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Les prénoms secondaires : lesquels choisir, pourquoi faire ?

Qui n’a jamais ricané après avoir mis la main sur la carte d’identité d’un copain, en découvrant ses seconds prénoms : Maurice, Robert. Et celui-ci grommeler « c’est les prénoms de mes grands-pères… ».

Est-ce pareil pour tout le monde ? Non, bien sûr. Car il n’y a pas de règles en matière de seconds prénoms. Ni pour ce qu’il doivent être, ni pour leur nombre (on peut très bien donner seulement un prénom, sans prénom secondaires !).

choix du prénom et des prénoms secondaires

Crédits photo (creative commons) : Gabriela Pinto

Quels prénoms secondaires choisir ?

Comme d’habitude, y’a pas de secret : ça dépend !

Des traditions

Il y a une tradition qui touche aux seconds prénoms dans ta famille ? (Marie pour tous les enfants, donner Albert à tous les garçons en référence à un ancêtre glorieux, le premier fils doit avoir le prénom de son père…) Ou même au premier prénom, d’ailleurs ! (Donner uniquement des prénoms commençant par les initiales des parents, toutes les filles doivent avoir un prénom composé avec Anne…)

La première question à te poser, évidemment, c’est : est-ce que tu aimes cette tradition, et est-ce qu’elle convient au deuxième parent ? Si oui, alors, tout va bien !

Si c’est un peu plus compliqué que ça, il faut prendre en compte plusieurs choses… Il est très tentant de dire « tu t’en fiches, c’est ton enfant, tu choisis les prénoms ce que tu veux ! ». (Et je ne peux que cautionner !)

Si tu es plutôt rebelle de nature et que tu as toujours fait ce que tu voulais (en témoignent tes cassettes d’AC/DC, ta période dreadlocks et tes nombreux tatouages, qui exaspéraient tes parents !), il est probable que ça n’étonne ni ne vexe personne qu’une fois encore, tu ne suives pas la tradition.

Néanmoins, cela pose diverses questions. La principale est de savoir si cela risque de créer des conflits dans la famille.

Si tu n’es pas sûre, tu peux aussi en parler avec les générations précédentes qui ont suivi cette tradition. Évoque le fait que tu ne te sens pas très à l’aise avec ça (et pourquoi : difficulté à trouver des prénoms qui vous plaisent et qui n’aient pas déjà été utilisés…), mais en évitant de critiquer la tradition (ça passe toujours mieux ainsi !). Tu seras peut-être surprise d’entendre ta grand-mère déclarer que tu as parfaitement raison et qu’il n’y a plus lieu, aujourd’hui, de suivre cette tradition !

Ensuite, c’est à toi de voir si tu es prête à risquer le conflit ou pas. Oui, tu as le droit de te ranger à la tradition, même si elle ne te plaît pas, parce que le conflit serait plus difficile à vivre pour toi que de faire complètement à ton envie !

Tu peux aussi essayer d’arranger la tradition à ta sauce, afin de ne pas l’abandonner complètement, mais qu’elle ne te gène plus non plus :

  • donner des prénoms dérivés du fameux prénom traditionnel, ou des prénoms qui y ressemblent sans avoir forcément la même étymologie
  • passer le prénom traditionnel en quatrième place (il est un peu « moins visible » ainsi)
  • élargir les initiales à celles des grands-parents et arrières-grands-parents…

Des prénoms-hommages

Que ce soit par simple tradition ou par volonté d’ancrer la nouvelle génération parmi tous ses ancêtres, souvent, les prénoms secondaires sont ceux d’aïeux ou de personnes importantes pour la famille.

Selon le sens que cela a pour toi, tu peux te limiter aux grands-parents, oncles, tantes, parrains et marraines, ou remonter à l’infini dans l’arbre généalogique ! (Si tu aimes les prénoms originaux, tu y trouveras peut-être quelques perles !)

Les prénoms de personnes décédées que tu as connues sont un cas un peu à part : il ne faudrait pas, plus ou moins consciemment, attribuer à l’enfant un rôle de remplaçant de la personne regrettée. Ça ne veut pas dire qu’il ne faut surtout pas donner le prénom de ta grand-mère adorée, mais il vaut mieux y réfléchir en amont !

Si tu as envie de rester dans la lignée des prénoms-hommages, mais qu’aucun d’eux ne te plaît, tu peux trouver des alternatives :

  • Là encore, les prénoms dérivés peuvent mieux te convenir.
  • Si tu souhaites des prénoms en lien à des proches vivants, tu peux leur proposer de te préparer une liste de prénoms qu’ils aiment, puis choisir sur celle-ci. Ou en faire une petite sélection, et leur laisser faire le choix final parmi celle-ci : ainsi, ils auront vraiment donné et choisi quelque chose pour ton enfant !

Des prénoms que tu aimes ou qui ont une signification particulière pour toi

Il s’appelle Arthur, mais vous avez tellement hésité avec Gabriel que c’est comme si ce prénom lui appartenait aussi… Du coup, il portera Gabriel en second prénom !

Le papa et toi aviez chacun un gros coup de cœur, malheureusement non partagé. Votre enfant porte donc un prénom compromis. Pourquoi pas ajouter vos deux coups de cœurs en prénoms secondaires ?

Souvent aussi, on s’autorise plus de choses que pour le premier prénom ! C’est l’occasion de donner ce prénom que vous n’avez pas osé donner en prénom d’usage. Ou pourquoi pas un prénom plus symbolique, que vous n’aimez pas forcément en tant que prénom, mais qui a un sens fort pour vous (Argentine ou India parce que vous êtes tombés amoureux du pays, Luke parce que c’est votre passion pour Star Wars qui vous a réunit au départ, Liberté…).

À l’inverse, si tu as choisi un premier prénom très original, tu peux décider de donner un prénom secondaire plus passe-partout, au cas où ton enfant ait un jour le désir de passer un peu plus inaperçu.

Pourquoi choisir des prénoms secondaires ?

Dans le fond, ça ne sert à rien, non ? On ne nous appelle jamais que par notre premier prénom, c’est pénible de remplir les formulaires, on a l’air ridicule quand on présente ses papiers d’identité…

En effet, si tu n’as pas de coup de cœur non partagé que tu rêves de donner, si tu ne trouves pas d’intérêt à mettre ton enfant dans une lignée familiale… Tu peux ne pas avoir envie de donner plus d’un prénom. Et tu en as parfaitement le droit, c’est légal !

Malgré tout, les seconds prénoms ne sont pas sans intérêt.

Pour éviter des homonymes

Bien que n’étant pas obligatoires, avoir au moins un second prénom est pratiquement indispensable lorsqu’on a un nom de famille et un prénom courants. En effet, des Léo Dubois, il y en a forcément plus d’un ! C’est même très probable que plusieurs soient nés en France le même jour. Et peut-être dans la même ville… Tu vois venir l’embrouille ?

En s’appelant Léo Larroque, le nom est un peu moins courant et il y a déjà moins de risques… Mais ça reste toujours possible. Il l’est encore moins si le nom est Léo Fricottin. De même, il y a certes moins de risques d’homonymie en s’appelant Odin Dubois plutôt que Léo Dubois. Mais on n’est jamais à l’abri d’une coïncidence ! Ajouter ne serait-ce qu’un prénom réduit considérablement les risques.

On peut aussi imaginer qu’un homonyme devienne célèbre (artiste, politicien… ou criminel !), et ce peut être pénible à vivre. Avoir la possibilité d’utiliser un autre prénom sans aucune démarches peut s’avérer très pratique ! Dans le cas d’un prénom rare, une célébrité portant le même prénom lui sera immédiatement associé. Pour peu que ce ne soit pas une référence flatteuse, là encore, un « prénom de secours » peut être le bienvenu.

Parce que tout le monde a un second prénom

C’est paradoxal, mais de même qu’on peut se faire appeler Louise-Marie plutôt que Louise tout court parce qu’on a renseigné tous ses prénoms, on peut être embêté lorsqu’on n’a qu’un seul prénom : « c’est prénomS au pluriel, vous n’avez indiqué que votre premier prénom ! »…

Certes, ce n’est pas bien grave, mais on pense rarement que ce cas de figure existe aussi !

Et toi ? Tu as des prénoms secondaires ? Ils ont une importance particulière pour toi ? Tes enfants en ont ? Comment les as-tu choisi ? Raconte !

A propos de l’auteur

J'ai 24 ans. Habitant une grande ville par nécessité, mon mari et moi faisons construire notre future maison à la campagne : objectif verdure ! Et puis après, on aura des enfants et un chat, pour remplir tout ça !