cette péridurale est sacrément bien dosée ! Je sens aussi que je ne vais plus bien physiquement. Je suis à plus de 18 de tension, et ma tête tourne; et lors de chaque contraction, le cœur de bébé ralentit un peu. Je change donc régulièrement de position pour l’aider. Bref, je demande à la sage-femme si je peux essayer de pousser.

Crédit photo (creative commons) : bingngu93 – Pixabay

Mon petit bébé

Et là, en deux poussées ou peut-être trois, je ne sais plus, Petit Poussin est là. Je ne m’attendais pas à une poussée aussi facile. On me le met sur le ventre. Il est un petit peu bleu, mais crie. Je crois que j’ai pleuré et les premiers mots que je lui ai dit, ont été : « qu’est ce que nous t’avons attendu toi ». Moi qui avait peur pour lui depuis plusieurs semaines, qui ne reconnaissait plus mon corps et ne lui faisait plus confiance, je t’avais enfin dans mes bras. Je dois avouer que je verse ma petite larme en écrivant ces lignes. J’ai eu vraiment peur pour lui bien que ce qui s’est passé, n’est pas « si grave » au fond. J’ai ressenti aussi l’émotion de la sage-femme qui m’a accouché, de la puéricultrice et d’une jeune médecin qui avait suivi mon hospitalisation. Cela m’a énormément touché et m’a permis de comprendre que pour une partie de l’équipe du moins, je n’étais pas un numéro.

Quand je l’ai tenu contre moi, j’ai eu une impression étrange : ses cheveux sont foncés par rapport à Petit Prince. De plus, nous avons été surpris avec mon mari, car physiquement il est bien différent de notre aîné et n’est pas « aussi beau? ». Avec du recul, je comprends que notre surprise provient de son gabarit : petit et menu (joues creuses, pas de ventre, pas de cuisses…). Ensuite, notre deuxième surprise a été le poids. 2,4 kg pour 45 cm. 200 g de plus que la dernière échographie 🙂

Malheureusement étant en dessous des 2,5 kg, Petit Poussin a eu le « protocole » en salle de naissance. Il a tout de suite eu une seringue de lait maternisé et a été placé en couveuse, le temps qu’on nous ramène un lit chauffant. Autant dire que le peau à peau a été très court et qu’il n’y a pas eu de tétée de bienvenue, mais cela était justifié. Un bébé PAG est fragile. Le moindre effort au début fait perdre du poids d’autant plus qu’il n’est pas capable de réguler la température les premiers jours. Mais cela, je te le raconterai en détail lors des suites des couches !


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Commentaires

2   Commentaires Laisser un commentaire ?

Doupiou

Décidemment je suis toujours autant des récits d’accouchements ! Quelle magie cette première rencontre !

le 30/01/2020 à 16h55 | Répondre

Cricri2j

Félicitations pour ce bel accouchement!
Par contre, ma fille aînée est née à 2,3kg et n a eu aucun traitement particulier dans la maternité où j ai accouché. D une maternité à une autre les protocoles sont certainement différents.

le 30/01/2020 à 20h57 | Répondre

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